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 Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|

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MessageSujet: Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|   Jeu 31 Mar - 21:26

Mikhaïl & JaeMin ♥



Le bal costumé avait laissé de traces dans les esprits de chacun, certaines filles des années les plus jeunes avaient séchés les cours et étaient restés dans les salles communes à pleurnicher. Je suis surement un tas de muscle, il m'arrive pourtant de les comprendre, il m'arrive souvent ses derniers temps d'en faire des cauchemars. Je vous vois déjà venir avec vos sourires en coin moqueur pour me signaler et faire comprendre que vous me prenez pour une mauviette. Vous avez surement raison, à vrai dire, dans ses rêves soient je perds Saoirse et Nanaly soit ... Je perds Mikhaïl et bizarrement je n'arrive pas à dire pour qui je me réveille le plus en panique. Bien qu'inconsciemment je pense que ce serait la disparition du jeune homme qui me ferait le plus de mal. D'ailleurs, ces derniers jours, depuis cet accident je ne cesse de repenser à lui. Oh, à faire dire rien de plus extraordinaire par rapport aux autres jours, vu que je suis perdu totalement. Mais cela devait de pire en pire, j'ai l'impression qu'il me ... qu'il me manque. Oui ! Je suis en manque de son odeur, de la douceur de sa peau et surtout de ses lèvres. Si vous saviez combien je rêve de pouvoir l'embrasser de nouveau. Toutefois, l'actuel problème qui se posait à moi était de savoir réellement dans quel cours je devais me rendre, le peu de nuit que j'arrivais à passer en intégrale avait eu un effet sur ma réaction et je devais de plus en plus de mauvaise humeur du matin. Dur, de se lever alors qu'on a à peine réussit à s'endormir deux heures avant. Pour une fois, je dois l'avouer savoir comment était mis mes cheveux n'avaient aucune importance, j'avais à peine mis mon uniforme de gentil petit sorcier pour filer rapidement dans la grande salle, sans prendre le temps de saluer quiconque. Oh, ils doivent avoir l'habitude non ? De me voir si peu réveillé.

Mon passage à la grande salle fut bref, à vrai dire j'étais déjà en retard pour le premier cours qui n'allait plus tarder à commencer à présent. Par chance je réussis à m'introduire dans la salle avant que le professeur ne commence réellement son cours. Pour une fois, j'avais de la chance dis donc, avec un peu de chance cette dernière va m'accompagner tout au long de la journée ! Croisons les doigts, cher ami pour en être sûr. En tout cas, j'avais la ferme intention de ne plus penser à Mikhaïl, eh oui. Je suis sur de pouvoir y arriver, après tout ce n'est pas comme s'il était ma seule préoccupation dans la vie. Enfin ... Malgré mes efforts, les moindres petites choses qui pouvaient me faire penser au jeune homme étaient réellement présentes. Rien qu'à voir un « M » ou encore une courbe un peu spécial me faisais songer à un serpent et bien sûr à lui... Ah, le vert lui va tellement bien. A croire que finalement, le jeune homme occupait plus mes pensées que je veux bien le concevoir. Il faut dire que le plus inquiétant c'était les regards étranges de ma voisine qui semblait ne plus savoir où se mettre alors que je souriais bêtement en pensant sans le vouloir à lui. J'eus même un léger rire qui s'échappait de mes lèvres alors que je repensais au bal, certes la fin est loin d'être un conte de fée, mais il était tellement craquant !

Un léger coup de coude dans les côtés et alors que je me plaignais à ma voisine que son coup venait de me faire mal, le professeur ne manqua pas de se faire plaisir pour m'humilier légèrement devant mes camarades en signalant que vu mon âge je devrais être en dernière année à présent. Heum ... Encore une qui rêve de m'avoir rien que pour elle. Si, si ! Je vous jure ! Elle rêve de pouvoir me coller et avoir le temps de me faire souffrir, oui bien sûr pas m'avoir en petit ami. Je ne suis déjà pas capable de faire tomber amoureux de moi un gamin de quatorze ans ce n'est pas pur m'attaquer aux vieilles d'une cinquantaine. Quoique, j'aurais peut-être plus de chance, mais malheureusement je n'arrive pas à m'enlever Mikhaïl de la tête. J'en suis même arrivé au point de me demander si on ne pouvais pas être punis pour attouchement sur mineur à cause de ses pensées...

Le cours semblait être une vraie éternité et rare était les moments de répits où je pouvais souffler sans avoir à penser à Mikhaïl. C'est dingue combien ce mec peut être collant ! Oui, bon ce n'est pas réellement sa faute, mais au fond il y participe s'il n'avait pas été ... Ben lui ça ne se serait jamais passé de cette façon et j'aurais toujours aimé les filles. Saoirse est réellement la dernière à me rattacher dans ce monde d'hétéro. Vous croyez que je suis gay en fait ? Oh... Faut pas que je me prenne la tête avec ça, pourtant à repenser à ses baisers. J'en ai encore des frissons sur la peau et le coeur qui palpite à mille à l'heure. Apparemment moi je lui laisse un mauvais souvenir, je n'embrasse peut-être pas bien les autres mecs. Un soupire désespéré m'échappait alors que la fin du cours venait de me sauver d'une remarque venant de mon professeur qui nous avaient demandé de travailler. Rassemblant rapidement mes affaires, je sortais tranquillement de la salle en dernier. Non pas que j'étais au ralentit, mais surement mon côté gentleman qui m'obligeais à laisser sortir toutes les belles filles, c'est-à-dire toutes les filles qui restaient dans la salle. On m'accordais des sourires et remerciements alors que je me contentais de leur sourire avant de sortir à mon tour. Bon où devais-je me rendre à présent ? Suivre la masse semble être une bonne chose.

Alors que je m’apprêtais à jouer le bon mouton stupide, un obstacle sur ma route me fit pendre mon équilibre, manquant de peu de finir la tête la première dans le mur en face je me stoppais un peu surpris. Depuis quand il y a une marche ici ? Je me retournais apercevant alors Mikhaïl. Je restais sur place, sentant mon cœur s’accélérer alors qu’il partait rapidement loin de moi. Mais ? Non reviens ! Je veux être proche de toi, pas à l’opposé. Je m’élançais rapidement à sa poursuite dans les escaliers.

    JaeMin - Mikhaïl attend ! Je voudrais te parler !


S'il voulait bien juste m'écouter quelques instants, je veux juste avoir des renseignements. Je n'avais plus rien à faire de ma classe qui allait totalement dans l'autre sens, il était redevenu en si peu de temps ma seule préoccupation, la seule chose importante dans ma vie actuellement. Oui, Mikhaïl Bielova, j'en suis certain à présent, je suis bel et bien malade à cause de toi, mais ce n'est pas une allergie comme j'ai pu le croire, juste une dépendance. Je me mordillais la lèvre inférieure alors que je marchais rapidement dans le but de rattraper Mikhaïl. Inconsciemment je me doutais que si je le laissais partir là, plus jamais je n'aurais l'occasion de lui parler. En arrivant dans les escaliers j'avais enfin la chance de pouvoir rattraper le serpentard. Je m'empressais de lui saisir le bras qui ne semblait pas souffrir encore du carnaval, car malgré le fait que je voulais oublier tout cela je ne pouvais nier le fait qu'il avait dû avoir mal. Je frissonnais légèrement au contact de sa peau alors que je le barrais rapidement la route dans le but de me faire entendre.

    JaeMin - Mikha…


P]ris de surprise par les escaliers qui se mirent à bouger tout seul, je me stoppais pour alors poser ma main sur l'une des rambardes. Je préférais éviter de tomber devant celui que ... Celui que ... Je ne sais pas vraiment comment qualifier tout cela, mais pour faire court je n'avais pas vraiment envie de me ridiculiser devant lui de nouveau. Je lâchais le jeune homme alors que je reprenais doucement mes esprits, rougissant quelque peu je passais ma main dans mes cheveux, non pas que je me recoiffais à vrai dire cela témoigne de ma gêne vis-à-vis de lui. Je lui adressais un léger sourire alors que je regardais autour de nous, non pas que j'avais peur qu'on puisse nous voient ensemble je ne suis plus à cela prêt. Bien que Mikhaïl rêve surement que cette affaire soit étouffée. Il m'en veut pour cela j'en suis persuadé. Il me reste plus qu'à m'excuser non ? Je prenais une grande bouffée d'air pour me préparer à ce que je devais lui dire.

    JaeMin - Mikhaïl, je voudrais que tu m’écoutes, vu que je voudrais te parler… Voilà, il y a eu des rumeurs sur notre compte et je sais parfaitement que cela te dérange… C’est pourquoi je voudrais prendre le temps de te parler uniquement pour m’excuser.


Je me mordillais de nouveau la lèvre inférieure essayant de trouver du courage, je devais réussir à m’excuser comme il se faut, pour qu’il me pardonne et avant qu’il se met à parler. Autant éviter qu’il essaie de filer ou détourner la raison pour laquelle je voulais lui parler.

    JaeMin - Toutefois, si je suis désolé, ce n'est surement pas pour les bonnes raisons. Je tiens à m'excuser, car au fond de moi je n'arrive pas à m'en vouloir pour le fait d'avoir pu profiter de toi alors que tu n'étais pas dans ton état normal. Au début j'avais juste l'intention de te faire du mal et malgré mon envie de te protéger et de rendre heureux j'ai réussi à te faire du mal à cause de ces rumeurs qui sont totalement vraies. Je tiens à m'excuser pas pour ses baisers que j'ai pu te voler, mais uniquement pour cette partie d'article qu'il y a eu sur nous. Excuse-moi, mais je ne peux regretter le fait d'avoir pu un soir, partager un tel moment avec toi. Je voulais que tu redeviennes le lendemain même, mais en réalité j'ai juste envie que tout change. Je suis totalement perdu, pourtant je suis certain d'une seule chose... Je suis en manque de toi, Mikhaïl.


La peur et le stress ne faisaient qu’accentuer mon accent coréen alors que j’essayais au mieux de me faire comprendre par le jeune homme. Pas évident d’avouer sans le dire direct ses sentiments à quelqu’un… J'avais l'impression que mon coeur battait à cent mille à l'heure. Je me sentais extrêmement mal et à la fois soulagé d'avoir pu lui avouer tout ce que j'avais sur le coeur. A présent c'est vrai que j'avais peur de sa réaction, allait-il me pardonner, me comprendre ou simplement m'hurler au visage que je ne suis qu'un sale pervers. Il n'aurait pas totalement tord, mais je peur que mon coeur ne supporte pas un tel choc. Je suis stupide, j'ai le coeur qui bat à la chamade, la respiration quelque peu difficile et surtout j'espère secrètement qu'il puisse partager un peu de mon ressentis. Je voudrais tellement être dans ces séries américains où quand l'un avoue ses sentiments à l'autre cela est réciproque. Je baissais lentement les yeux n’osant plus affronter le beau regard bleu du jeune homme. Je suis un lâche face à lui, je perds totalement mes moyens, mais je voulais qu’il sache ce que je peux ressentir au fond de moi. Je levais doucement ma main droite vers le jeune homme caressant légèrement sa joue tout en le regardant en souriant légèrement capturant une mèche de cheveux du brun je me penchais légèrement en avant dans le but de lui faire comprendre que j’étais sincèrement désolé de ne rien regretter.
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MessageSujet: Re: Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|   Jeu 31 Mar - 23:44

Le besoin de se pincer pour y croire. Tous les matins, dans le miroir de la salle de bain la personne qui lui faisait face, avec ses mèches noires teintées d'éparses couleurs bleutées synonymes d'une période désormais révolue d'enfance, Mikhaïl ne la reconnaissait pas. Ce n'était pas lui. Pas lui, l'adolescent au regard éteint et aux cernes immenses, pas lui l'enfant perdu qui recherche l'affection comme un bébé le sein de sa mère. Pas lui qui pleurait chaque nuit à s'en arracher la voix et à bruler ses yeux. Pas lui qui flottait dans ses fringues. Si Mika avait toujours été négligent avec lui même, se complaisant dans cette façon de supprimer son corps pour oublier de qui il tenait, son charme vélane avait toujours su attirer les gens, il avait toujours su leur donner des excuses pour cette admiration jalouse qu'ils ressentaient à son égard. Plus maintenant. Maintenant c'était le Mika crétin émo et en voie de rejoindre ses petits amis anorexiques qui s'affichait sans trop de complexes. La plupart des gens n'y verraient que goutte; il avait toujours été comme ça. Mais quand on le connaissait, il y avait une profondeur dans sa souffrance qu'il n'affichait pas avant.
Douleur physique, comme son bras en écharpe le rappelait? Cette cheville faible depuis l'incendie sur laquelle il ne s'appuyait que le plus strict nécessaire, ou alors, le tourbillon émotif d'un gamin qui a frôlé la cuisson et vu un cadavre pour la première fois de sa vie, sauvé uniquement par une femme qu'il était sensé haïr et accepter en quelques regards par une sœur qu'il devait vouloir supprimer. Que se passait-il?

Alors, chaque matin, c'était le même rituel. Se pincer les joues pour leur redonner des couleurs, esquisser un sourire grimace qui ne lui donnait qu'envie de fracasser le miroir à coups de poings, et les bleus. Les bleus à force de se pincer la peau pour se réveiller d'un cauchemar qui n'en était pas un. Pourquoi avait-il fallu que tout change? Cela ne suffisait pas, le deuil, la mort, la souffrance, la peur, il fallait y rajouter une lueur d'espoir d'un avenir différent dont on sait qu'il est utopique et qu'à la fin la porte se refermera et nous laissera seul dans le noir? Et chaque matin, c'est sans envie qu'il rejoint sa soeur, supportrice silencieuse de ses humeurs et compréhensive de son besoin de calme. Il n'est plus le même. Bien que le premier qui se ramène et lui parle de choc traumatique se prendra surement un sortilège dans la tronche, il n'y a plus rien qui lui fait envie, plus rien qui le touche, plus rien qui l'effraie. Adieu, la vindicte lorsqu'un enfant pénétrait dans son espace vital, adieu les coups de poing rendus aux mecs trois fois sa taille. Maintenant, il les regardaient avec ses yeux dignes d'un puit sans fond et il prenait les coups comme un plaisir personnel qui allait lui remettre les pieds sur terre. Heureusement que le charme veela est là pour supprimer les traces de coups, parce qu'il n'aurait jamais pu suivre les cours sans se retrouver à l'infirmerie de force. Mais supprimer les traces ne supprime pas la douleur, et le moindre effleurement l'envoyait dans un nouveau monde de couteaux ardents plantés dans sa peau. Tant mieux. Qu'il souffre. Lui, il était en vie, alors que d'autres n'avaient pas cette chance. Tout ce sang, tous ses cris. On a pas idée de foutre un agoraphobe au milieu d'une foule en panique et aux premières loges d'une infirmerie de fortune, non.

La matinée s'était déroulée dans le brouillard. Les élèves d'habitude un peu énervés en ce mois d'avril étaient tous apathiques, passant du temps avec leurs amis, et l'on voyait facilement ceux qui étaient touchés par la mort de la jeune Prewett. Ceux qui ne venaient plus en cours ou ne prenaient plus soin d'eux. Alors pourquoi Mika ressemblait-il à une de ses âmes en peine alors qu'il n'était que le petit con qui se réjouit du malheur des autres?
Parce qu'il est un gamin qui n'avait pas envie de savoir que les gens pouvaient mourir. Que d'un claquement de doigt et d'une bousculade accidentelle, il peut résulter quelque chose d'aussi important et tragique que la mort d'une petite fille qui n'avait rien demandé à personne. Qu'on verrait sorti des décombres des adolescents en piètre état, qu'il faudrait que chacun sauve la personne qu'il aimait à la force de ses bras et de sa santé pendant que les aurors se tournaient les pouces à ne rien faire. C'était incompréhensible. Ce n'était pas arrivé.

Ce ne fut que lorsqu'il poussa accidentellement quelqu'un sur son chemin vers un cours dont il ne se souvenait même pas du nom que la réalité attrapa l'adolescent pour lui écraser de nouveau la tête parmi les vivants.

Jae. Trois lettres, une syllabe qui lui donnait des frissons. Quelques semaines auparavant, il vous aurait parlé de son problème capillaire, du plaisir qu'il trouvait à le faire chier. De son physique vraiment pas mal, de ses sourires niais. Mais. Mais il s'en passe des choses en quelques semaines. Des choses qu'il n'avait pas l'envie ni la force d'affronter, ni maintenant ni plus tard, ni dans un million d'années, heureux dans son monde du déni. Alors, on fuit.

Pas la force de courir, juste celle de se dégager de l'emprise magnétique de ce corps qu'il n'a fait que touché un instant et qui déjà lui semble si lointain et a un goût de nostalgie et de bien être. Juste celle de fixer ses pieds en serrant les dents et de continuer son chemin comme si de rien n'était en tenant plus fort la lanière de son sac, en priant tous les dieux possibles de ne pas l'entendre parler, de ne pas l'entendre le railler comme les autres. Jae, je ne veux pas de ta compassion ou de tes paroles, s'il te plait, tais toi. Mais un Gryffondor, même un idiot chronique comme lui, il ne laisse pas passer une occasion pareille. C'est la première fois qu'ils sont quasiment seuls dans un couloir, depuis des jours et des jours. Entre la nuit qu'il... le journal, Nanaly, le bal, les rumeurs, les regards des gens, Svetlana, tout s'emmêle et s'enchaine et il ne cherche plus à suivre, se laissant porter et voyant ce que ca va finir par donner.
Alors, il parle.

Attends, attends moi, laisse moi t'attraper. Non, ce n'est pas possible. Mika n'est pas le genre de mec que l'on peut emballer un soir parce qu'on a pas les couilles d'attendre que le gars soit sobre, il n'est pas le genre que l'on abandonne comme ça. Il n'avait rien demandé, il ne se souvient même plus, mais il doit tout prendre dans la gueule et encaisser sans rien pouvoir y faire. Va te faire voir, Jae. Va te faire voir! Les yeux bleus se voilent de quelque chose qui ressemble à de la frustration, de l'épuisement, mais il continue à faire la sourde oreille. Cependant, ce n'est pas avec sa démarche de canard boiteux qu'il risquait de se débarrasser de l'autre adolescent bien plus grand et rapide que lui, et aucun passage secret ne peut le sauver à l'endroit où il le rattrape. Escaliers de merde. Le contact de sa main sur son bras, il l'accueille en fermant les yeux, récoltant les débris de son masque pour essayer de ne pas montrer à quel point ce qu'il fait l'affecte. Et on se retourne pour le regarder, cachant tout derrière ce visage froid qui n'a jamais été le sien mais qui était devenue sa protection instinctive. Il n'avait pas besoin d'y penser, c'était aussi évident que respirer, mais ça ne l'est plus. L'agoraphobe en lui se met à hurler de le lâcher, mais il ne broncha même pas, trop perdu par la contemplation de l'asiatique lui faisant face désormais, déséquilibré par le mouvement des escaliers. Ce n'est pas Mika qui va perdre l'équilibre, maintenant qu'il est comme pétrifié sur place par cette voix qui le supplie de l'écouter. Tais toi, tais toi Jae. Arrête d'utiliser cette voix douce et caressante qui rend Mikhaïl fou, arrête de laisser des mots s'échapper de ta gorge avant que tout ne se brise. Vas-t-en avant de ne plus pouvoir.

Mais, en attendant qu'il se rende compte de son erreur par lui même, le russe avait quelques secondes pour se repaitre d'une image qu'il n'avait pas pu oublier. La jambe cassée du rouge était en parfait état même s'il pouvait encore dénoter une certaine faiblesse dans la façon dont il se tenait, ce qui témoignait bien de sa parfaite connaissance de l'autre qu'il niait en bloc, ses cheveux étaient dans un état pitoyable et il ne ressemblait à rien. Alors, pourquoi l'attirance ne s'enfuyait-elle pas en courant avec les fantasmes éveillés d'un adolescent de quatorze ans se trouvant confronté à son idole au réveil sans maquillage? Pourquoi ne pouvait-il pas tirer un trait sur quelque chose qui n'avait même pas eu lieu et dont tout le monde connaissait les détails mieux que lui? Parce que, alors que JaeMin se passait une main dans les cheveux, Mika, muet, suivait ses mouvements des yeux sans jamais pouvoir s'en détacher. Il s'abreuvait de cet air épuisé, confus, de ce visage qui laissait passer trop d'émotions pour ne pas que, comme un détraqueur, le serpent ne se sente aspiré. Son bras porteur de baguette pend à son coté, l'autre dans le platre, et le reflexe de duelliste qui devrait lui faire pointer son arme entre les deux yeux de l'ennemi semble aux abonnés absents, alors que Jae retrouve courage et commence.
Commence la mise à mort.

L'écouter? Pourquoi faire? Pour entendre des excuses qui l'enverront plus bas que terre? Il a déjà eu une Nanaly dont il n'a pas cru une seule parole, un journal réduisant sa vie à néant, pourquoi devrait-il rajouter les excuses d'un mec qui lui a volé des baisers et peut-être plus alors qu'il n'a rien pu en retirer si ce n'est la mort de sa vie sociale? Il ne peut pas lui laisser cette chaleur au fond du ventre à l'idée d'avoir un court instant été embrassé, aimé, choyé? Non, il doit venir le lui arracher, à son tour. Mais, parce qu'il ne peut pas faire autre chose, Mika l'écoute, l'air morne, sans réponses, tentant de ne pas soudainement le frapper de ses poings pour lui faire comprendre tout ce qu'il a subi depuis CA. Un mince rire manque de s'échapper de sa gorge inusitée depuis l'incendie et qui souffre toujours de la fumée, alors que Jae pointe l'évidence du doigt. Oui, il n'aime pas les rumeurs. Qui les aimerait dans cette situation?! La façon dont il dit ça, comme si Mikhaïl se souciait peu de ça et voyait cet effet comme une nuisance alors que ça lui a pourri la vie le convainc à nouveau que l'asiatique est là pour lui expliquer que, en fait, c'était une grosse blague pour lui foutre la honte, et qu'il a détesté ce qu'il a fait et qu'il ne veut plus jamais entendre parler de lui. Même si ce serait mieux pour tout le monde, afin que Mika puisse faire appel à ses soeurs soudainement devenues protectrices de lui régler son compte, il n'empèche qu'il a une fierté, le gosse. Et qu'il ne veut pas d'excuses vides de sens. Ce qui a été fait, ce qu'ils ont partagés c'est fait, c'est passé, c'est fini. On ne reviendra pas dessus. On ne retrouvera pas la mémoire et on ne la perdra plus non plus.

Mais alors qu'il croit que c'est fini, que ca y'est, Jae va partir et le laisser ramasser une nouvelle fois les bouts de son coeur et de sa fierté et de son être qui hurle toujours de peine, non, celui-çi reprend la parole. Veut-il l'enfoncer? Le masque d'indifférence du brun se fissure déjà, et une lueur s'allume dans ses yeux, une lueur sauvage et désespérée. Tais toi, encore, s'il te plait, ne fais pas ça, ne me fais pas plus mal que je n'ai déjà, Jae laisse moi au moins ça.
Je suis désolé, mais pas pour les bonnes raisons. Ah, parce qu'il y en a des mauvaises, sans doute. Le cynisme de Mika fait son retour, petit, mordant, cherchant à protéger ce qui peut l'être avant la fin, mais il ne peut pas en placer une, il ne peut qu'assister à ce spectacle comme un simple tiers qui observe la scène de loin. Il était comme détaché de son corps, déconnecté de ses nerfs, plus qu'une petite âme qui n'y croyait plus et attendait la délivrance. Qui venait sous une forme imprévue.

Je n'arrive pas à m'en vouloir d'avoir profité de toi. Mika peut le faire pour deux, ça, et facilement. Jae, tu veux rajouter pédophilie sur ta longue liste de connerie peut être? Tu veux finir à Azkaban, c'est ça? Son cerveau passe sans comprendre sur les mots protéger et rendre heureux, comme lorsque l'on voit une aberration le long de la route et que le temps de cligner des yeux et de jeter un deuxième coup d'oeil, on est déjà trop loin pour savoir distinguer le rêve de la réalité. Emporté par le flot de paroles accentués de coréen qu'un asiatique franchement mal à l'aise semble avoir du mal à mettre bout à bout.
e ne peux regretter le fait d'avoir pu un soir, partager un tel moment avec toi. Mais il ne se SOUVIENT PAS. Comment va-t-il falloir qu'il le lui dise, dans quelle langue, à combien de personnes curieuses et à l'esprit déplacé va-t-il falloir le répéter? Le hurler jusqu'à l'extinction de voix, jusqu'à s'arracher la gorge et ne plus pouvoir que gémir? Il n'a rien, aucun souvenir, qu'un vide noir et immense qui lui fait peur, juste un immense trou dans sa mémoire qui le nargue chaque instant de sa putain de vie de merde, un maillon manquant dans la chaine de sa vie qui aurait du dire tant. Alors, oui, il peut ne pas regretter, vu qu'il sera le seul à s'en souvenir. C'était bien, t'as pris ton pied, hein? À m'embrasser pendant que je sombrais dans les vapeurs de l'alcool et que mon besoin d'affection de gosse à la con ressortait et que je me laissais faire sans broncher? Va te faire soigner, dégage, va-t-en. Les poings deviennent blancs à force de les serrer et c'est sans difficulté que Mika arrive à se percer la peau douce d'une main à coups d'ongles, ne sentant même pas la douleur à travers le voile de rage qui passe soudain devant ses yeux et le fait presque trembler. Arrète JaeMine, arrète, il n'en peut plus.

Je suis en manque de toi. Je suis en manque de toi. De toi. De Mika. De lui. La phrase tournait en boucle dans l'esprit soudainement silencieux du jeune garçon, stupéfié de ce qu'il venait d'entendre. En manque de lui, comment ça? Espoir entre par la petite porte sans faire de bruit et essaye de relever petit Mika de son coin, mais c'est trop beau pour être vrai. Ce n'est qu'en sentant la main de JaeMin sur sa joue et en fermant les yeux comme un chat sous l'effet de sa caresse dans ses cheveux, en sentant la chaleur qui semble irradier de son corps se rapprocher de son propre organisme gelé depuis des jours, que Mika entrouvre les lèvres pour inspirer dans une sorte de hoquet une bouffée d'air qu'il n'avait pas conscience de retenir. Le Gryffondor avait la mauvaise habitude de lui faire oublier de respirer.

Il serait tellement facile d'accepter les mots, de les mettre de coté pour plus tard, d'essayer de faire en sorte qu'ils ne soient pas oubliés, de tenter d'y croire, de se réfugier contre ce torse et dans ces bras puissants, ce serait si facile, un pas à faire, une inspiration à prendre pour retrouver une chaleur perdue depuis une nuit de mars dernier, essayer de comprendre pourquoi son corps réagit ainsi en sa présence, pourquoi son monde ne tourne plus de la même manière et se soucier des conséquences ensuite.

Il fit un pas.

Et mit une claque magistrale à l'adolescent, les yeux pleins de larmes, la rage ayant fini par gagner le combat, tremblant de la tête aux pieds et tentant de se controler vainement. Deux secondes après, c'est une main rageuse qui enlève sa compagne asiatique de son visage et qui tire sur ses cheveux alors qu'il se recroqueville sur lui même comme s'il allait exploser. « Tais-toi » Les lèvres martyrisés par des heures de morsures et mordillements, la langue pateuse d'émotions, les cordes vocales rauques de peur, forment de petits mots fluets qui s'échappent de sa bouche en une complainte presque silencieuse.
« Comment tu... Comment tu peux dire ça?! T'as pas compris qu'on a rien à se dire, rien à foutre ensemble, pourquoi tu reviens, pourquoi tu fais ça? Tu crois que tu peux te ramener et me faire ton putain de discours comme quoi tu regrettes mais qu'en fait tu regrettes pas et que tu veux quelque chose?! Je sais même pas ce que tu veux, merde quoi! Je suis en manque? T'es en manque Jae? Mais va te faire mettre! Paye toi une pute, c'est pas ça qui manque içi, trouve toi quelqu'un qui va roucouler et te faire les beaux yeux, mais je suis pas ta putain que tu peux appeler quand t'as envie parce que d'un coup, en fait, tu t'aperçois que j'étais pas un mauvais coup. Je sais pas ce que t'emballe mais t'as pas les yeux en face des trous, tu crois que tu peux m'ignorer pendant des jours et puis revenir comme une rose? Mais t'es con, bondieu! Une inspiration alors que les larmes coulent de ses joues comme autant de promesses de bonheur perdues. T'as quoi, t'as besoin de moi? Tu crois que c'est si facile?! T'étais ou, quand j'ai eu besoin de toi, moi, de quelqu'un pour m'expliquer pourquoi j'ai ce putain de trou dans ma tête, t'étais ou quand on m'a fait croire que j'avais couché avec une meuf, t'étais OU quand ma soeur m'a envoyé cette beuglante et m'a menacé de me livrer à mon père?! T'étais ou tout ce temps Jae?! C'est sur, c'est tellemeeeeeeent plus facile de me tripoter quand j'ai bu, je suis docile, mais t'es qu'un connard. T'attendais quoi, que je me rebourre la gueule, c'est ça? Que je vienne te supplier? J'avais besoin de quelqu'un pour m'expliquer, me dire que j'étais pas fou, que j'avais pas imaginé, j'avais pas besoin de ton indifférence, je me suis fait des films, et tu sais la meilleure?! Je sais toujours RIEN de cette nuit là! »
L'amertume, enfin, puissante, venimeuse, alors qu'il s'énerve, hystérique. Il a trop longtemps maintenu tout ça pour lui, et de voir Jae devant lui agir comme ça, comme s'il avait quelque chose à lui donner, quelque chose pour lui, c'est trop, c'est insupportable. Alors, il se met à rire, de cette facon désabusée et grinçante qu'un gamin de son age ne devrait même pas savoir imiter.

« Je sais pas ce que tu m'as fait, je sais pas ce que tu m'as dit, je sais pas ce que c'est que d'embrasser, je connais pas le goût de tes lèvres ou de ta peau, je sais pas si j'ai aimé ce que tu m'as fait, ce que je sais c'est que le lendemain j'avais mal partout et j'étais MAL. Et que TOI, tu sais tout ça, et tu m'as rien dit, et tu crois, vraiment, tu crois que je vais te dire, okay, allons y après ce que tu m'as fait? T'es qu'un con, Jae. J'étais bourré, j'étais déboussolé, j'allais pas bien, et tu m'as fait ça. Tu sais ce que c'est, que d'avoir des gens qui te racontent ce qui s'est passé, ou qui te crachent dessus parce que t'es qu'une putain de tarlouse? Non, forcément, toi t'es le grand le beau Jae qui a eu un moment d'égarement, c'est moi le méchant dans l'histoire! Toi, t'as tes copines sur qui te rabattre, tu peux t'amuser. Moi j'ai plus rien. Ce qui me manque, c'est ma mémoire, c'est ma vie d'avant, celle de quand je pouvais te frapper pour voir ton putain de sourire, parce que maintenant, tout ce que j'ai envie de te faire, c'est te détruire. Alors, Jae, arrète. Arrète ça. Je t'en prie. Me dis pas des choses comme ça alors que tu pourras jamais me faire quelque chose de bien. »

Les flots, enfin, qui s'arrètent, alors que toute sa colère, son dégout de lui même, tout, est sorti, le laissant presque léger, comme après un trop plein d'alcool, et qu'il vacille. Les larmes ont finis par s'arréter de couleur, et la voix de trembler, mais c'est tout son corps qui subit l'effet de cette diatribe qui lui a tout pris et tremble sans discontinuer. Il est obligé de se serrer le ventre de sa main valide, de serrer les dents, à n'en plus pouvoir de ses vagues de désespoir qui le submergent. Laisse le, va-t-en, pars et laisse le pleurer la force avec laquelle il a encore creusé le fossé entre vous deux.
Parce que c'est le seul moyen pour qu'il ne devienne pas fou.

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MessageSujet: Re: Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|   Ven 1 Avr - 22:08

J’ignore ce que pouvait espérer mon cœur alors que je voyais Mikhaïl Bielova faire un pas. Oh ! Oui bien sûr, une histoire d’amour sortit droit des séries américaines qui vous font croire que tout est possible, qu’il faut croire en l’amour. Quel est l’imbécile qui a écrit ca franchement ? Pourtant comme un idiot de première classe, j’étais là, à espérer et rêver. Je ne sais pas vraiment si je serais capable d’accepter l’image qu’aurait les autres de moi, si j’arriverais à être avec Mikhaïl et supporter évident les critiques et moqueries de tous. J’avais jusqu’à présent réussit à me cacher derrière mon image du parfait hétérosexuel pour laisser à Mikhaïl tout le poids de mon erreur. Oui, j’en suis parfaitement conscient je suis le seul responsable, le pauvre type qui avait osé embrasser un gamin qui n’était plus maitre de lui. Tout de même, à y penser, être avec lui, qu’on nous voient comme un couple, c’était tout simplement magnifique pour moi de l’imaginer. Bien que je pense que notre relation serait totalement platonique, pas que j’ai pas envie de lui, oh ! Bien au contraire, le seul soucis c’est que … A y penser, j’y arrive pas. Rien que le fait de le faire avec un autre mec c’est spécial non ? Et si jamais il voulait être à la place du « mec », je fais comment ? Ah ! Je pars déjà dans mes rêves d’idéaux. Je suis stupide, l’espoir est quand même, une chose fabuleuse. Je veux continuer à espérer quelques instants encore avant d’accepter le fait qu’il vient de me foutre un royal gifle en plein visage. Où est donc passer le JaeMin qui savait parfaitement éviter tous les coups de peur que son physique soit totalement fichu. Je rêvais encore un peu avant de revenir à la réalité, je pense que si j’étais partit dans un tel questionnement c’était uniquement parce que je n’arrive pas à assimiler le coup. Je dois faire face et ouvrir les yeux.

Ouvrir les yeux, n’est pourtant pas une chose agréable à faire, au contraire. Voir ce magnifique regard être rougis par les larmes, voir son corps tremblant et sentir sa main me rejeter avec une rage sans comparaison. Ca me fait mal. Je voudrais me faire souffrir pour le mal que je peux lui faire. Mon seul souhait reste cependant le fait de pouvoir le prendre dans mes bras et le consoler. Le laisser me frapper, me défigurer même s’il le fallait pour qu’il se sente mieux après. Mon regard ne pouvait s’empêcher de le fixer toutefois, je restais le visage quelque peu sur le côté. Je n’avais pas eu le courage de bouger le visage après qu’il n’ai frappé. Ma main quand à elle c’était retrouvé le long de mon corps, tandis que je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter un peu plus chaque instant pour lui. Tu es si maigre, si pâle que j’avais l’impression d’avoir la mort, elle-même en face de moi.

    Mikhaïl - Tais-toi


Que je me taise ? Non pardonne moi, Mikhaïl, mais je suis fatigué de faire taire mon désir. J’en peux plus, je veux uniquement être à tes côtés à présent. Je veux justement plus me taire. Je ne supporte plus le silence, à quoi bon après tout. Je veux uniquement son … Non, mon bonheur, si on y réfléchis bien. Plus je suis proche de lui et plus il souffre et se sent mal non ? Je suis égoïste.

    Mikhaïl - Comment tu... Comment tu peux dire ça?! T'as pas compris qu'on a rien à se dire, rien à foutre ensemble, pourquoi tu reviens, pourquoi tu fais ça? Tu crois que tu peux te ramener et me faire ton putain de discours comme quoi tu regrettes mais qu'en fait tu regrettes pas et que tu veux quelque chose?! Je sais même pas ce que tu veux, merde quoi! Je suis en manque? T'es en manque Jae? Mais va te faire mettre! Paye toi une pute, c'est pas ça qui manque içi, trouve toi quelqu'un qui va roucouler et te faire les beaux yeux, mais je suis pas ta putain que tu peux appeler quand t'as envie parce que d'un coup, en fait, tu t'aperçois que j'étais pas un mauvais coup. Je sais pas ce que t'emballe mais t'as pas les yeux en face des trous, tu crois que tu peux m'ignorer pendant des jours et puis revenir comme une rose? Mais t'es con, bondieu! T'as quoi, t'as besoin de moi? Tu crois que c'est si facile?! T'étais ou, quand j'ai eu besoin de toi, moi, de quelqu'un pour m'expliquer pourquoi j'ai ce putain de trou dans ma tête, t'étais ou quand on m'a fait croire que j'avais couché avec une meuf, t'étais OU quand ma soeur m'a envoyé cette beuglante et m'a menacé de me livrer à mon père?! T'étais ou tout ce temps Jae?! C'est sur, c'est tellemeeeeeeent plus facile de me tripoter quand j'ai bu, je suis docile, mais t'es qu'un connard. T'attendais quoi, que je me rebourre la gueule, c'est ça? Que je vienne te supplier? J'avais besoin de quelqu'un pour m'expliquer, me dire que j'étais pas fou, que j'avais pas imaginé, j'avais pas besoin de ton indifférence, je me suis fait des films, et tu sais la meilleure?! Je sais toujours RIEN de cette nuit là!


J’ai mal… Horriblement mal et j’ignore comment faire pour que tout cela s’arrête. Je veux pas uniquement coucher avec lui. C’est pas mon désir premier. Je veux pas non plus profiter de lui. Je suis donc si horrible que cela ? Je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine alors que j’avais du mal à réussir à le regarder encore. Je suis qu’un trouillard, un lâche. Je reconnais, je n’ai fais que fuir mes responsabilités, je n’ai pas voulu assumer de suite, le fait que je pouvais réellement tenir à toi. Je sais parfaitement que tu as du souffrir bien plus que moi, dans cette situation. Mais, a quoi bon te demander pardon. Je pense pas que cela puisse effacer ma connerie. Mikhaïl … Tu ne te souviens plus de rien alors ? Mon putain de souhait c’est exaucé, tu avais tout oublié. Je ne sais pas comment, j’étais partit avant, peut-être que simplement l’alcool à jouer de ca ? Je sais pas et je n’ai plus à la force de réfléchir.

    Mikhaïl - Je sais pas ce que tu m'as fait, je sais pas ce que tu m'as dit, je sais pas ce que c'est que d'embrasser, je connais pas le goût de tes lèvres ou de ta peau, je sais pas si j'ai aimé ce que tu m'as fait, ce que je sais c'est que le lendemain j'avais mal partout et j'étais MAL. Et que TOI, tu sais tout ça, et tu m'as rien dit, et tu crois, vraiment, tu crois que je vais te dire, okay, allons y après ce que tu m'as fait? T'es qu'un con, Jae. J'étais bourré, j'étais déboussolé, j'allais pas bien, et tu m'as fait ça. Tu sais ce que c'est, que d'avoir des gens qui te racontent ce qui s'est passé, ou qui te crachent dessus parce que t'es qu'une putain de tarlouse? Non, forcément, toi t'es le grand le beau Jae qui a eu un moment d'égarement, c'est moi le méchant dans l'histoire! Toi, t'as tes copines sur qui te rabattre, tu peux t'amuser. Moi j'ai plus rien. Ce qui me manque, c'est ma mémoire, c'est ma vie d'avant, celle de quand je pouvais te frapper pour voir ton putain de sourire, parce que maintenant, tout ce que j'ai envie de te faire, c'est te détruire. Alors, Jae, arrète. Arrète ça. Je t'en prie. Me dis pas des choses comme ça alors que tu pourras jamais me faire quelque chose de bien.


Comme si, ce tribunal n’allait jamais prendre fin. Comme si, j’allais finir par mourir sur place, de douleur au niveau du cœur. Le pense t-il vraiment ? Je ne pourrais donc jamais rien faire de bien pour lui ? Non ! Je veux pas y croire, je suis persuadé du contraire. Je veux pouvoir faire quelque chose de bien pour toi, même si en échange je dois disparaitre de ta vie. Regarde-toi Mikhaïl tu trembles totalement tu as l’air si fragile. J’avais raison depuis le début, je suis persuadé que tu as besoin de quelqu’un sur qui te reposer. Je veux être ce quelqu’un, je le désire réellement. Mais je pense que j’ai essai pris de décision à ta place. Je sentais ma gorge se nouer alors que je baissais simplement les yeux vers le sol. Je devais faire quoi à présent ? C’était vraiment dur pour moi d’entendre tout cela, je n’avais pas l’habitude que quelqu’un me dise ce genre de chose. J’avais toujours été protégé. Si je n’avais pas autant de force de caractère je pense que j’aurais été capable de laisser m’échapper quelques larmes. Mais quand on grandit dans un quartier peu fréquentable de Séoul, il faut bien faire avec et s’essuyer les larmes tout seul. J’avais pas le choix, mon père avait fait le choix de m’élever seul et avoir plusieurs boulots pour me faire vivre. Je lui en avais voulu, mais finalement cela me sert aujourd’hui.

J’avais peur de le toucher, peur de lui parler. Je ne veux plus lui faire de mal, pourtant si je décidais de partir simplement je risquais forcément de lui faire du mal. Je ne sais pas quoi faire. Mikhaïl, tu es bien trop compliqué à comprendre par moment. Je veux pas te laisser seul de nouveau et je sais pertinemment que tu avais besoin que je ne sois plus là. Le tout était surement de savoir ce qui te ferais le plus de mal. Je descendais de quelques marches histoire de me retrouvais juste à sa hauteur. Je posais mes bras autour de lui contre la rambarde de l’escalier. Je te laisserais pas partir avant qu’on se soit totalement bien expliqué tout les deux. Je savais parfaitement que cette proximité, aller le déranger et c’était mon but. J’attrapais rapidement son menton entre mes doigts pour le forcer à me regarder avant de le lâcher presque aussi rapidement.

    JaeMin - Oui tu as raison, je suis qu’un con qui a fait que fuir de peur de ce qu’il pourrait arriver et ressentir au fond. Je suis surement pas la meilleure personne qu’il puisse exister sur cette planète, mais je suis persuadé d’une chose, je ne peux pas de faire plus de mal que je viens de le faire, je peux forcément que m’améliorer. Et cela même si ce n’est pas en étant pour toi quelqu’un d’important, je me fiche de savoir ce que tu peux ressentir pour moi. Je sais déjà que tu me détestes. C’était pas la peine d’user ta salive pour me le dire. Tu veux que tout redeviennes comme avant ? Mais, bon sang Mikhaïl regarde devant toi au lieu de rester au bord de la route. Les choses changent et malgré la rage avec laquelle tu veux te battre cela ne fera jamais revenir les choses du passés. Tu ne dois pourtant pas les oublier.


J’avais surement parlé un peu pour moi, par la même occasion. J’étais stupide de courir après la vengeance. Cela ne va pas me ramener mon père. Lorsque j’aurais pris la vie de cette femme, je me sentirais peut-être soulagé, mais je me retrouverais totalement seul et sans personne. Je serrais doucement la rambarde dans mes mains alors que je fixais Mikhaïl. J’ignore ce que cela pourrait avoir effet sur lui. J’avais envie de le prendre dans mes bras et le consoler, mais sa fierté ne le supporterais pas, je devais repousser mes envies et désirs pour faire passer son bien être avant le mien. Je veux lui prouver que je peux réussir à être quelqu’un d’important pour lui. S’il te plait Mikhaïl laisse moi te prouver que j’en veux la peine. Laisse moi te faire comprendre que je vaux la peine de supporter les insultes de tout ces abrutis qui ne comprennent rien à la vie. Repoussant un peu plus encore mon envie de l’embrasser je me redressais lentement restant tout de même juste devant lui. Je soupirais doucement alors que je laissais apparaitre un léger sourire sur mon visage.

    JaeMin - Je dois tout de même avouer que tu es mignon à voir t’énerver de la sorte. Non pas que je me moque de toi, je reconnais mes tords. Mais, le passé c'est le passé, laisse moi t’aider à changer ton avenir. Je suis prêt à te laisser me frapper autant de fois par jours que tu auras besoin pour te soulager. Je pense que je suis un assez bon Punching Ball alors crois moi, je suis capable de faire quelque chose de bien pour toi. Me faire frapper sans broncher ou t’écouter te plaindre. Tu préfères quoi ?


Je sais le provoquer n’ai pas la bonne solution, mais en réalité j’avais été bien plus touché que je ne voulais bien le croire. Pourtant, je sais très bien que si je continuais dans son petit jeu j’allais finir par le regretter. Il allait en profiter pour fuir loin de moi, je le sens. J’en ai peur, mais si lui à sa fierté, j’avais également la mienne. Et même si je sais que mes sentiments pour le jeune homme se développé de plus en plus, je ne pouvais m’empêcher de me taire pour profiter du moment présent en sa compagnie. Je fermais quelques instants les yeux avant de me mordre la lèvre inférieur de peur d’avoir fait le mauvais choix encore une fois. Mais après tout, tout le monde sait très bien y compris moi-même que s’il venait à fuir je serais le premier à lui courir après. Je vais pas parvenir à le laisser m’échapper.

Apparemment la « chance » me souriait, vu que lorsque ce merveilleux escalier se mit à bouger. Oui, je dis bien merveilleux et ce n’est pas ironique vu que vous allez comprendre. J’eux la chance de me retrouver coller contre Mikhaïl. J’ai perdu l’équilibre comme un idiot je le reconnais mais au moins j’avais eu le plaisir d’être collé quelques instants contre celui que j’ai… Que … En réalité je suis pas encore certain de moi, je suis surement masochiste pour vouloir rester auprès de lui. Mais, je sais que si j’essaie pas de l’aider, personne d’autre ne viendra le faire et il hors de question pour moi de le laisser seul. M’excusant rapidement pour m’écarter ensuite, je ne pus cacher un léger sourire de satisfaction, j’avais eu le privilège de pouvoir l’avoir contre moi et sentir de nouveau sa douce odeur. Cela me rappel alors de merveilleux souvenir je l’avoue. Je veux pas l’avouer mais pourtant je dois en être conscient cet idiot me plait malgré ses paroles blessantes. Je sais pourtant qu’il a raison c’est surement pour ca que je ne suis pas partit, ou le fait que j’aime me sentir plonger dans cette ivresse bizarre en sa présence.
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MessageSujet: Re: Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|   Ven 15 Avr - 0:07

La rage est la plus puissante des armes. Elle permettait au plus insignifiant des êtres d'accomplir des actes qui dépassaient largement ses capacités, elle permettait à l'homme au bout du rouleau de continuer encore un peu, elle permettait de faire ce que rien d'autre ne pouvait faire; elle était comme le désespoir, comme la détermination, en une flamme plus sombre qui vous enserrait le coeur pour en aspirer les émotions et ne laisser qu'un amas de colère et de sauvagerie. Elle avait permis à Mikhaïl de faire abstraction du regard blessé de Jae, elle lui avait permis de ne pas ressentir la culpabilité le frapper en pleine poitrine, de dépasser le tremblement de sa voix et l'enrouement de ses cordes vocales à le voir si silencieux d'un coup, si grave. Lui, le serpent sans ami et sans avenir, il avait finalement réussi à le briser, l'éxubérant Gryffondor. Et la seule chose qu'il en retirait, ce n'était pas de la satisfaction, mais de l'amertume. Les choses auraient-elles été différentes s'il n'avait pas oublié? Est ce qu'ils auraient pu passer au dela de leurs différences et devenir quelque chose? C'était une possibilité qui dégoutait Mika car elle était une nouvelle fois cet espoir qui restait à le narguer en sachant que rien ne lui permettrait jamais de l'atteindre. Tout était gaché, à présent, et pour toujours. Mika ne changerait plus, ne voulait plus de remous dans sa vie. Il avait déjà suffisamment payer à vouloir se faire remarquer, suffisamment payer de sa personne dernièrement pour devoir ajouter un nouveau problème à la liste.
Oui, l'amour était un problème pour lui. De toute façon, c'est quoi l'amour dans notre monde? Plus personne ne peut réellement se déclarer amoureux, pas sans devoir subir les regards narquois ou jaloux des gens, les remarques mesquines comme quoi cela ne durera pas ou que l'on se fait des illusions. Comment reconnaître la personne qui fait battre son cœur plus fort? Comment être sur de pouvoir lui faire confiance et lui donner en pâture sans regret et sans peur sa vie et sa soumission pour toujours? On apprenait pas ça dans les manuels, on apprenait ça à l'ancienne, par une longue série d'erreurs, de pleurs, de larmes, de moments ratés, pour finir un jour par trouver une personne tout autant abimé par la vie que soi, et s'accrocher l'un à l'autre par de faux liens pour ne plus avoir à continuer la quête du graal. Mika ne savait pas ce qu'il ressentait. Il savait qu'il avait mal de dire ça, de parler ainsi, mais en même temps, il avait tellement de choses sur le cœur et Jae lui avait fait trop mal pour qu'il puisse lui accorder cette chance d'être quelque chose à deux. Les serpentards ne sont pas connus pour être très seconde chance, et Mika encore moins.

Le flot de ses mots s'était tari, alors qu'il tentait de ne pas hyperventiler pour ca. Pour avoir achevé sa possibilité de rédemption. Il voulait juste qu'on le laisse tranquille. Qu'on le laisse finir ses études, partir, se battre en duel, mourir au combat, il ne voulait pas devoir porter le poids des regards affectueux, il ne voulait pas devoir subir des contacts amoureux, il avait fait un trait sur ça lors de la mise en terre de sa mère, et il était hors de question qu'il ne les laissent ressortir. Personne n'avait besoin d'amour pour s'en sortir. Complètement vidé de toute intention belliqueuse maintenant que la crise d'injures était passé comme un ouragan, ne laissant que ruines et silence derrière elle, le russe attendait que JaeMin s'en aille. Il n'osait le regarder, de peur de croiser son regard et de voir ce qu'il lui avait fait, il voulait juste entendre les pas fatidiques qui annoncerait un départ définitif. Une brisure de plus dans son cœur, mais avec laquelle il pourrait apprendre à vivre, comme il avait appris à vivre avec les autres.

Les pas, enfin, commencèrent leur chemin, et Mikhaïl se sentit malade. C'était la fin avant le début. Mais, contrairement à ce qu'il avait cru, ce n'était pas un adieu, ce n'était qu'une nouvelle tentative de lui faire comprendre. Comprendre qu'il s'enfonçait un peu plus en croyant que le jeune garçon lui ferait confiance, alors que ce n'était plus possible. Il devait lui reconnaître ça, la ténacité de s'accrocher ainsi à lui, de lui faire encore plus mal avec de nouvelles paroles, avec son corps si près du sien et ses yeux qui l'empêchaient de fuir dans son monde intérieur, deux ancres noires qui l'obligeait à rester à quai. Une main délicate qui s'emparait de son menton pour le forcer à vraiment le fixer, puis qui disparaissait en ne laissant derrière elle que la chaleur furtive de sa présence. Mika ne bougea plus la tête, trop épuisé et hypnotisé pour détourner à nouveau les yeux, et écoutait Jae, lessivé. Deux minutes avant, il lui aurait craché encore son venin à la figure, mais il ne trouvait plus à la situation de quoi s'énerver, juste de quoi être triste. Tu te trompes, Jae, tu te trompes tellement en croyant que tu ne peux pas lui faire plus de mal. Chaque minute en sa présence était une torture supplémentaire, le rappel qu'il n'était pas normal, pas comme les autres, qu'il ne devait pas ressentir ça et qu'il était taré. Taré de croire qu'il pouvait attirer quelqu'un comme l'asiatique, pour de bon, pour toujours. Mika était comme son père, même si cela le tuait de l'avouer, et il ne pouvait s'empêcher de chercher la personne avec qui passer sa vie, le grand amour, celui qui ne le quitterait jamais et qui le suivrait jusqu'au bout de tout. Ivan avait eu Karol, et l'avait perdue. Et en était devenu quasiment fou de chagrin, par amour. Même si cela voulait dire crever à son tour de désespoir, c'était une relation pareille qu'il recherchait, une relation tellement évidente qu'il n'y aurait même pas besoin de mots pour la ressentir, pour la consolider. Pas quelqu'un qui pouvait en disant un mot de trop au mauvais endroit, le condamner à mourir sous les coups de son père, à devenir la cible de ses camarades, à devenir le futur gibier de potence. Pas quelqu'un qui pouvait le faire hurler de douleur comme ça.

Il aurait pu entendre raison, les paroles de Jae n'étaient pas dépourvus de sens. Faire une trève, le laisser reprendre ses distances, lui laisser l'espace dont il avait besoin pour faire le point et respirer. À part que. Il avait fini en utilisant une phrase qui aurait fait exploser de rire le jeune homme si la situation n'avait pas été si mauvaise. « Tu ne dois pourtant pas les oublier ». Connard. Il devait aller de l'avant, certes, et apprendre de ses erreurs, pour ne plus les refaire, mais cet abruti osait lui dire de ne pas oublier. Wrong choice. Bien que les deux yeux bleus de Mika restèrent de marbre, comme vides d'émotions, intérieurement la rage recommençait son petit manège et rassemblait ses forces pour le second assaut, et tant pis si son intégrité physique devait en pâtir. Mais avant d'exploser à nouveau, le jeune homme le laissait parler, s'enfoncer un peu plus. Lui, mignon, en colère? Ce n'était pas un état qui aurait du inspirer ce genre de sentiments pourtant. De la pitié, du désespoir, de la frayeur, oui, mais pas ça. Pas de l'affection. C'était débile, et cela prouvait que Jae avait forcément du se frapper longtemps la tête contre un mur pour être aussi con. Faire des efforts, le laisser le frapper, le laisser se plaindre?? Mais bordel, c'était son genre de se plaindre peut-être? Est ce qu'il avait été crier sur tous les toits en geignant qu'il s'était fait attaqué par cinq mecs pas plus tard qu'hier? Non. Comme il n'avait jamais geint à propos de quoi que ce soit, sauf quand ce n'était pas si grave que ça, que ce n'était que source de sourires narquois et de blagues. Et il voulait l'entendre se plaindre. Il y avait des choix de mots qu'il ne fallait pas faire parfois. Jae aurait dit l'écouter parler, se confier à lui, lui raconter ses problèmes, okay. Mais là, il avait la méchante impression qu'il n'était qu'un gosse à ses yeux, un gosse dont on accepte les caprices avec indulgence en attendant qu'ils passent, et pour lequel on fait de fausses concessions en pensant paraître bon prince. Fuck you, man. Mika n'était plus un enfant depuis longtemps. Trop c'est trop.

Cependant, au moment ou de nouveaux mots blessants allaient se bousculer pour passer ses lêvres, les escaliers se mirent à bouger. Si lui n'en avait rien à faire, recroquevillé contre le bord, ce n'était pas le cas de l'autre, qui s'affala forcément contre lui, le faisant se crisper et jurer intérieurement dans toutes les langues qu'il connaissait. Mais m**** il avait un aimant qui le forcait à le toucher dés qu'il pouvait ou quoi? C'était ça, le programme du jour, faire crever Mika à coups de décharges électriques et de contacts ambigues qui ravivaient cette faim qu'il ne satisferait jamais? Il devait se retenir de repousser violemment l'asiatique, sachant pertinemment à force de coups pris que la réplique serait fortement trop forte pour lui, et le laissa prendre son temps pour lui laisser à nouveau son espace vital, avec cet air niais qui lui donnait envie de le gifler sur place. Il était trop pur, trop innocent, il laissait des émotions aussi puériles se voir sur son visage. Mais Mika allait les effacer.

D'un coup de pied, c'était à nouveau Jae qui tombait en avant, mais pas sur l'adolescent qui s'état souplement levé, et qui avec la rage au ventre le plaqua sans en avoir rien à faire de lui faire mal contre les marches de l'escalier, fixant son visage avec un mélange d'envie et de dégout.
« Tu veux me servir de punching ball? Bah écoute, on commence tout de suite. »

Un premier coup de poing contre son torse, suivi d'une gifle. Évacuer la douleur par la violence, voilà ce qu'il savait faire. Les larmes étaient revenues mais il ne les sentaient même plus. « Tu me soules, Jae. Je vais devoir te le répeter combien de fois pour que tu le comprennes, qu'il se passera rien, que je veux pas de ce que tu peux m'offrir, que je veux pas que tu te rapproches de moi, que tu me parles, que tu me regarde?! Tu crois que c'est facile à vivre, qu'on peut tout effacer et repartir à zéro, avancer dans la main?! Qu'on peut faire comme si rien n'était arrivé, qu'on peut se lancer la tête la première dans un truc qui peut nous tuer, te tuer, me tuer! Tu crois qu'il arriverait quoi, hein, si on était ensemble, abruti! On se ferait torturer jusqu'à supplier de crever! Tu crois vraiment avoir le choix de ta vie, d'avec qui tu peux sortir ou faire ta vie?! Ouvre les yeux! On est en pleine période de crise, personne ne peut faire confiance à personne, et je ne pourrais JAMAIS te faire confiance! Tu crois que tu peux pas me faire plus de mal, mais c'est faux, t'es qu'un gosse au final, tu te fous la tête dans le sable et t'attends que ça passe, mais ce qui se passe içi va pas partir tout seul. On est tous dans la merde, on peut tous crever comme Ellundril, finir battu à mort dans un coin, tuer comme des bêtes sauvages et toi tu veux.... tu veux de l'amour et des petits papillons! » Rire amer alors qu'il continuait faiblement à lui frapper le torse, plus par automatisme qu'autre chose. Il n'avait même plus la force d'être méchant, juste celle d'être objectif. Réaliste. « Vis ta vie, Jae, et réussis là, fais ce que tu veux faire, mais m'emmène pas avec toi dans ta chute. J'ai pas d'avenir avec toi, et toi t'en as aucun avec moi. Tout ce que ça ferait c'est plus d'emmerdes et plus de malheur, et j'ai mon compte. Trouve toi un autre mec, ou une fille, je m'en tape, mais s'il te plait, ne t'accroches pas à moi comme si j'étais important à tes yeux, parce que c'est faux. »

Il était l'ennemi. Celui qui devrait obéir aux ordres, et un jour sans doute le retrouver sur le champ de bataille, et ne pas avoir d'hésitation à le tuer. À lui faire du mal comme il lui en faisait surement. Quel avenir pour une association comme la leur? Ce n'était qu'attirance, physique, curieuse, mais si l'on grattait sous la surface parfaite de l'amour premier, on finissait par retrouver la laideur humaine, avec ses mensonges, ses secrets, ses noirs désirs et son besoin de souffrance. Alors il fallait que Jae comprenne qu'il n'était pas fait pour ça, pour toute cette souffrance au quotidien, pour qu'il reprenne sa liberté et qu'il laisse Mika dans sa cage, parce qu'il n'en sortirait jamais.

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MessageSujet: Re: Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|   Ven 15 Avr - 22:22

Fichu escalier, je l'ai aimé quelque bref instant je dois vous l'accorder. Mon coeur c'était rapidement emballé en sentant le jeune homme si proche de moi. Mes souvenirs m'embrouillais l'esprit, je n'arrivais plus bien à déterminer les rêves, du réel. J'étais surement encore victime de l'un de mes rêves qui se finissent bizarrement et ironiquement par une happy end, comme pour se moquer de moi, de me voir souffrir à courir après quelqu'un qu'il m'est impossible d'avoir auprès de moi. J'ai surement pris ce côté fou de mon père, lui aussi quelques années plutôt, il était tombé fou d'amour, il avait tout fait pour protéger son amour. Le seul problème c'est qu'il en est mort de son amour, non plus pour cette femme, mais par amour pour son fils. En reparler, y repenser n'était surement pas le meilleur moyen d'y arriver. Je devais juste atteindre mon but à présent. En tout cas, me perdre dans mes pensées n'étaient surement pas une bonne idée. Je me retrouvais planqué au sol, une légère grimace de douleur apparut sur mon visage, alors que je me redressais légèrement, prenant appuie sur mes bras afin d'avoir une impression de contrôle sur ce qu'il se passait. Le regard de Mikhaïl ne me plaisait pas vraiment, peut-être que je n'aurais pas dû le regarder de suite, je n'avais pas eu l'occasion de fantasmer quelques instants avant de revenir à la réalité. Ben quoi ? Ca serait pas étonnant que ne résistant pas à mon charme, il décide de m'embrasser par la suite. Malheureusement pour moi en voyant l'expression de son visage, la réponse était sans aucun doute autre chose.

    Mikhaïl -Tu veux me servir de punching ball? Bah écoute, on commence tout de suite.


Le coeur en panique, les membres quelques peu tremblant, je n'arrivais plus vraiment à déterminer si c'était mon coeur qui battait si fort dans ma poitrine ou les coups que je pouvais recevoir. Je restais cependant sans bouger, regardant fixement le jeune homme qui semblait avoir besoin d'évacuer beaucoup de choses. Pour une fois, je me laisse frapper sans même broncher. La douleur était bien présente, mais ce n'était rien comparé à la sensation de mal être que je pouvais ressentir en le voyant pleurer. Mikhaïl ... Mon coeur se serrait dans ma poitrine alors que je savais parfaitement qu'il allait surement se faire le plaisir de me rejeter de nouveau loin de lui.

    Mikhaïl - Tu me soules, Jae. Je vais devoir te le répeter combien de fois pour que tu le comprennes, qu'il se passera rien, que je veux pas de ce que tu peux m'offrir, que je veux pas que tu te rapproches de moi, que tu me parles, que tu me regarde?! Tu crois que c'est facile à vivre, qu'on peut tout effacer et repartir à zéro, avancer dans la main?! Qu'on peut faire comme si rien n'était arrivé, qu'on peut se lancer la tête la première dans un truc qui peut nous tuer, te tuer, me tuer! Tu crois qu'il arriverait quoi, hein, si on était ensemble, abruti! On se ferait torturer jusqu'à supplier de crever! Tu crois vraiment avoir le choix de ta vie, d'avec qui tu peux sortir ou faire ta vie?! Ouvre les yeux! On est en pleine période de crise, personne ne peut faire confiance à personne, et je ne pourrais JAMAIS te faire confiance! Tu crois que tu peux pas me faire plus de mal, mais c'est faux, t'es qu'un gosse au final, tu te fous la tête dans le sable et t'attends que ça passe, mais ce qui se passe içi va pas partir tout seul. On est tous dans la merde, on peut tous crever comme Ellundril, finir battu à mort dans un coin, tuer comme des bêtes sauvages et toi tu veux.... tu veux de l'amour et des petits papillons!


Ce rire, ce coup qu'il me donnait à nouveau, rien n'arrivait à me faire réagir. J'étais perdu de nouveau dans la pratique pour admirer le jeune homme. Je sais parfaitement que cela n'est pas bien, j'en suis conscient surtout avec ce qu'il peut me dire. J'entends parfaitement ce qu'il me dit ne vous en faites pas, mais j'ai simplement pas envie de trop réfléchir. Je suis à la fois énervé et captivé par lui.

    Mikhaïl - Vis ta vie, Jae, et réussis là, fais ce que tu veux faire, mais m'emmène pas avec toi dans ta chute. J'ai pas d'avenir avec toi, et toi t'en as aucun avec moi. Tout ce que ça ferait c'est plus d'emmerdes et plus de malheur, et j'ai mon compte. Trouve toi un autre mec, ou une fille, je m'en tape, mais s'il te plait, ne t'accroches pas à moi comme si j'étais important à tes yeux, parce que c'est faux.


Rester la tête dans le sable ? Peut-être, j'attends juste le bon moment. Toutefois, il avait surement raison, on a aucun avenir ensemble. C'est de la pure folie, de la folie à l'état pur et c'est surement pour cela que cela me donne autant envie de vivre cette aventure à ses côtés. Mais, avoir une autre personne que lui ? Non, cela n'est pas envisageable dans mon cas. Je ne veux personne d'autre que lui. J'ignore pourquoi, mais il a réussit à me rendre dingue. D'ailleurs ses soeurs ont un drôle d'effet sur moi, mais rien comparé à ce que je peux ressentir avec lui. Ils ont quelque chose de spécial dans cette famille ou quoi ? Enfin bon, Mikhaïl reste pour moi le plus captivant et envoutant. J'aime... Un léger sourire apparut sur mon visage, alors que je le regardais, sans rien ajouter. Après tout, qu'est-ce que j'avais à ajouter ? Il avait raison, je devais me résoudre à faire taire mon coeur à l'étouffer. Je dois le tuer, l'empêcher de me murmurer de venir vers toi. Pourtant, sans qu'il ait quelque chose à me dire actuellement, je ne peux détourner les yeux de ton visage en pleurent, de tes yeux bleus dans lesquels j'aime me perdre. Bon sang, j'ignore si le paradis existe ou non, mais à regarder ton regard j'ai l'impression d'y être. Je veux me perdre dans tes yeux, continuer de me noyer un peu plus chaque instant dans tes yeux. Serrant mes poings je fermais les yeux en me mordant la lèvre inférieure avec force. Tais-toi, tais-toi, tu es si idiot pour ne pas comprendre qu'il ne voudra jamais de toi. Je n'aurais jamais dû naitre, je suis qu'une simple erreur de parcours pour tout le monde. Mes parents ont été idiots de penser que m'avoir, pouvais changer leurs vies en bonheur, je les ai conduis directement en enfer. Nanaly a souffert de ma faute et je présume que Saoirse souffrira bien assez vite de ma présence. Pardon, Mikhaïl, je vais disparaitre. J'abandonne ? Non, j'obéis simplement à ses ordres. J'irais simplement frapper contre les murs dès que j'aurais le malheur de le voir et croiser son regard. Je n'aurais qu'à me retenir et partir loin de lui, pour hurler. Je crois que finalement le fait de danser va m'aider à évacuer tout cela. J'ai encore un peu mal à la jambe, je forcerais sur cette dernière, mais j'ai besoin de me vider la tête. Une larme tomba doucement de nouveau sur mon visage, rouvrant lentement les yeux et laissant ma lèvre inférieure en paix. Je fixais de nouveau Mikhaïl. Ok.

Je me redressais simplement, ne faisant plus attention à Mikhaïl, je prenais soin de remettre en place mes cheveux qui s'étaient emmêlé dans ma chute. Pas de chance tout de même, à croire que j'ai le don d'être décoiffé. Je reposais mon regard sur Mikhaïl, lui adressant un léger sourire cachant alors tout ce que je pouvais ressentir au fond de moi, comme cette envie de l'attraper par le col et le secouer pour lui répéter sans arrêt un simple petit mot. Je m'accroupissais toutefois, devant le jeune homme continuant de lui sourire.

    JaeMin - Je suis bel et bien un gosse, je ne me considère pas comme un adulte, contrairement à eux, je garde espoir, je suis surement stupide et tu peux le croire si tu veux. J'ai surement plus très longtemps à tenir, alors oui je me cache la tête dans le sable, dans le but de repousser un peu plus encore le moment où je n'aurais plus la chance de pouvoir te voir. Je suis conscients que nous deux ce n'est pas possible. Mais, je m'avoue un peu content de voir que tu y as quelque peu réfléchis à cette idée pour en arriver à cette conclusion. Mais bref... Tu veux plus me voir, tu veux que je me trouve quelqu'un d'autre ? Très bien, comme tu le souhaites. Je resterais donc loin de toi. Après tout, finalement quoiqu'il arrive, malgré mes rêves de gamin de voir une Happy End, arriver cela est impossible. Je crois au bonheur. C'est idiot, je te l'accorde, mais mon père m'a toujours enseigné à positiver. Par la pluie, le soleil revient toujours. Je ne veux pourtant pas te laisser sans que tu saches ce que j'ai pu ressentir...


Lentement, doucement ma main vint essuyer les larmes du jeune homme et pendant que j'espérais capter assez longtemps l'attention du serpentard sur ma main, mes lèvres se déposèrent sur les siennes. Un doux baiser remplit de tendresse. Cela fut bref, j'étais rapidement debout pour éviter un éventuel coup du jeune homme. J'affichais toujours un sourire sur mes lèvres bien que j'eue quelques difficultés à cacher mon chagrin. Ne plus pouvoir être proche de lui, allait surement être la pire chose qu'il peut m'arriver. Pourtant, je cours droit à la mort même sans entretenir une relation avec lui. Je risque donc de le faire souffrir malgré mon avis. Je devais me résoudre à l'idée qu'il n'était pas fait pour moi, peut-être que dans une autre vie, nous pourrons avancer ensemble Mikhaïl. Pour le moment, je dois simplement attendre et espérer que cet instant ne sera pas trop long à arriver.

Je descendais quelques marches sentant la douleur dans mon coeur s'intensifier, je n'avais pas eu aussi mal que depuis la mort de mon père. Je soufflais doucement essayant de garder le contrôle de mon corps et surtout ma voix. Je ne pouvais pas me laisser abattre devant lui. Je me stoppais rapidement à peine quelques marches plus bas. Passant nerveusement ma main dans mes cheveux, je tournais légèrement mon visage sur le côté dans le but de le voir un peu.

    JaeMin - Mikhaïl ... S'il te plait ... Essaie d'être heureux, la vie n'est pas continuellement noire. Tu sais, même si ce n'est pas de moi que tu veux, je vais te confier quelque chose. Même une feuille de papier est plus légère si on la porte à deux.


Fichue citation coréenne, pourtant elle est surement celle que j'aime le plus. Celle que mon père tachait de m'enseigner du mieux qu'il le pouvais. Je ne lui demande bien sûr pas de me choisir, j'ai bien compris que sa réponse sera toujours non, mais je veux qu'il trouve quelqu'un sur qui se reposer, quelqu'un qui arrive à le protéger et l'aide à avancer en ayant la tête bien haute. J'ai surement jamais autant regretté de ne pas être une fille et avoir grandi auprès de ma mère qu'aujourd'hui. Je lui souriais de nouveau dans l'espoir de lui donner du courage, pourtant mon regard lui semblait le supplier inconsciemment de me retenir, ce sentiment était également partagé par de la tristesse non pas de devoir le quitter, mais surtout de savoir qu'il ne m'arrêtera pas si je continue à descendre ces saletés de marches. Je tournais le regard du jeune homme, ayant du mal à le regarder sans sentir les battements de mon coeur, me demander de retourner auprès de lui, de le serrer dans mes bras. Me montrer égoïste et le garder pour moi, malgré le fait qu'il ne désire pas de moi. Je me suis montré bien trop souvent égoïste, il est temps que je pense au bonheur des autres avant de penser à moi. Je ne suis qu'au final, qu'un pantin que tout le monde s'amuse à bouger selon son bon vouloir. Je reviens vers Saoirse dès qu'elle tire sur l'une des ficelles, surement dans le but d'y trouver du réconfort et de l'affection. Pourtant, toi Mikhaïl, tu ne viens jamais à me demander de venir vers toi, tu me fuis à la perfection même, mais j'ai cette impression débile qu'il faut continuellement que je te suis.

Plongeant mes mains dans mes poches, je me remettais à descendre les marches, ne regardant plus Mikhaïl. Je n'avais pas envie de le regarder, cependant je ne pus m'empêcher de simplement murmurer quelques mots qui n'auront surement aucun sens pour le vert et argent.

    JaeMin - Wae … Wae Jaohaeyo…


Cela était au final, qu’une simple remise en question.
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MessageSujet: Re: Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|   Dim 24 Avr - 1:19

Les coups qui tombent sur le torse de JaeMin comme autant de gouttes de pluie et de larmes invisibles, alors que l'adolescent se laisse aller à la fureur et au sang fougueux de son père qu'il devrait pourtant renier. Mais c'est comme ça qu'il est, comme son père, à frapper avant d'agir, de penser, à frapper pour éloigner la souffrance, la douleur, à agiter les poings pour écarter les souvenirs et fantômes du passé. Mais défends toi, MERDE! Bouge, parle, frappe le, écrase le de ton poids contre la pierre pour qu'il se sente vivant, qu'il se sente dominé, à toi. L'esprit de Mikhaïl est détraqué, ça on le savait déjà, mais il lui faut ça, savoir qu'il peut provoquer la violence chez les autres, pour respirer à nouveau.
Et l'amour qu'il sent dans le regard de son Jae ne l'aide qu'à se noyer plus et à le faire suffoquer. Debout, Jae, s'il te plait, fais quelque chose qui lui permettra de passer l'éponge et de fuir comme le lache qu'il est, quelque chose pour dessiner enfin la ligne de démarcation entre eux. Mais non. Jae ne dit rien, Jae ne fait que... pleurer? C'est horrible de le voir immobile comme ça, victime consentante de sa colère enfantine et de sa rage injuste, ca rend Mika encore plus malade mais il ne peut plus s'arrêter, plus maintenant.

Le silence, enfin, alors qu'il était là, comme un con, haletant au dessus de lui, les mains posés sur son torse maltraité sans plus oser lui faire du mal, les yeux dans les yeux. Cette impression de pouvoir lire au fond de son âme et d'y voir des choses qui lui faisait mal, encore plus mal, le fait de savoir que cette douleur qu'il lui provoquait, à nouveau, elle lui revenait en pleine tronche comme un boomerang. Pourquoi fallait-il souffrir par... amour? Pourquoi faisait-il tout ça, déjà? Pour ne pas voir une personne qui avait signifié quelque chose dans sa vie mourir sous ses yeux, pour ne pas se retrouver dans une tombe, un petit funéraire à coté de tant d'autres, une pierre passant les ages sans fleurs et sans visite. Il avait peur de la mort, Mika. Autant celle des autres que la sienne. Bien que pour le reste des élèves, l'impression était que l'adolescent ne pensait qu'à sa pomme et à celle de sa jumelle, c'était faux. Il y avait plein de gens auxquels il s'était attaché sans le vouloir, avec qui il partageait un petit quelque chose qui lui donnait l'impression d'exister, ne serait-ce qu'une seconde. De pouvoir regarder quelqu'un dans les yeux et d'y voir autre chose que de l'indifférence ou du dégout, de savoir qu'on avait fait parti de la vie d'une personne, voilà ce qu'il voulait, ce qu'il demandait. Juste un sourire, une parole, quelque chose pour assouvir sa soif d'humanité. Pas plus. Alors, dans les yeux de Jae, c'était comme un électrochoc. Il existait pour lui, il se gravait peu à peu dans sa mémoire, dans sa vie, en un processus lent et douloureux que le russe ne pouvait plus que constater. Constater les dégâts de son imbécillité, de sa pleutrerie, mais aussi de toute une nation qui se déchire autour d'idéaux qui n'ont au final devant la mort et l'amour que peu de crédit.

La communication silencieuse fut alors coupée, faisant ressortir Mika de ses pensées, de sa fascination quasiment morbide pour l'adolescent allongé sous lui, le ramenant au présent et aux enjeux. Mais, le voir ainsi, fermant les yeux, serrant les poings, l'air si vulnérable, c'était à crever. Crever d'envie de passer une main dans ses cheveux, sur sa joue, essayer de l'aider à passer à autre chose. Tout en sachant pertinemment qu'il n'avait pas le droit de le toucher, qu'il était en colère contre lui et que jamais il ne pourrait plus avoir confiance en lui. C'était deux choses différentes que d'avoir de l'attirance, d'avoir envie d'une personne, de ses bras, de son parfum, de son rire et son sourire, et pouvoir lui faire confiance. Lui confier sa vie, son dos dans une bataille, savoir qu'il n'aurait pas besoin de le protéger, savoir qu'il serait toujours là, à jamais. Et savoir qu'il ne pouvait pas espérer ça de lui, plus maintenant, pas après ça. Il avait une blessure sanglante à la tête qui hurlait chaque jour sa rancune et lui rappelait la traitrise pour l'empêcher de passer outre et de foncer tête baissé dans le bonheur éphémère.

Toujours pas un bruit, juste un mouvement alors que Jae se relevait, doucement. Sans rien dire, les lèvres scellés, le visage quasiment impassible; si Mika n'avait pas été si observateur, il n'aurait jamais remarqué cette impression de fin. De souffrance. Qui le fit bouger, lever un genou pour s'assoier sur les marches et regarder sans rien faire le Gryffondor se relever complètement, se rhabiller correctement, se recoiffer. Voilà, il avait réussi. JaeMin allait partir, pour de bon, le laisser, et cette fois il n'y aurait pas de volte face soudaine pour lui faire espérer encore un peu un happy end. Regarde moi, regarde moi, regarde moi. Un mantra pour pouvoir prolonger l'addiction et savoir. Il lui suffisait de lire dans ses yeux pour savoir à quel point il avait mal, mais s'il ne le regardait pas, il ne pourrait pas savoir, il ne pouvait pas deviner, il devait savoir à quel point il lui faisait mal pour savoir à quel point se punir ensuite.

Enfin, ses yeux dans les siens, et un sourire déplacé qui ne montait pas jusqu'aux deux billes d'encre qui attiraient Mikhaïl comme un papillon de nuit. Il le laissa s'accroupir devant lui, n'osant pas bouger, ciller, de peur de briser le moment, respirant par à coups, inconscient des larmes qui avaient séchés sur ses joues. N'écoutant que les mots de JaeMin et les laissant bruler son cœur. J'ai surement pas longtemps à tenir. La première flamme embrase les peurs de Mika. Je resterais donc loin de toi. Et sa soeur vient doubler ses efforts pour faire bruler son espoir.
Il attendait, la prochaine phrase assassine qui viendrait à sa demande faire flamber tout le reste, mais ce ne fut pas ça qui lui fut donner. Non, pas du tout. Une flamme d'un autre genre, une flamme bien plus meurtrière et dangereuse. Sa main sur sa joue, une respiration erratique qui se bloque tout à fait, les pupilles qui s'agrandissent sous l'effet de la surprise et de l'anticipation, et puis, enfin, leurs lèvres les unes contre les autres. Premier baiser. Premier baiser sans emprise de l'alcool, premier baiser dont il se souvient, et ce n'est plus une flamme qui s'élève, c'est un torrent de feu qui s'empare de son corps et le réduit à l'état de marionnette.

Et déjà, la caresse s'enfuit, mais ce n'est pas assez. Pas assez pour ramener les souvenirs, juste assez pour éveiller ce besoin en Mika d'en avoir plus, réveiller le désir qui coule dans ses veines, faire circuler dans son sang cette endorphine qui vient toujours quand on est heureux, une endorphine rarement crée par son corps et qui lui fait presque tourner la tête. Plus, il voudrait plus, mais la raison toujours revient à la charge pour briser l'instinct. Pour lui fracasser la tête contre la froideur de la vie. Et Jae d'essayer de lui faire comprendre que tout n'était pas noir, qu'il pourrait trouver la force un jour d'être heureux... Dans ce monde ci, impossible, surement. Le russe était né au mauvais endroit, au mauvais moment, dans la mauvaise famille. Ou bien, il n'avait pas grandi comme il aurait du, il était différent, il avait quelque chose qui ne tournait pas rond et qui le rendait incapable de trouver cette étincelle qui illuminerait sa vie. Pas avant de l'avoir déjà noyé sous la colère.
Mais au final, les mots n'avaient pas d'importance. Ce n'était qu'en coupant le son que l'on pouvait voir ce qui se passait réellement, que l'on pouvait comprendre que tout était dans le regard, encore, que leur langage silencieux était plus important que le reste. Ne pars pas. Reste. La confusion et le besoin de l'autre, la peur et la douleur de chaque coté du spectacle, la peur de franchir la ligne et de ne plus rien avoir que ses yeux pour pleurer ensuite.

C'était de la slow motion, ou presque. De voir Jae se retourner, murmurant quelque chose en coréen qu'il avait peur de comprendre, s'en aller doucement, alors que lui restait imbécile assis sur ses marches, encore sous le choc de s'être enfin fait embrasser. Le trou était toujours là, mais il faisait moins mal, comme si les bords s'étaient adoucis. Comme si ne pas savoir n'empêchait pas l'imagination et l'instinct de connaître la vérité. Au fond de soi. Bouge. Le pied qui racle la pierre. Le bruissement de son uniforme frôlant le sol, la gravité qui reprend ses droits alors qu'il se hisse debout, un court instant, pour partir vers l'avant comme un fantôme, les cheveux dans tous les sens. Un pas, deux pas, trois pas, c'est une course en lui qui se fait à chaque avancée gagnée. Pas de mots, juste ses deux mains qui font faire volte face à JaeMin.

Et il suffit de se mettre sur la pointe des pieds et de l'attirer à lui pour se faire rencontrer à nouveau leurs visages, alors que Mika l'embrasse avec tout ce qu'il a, le plus longtemps qu'il peut, pour combler son vide avec de nouveaux souvenirs. La douceur de ses lèvres, son odeur, le goût de sa peau... La sensation de ses cheveux qu'il empoigne pour que l'autre ne s'éloigne pas, tout ça, chaque seconde lui redonne des forces. Des forces pour ce qu'il va faire ensuite.

S'éloigner, enfin, d'un centimètre, respirer, sourire comme un bienheureux. Puis le relâcher, reculer encore, attraper l'une de ses grandes mains, et l'embrasser comme un enfant.
« Mais c'est toujours non. » Et pourtant, sa voix est beaucoup plus calme, voir heureuse. Le déclic est fait. « Mais promets moi, une chose... Reste en vie. Par tous les moyens. Et si un jour, tu trouves quelqu'un, que tout ce merdier est fini, tu... me le présenteras. D'acc? ». Un sourire brave, même si les mots ne sont pas moins durs à dire, et il reste droit comme un i, attendant la promesse pour partir. Il n'a plus envie de le hair de ce qu'il a fait, il n'a plus envie de se voiler la face, et s'il ne peut pas être le bon pour lui, il peut au moins lui offrir ça.
Une main tendue et la promesse de ne plus oublier.

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MessageSujet: Re: Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|   Dim 1 Mai - 22:05

L'homme est un animal bien stupide, au lieu de s'aimer et vivre dans un monde remplit de bonheur, il ne fait que chercher à se détruire et s'entretuer un peu plus à chaque instant. Les guerres, les crimes, les viols, ne sont que la preuve de l'égarement de l'être humain. J'ai honte d'être comme tous ces êtres, je voudrais tellement lui offrir un monde où je pourrais le protéger le rassurer rien qu'en lui souriant, un monde où nous pourrions être ensemble et à part le trainer aux enfers aucun lieu ne pourrait nous laisser du répit pour que je lui apprenne à m'aimer. Je voudrais tellement être autre chose que JaeMin Park. Je suis qu'un idiot tombé amoureux de la mauvaise personne. Il ne veut pas de moi et pourtant, je ne peux m'empêcher de vouloir le forcer à être avec moi. Je voudrais tellement être la seule chose dans sa vie qui peut le rendre heureux, je voudrais le voir sourire et rire en ma compagnie, s'endormir sans crainte à mes côtés. C'est égoïste n'est-ce pas ? De vouloir, que celui qu'on aime vous aimer en retour. Si seulement ... Je sentais mon cœur se serrer de douleur alors que je continuais de descendre ces marches sans penser plus à rien à part à ce monde imaginaire que je voudrais construire de mes propres mains. Rah, peut-être que si j'aurai été élevé par ma mère tout aurait changé ... Voudrais-tu de moi, si je viens à donner mon âme à cette folle qui me sert de mère ? Voudrais-tu être vu en ma compagnie, si j'avais été le fils d'une sorcière, plutôt que le fils d'un pauvre moldu aimant qui avait tout fait pour me dicter les choses importantes dans la vie comme l'amitié et l'amour. Je ne suis pas tellement doué pour l'amour je dois le reconnaitre, mais le partager avec toi aurait été la plus belle des satisfactions. N'ai plus de crainte toutefois, petit serpent, le méchant chat ne viendras plus te terrer de ton trou, je vais rester bien gentiment à attendre que la mort vienne me chercher. Je vais rester assis sur une chaise sur une terrasse une fois ma vengeance accomplit et je t'y attendrais. J'attendrais de te voir arriver pour me tuer et alors je pourrais sourire de soulagement alors que tu prendrais mon amour et ma vie à la fois. Je n'aurais plus à souffrir de cet amour débordant que je veux t'offris contre ton grès.

Me mordillant la lèvre inférieure, je fixais droit devant moi, je devais être fort, je devais aller de l'avant, mais comme quand mon père m'a laissé seul sur le rebord de la route que se trouve être la vie, je tremble de nouveau. J'avais cru pouvoir être plus fort après la mort de mon père, j'avais réussi à me faire une carapace et redevenir le JaeMin fier de lui qui semble ne penser qu'à lui en se recoiffant alors qu'en réalité je cherchais uniquement à chaque instant à essayer de ne plus ressembler à mon père, de peur de fondre en larme devant le reflet qui me fait du mal. J'ai cru un instant que tu aurais pu m'aider, inconsciemment j'ai voulu me raccrocher à la personne qui était hors d'atteinte, surement mon côté masochiste qui me poussait à me faire encore plus de mal. Je voulais pourtant uniquement trouver une personne qui pourrait en me rejetant me faire redescendre sur terre... Rah ! Je suis vraiment nul pour mentir non ? Même en essayant de me forcer à me dire que je ne suis pas réellement tombé amoureux de toi Mikhaïl, je ne fais que me convaincre que d'être loin de toi seras alors la chose la plus difficile que j'aurais à affronter. Bien plus dur que pour mon père, après tout j'avais des photos, des souvenirs pleins la tête et en me regardant dans un miroir je pouvais constater combien je pouvais lui ressembler physiquement. J'ai peur de t'oublier avec le temps, peur de ne plus savoir comment est ton odeur, de plus me souvenir du son de ta voix. J'ai peur de me réveiller un jour en panique ayant même jusqu'à oublier ton existence. Si seulement tu m'aurais lancé le temps de graver plus de choses en moi te concernant, je ne sais presque rien de toi. Tout ce dont je peux me souvenir sans m'en lasser sera surement la douceur de tes lèvres que j'ai pu toucher que si brièvement.

Un bruissement me fit soudainement revenir sur terre. Adieu Mikhaïl. Tu allais certainement, retrouver tous ceux qui ont la chance d'être avec toi à présent. Je baissais la nuque, fixant le sol, alors qu'au final j'avais eu l'impression de ne pas avoir avancé depuis tout à l'heure. J'avais quoiqu'il arrive, du mal à partir loin de loin. Lançant un bref regard par-dessus mon épaule pour apercevoir Mikhaïl debout, j'accélérais un peu le pas regardant de nouveau devant moi de peur de le voir partir. Je ne veux pas y croire, c'est un cauchemar. Je vais me réveiller dans quelques instants, ouvrir les yeux et me rendre compte que ce n'est pas possible que cette déchirure dans mon cœur n'était qu'un mauvais rêve. Les pas de Mika me firent frissonner, il s'éloigne de moi un peu plus chaque instant et j'ai l'impression que je ne vais pas réussir à le laisser partir sans rien tenter de nouveau. Pourtant, comme si le mauvais rêve semblait changer un peu, je sentais deux mains me faire me retourner. Je fermais les yeux me crispant au passage étant prêt à recevoir une dernière baffe de la part de mon « Akai Ito. »

Ma respiration était saccadée alors que j'ouvrais brusquement les yeux fixant le serpentard. Mon cœur s'emballait rapidement alors que lentement mes mains venaient se poser l'une sur la hanche du jeune homme et l'autre sur sa joue. Et en me perdant dans ce baiser inattendu, j'en profitais pour me fabriquer des souvenirs du jeune homme. Je dois surement être sous le choc, car on ne peut pas dire que j'avais mis vraiment du mien dans ce baiser, je rate surement la meilleure occasion de ma vie de lui offrir un magnifique baiser. Pourtant, prenant rapidement conscient que cela avait plus des allures d'adieu qu'autre chose, mes mains se cessaient pas de le rapprocher de moi et rapidement je prenais parfaitement part à ce merveilleux baiser que même mes rêves les plus fous auraient pu imaginer. Tu n'aurais jamais dû faire ce choix-là Mikhaïl, j'aurais tellement plus de mal à me séparer de toi après cela. Je ne pourrais pas oublier ceci. Je ne veux plus jamais avoir à oublier ou ne plus jamais voir une personne. Ses lèvres quittèrent cependant bien trop vite à mon gout les miennes, j'aurais préféré mourir d'asphyxie par ton baiser. Je le fixais dans les yeux, cherchant par tous les moyens de le retenir encore un peu plus longtemps contre moi. Je me mordais la lèvre inférieure alors que je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine alors qu'un léger rire m'échappait. Si tu savais combien je te déteste pour me rendre autant accroc à toi. Je crois que je suis désormais bien incapable pour mon plus grand soulagement de me réveiller un matin et avoir tout oublié de toi. Tu resteras à jamais dans mon cœur.



Tu es celui qui vient de m'achever Mikhaïl, je ne t'en veux pas pourtant, cette douce mort et certes déchirante et horrible mais, tellement agréable à la fois. Je sentais mon cœur me faire horriblement mal, tandis que je me retenais pour ne pas le serrer dans mes bras et ne plus jamais le relâcher. Je ne veux plus jamais le perdre, maintenant que je l'ai trouvé comment imaginer une seule seconde le perdre. Pourtant, je veux son bonheur et surtout qu'il ne lui arrive rien, je vais donc devoir garder mes distances avec lui. Il s'écartait de moi et le voir sourire ainsi était surement le plus cadeau qu'il pouvait me faire. Je me sentais également bien de le voir sourire de la sorte. Vouloir uniquement son bonheur et une chose fabuleuse, en même temps à le voir sourire de la sorte j'étais sur désormais que je pouvais réussir à ne plus te faire de mal au moins pendant quelques secondes. Un léger sourire en coin apparut sur mon visage alors que je le laissais faire. Je ne pouvais m'échapper de me sentir heureux de sentir sa peau si proche de la mienne.

    Mikhaïl - Mais c'est toujours non.


Arrête s'il te plait Mikhaïl. Me le répéter ne fait que me faire mourir un peu plus de douleur atroce. J'ai compris que nous deux ce n'était pas possible malheureusement. Je ne veux pas te perdre, contrairement à ce que tu as pu me dire, tu es important à mes yeux, surement le seul qui compte vraiment dans mon cœur. Tout pourrait bien s'écrouler autour de moi, tout pourrait devenir que cendre et hurlement, tant que je serais à tes côtés, je ne craindrais rien. Je serais heureux, vivre dans un monde remplit de noirceur ne me ferait pas peur, car tu serais là à mes côtés.

    Mikhaïl - Mais promets moi, une chose... Reste en vie. Par tous les moyens. Et si un jour, tu trouves quelqu'un, que tout ce merdier est fini, tu... me le présenteras. D'acc?


Je fronçais les sourcils en l'entendant me demander de trouver quelqu'un et lui présenter un jour. Non ! Non ! Non ! Mikhaïl, je veux que toi et personne d'autre. Je détournais le regard contrarié parce qu'il venait de me dire alors que je fixais le sol un air boudeur doublé surement d'un air de gamin. Je ne veux pas quelqu'un d'autre, je ne pourrais pas te présenter quelqu'un en osant te dire que j'aime cette personne, alors que Mikhaïl, tu as réussi à me voler le peu d'amour que je pouvais offrir à quelqu'un. C'est vrai, j'aime encore un peu Saoirse et Nanaly, mais à côté de ce que je peux ressentir pour toi c'est de la rigolade, de l'urine de dragon. Je prenais une brève inspiration, pour regarder de nouveau le jeune homme. Ma main se perdit quelque peu sur sa joue alors que je lui souriais doucement.

    JaeMin - Je vais tout faire pour rester en vie… Toutefois, me demande pas de faire cela. Je pense pas que cela soit une bonne idée à par me détruire un peu plus encore. Je pense pas avoir envie de me trouver quelqu’un …


A part toi. Pas besoin de finir ma phrase pour qu'il comprenne du moins je l'espère, mais je ne pouvais que lui faire passer mes sentiments en le regardant c'était pour le moment la seule chose qui m'était encore autorisé. D'ailleurs, avant de devoir repartir dans le monde réel, je voulais juste faire une dernière chose. Je passais mes bras autour de la taille du jeune homme pour le serrer contre moi. Je perdais mon visage dans ses cheveux avant de déposer un léger baiser dans son cou.



Un bref baiser sur sa joue et je me redressais le regardant une dernière fois dans les yeux avant de me décoller de lui. Il ne fallait pas qu’on traine plus longtemps ici et surtout tous les deux, j’avais tellement peur pour lui. Tellement peur qu’un idiot aille tout raconter. Je ne veux pas qu’il lui arrive du mal, je tiens bien trop à lui.

    JaeMin - Je vais y aller à présent, je veux pas t’attirer de nouveaux des ennuis. Je ferrais en sorte d’être un merveilleux ennemi aux yeux de tout le monde pour toi Mikhaïl.


Je lui accordais un dernier sourire à la fois pour lui dire Adieu et lui rappeler que je l'attendrais quoiqu'il arrive. Je sentais mon cœur se serrer et me faire horriblement mal alors que je me remettais à descendre les marches. Je ne peux pas rester plus longtemps, mes larmes semblaient déjà prendre possession de mes joues et je n'avais pas envie qu'il soit témoin de ma douleur de devoir le quitter. Qu'est-ce que cela peut faire mal d'aimer. Je n'aurais jamais cru que cela aurait été possible d'avoir aussi mal. Mikhaïl Bielova tu auras surement était mon plus court amour, le plus magnifique, mais également le plus destructeur...
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Que deux solutions m'achever ou m'aimer. |Pv Mika ♥|

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