Partagez | 
 

 Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Dim 10 Juil - 12:15


SVETLANA && MIKHAIL



Aujourd’hui, journée de merde, comme à chaque fois au ministère de la magie. En fait, après chaque rassemblement à Poudlard, il se passait quelque chose qui faisait que ça capotait. Et le pire quand même, c’est que là, la ministre n’avait rien fait pour. Bon, ils récupéraient un nouveau préfet à leur solde pour espionner l’école, excellente chose bien sûr, mais voilà, le ministère était inondé de lettres, de beuglantes, de réclamations, et toutes ces lettres disaient la même chose. Qu’il est inqualifiable qu’un loup-garou ait pu suivre des cours à Poudlard, qu’il aurait pu blesser un enfant, mordre quelqu’un, que d’ailleurs il avait déjà tué une jeune fille et mis la vie de nombreuses autres personnes en danger durant le carnaval à cause de ses conneries, et patati et patata. Et Svetlana saturait. Recevoir des lettres pendant une semaine, d’accord, mais là ça durait depuis un mois, même son interview dans la Gazette du Sorcier n’avait rien changé aux récriminations. En plus, Gray s’était trouvé des protecteurs puissants, les Potter. Potter qu’elle ne pouvait même pas poursuivre en justice alors que leur petite dernière, Lily, avait fracassé son petit frère et envoyé en réanimation à Sainte-Mangouste. Elle aurait bien aimé pourtant, sauf que voilà, devant témoins, Lily s’était interposée entre Mikhaïl et Derek, alors que son petit frère se dirigeait droit vers le loup-garou pour lui faire la peau. Donc si elle portait plainte pour coups et blessures, les Potter pouvaient porter plainte pour racisme avéré, et même si la ministre avait la justice en poche, personne ne pourrait donner tort aux Potter vu que Mikhaïl avait essayé de tabasser Gray à la minute même où il apprit qu’il était loup-garou. Svetlana avait donc été forcée de convoquer Harry Potter dans son bureau pour qu’ils règlent ça à l’amiable. La ministre s’était excusée pour le comportement peu civilisé de son frère en expliquant posément que leur mère avait été tuée par un loup-garou, le chef du bureau des Aurors s’était excusée du comportement violent de sa fille, et les deux partis avaient décidé de ne pas porter plainte. Ouf.

Elle avait aussi des problèmes internes. John River, le chef du département de la justice magique, avait demandé un entretien – qui lui avait été concédé sans souci d’ailleurs – pour parler de sa jeune nièce, Constance, une des victimes de son petit frère. Car oui, Mikhaïl avait légèrement perdu les pédales et lancé un Diffindo hasardeux, touchant de nombreuses personnes. Le jeune Raven par exemple – même si son père avait affirmé que ça ne l’aurait pas gêné outre mesure que l’on élimine son sale bâtard – ou encore la jeune River. Miss Weasley aussi, Roxanne, qui logeait chez elle, qui s’était plus inquiétée de l’état de santé de Mikhaïl que de sa propre épaule droite déchirée. Après, s’il y en avait d’autres, elle n’avait pas retenu les noms. Enfin bref, monsieur River venait en porte-parole vu que son frère ne pouvait pas se déplacer. Et il était en train de légèrement taper sur le système de la demi-vélane. Depuis près de dix minutes, il semblait cracher son venin alors qu’elle s’était excusée une bonne douzaine de fois, allant même faire des excuses publiques devant la presse pour tous les étudiants blessés par le sort de son petit frère. Enfin bref, il était en train de la rendre complètement folle, et ne s’en rendait même pas compte. La ministre tentait de calmer le jeu depuis un moment, et avait fini par laisser tomber, le laissant ressasser les paroles de son frère. Il était dans son droit bien sûr, mais il était quand même vingt-deux heures et elle n’aspirait qu’à rentrer chez elle et dormir. En fait, tout aurait pu se dérouler pour le mieux si le directeur du département de la justice magique n’avait pas jugé bon de ramener le sujet de la culpabilité de Mikhaïl sur le tapis. Parce que oui, Svetlana s’était arrangée pour blanchir son frère, tout comme monsieur River s’était débrouillé pour blanchir sa fille.

« … Votre petit frère aussi, quelle idée a-t-il eue de se jeter sur le jeune Gray ! »
« On en a déjà discuté, monsieur River, je refuse de revenir là-dessus. »
« La fille de mon frère a été blessée à cause de son impulsivité ! J’exige qu’il soit puni pour cela, qu’il soit … »


L’homme se tut. Car d’un coup, la ministre venait de donner un grand coup de poing sur la table, avant de se lever, le regard tellement clair qu’il en devenait presque transparent. Impressionné, l’homme pourtant plus âgé se tassa sur son siège, se sentant tout petit face à la colère de la ministre de la magie.

« Vous exigez que mon petit frère soit puni. Bien, imaginons donc que je punisse tous les responsables. Alors, on fait quoi ? Je punis mon frère qui a voulu se jeter sur le loup-garou, et je punis aussi votre fille qui a beuglé la vérité sur tous les toits en déclenchant la panique ? Donc je me débrouille pour faire sauter ces deux postes de préfets ? C’est ça que vous voulez ? »
« Non, non, pas du tout … »
« Ah, bien. J’ai cru un léger moment que vous vouliez que je rédige un blâme dans le dossier scolaire de votre fille en lui retirant son poste de préfète en chef tout récemment acquis. Après tout, si elle n’avait pas hurlé, votre nièce n’aurait pas été blessé, monsieur River … »


Maté, l’homme hocha la tête. D’un signe de main, la ministre fit comprendre que l’entrevue était terminée, et elle attrapa sa veste pour quitter les lieux, laissant l’homme dans le bureau. Les rares personnes qu’elle croisa ne vinrent pas lui parler, même s’il était évident qu’ils attendaient son passage depuis un moment, vaincus par l’aura magnétique qu’elle dégageait et ses yeux aussi clairs que la glace. Plus une demi-vélane s’énerve, plus ses yeux son clairs, ils jugeaient donc seuls de son degré d’énervement. Ce fut donc assez rapidement qu’elle rentra chez elle, et qu’elle s’écroula dans un canapé en cuir beige le temps de se reposer un peu. Quelques minutes. Puis elle se leva pour prendre une douche rapide, attrapant au passage un petit mot griffonné par sa sœur disant qu’elle était sortie en ville avec Roxanne et qu’elles rentreraient tard. Ok, pas de soucis. Chiffonnant le mot, elle l’envoya dans une poubelle et monta prendre une douche, le tout avant de se changer pour aller dormir. Disons qu’il était largement minuit et qu’elle se levait assez tôt le matin. Un pays ça ne se dirige pas en claquant des doigts, même chez les sorciers, dommage hein ? Une fois changée, la blonde se glissa au lit avec un murmure de contentement. Enfin un peu de sommeil, oh oui, ça fait du bien ça. Elle se tourna et s’endormit immédiatement, rompue de fatigue. Elle pensait qu’elle se réveillerait le lendemain matin, quand son réveil sonnerait, aussi fut-elle surprise en entendant sa porte coincer discrètement en s’ouvrant. D’un mouvement souple, la mangemort tendit la main et attrapa sa baguette cachée dans ses draps, rouvrit les yeux pour jeter un coup d’œil à l’heure. Trois heures du matin. Qui osait la réveiller à trois heures du matin ?! Il avait intérêt à avoir une bonne raison ! La blonde se redressa lentement, sans faire glisser les draps, écoutant les pas hésitants qui venaient vers elle. Mais c’est qui bon Dieu. L’ombre passa sous une fenêtre éclairée, et la blonde laissa tomber sa baguette, la laissant à portée. Mikhaïl. Mikhaïl qui venait dans sa chambre à trois heures du matin. D’accord …

« Mika ? »

Le jeune nouveau préfet venait de s’asseoir au bord de son lit. Il pleurait ? Non, illusion d’optique due à la lumière de la lune, c’est sûr. Machinalement, Svetlana quitta sa couette pour la poser sur les épaules de son frère et l’enrouler dedans en le prenant dans ses bras, comme quand il était petit et qu’il venait la voir parce qu’il faisait des cauchemars ou qu’il n’arrivait pas à dormir.

« Qu’est-ce qu’il t’arrive, sertse maїo ? »

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/

avatar

« Forgive me father for I have sinned, I have sinned a lot. »



Don't mess with me; the devil inside will kill you

Messages : 413

Points : 0
Avatar : Alex Evans
Crédits : TP

Age RPG : 15 ans
Sang : Sang-Pur
Camp : Basilic

Truc en plus : Demi-Vélane
Doubles-Comptes : Andras Singh & Nicholas Covenant



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Mer 27 Juil - 10:40

La nuit n'avait jamais été l'amie de Mikhaïl. Il y avait perdu sa mère, il y avait perdu la mémoire, des amis, il avait presque toujours souffert le soir, dans les couloirs presque vides où les seules personnes que l'on croisaient ne pouvaient être que mal intentionnées. Les cauchemars ne le laissaient plus tranquille, pas depuis des mois, et s'il avait cru que rentrer à la maison pourrait améliorer son état, étant plus jeune, il savait bien désormais que seule la présence de sa sœur pouvait l’empêcher de hurler de peur. Et encore, pas tous les soirs.
Ils allaient tous les deux sur leur cinquième année, et avoir 15 ans, pour Mika, c'était l'âge d’arrêter les frais, d’arrêter d'étouffer sa sœur avec ses craintes irrationnelles et de la laisser avoir des nuits et des journées qui ne seraient pas concentrées seulement sur lui. Aussi, quand elle lui avait dit qu'elle passerait la soirée chez une amie, au lieu de grogner et de ne la laisser partir qu'à contrecoeur, il s'était plongé dans un de ses bouquins russes que lui avait offert Svetlana et avait aquiescé d'un signe de tête. Pas de parole, pas de regard, de peur de lui laisser voir son état de nerfs et de fatigue, mais il savait qu'elle avait besoin de ce repos. Trop d'épreuves, en trop peu de temps. Derek, les morts de la soirée, de l'incendie, son passage (again) à l'infirmerie, ses amnésies presque répétitives – parce que oui, se faire massacrer la tête contre le sol, ca n'aidait pas la mémoire – tout s'accumulait et l'adolescent savait très bien à quoi pouvait mener ce genre de pyramides bancales. Alors, pendant toute la soirée, il avait tourné et viré dans son lit, seul dans la maison de Svetlana, seul. Pas de Roxy – partie chez Nika pour la soirée – ni d'Aleera – qui devait avoir suivi – ni même de Svet. Le boulot de sa grande sœur était bien plus prenant qu'il ne l'aurait pensé et il prenait lentement conscience de la masse de travail et de souçis qu'il avait du représenter pour elle, avec ses incartades et ses bagarres. Les remords montaient lentement à la surface, encore retenus cependant par une certaine méfiance ; on efface pas des années de bourrage de crâne et de haine réciproque en si peu de temps. Enfn, haine, peut-être pas. Indifférence soignée et ennui des deux cotés, oui, quand ils étaient jeunes. Quand ils étaient encore une vraie famille.

La nuit passait lentement, et Mika s'épuisait à ne pas dormir. Il avait oublié, dans son attitude soit disant nonchalante, de demander à Tania si elle rentrait dans la nuit, et il avait peur de se lever de son énorme lit pour la rejoindre. Le sommeil le fuyait, mais pas l'imagination qui voyait dans chaque recoin de la pièce un monstre ou de furtifs yeux clairs qui disparaissaient ensuite, l'ombre d'une respiration, un ricanement ou quoi d'autre encore. Il suffisait de si peu, du craquement du bois qui s'use, du vent qui souffle, et c'était le pouls de Mika qui s'affolait, tandis qu'il se mettait à suer de peur dans son lit trop chaud. Peur de bouger, de respirer, de se laisser aller à dormir – le monstre en profiterait pour se glisser plus près – tout un tas de choses qui faisaient que, au lieu de dormir alors qu'il en avait besoin, il tremblait dans sa chambre.
Un bruit à une heure tardive le réveilla en sursaut, une lueur sous le pas de la porte ; Svetlana. Il n'osa pas lui dire qu'il était debout, ou qu'elle l'avait réveillé, et il fut remporté aussi sec par ce sommeil de plomb peu réparateur qui présage des cauchemars les plus sombres. Ceux dans lesquels on patauge encore au réveil et qui nous attendent dés que l'on replonge dans les limbes, ceux auxquels échapper est peine perdue.

Et ca ne manqua pas.

Mikhaïl faisait très souvent un rêve. Toujours le même. Sa petite toupie de nacre qui était pour l'instant sur la table de chevet tournait, tournait, sans s'arréter, pendant qu'une musique vieillote et enfantine passait en boucle, sur le fond des souvenirs d'enfants, des rires de Karol et des piaillements de Aleera, Derek et lui, des repas de famille ou tout le monde riait. Le temps heureux, qui, dans les lents vacillements de la toupie, devenait peu à peu plus froid, féroce, et où des crocs sortis de nuls parts attaquaient sa mère pendant qu'il criait d'impuissance avant de se retourner vers lui. Le loup. Qui braquait ses yeux mauvais sur lui, s'approchant, pas à pas, en zombie avide de chair, et il ne pouvait rien faire, rien du tout, juste attendre et sentir son souffle dans son cou, attendre qu'il ne perce sa peau et le tue...

« MAMAAAAAAAAAAAAAAAAA »

Un réveil en sursaut, suivi aussitôt d'un retour stratégique sous les couvertures, le cœur battant et les larmes aux yeux, petit enfant à nouveau. Mika tatonna sous l'oreiller pour trouver son déluminateur et remettre de la lumière, mais il avait l'impression que les ombres s'approchaient de plus en plus vite pour l'atteindre avant, et, dans un nouveau cri de peur, il bondit hors de son lit, sans baguette, en simple chemise et pantalon de lin, se cognant contre un meuble avant d'arriver à la porte, qu'il ouvrit sans faire grand cas du bruit. La lumière tamisée du couloir et d'une chandelle qui se mourrait plus loin ne lui permit pas de se repérer, encore dans le cauchemar, et il ne reconnaissait pas la maison. Le pauvre se croyait au manoir Bielova, or ce n'était plus le cas depuis un bail, mais il n'arrivait pas à savoir ou aller. Pas vers le trou béant de sa chambre, sans nul doute, si bien qu'il trotta devant plusieurs portes avant d'en ouvrir une qui lui paraissait prometteuse ; celle de sa sœur ainée. Le bruit d'une respiration régulière le rassura, et, reniflant, il s'approcha d'elle. Son brusque mouvement pour l'entourer de sa couette lui arracha un petit couinement terrifié, avant qu'il ne se pose dans son étreinte en pleurant à chaudes larmes, reconnaissait peu à peu l'odeur de la maison.

« Il a... il a tué Karol, il l'a eu, je pouvais rien faire, il voulait me tuer, j'ai peur, Solnychka... »

Oui, là, Mika était revenu en enfance ; le surnom, les confidences, les calins, tout l'aidait à se calmer doucement. Depuis quand, quelle époque, n'avait-il pas vécu ça, une étreinte de ce type, avec cette odeur maternelle et les petits noms ? Tania était toujours là pour lui, mais c'était différent. Différent parce qu'une grande sœur, ca vous connait d'une autre manière, et qu'une grande sœur, ca saura toujours vous consoler. Toujours.

✄-------------------------------------------------------------------

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Jeu 28 Juil - 5:06


SVETLANA && MIKHAIL



Bruit dans la maison.
Alors qu’elle dormait encore d’un sommeil de plomb il y a quelques instants, la ministre s’était relevée, baguette en main, sans faire glisser ses draps. Maîtrise des tueurs. Sans parler, elle lança un sortilège de révélation qui lui apprit qu’il n’y avait que son frère, dans sa chambre. Et Aneth qui dormait aussi. Et ils sont où les autres ? Ah oui, Lee est partie avec Roxanne chez un de ses amis et ne rentrerait que le lendemain. Tania lui avait demandé la permission d’aller dormir chez une amie, permission que Svetlana lui avait donnée sans se poser de questions. C’est les vacances, grand dieu. Bon alors, c’est quoi se bruit à la maison ? Elle entendit des petits pas trottiner sur le plancher, et plissa les yeux, méfiante. Quelqu’un ouvrit sa porte, et elle resserra les doigts autour de sa baguette, se préparant à lancer un sort d’attaque ou de défense, les passant tous rapidement en répertoire dans son esprit. Un sort russe, appris à Durmstrang, qui serait bien plus utile que les sorts anglais. Vu qu’on est en Angleterre, son agresseur potentiel était logiquement anglais, et connaissait donc tous les contresorts à ses attaques anglaises. Mais pas russes. Néanmoins, quand la silhouette passa sous une fenêtre, se découpant parfaitement dans la clarté lunaire, Svetlana reposa sa baguette, vu qu’elle venait de reconnaître son petit frère. Mais qu’est-ce que Mikhaïl faisait ici enfin ? Ca ne lui ressemblait pas de venir se réfugier dans la chambre de sa sœur aînée, aux dernières nouvelles ils ne s’appréciaient pas trop, malgré les efforts provenant des deux partis une certaine méfiance régnait encore. Aux dernières nouvelles. Sauf que voilà, Mika venait de s’asseoir sur le bord de son lit. Machinalement, la ministre se redressa un peu, faisant plisser les draps de soie, et recouvrit son frère avec ses draps avant de le prendre dans ses bras, comme quand il était petit et qu’ils s’entendaient encore admirablement bien. Quand ils étaient encore une famille, et que Karol était encore là pour tous les souder. Sans grande surprise, elle sentit son frère tressaillir en lâchant un petit couinement terrifié. Elle fut par contre beaucoup plus surprise quand elle le sentit se tourner dans ses bras pour se blottir contre elle, pleurant à chaudes larmes et baragouinant difficilement en russe. Aïe. Hm, encore un cauchemar sur la mort de leur mère, ça devenait récurrent chez lui. Mais d’un côté, Mika était très proche de Karol, et s’il avait coupé les ponts avec le reste de sa famille, se montrant invivable avec ses deux sœurs et son frère, c’est parce qu’il avait du mal à faire son deuil. Et qu’il en avait encore, d’ailleurs. Entendre son frère l’appeler petit soleil, comme quand ils étaient une vraie famille, lui fit brusquement monter les larmes aux yeux, et elle le serra contre elle en lui frottant le dos d’un geste réconfortant.

« Là, là, calme-toi, katyonak. Il n’y a que toi, Aneth et moi dans la maison, personne d’autre. »

Rassurant doucement son frère, la grande blonde se demanda ce que leur mère aurait fait à sa place. Va-y ma belle, réfléchis comme une maman. Elle ferma ses beaux yeux bleus quelques secondes, réfléchissant à toute vitesse, avant de trouver. Trois heures du matin ? Heure parfaite pour s’occuper de son petit frère terrifié, tant pis pour la grosse journée du lendemain, elle pouvait toujours arriver en retard et donner comme excuse le fait qu’elle ait une famille à s’occuper. Elle poussa un peu son frère, lui murmurant qu’ils allaient aller dans la cuisine, et attrapa une robe de chambre en laine pour lui mettre sur les épaules, puis l’entourer de ses bras et quitter la pièce, allumant systématiquement chaque pièce où ils entraient pour rassurer Mika. Ils finirent par arriver dans la grande cuisine, que Svetlana alluma d’un simple coup de baguette magique, et elle poussa gentiment son frère dans une chaise. Elle l’aurait bien amené au salon, mais aurait du se déplacer jusqu’à la cuisine, et laisser Mika tout seul quelques instants. Il n’aurait pas vraiment apprécié, et tel qu’elle le connaît il aurait flippé tout seul dans son fauteuil sans oser la rejoindre dans la cuisine. Rapidement, la demoiselle récupéra deux tasses, versa du chocolat dans la première et une infusion dans la seconde. Le chocolat parce que ça aide à récupérer de la bonne humeur et du réconfort <3. Elle récupéra aussi un assortiment de gâteaux russes avec et sans alcool qu’elle mit dans deux assiettes différentes, avant de poser le tout sur la table, et s’asseoir en face de son frère. Bon d’un côté la petite table de la cuisine n’est pas si large que ça. Touillant tranquillement sa tisane coupée à la vodka, elle attendit que son frère ait mangé et bu un petit peu pour reprendre la parole d’une voix douce.

« Ca va mieux, Mika ? »

Avec un petit sourire, elle tendit doucement la main pour lui ébouriffer les cheveux d’un geste tendre. D’après Mika, du moins d’après Tania qui tenait ça de Mika, Svetlana ressemblait beaucoup à Karol, raison pour laquelle le jeune homme se montrait parfois irascible. D’ailleurs, elle avait eu l’occasion de le vérifier quand elle l’avait sorti des flammes en mars dernier. Mikhaïl l’avait appelé maman, tout du moins Karol, lui montrant qu’elle ressemblait énormément à sa vélane de mère. Elle ramena ensuite la main sur la table, frottant inconsciemment sa Marque des Ténèbres qui la démangeait à travers le tissu fin, évasé et presque transparent qui composait son pyjama. Elle attrapa sa tasse et but une petite gorgée, se disant avec amusement qu’elle allait encore moins dormir que la nuit dernière et qu’elle allait arriver fraîche comme une rose au bureau. Elle reposa sa tasse, recommençant à jouer avec sa cuillère, posant son regard calme et chaleureux sur son frère.

« Tu veux me raconter ce cauchemar ? »

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/

avatar

« Forgive me father for I have sinned, I have sinned a lot. »



Don&#39;t mess with me; the devil inside will kill you

Messages : 413

Points : 0
Avatar : Alex Evans
Crédits : TP

Age RPG : 15 ans
Sang : Sang-Pur
Camp : Basilic

Truc en plus : Demi-Vélane
Doubles-Comptes : Andras Singh & Nicholas Covenant



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Mer 17 Aoû - 8:26

Pourquoi être allé voir Svetlana ? Pourquoi ? C'était stupide. Même quand ils étaient plus jeunes, il y avait trop de différence d'âge pour qu'ils s'entendent, trop pour que Mika se tourne systématiquement vers elle quand ça n'allait pas. Il avait Tania. Karol. Même Aleera, il l'avait plus côtoyé que Svet. Et pourtant. Reniflant très peu élégamment et tentant d’arrêter ses larmes, il avait le menton tremblant et les yeux brillants, comme lorsqu'il était gosse. Sauf qu'il n'était plus un gosse alors il fallait qu'il revienne à lui. C'était un rêve, juste un rêve ! Un rêve d'enfant, un rêve cauchemar, un rêve toile d'araignée, mais il devait en sortir et arrêter de ressembler à un gosse de quatre ans encore.
Les petits mots de sa sœur ainée et son étreinte lui firent fermer les yeux en soupirant, arrivant enfin à respirer normalement. Et encore un surnom ancien qui ressortait, tiens. Petit chat. Il avait presque oublié qu'on l'appelait comme ça, à l'époque. À l'époque où.. Karol était là.

Inspiration, expiration. Ne pas y penser. Ne PAS y penser. Sinon il allait redevenir une madeleine et cette mini crise lui avait suffi ; il avait quinze ans maintenant, plus l'âge de pleurer dans les bras de quelqu'un, c'était là qu'il devait partir, redevenir un abruti d'adolescent. Sauf que, c'était plus facile à dire qu'à faire, au final. Il avait besoin de cette étreinte. Pour se calmer, pour se rapprocher un peu plus de sa nouvelle protectrice. Pour voir s'il y avait encore ce lien entre eux. Comme avant. Il acquiesça cependant quand elle lui expliqua qu'ils étaient seuls à la maison. Avec l'elfe. Mika ne lui avait jamais porté beaucoup de crédit, même s'il était poli avec lui et ne cherchait pas à le voir souffrir ; c'était simplement qu'un elfe n'était qu'un meuble, et incapable qui plus est de lui faire du mal, donc pas intéressant à connaître.
Alors qu'il commençait à se relaxer, elle lui proposa d'aller dans la cuisine et il lui jeta un petit regard anxieux, presque effrayé, avant d'acquiescer d'un petit mouvement et de se laisser faire en automatique.
La cuisine ? L'idée que Svet soit capable de faire à manger lui était quasiment inconnue ; elfes de maisons, cuisinière, plats préparés... Il avait toujours pensé la jeune femme incapable de s'occuper des plus petits aspects d'une vie ménagère, et allait donc être surpris. Mais si elle ne savait pas cuisiner, quelle autre raison ? Gardait-elle là bas des instruments de torture, des potions pour le faire dormir, ou autre ? A cette heure de la nuit il n'arrivait plus guère, l'adolescent, à trouver des scénarios un peu gores et glauques. Allez, tu peux le faire Mika. Ou pas.

S’emmitouflant dans la trop grande robe de chambre qu'elle lui donna, se rappelant avec les joues un peu rosées qu'il était quand même en pyjama devant Svetlana, il semblait avancer à reculons, obligé par les mains de sa sœur sur ses épaules. Enfoui contre son ventre, presque, tremblant de peur à chaque demi seconde qu'il fallait à la blonde pour allumer une pièce. Et voir que rien ne se précipitait hors du noir pour l'avaler. Sa nervosité commença cependant à se calmer une fois arrivée dans la cuisine ; elle ne lui avait pas menti, c'était bien leur destination, et il la regarda allumer les instruments sans grand intérêt, se complaisant dans l'examen attentif de ses doigts. Une crevasse, et là, une cicatrice. Ah, et, sur ses phalanges, tant de marques de cette maudite plume à sang que rien ne pouvait plus se lire. Il avait de la chance de pouvoir encore plier ses doigts, limite.

Une tasse de chocolat atterrit alors dans son champ de vision et il leva des sourcils froncés vers Svetlana qui buvait une tisane à l'odeur spéciale. C'était pour lui ? Vraiment pour lui ? Pas de grenouilles, d'eau du bassin, de boue, ou que ne sais je encore ? Oui, Mika avait eu quelques problèmes étant jeune avec Lee. Il prit sa tasse, méfiant, avant d'y tremper les lèvres et de souffler sur le liquide un peu chaud. C'était... bon. Réconfortant. Mon dieu, qui avait pu apprendre ça à Svetlana, la reine des glaces ? Encore un peu effrayé comme un petit animal sauvage, ses yeux furent cependant happés par un scone qui se mit à lui faire de l'oeil, et son estomac d'ado en pleine croissance manqua s'exprimer avec fort peu de dignité. Ne pas céder à la tentation, ne pas céder à la- et puis merde. Le jeune russe en attrapa un rapidement et le trempa dans son chocolat avant de croquer dedans, fermant les yeux cette fois ci de contentement. Ce n'était pas souvent qu'il appréciait ce qu'il mangeait – ni qu'il mangeait, d'ailleurs – mais ça, c'était bon. Faits maison, surement. Ce qui ramenait à nouveau sur le tapis la question ultra importante de savoir ou et comment Svet avait pu avoir accès à de telles connaissances. À part avoir une esclave de l'Ordre enfermée dans son grenier... Bon, il pouvait vivre avec ça, si ca signifiait des desserts pareils.

Elle lui demanda ensuite s'il se sentait mieux, et Mika se décida à moins ressembler à un animal piegé et plus à un Bielova. Ou à un être humain. Bref, à utiliser la parole.
« Ca va. C'était... enfin désolé, ca ne m'arrive pas souvent de réagir comme ça. »
Voix rauque, yeux fuyants, mains crispés nerveusement sur sa tasse, si Svet ne captait pas tout de suite qu'il mentait, elle n'avait pas sa place en tant que ministre. Autant dire qu'il était conscient de ce qu'il disait, mais ne pouvait s'en empécher. La plupart du temps, un de ses camarades de chambre le réveillait dés qu'il montrait des signes de cauchemar, ou alors il n'avait qu'à faire quelques mètres pour que Tania ne le récupère. Alors, il n'avait pas l'impression d'être aussi... enfantin, terrorisé. D'être revenu tant d'années en arrière.
Il laissa Svetlana lui ébourrifer les cheveux en poussant un petit cri de négation ; pas touche !! Sérieusement, qu'est ce qu'avaient les gens à toucher à sa tignasse, hum ? Il avait déjà bien du mal à leur donner une allure le matin, pas la peine d'en rajouter, merçi... et d'oublier presque que la personne qui lui faisait face était la deuxième personne la plus importante de Grande Bretagne en la fusillant du regard pour avoir oser porter la main sur sa coupe. Hmpf. On mettra ça sur le compte de la fatigue.

Cependant, il se tendit à nouveau quand elle lui demanda de quoi il avait révé. Devait-il lui en parler ? Il avait peur de l'entendre dire qu'il fallait qu'il avance. Qu'il arrète de s'accrocher à ce qui avait été. Ou pire, qu'elle lui rit au nez et le plante là. Ou qu'elle ne l'envoie à StMangouste chez les fous... Plus jamais l’hôpital.
Haussant les épaules et essayant de prendre un ton blasé, il concentra à nouveau son regard sur sa tasse, pour ne pas croiser les yeux de sa vélane de sœur. Trop de souvenirs.

« C'est souvent le même. La toupie. Les petites musiques, tu sais, du genre celle que Lee et moi on chantait le soir ? Je me rappelle plus le nom. Et puis, des souvenirs d'avant et... Il ferma les yeux. Et lui. Le Loup. Je vois Mama, je vois... il me court tout le temps après...  »

Ohoho, les larmes étaient déjà revenues. Mais c'était toujours ça. Toujours. Et à jamais.

✄-------------------------------------------------------------------

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Mer 14 Sep - 3:52

C’était bizarre d’assumer le rôle de la maman. Elle avait vécu de longues années avec Aleera, qui n’avait pas pleuré la mort de leur mère ou qui n’était pas venue la voir, et n’avait pu récupérer les deux autres que récemment. Tania semblait avoir fait son deuil, papotait avec ses copines, riait, bougeait, sortait, découchait. Mikhaïl était plus secret, plus sauvage. Peut-être plus craintif. Enfin bref, il ne venait pas la voir mais la ministre savait quand même ce qu’il se passait. Non pas qu’elle soit douée de pouvoirs paranormaux – outre la légilimancie et l’occlumancie – mais elle se tenait au courant de ce qu’il se passait à Poudlard, de la vie de ses sœurs et de son frère. Tania travaillait bien, Mika faisait le couillon, Aleera avait décroché un job d’été en tant que mannequin sans demander de piston. Enfin bref, là elle se sentait un peu conne à serrer son frère dans ses bras en lui tapotant le dos pendant qu’il pleurait à chaudes larmes. La situation lui échappait, et elle détestait ça. Elle était comme ça, cadrée, formée à tenir les situations bien en main. Aucun détail ne lui échappait jamais, elle échafaudait des plans tordus et vicieux pour accroître son pouvoir ou protéger sa famille, assassinait, volait, tuait, mentait, et dans tout ce bordel, elle s’occupait tant bien que mal de la petite fratrie qu’elle avait réussi à tirer des griffes de vautour d’Ivan, leur paternel. Elle se mit à parler, rassurant son frère en lui disant qu’ils n’étaient que deux dans la maison, rajoutant ensuite que l’elfe était là aussi. Et sentant qu’il se relaxait, elle proposa de l’emmener à la cuisine pour manger un bout, et il se laissa guider en automate pour s’asseoir sur une chaise pendant que Svet s’affairait dans la cuisine pour récupérer de nombreuses choses sous le regard interrogatif de son frère, qui ne devait certainement jamais l’avoir vue cuisiner ou s’occuper d’une maison. C’est qu’elle avait du apprendre sur le tas, la ministre. En se tirant du manoir en Russie pour s’installer en Angleterre à la mort de leur mère, dans un petit appartement coquet, elle avait appris sur le tas tout ce qui compose la maison, jusqu’à ce qu’Aneth ne la retrouve en la suppliant de le prendre à son service, vu qu’Ivan ivre mort l’avait foutu dehors et que Darek n’avait pas de maison fixe pour avoir un elfe. Bref. Elle posa tous ses préparatifs sur la table et s’assit en face de son frère, qui semblait avoir oublié sa fierté adolescente pour se jeter allègrement sur les gâteaux. D’un ton gentil, Svet demanda à son frère si ça allait mieux, et il lui sortit une réponse bancale et complètement fausse. Elle ne répondit rien, pencha un peu la tête sur le côté, et poussa l’assiette de gâteaux vers son frère. Mange, tu es maigre comme un clou.

Il sembla ne pas apprécier le fait qu’elle lui ébouriffe les cheveux, et le regard irrité qu’il lui envoya lui arracha un léger sourire. Elle appuya sa tête sur ses mains, regardant Mika qui reprenait doucement contenance en buvant du chocolat et en mangeant des gâteaux. Hein qu’ils sont super bons mes gâteaux petit frère ? Elle ne dit rien, buvant de temps en temps de sa tisane, continuant à le protéger du regard. Bah, de toute manière, aucun être vivant ne pouvait entrer ici, outre par transplanage ou par poudre de cheminette. Finalement, elle rompit le silence, demandant doucement à son frère de lui raconter son cauchemar. L’adolescent se figea et lui envoya un regard rapide et scrutateur, avant de baisser à nouveau la tête pendant qu’elle frottait machinalement sa Marque à travers sa robe de chambre. Mika devait certainement se demander comment elle réagirait. Il s’imaginait quoi, qu’elle partirait d’un grand éclat de rire ou qu’elle lui dirait que c’est des conneries ? Oui, il devait sûrement s’imaginer ça, raison pour laquelle il prit une voix d’adolescent blasé pour lui expliquer qu’il rêvait de la mort de Karol, de la toupie en nacre, du loup. Si sa voix était presque assurée au départ, elle finit par mourir, et il baissa les yeux, recommençant à pleurer. Bon ok, tu fais quoi maintenant, mademoiselle la ministre ? Prise d’une inspiration subite, elle se leva et quitta la pièce pour monter dans sa chambre, farfouiller un tiroir, en tirer une vieille peluche lapin, et redescendre aussi sec. Un petit coup d’œil à l’heure, et elle revint vers son frère, l’entourant de ses bras pour lui faire un câlin et lui coincer la peluche lapin dans les mains.

« Je comptais te l’offrir à Noël, mais tant pis. Tu t’en souviens, de cette peluche ? »

Impossible qu’il ne s’en rappelle pas. La peluche avait un beau vécu d’ailleurs. Elle appartenait d’abord à Karol, Svetlana en avait hérité à sa naissance, et Mikhaïl n’arrêtait pas de la lui piquer parce qu’il trouvait qu’il y avait l’odeur de maman dessus. Et au lieu de la laisser à Aleera comme elle aurait du, Svetlana l’avait laissé à son petit frère, avant de la récupérer en faisant ses valises pour débarrasser les lieux après la mort de Karol. Elle l’avait embarqué sans faire gaffe, et le temps qu’elle s’en rende compte, elle avait eu le temps de se pouiller avec son petit frère. Bref, voilà, elle comptait lui offrir pour Noël mais maintenant c’est bien aussi, même si on est un peu fin Août. D’ailleurs, monsieur Mika n’avait-il pas eu rendez-vous galant avec un jeune homme récemment ? Il avait plus ou moins tenté de le lui cacher, mais c’est un peu difficile de cacher des choses à la ministre de la magie, surtout dans sa maison quoi XD. Elle n’avait rien dit, se contentant de jeter un coup d’œil désintéressé sur le dossier de sang de l’asiatique en question. Une mère mangemort avec laquelle il n’avait plus aucun lien, sang-mêlé, Gryffondor. Hm, de toute manière ce n’est pas comme si Mikhaïl pouvait avoir des enfants avec ce Jaemin XD. Décidant de changer le sujet pour ne pas brusquer plus son frère, elle resserra ses bras autour de lui et esquissa un petit sourire complice.

« Oui, les chansons de quand on était petits, je m’en rappelle très bien. C’est moi Ponga le pingouin judoka, le seul pingouin judoka d’Alaska ♪. J’ai bonne mémoire pour une blonde, hm ? »

Elle cala sa tête contre l’épaule de son frère en lui faisant un clin d’œil complice. Svetlana, se déprécier autant à ce point alors qu’elle était immensément fière de sa blondeur naturelle, mais bonjour quoi. Hm, et pourquoi elle ne parlerait pas de Jae ? Mika devait certainement croire qu’elle le transformerait en dé de jambon en apprenant sa liaison avec le coréen, alors autant lui faire comprendre très vite que le jeune homme était le bienvenu à la maison. Tant qu’il a des bonnes manières, bien sûr.

« Alors dis-moi, katyonak, il est gentil ton petit ami ? Il faudra me le présenter, un de ces jours. Comment il s’appelle déjà, Jaemin ? »

Le tout sur le ton léger de la conversation 8D.

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/

avatar

« Forgive me father for I have sinned, I have sinned a lot. »



Don&#39;t mess with me; the devil inside will kill you

Messages : 413

Points : 0
Avatar : Alex Evans
Crédits : TP

Age RPG : 15 ans
Sang : Sang-Pur
Camp : Basilic

Truc en plus : Demi-Vélane
Doubles-Comptes : Andras Singh & Nicholas Covenant



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Jeu 29 Sep - 3:49

C'était idiot de pleurer encore comme ça à son age, mais il ne pouvait pas s'en empêcher, les larmes coulaient toutes seules. Alors qu'il avait tenté de reprendre pied, en se disant que manger lui ferait du bien, en se disant que parler... Alors oui, il avait moins faim. Oui, il avait moins mal. Mais il pleurait toujours autant. Il faudrait beaucoup plus que simplement en dire quelques mots pour que ça arrête de lui arracher le cœur dés qu'il y pensait, il faudrait sans doute des années, ou une bonne psychanalyse, mais il était loin le jour où il irait de son plein gré voir un psychomage à St Mangouste. Le dernier qui était venu après son réveil en juillet avait évité de très peu de garder une cicatrice à vie de ses dents sur sa main. Mwark.
En attendant, il avait enfoui sa tête entre ses mains pour étouffer ses sanglots, dégouté de lui même. Il était vraiment faible lorsqu'il faisait des cauchemars, mais rien que de repenser au souffle du loup dans son cou et à ce cri... Il ne pouvait rien faire d'autre que d'être terrifié. À vrai dire, perdu qu'il était à nouveau dans son cauchemar, il ne vit même pas sa sœur partir, ne sursautant que lorsqu'elle l'enlaca en sentant soudain quelque chose se fourrer dans ses bras.

Levant des yeux dubitatifs sur Svetlana alors qu'elle lui disait que c'était un cadeau en avance de Noël, il regarda la peluche qu'elle lui avait donné. Un petit lapin rapé, qui avait piètre allure mais... ses mains se portèrent automatiquement à ses oreilles alors qu'il enfouissait son nez dans son ventre pour respirer l'odeur. De Karol, de Svetlana, de la maison.
« C'est zaïtchik ! Je croyais que Ivan l'avait brulé... Tu l'avais gardé, pendant tout ce temps? »
Son doudou, quand il était petit. Il ne savait plus trop pourquoi il en était venu à hurler s'il se couchait sans lui, à le trainer partout dans le manoir et même au dehors, se cachant derrière lui quand quelqu'un lui parlait... mais c'était son talisman contre tous les méchants. À cette époque, il dormait mieux, il se sentait bien et même si ça n'avait pas duré, il se souvenait encore de lui. Même odeur, mêmes oreilles pendantes et mâchouillés. Les larmes coulèrent moins fort, d'un coup, et il se laissa aller dans l'étreinte de sa grande sœur, imperceptiblement. Elle lui avait gardé son lapin. Elle s'en était souvenue, surtout, elle ne l'avait pas jeté... Et ça avait à ses yeux autant d'importance que n'importe quel autre bijou de famille. C'était à Karol.
Alors qu'elle entonnait une de leurs chansons d'enfance, il ne put laisser échapper un rire nerveux, qu'il ne pouvait plus arrêter. L'entendre chanter ça... c'était trop pour son monde qui avait toujours consisté en noir et blanc ; Svet ne chantait pas, Svet ne lui faisait pas de câlins. Tout changeait, bien trop vite, et même si ça lui faisait peur, il n'essayait plus de se raccrocher à son passé, à comment les choses avaient été avant.
« T'es une blonde Bielova, ça marche pas pareil. Je sais même plus comment on en est venu à chanter tout le temps ça... mais j'm'en souviens bien. Les berceuses de Mama étaient mieux, quand même. »

Même s'il ne se souvenait souvent que de l'air, et qu'elle les murmuraient plus que chantaient, elles le berçaient toujours autant, et ça plus la tête de Svetlana posée près de la sienne achevaient de lui faire reprendre courage et sécher les larmes. Le rire avait passé, lui aussi, et il tripotait encore son lapin, se laissant aller au silence. Ca faisait du bien d'être comme ça. Même si le tableau était ridicule, lui dans une énorme robe de chambre, les yeux rouges, les cheveux ébouriffés, et elle avec ses grosses cernes et ses boucles blondes, et que toute personne apparaissant à ce moment précis aurait pensé tomber dans une quatrième dimension. Il se serait bien rendormi là, dans ses bras, sans se soucier réellement de s'endormir sur une chaise, en plein milieu de la cuisine, mais sa sœur avait d'autres plans pour lui, et même son petit air innocent ne pouvait pas le tromper. Comme si elle ne connaissait pas le nom de JaeMin.. Il était bien certain qu'elle avait été voir son dossier complet et qu'elle avait essayé de savoir le plus de choses possibles sur lui par des moyens un peu moins « officiels ». Et dire qu'il pensait avoir réussi à être discret.. Bon, son sourire bienheureux et sa bonne humeur soudaine avait du le trahir un peu. Beaucoup. Mais il n'y pouvait rien, il lui suffisait de le voir un peu pour perdre totalement pied et devenir un gamin enjoué et souriant. Comme s'il était schyzophrène, à ce point près là que les deux parties de son esprit étaient d'accord pour dire que Jae était le plus beau mec sur cette terre et certainement son plus beau cadeau aussi.

Essayant de garder un ton le plus sobre possible, malgré le fin sourire suffisant qu'il affichait dés qu'on parlait de SON copain, il tenta de rentrer dans son jeu, innocent comme au jour de sa naissance, mais il avait du mal parfois à y rester.
« Je ne vois pas du tout de qui tu parles... Bon, d'accord, j'avoue. Et oui, c'est Jae, mais tu le sais très bien. »

L'idée de l'amener à la maison le tentait beaucoup, mais il avait quand même un peu peur de la réaction de tout le monde. Bon, Tania le supporterait en silence. Lee n’arrêterait pas de lui faire des blagues grivoises, Roxanne n'en parlons pas, Darek essaierait de le ridiculiser pour rire et Svet... et bien si Svet lui faisait des câlins, c'est qu'elle n'allait peut-être pas torturer JaeMin pour savoir tous ses secrets. Enfin, le choix n'était pas le sien, mais celui de son petit ami, et il savait bien que rencontrer sa famille risquait d'être un pavé assez dur à avaler. Et il ne voulait pas lui rappeler qu'il possédait quelque chose que lui n'aurait jamais. Deux orphelins ensemble, si c'est pas mignon ? À ceci prêt que lui avait des frères et sœurs pour compenser.
« On fait pas plus gentil, je pense, donc interdiction de lui faire peur. Et je sais pas, je lui en parlerais mais ce sera son choix. Je veux pas lui imposer une rencontre. »

Il n'imposerait rien au coréen, rien du tout, non pas par peur de le voir partir, mais tout simplement parce qu'il n'aimait pas les relations où l'un disait et l'autre suivait. Jae était son égal, et Mika ne lui enlèverait jamais ça.

✄-------------------------------------------------------------------

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Mer 26 Oct - 10:04

Aller-retour cuisine/chambre/cuisine, et voilà notre ministre avec un vieux lapin dans les mains. Vieux, le lapin, vieux avec du vécu. Le bout de ses oreilles était tout mordillé, il avait été recousu de nombreuses fois au ventre, une de ses pattes pendait lamentablement malgré les coutures le retenant au corps … Le lapin qui appartenait à Karol et que Mikhaïl s’était approprié en grandissant, le volant d’abord dans la chambre de Svetlana qui en avait hérité avant de défendre son bien à corps et à cris. La petite blonde lui avait donc gentiment laissé le lapin. Mikhaïl ne s’en rappelait peut-être pas, mais Svet, son aînée, s’en rappelait fort bien, et elle souriait encore en voyant son petit frère serrer la vieille peluche dans ses bras en criant qu’il voulait le doudou qui sentait bon l’odeur de Mama. Là encore, quand elle lui colla dans les bras, il eut le même réflexe, et leva le lapin à sa tête pour enfouir son nez dedans et attraper les deux oreilles mâchonnées du lapin avec une émotion proche de l’extase. Le tout avant de lui dire qu’il pensait qu’Ivan l’avait brûlé, et lui demander d’une manière rhétorique si elle l’avait gardé pendant tout ce temps.

« Pourquoi je ne l’aurais pas gardé ? Je te rappelle que concrètement, il est à moi, ce lapin. »

Pointe d’humour gentille, et elle le serra dans ses bras. Non, elle ne comptait pas reprendre la peluche à son petit frère, qu’il la récupère s’il la voulait. Il en avait plus besoin qu’elle. N’empêche, avec son amnésie, il ne devait pas trop comprendre pourquoi Svetlana était partie avec le lapin en peluche alors qu’elle savait pertinemment que c’était son talisman contre les méchants … Aussi lui expliqua-t-elle d’une voix douce avant qu’il ne lui pose la question d’un ton blessé.

« En partant, je t’ai demandé si tu voulais le garder. Et là, tu m’as fait ta tête de grand garçon pour me dire que non, que tu n’en avais plus besoin, que tu étais grand maintenant, et que tu n’étais plus un bébé. Je l’ai laissé à Tania en lui demandant de te le donner au moindre souci, elle me l’a renvoyé trois mois plus tard en me disant qu’Ivan devenait fou et qu’il saccageait toutes les affaires de Mama, et qu’il valait mieux me rendre le lapin avant qu’il ne tombe dessus. »

Tendant la main, elle attrapa un gâteau et le posa devant son frère, avant de poser un doigt sur la tasse de chocolat pour voir si c’était encore chaud. Ca va, c’est bien chaud, bonne température. La conversation dériva sur les chansons de Karol, ou plutôt sur le cauchemar de Mika qui emmena aux chansons de Mama. Elle réussit à tirer un rire nerveux à son frère, sans doute surpris d’entendre sa sœur chanter une berceuse dont il ne se rappelait que l’air. Tout devait changer trop vite pour lui. Il avait longtemps haï les Bielova, mis à part Tania et Ivan, longtemps il avait considéré Svetlana comme quelqu’un abusant de son autorité d’adjointe du ministre, et maintenant … Il était là, chez elle, dans ses bras, et elle lui avait préparé des gâteaux et du chocolat, et elle lui avait rendu le lapin en peluche de sa jeunesse, après lui avoir rendu la toupie en nacre de Mama et un déluminateur, vu qu’elle savait qu’il avait peur du noir. Mikhaïl lui fit un compliment d’une voix malhabile, disant qu’elle était une blonde Bielova donc que ça ne comptait pas au niveau de l’intelligence, et conforta ce qu’elle pensait, à savoir qu’il ne se rappelait que l’air des chansons. La ministre sourit en compatissant. Elle se rappelait de tout le répertoire de Mama, elle, normal vu qu’elle avait onze ans de plus.

« Moi je les connais si tu veux. Je pourrais te les chanter … Ou te les écrire. »

Changement radical de sujet, et la jolie blonde parla de Jaemin, le petit copain de son frère. Lui qui se foutait ouvertement de sa gueule autrefois pour son homosexualité et qui la diffamait en public, voilà qu’il se pavanait au bras d’un garçon. Mais bon, autrefois, c’est autrefois. Et maintenant, eh bien, c’est maintenant. Elle le sentit se raidir d’un air digne et vit un sourire content fleurir sur ses lèvres. Pire qu’elle quand on lui parlait de Lena. Il commença par nier, avant d’avouer d’un air jovial tout en disant qu’elle le savait très bien. Evidemment qu’elle le savait très bien, et cela lui arracha un petit sourire amusé. D’un ton affable, elle proposa une rencontre, et Mikhaïl répliqua qu’il lui en parlerait mais qu’il ne l’obligerait à rien. Et aussi qu’il était interdit de lui faire peur. Svetlana, lui faire peur ? Il devait confondre avec Roxanne et Aleera, plutôt ! Au contraire, la ministre se montrerait affable et courtoise, gentille, enfin normale quoi. C’est surtout quand elle s’énervait qu’il faisait mauvais de rester dans la même pièce qu’elle si on n’est pas un Bielova. N’empêche que le fait que Mika lui interdise d’un ton coupant de faire peur à Jae recelait une peur plus profonde, et il ne fallait pas être voyant pour savoir laquelle.

« Tu crois quoi, que je vais t’interdire de t’approcher de lui parce qu’il est sang-mêlé ? Nous aussi on l’est, de sang-mêlé. On peut se revendiquer sang-pur parce qu’Ivan en était un et que Mama est une créature magique, mais on n’est pas de sang-pur. On est comme on nous appelle, des demi-vélanes. Il faut en être fier, Mama disait toujours ça. »

Bisou léger dans le cou, et d’un coup, la ministre leva la tête pour regarder la fenêtre. Une goutte venait de s’écraser sur le parapet, suivie d’une autre, d’une autre … Il pleuvait des cordes. Il ne faisait pas que pleuvoir d’ailleurs, car d’un coup, il y eut un coup de tonnerre, loin, mais assez proche pour faire vibrer le contenu des tasses. Bon, ça c’est de la faute à Svetlana, elle a protégé tout son manoir avec des sortilèges, du coup la moindre onde naturelle se propage jusqu’au manoir tellement le sol est blindé de sorts. Dans ses bras, Mikhaïl glapit de terreur et sursauta, et elle manqua de se prendre l’arrière du crâne de son frère dans la mâchoire. Alors qu’il tentait de se dégager pour elle ne sait trop quoi, se cacher sous la table ou s’enfuir dans sa chambre, Svetlana récupéra les deux tasses, les gâteaux, serra son petit frère dans ses bras et se dirigea vers le salon, allumant le feu dans la cheminée d’un sortilège. Elle s’assit dans un canapé moelleux et serra son frère contre elle pour lui montrer qu’elle ne le laisserait pas tomber, et ne broncha pas quand il glapit au second coup de tonnerre. Enfin si, elle broncha, mais sans s’énerver. Et une berceuse de Mama, une.

« Une libellule, s’est posée sur la lune, dans les bois au profond des nids, les oiseaux se sont endormis, n’aie pas peur du vent qui gronde, ni des chiens errant dans l’ombre, mille étoiles vont briller, mille étoiles pour te bercer.
Tous les coquillages, qui jouaient sur la plage, sont partis se cacher dans l’eau, retrouver leurs petits berceaux, n’aie pas peur du vent qui gronde, ni des chiens errant dans l’ombre, mille étoiles vont briller, mille étoiles pour te bercer.
Tourne la Grande Ourse, tourne la Petite Ourse, il n’est pas de nuit sans matin, le soleil reviendra demain, n’aie pas peur du vent qui gronde, ni des chiens errant dans l’ombre, mille étoiles vont briller, mille étoiles pour te bercer. »


Une minute quarante-cinq top-chrono, et voilà Mika complètement calmé, malgré l’orage qui faisait fureur dehors. Hein qu’elle s’en rappelle bien des chansons de Mama, ta blonde de sœur !

La musique pour les intéressés.

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/

avatar

« Forgive me father for I have sinned, I have sinned a lot. »



Don&#39;t mess with me; the devil inside will kill you

Messages : 413

Points : 0
Avatar : Alex Evans
Crédits : TP

Age RPG : 15 ans
Sang : Sang-Pur
Camp : Basilic

Truc en plus : Demi-Vélane
Doubles-Comptes : Andras Singh & Nicholas Covenant



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Mar 29 Nov - 11:21

Qu'elle lui fasse cadeau du lapin, c'était vraiment trop anormal. Et en même temps, tellement gentil qu'il ne pouvait plus continuer à se voiler la face ; elle l'aimait bien. Bon, même plus que bien, elle était sa grande sœur, et elle se conduisait non pas en harpie sans cœur mais bien en Svetlana, comme il ne l'avait quasiment jamais connu. Les rares souvenirs de son enfance où elle était présente étaient presque effacés, et il n'y avait jamais fait attention auparavant, mais qu'elle lui ramène son lapin, enfin, le sien techniquement, faisait remonter des émotions d'enfant, de sécurité, et d'amour comme il n'en avait plus connu depuis des années. Se calant complètement dans ses bras en continuant à jouer avec les oreilles de la peluche qui avait bien vécu, il se laissa aller à un moment de calme, de communion. Il acceptait qu'elle tente de prendre soin de lui. Il n'était pas encore prêt à lui en être reconnaissant à haute voix, mais il était vraiment, vraiment content qu'elle ait accepté, qu'elle se soit battu pour qu'ils viennent chez elle. Il ne savait pas trop s'il aurait réussi à se remettre de son « accident » s'il avait du gérer la pression d'Ivan sur lui en plus. À vrai dire, il ne savait même pas s'il allait pouvoir supporter de retourner au Manoir maintenant, de peur de se réveiller un matin et de se croire encore à l'époque de ses huit ans.
Il fut réellement surpris, presque blessé, quand elle lui expliqua ce qui s'était réellement passé. C'était lui, qui n'en avait plus voulu ? Lui qui maintenant s'y agrippait comme si sa vie en dépendait ? Et Tania, elle ne lui avait jamais dit qu'elle l'avait, mais il la comprenait. Il était vite devenu insupportable, presque méchant après la mort de Karol, et sans doute que si elle le lui avait rendu, il aurait couru voir son père dans l'espoir de s'attirer une tape d'approbation sur la tête. Au final, le lapin était revenu, intact, un peu poussiéreux, et il épongea d'autres larmes dans son museau avant de relever les yeux. Si maintenant il pouvait apprécier de l'avoir, il pouvait aussi comprendre qu'il n'en avait plus réellement besoin. Ce n'était pas parce qu'il n'avait plus de souvenirs parfaits de son enfance, de son adolescence, qu'il n'était pas la même personne, qu'il avait besoin de craquer ou de se laisser porter par le courant sans rien faire. Svetlana accepterait surement qu'il craque complètement et se repose sur elle pour toujours, mais il était un Bielova, et il devait se relever.

La regardant désormais avec des yeux clairs, intelligents, libérés de la douleur qui les avaient longtemps, il lui offrit un sourire. Reprenant une gorgée de chocolat chaud, se laissant bercer par sa voix et les chansons de leur enfance, il réussit même à trouver la force de recommencer à lui lancer de petites piques. Sans méchanceté, au contraire, mais simplement parce que c'était leur façon de fonctionner dans cette famille de détraqués. Il fit un simple hochement de tête lorsqu'elle lui expliqua qu'elle pouvait toujours les chanter, pas très sur encore de pouvoir entendre une comptine sans craquer encore et pleurer comme une madeleine, ce qui ne l’empêcha pas de manquer s'étouffer dans son chocolat quand Svetlana plaça en fourbe le nom de son petit copain. Qu'est ce qu'elle savait ? Qu'est ce qu'elle avait fait, ils avaient été suivis ? Non, elle voulait juste le rencontrer. Oh mon dieu, mais qu'est ce que le Seigneur des Ténèbres lui avait fait pour qu'elle soit devenu comme ça ? Ce n'était pas normal, du tout, qu'elle lui fasse un petit sourire de connivence du genre « je sais que t'es amoureux ». Mais il garda son sang froid – autant qu'il le pouvait – et essaya de jouer un peu autour du pot, pour voir si elle essayait de le piéger ou était simplement amicale sans intérêt. Brr, penser à une Sevtlana qui n'avait jamais une idée derrière la tête, c'était pas du tout dans ses habitudes.

Mais, la phrase qu'elle prononça ensuite le fit juste profondément se crasher au fond de son déni. Elle ne lui en voulait pas d'avoir choisi un sang mêlé. Elle ne lui en voulait pas parce qu'ils n'étaient pas vraiment des sang purs. Il lui jeta un regard ahuri en essayant de reprendre ses esprits, heureux que d'un coté elle ne s'oppose pas à son choix, mais indécis quand à l'attitude à avoir.
Ivan n'avait jamais dit ça. Les Bielova étaient les plus purs des purs, ils n'avaient pas une goutte de sang de moldu, de né moldu dans les veines, jamais que des créatures, de la magie pure, non ? Mama avait-elle vraiment insisté sur le fait qu'ils étaient sang mélés ? Non, sans doute qu'ils devaient être fiers d'être des hybrides, contrairement à ce que cette idiote d'Ombrage disait. Et puis, avec le bal, et le souvenir vague d'avoir entendu quelqu'un dire qu'ils étaient des monstres.... Personne ne disait qu'ils n'étaient pas aussi purs voir plus que les autres. Karol avait été un ange, pas un démon, et on ne pouvait pas souiller le nom des Bielova.
« On est pas des mélés... Enfin, peut-être, mais c'est différent. On est des hybrides ! C'est pas... Il a un dossier parce qu'il a un père moldu, pas moi. »
Non que ca le dérangeait, au contraire, c'était un beau pied de nez à son père et ses traditions bouffies, et Mika n'avait jamais été raciste qu'envers les moldus, pas les pauvres gosses qui avaient eu le malheur de naitre magiciens dans des familles sans pouvoir, réduits le plus souvent à se faire frapper à cause de leur différence. Non pas que les enfants de sorcier ne se faisaient pas taper...
Mais il était confus. Le ministère n'essayait-il pas justement de faire en sorte que seuls les sang purs aient le pouvoir ? Pourquoi se revendiquer de sang mélé ? Ou alors les choses avaient beaucoup changé dans son sommeil.

Il allait continuer pour la remercier – quand même, il met le temps – de ne rien dire pour Jae, quand un éclair traversa le ciel, et piouf, le Mikhaïl intelligent fit place au gosse terrifié. Il se mit à hurler, et s'aggripa à Svetlana, surpris sans défense alors qu'il ne s'y attendait pas du tout, et la combinaison de son cauchemar et du soudain mauvais temps le fit vouloir s'enfuir on ne sait où. En général, il se cachait dans son lit, contre sa sœur, mais il lui était déjà arriver de finir dans des placards. Cependant, sa sœur l’empêcha de bouger et le traina contre son gré jusqu'au salon, malgré qu'il lui ait plus ou moins enfoncé les ongles dans le bras, le laissant enfin se réfugier contre elle alors que le tonnerre reprenait. Il détestait l'orage depuis des années, ne savait même pas pourquoi il en avait peur, mais c'était comme ça.

Alors qu'il allait encore paniquer, hurler ou donner des coups, la voix de Svetlana retentit, douce et suave, et le petit animal paniqué sembla se figer dans ses bras alors qu'elle chantait en russe. Berceuse. Mama. Les souvenirs revinrent, assourdissant le bruit de l'orage dehors, et il se revoyait encore le nez dans les couvertures, sa mère le centre unique de son attention, le centre de l'attention de toute la famille dés qu'elle bougeait, parlait. Les mots flottèrent dans son esprit, alors qu'il se relaxait enfin, et il ferma les yeux à la fin, ne tressaillant que de temps en temps quand l'orage tombait. Avis à la population, Mika était calme et ne mordait pas ! Incroyable mais vrai.

La peur s'éloigna, gentiment, et il fredonna encore un peu la mélodie avant de relever les yeux en baillant vers sa sœur, s'enterrant presque contre son cœur. « Je peux dormir avec toi ce soir? »

✄-------------------------------------------------------------------

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   Mar 13 Déc - 3:38

Mika était juste trop mignon, trop adorable avec son lapin dans les mains, qu’il serrait comme si sa vie entière en dépendait. Un autre qu’elle aurait pu rire de ce spectacle, la teigne des Serpentard, les yeux embués de larmes et le nez fourré dans un vieux doudou, à respirer les odeurs du passé. Un autre aurait pu se moquer, mais elle ne risquait pas de se moquer. C’était un spectacle qu’elle avait vu et revu étant plus jeune, alors qu’elle travaillait ses cours de politique internationale pendant que les plus jeunes piaillaient autour d’elle sous le regard attendri de leur vélane de mère. Elle se contentait de serrer son frère dans les bras, en lui expliquant le cheminement de la peluche. Svetlana l’avait confié à Tania, qui avait fini par lui renvoyer en disant que Mikhaïl n’en voulait officiellement plus, et que ce serait de toute manière trop dangereux de la lui coller dans les bras. Doucement, les souvenirs remontèrent à la surface. La mort brutale de sa mère par un loup-garou et la brusque transformation de la famille. Aleera était devenue la victime du paternel, jusqu’à ce que sa grande sœur, alors chef du département des mystères, vienne y mettre bon ordre en la retirant à son père et en la nommant sa pupille, l’envoyant du même coup à Poudlard. Elle avait ensuite engagé un talentueux avocat pour retirer à Ivan la garde de Tania et Mikhaïl, qu’elle s’engageait à prendre sous son toit jusqu’à leur majorité minimum, et plus s’ils voulaient rester à la maison. Elle était très proche de réussir. Tania avait bien spécifié qu’elle ne partirait pas sans Mikhaïl, et Mikhaïl semblait s’accommoder de passer des vacances chez elle. Oh bien sûr, au départ il la regardait avec énormément de méfiance, semblant se demander à quelle sauce il serait mangé, mais vu qu’elle ne cessait pas d’aller et venir entre le ministère et la maison, ils ne se voyaient que peu. Et quand ils se voyaient, la ministre de la magie préférait leur poser des questions sur la manière dont ils occupaient leurs journées. Si Mika rechignait à lui répondre, Aleera se défoulait, Roxanne en faisait de même, et les deux filles racontaient leurs journées dans les bars ou dans les ateliers de photographie, pendant que Tania pépiait qu’elle était allée dans ce nouveau magasin chic et huppé avec une de ses amies, ne se gênant pas pour demander de l’argent de poche à sa sœur pour y retourner demain.

Enfin bref, Mika ne racontait que peu ses journée, et la ministre n’avait pas besoin qu’il les lui raconte pour les connaître quand même. Après tout, elle est ministre de la magie, et même si elle ne fait pas suivre sa famille, elle sait ce qu’il se trame. Pas besoin, donc, qu’il lui dise qu’il avait passé la journée avec un sorcier du nom de Nicholas Covenant, ou encore avec un Gryffondor typé asiatique nommé Jaemin Park. En fourbe, Svetlana lui demanda des nouvelles de son petit ami, s’amusant de le voir brusquement s’étouffer dans son chocolat chaud et lui envoyer un regard de méfiance pure. Ah, et dire qu’il osait autrefois la traiter de monstre sous prétexte qu’elle est lesbienne, voilà qu’il devient homosexuel, c’est tellement chou cette famille de détraqués du bulbe. Si elle lui posait des questions, c’est qu’elle voulait le rencontrer. Après tout, il partageait la vie de son petit frère et sa mère était une mangemort, qu’elle ne connaissait qu’à peine. De vue, tout au plus. Très calmement, Svetlana lui expliqua qu’elle se fichait comme d’une guigne qu’il ait choisi un sang-mêlé. Il aurait même pu prendre un moldu que ça n’aurait pas dérangé la ministre, après tout elle n’était mangemort que par pure ambition, elle ne tuait que parce que les gens se dressaient sur sa route, qu’ils soient sorciers, créatures magiques ou moldus. Son petit frère lui envoya un regard interloqué et perdu, semblant réfléchir à ce point de vue peu orthodoxe pour la première fois. C’est vrai qu’avec Ivan qui leur serinait du matin au soir qu’ils étaient des sangs-purs fidèles à leur lignée … Ca devait être plus dur pour Mika, qui était allé chercher de la reconnaissance là où il n’en trouverait jamais, tombant dans l’attitude sectaire d’Ivan pour s’attirer un sourire approbateur. Mais Svetlana avait grandi sous la houlette de sa mère, qui répétait à qui voulait l’entendre qu’ils n’étaient pas des sorciers de sang pur mais des demi-vélanes, et que se classifier de sang-pur nous faisait perdre une part de notre héritage. Mika répondit maladroitement, et la ministre de la magie secoua la tête en signe de dénégation.

« C’est là que tu te trompes, petit chat. Mama avait un dossier dans le bureau de recensement des créatures magiques de Russie. Nous aussi on a un dossier, et il n’est rangé dans la colonne des sangs-purs que parce qu’Ivan est sang-pur. Il est clairement spécifié sang-pur par le père et demi-vélane par la mère. Nous sommes des créatures magiques à demi, ne l’oublie pas. N’oublie pas que Mama disait toujours que le fait de se revendiquer sang-pur pouvait signifier qu’on avait honte d’être des enfants de Vélane … »

Faut laisser cogiter ça dans son petit cerveau, maintenant. Alors que Mika rouvrait la bouche pour parler, un coup de tonnerre ébranla la maison et lui arracha un couinement de terreur. Loin de se laisser impressionner par la crise de panique de son petit frère, la ministre de la magie le serra dans ses bras, l’entraînant doucement mais fermement vers les canapés en cuir de la maison pour s’asseoir dessus avec lui, et le serrer doucement dans ses bras. Elle ne broncha pas en sentant qu’il enfonçait ses ongles dans son bras, et quand un second coup de tonnerre se fit entendre, elle se mit à chantonner à voix basse et en russe une chanson de leur mère, qui eut comme effet de calmer instantanément Mikhaïl, qui leva vers elle un regard brumeux, laissant les paroles flotter dans son esprit. Alors que la foudre illuminait le ciel, il restait immobile, laissant les souvenirs prendre place dans son esprit, tout comme elle. Elle se revoyait, toute petite, haute comme trois pommes, dans son lit, avec sa mère qui chantonnait en changeant la couleur de ses yeux pour lui faire plaisir. Puis, plus tard, quand elle fredonnait ça à son petit frère, terrorisé par la pluie, encore et toujours. Mikhaïl bâilla et se pelotonna contre elle, comme un petit chat, lui tirant un fin sourire attendri. Encore un peu et il l’appellerait Mama. En tout cas, il semblait ne pas être très loin de le penser, vu qu’il lui demanda d’une voix flûtée s’il pouvait dormir avec elle ce soir. Doucement, elle attrapa une mèche de cheveux de son petit frère pour jouer avec et lui remettre derrière l’oreille avec attention.

« Evidemment que tu peux dormir avec moi, petit chat. Allez, viens, sinon demain tu vas être crevé, et ton Jaemin n’apprécierait pas que tu arrives en retard, hm ? »

Elle lui posa un bisou sur le front et se releva avec un sourire, gardant son petit frère dans ses bras. Non, elle ne le portait pas, c’est qu’il la dépasse maintenant, ce sale petit fourbe 8D. Elle laissa son frangin s’installer à son aise dans le grand lit, récupérant rapidement des habits dans la penderie pour les poser sur une chaise près de la porte. Ce serait dommage qu’elle le réveille en partant quand même. Ce n’est qu’en allant se coucher à son tour qu’elle remarqua l’heure, alors qu’un Mika déjà endormi se pelotonnait contre elle après un coup de tonnerre. Cinq heures du matin … A-t-on précisé qu’elle se lève dans moins de deux heures ? Héhé 8D.

[ RP fini, CHALLENGE \o/ ]

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/
Contenu sponsorisé









MessageSujet: Re: Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Une place pour les rêves, mais les rêves à leur place. [Mika]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Morsmordre :: « DEPARTEMENT DES MYSTERES. » :: Pensine. :: Corbeille RP.-