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 Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois.

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MessageSujet: Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois.   Sam 18 Aoû - 6:08

Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois.
Participants → Mary & Addison Malone.
Mois → Avril.
Lieu → Espaces verts moldus.
Moment → 2025.

Aujourd’hui, Mary était de bonne humeur.
Et c’est tellement rare que ça mérite d’être en première ligne, en effet.

Pourtant il n’y avait rien de plus que les jours précédents, mais elle se sentait juste incroyablement bien aujourd’hui. Peut-être parce qu’elle n’avait plus ses règles après une semaine à morfler. Mais ceci est une autre histoire. Elle tenait sa petite bibliothèque, triait ses fiches, surveillait Socrate qui essayait de sortir de la bibliothèque, bref, elle s’occupait, mais elle avait le sourire aux lèvres. Sourire sincère, pour une fois. Parce qu’il faut avouer que Mary sourit, même quand elle n’en a pas envie, parce que c’est plus sympa, plus accueillant, bref plus commercial, mais une Poufsouffle comme elle se fout un peu du sens du commerce, en fait. Disons qu’elle souriait machinalement, parce qu’elle aimait qu’on lui sourit donc qu’elle offrait ses sourire aux autres sans rien demander en retour. C’était aussi simple que ça, rien à voir avec une éventuelle stratégie commerciale. Aujourd’hui, elle n’avait pas énormément de clients. Personne pour venir emprunter ou acheter un bouquin. Attrapant sa baguette, elle ouvrit un carton de nouveaux livres qu’elle venait de recevoir, et commença à les trier, en mettant quelques-uns de côté pour ses lecteurs assidus, comme Malcolm Gray, un Serdaigle fort sympathique de sa connaissance. Samalkia s’approcha, curieuse, se demandant ce que faisait sa maîtresse, et Mary lui tapa sur la tête avec un petit bouquin souple, faisant japper la chienne. Finalement, comme elle n’avait ni clients ni rien à remplir, elle décida d’aller se promener. Attrapant la laisse de Samalkia, elle la lui agita sous le nez, s’amusant de voir le gros bouvier bernois se rouler au sol pour la supplier de partir se promener. Elle lui accrocha la laisse, posa la main sur le crâne du chien, et transplana au chemin de traverse. Elle ne voulait rien y faire de spécial, juste se promener, et peut-être passer à la librairie pour voir s’ils avaient des nouveautés, et éventuellement un livre qui aurait pu lui taper dans l’œil. Elle se dirigea donc rapidement vers la librairie, tête baissée comme tous les autres pour ne pas attirer l’attention sur elle, même si l’imposante présence de Samalkia décourageait les enquiquineurs. Attachant le chien à un poteau devant la librairie, elle y entra et en fit le tour, appréciant de moins en moins l’ambiance de Londres due aux mangemorts et à l’assassinat d’Harry Potter. Finalement, elle prit un bouquin en main, lut le résumé, et décida de l’acheter. Ca lui ferait un truc de plus à lire, après tout elle a lu tous les bouquins de sa bibliothèque librairie !

Mary ressortit de la librairie et récupéra son chien. Elle avait prévu d’aller boire un verre, mais vu la tête des sorciers rassemblés, il valait mieux qu’elle file, et vite. Elle n’avait passé que trente minutes en ville, et cela lui suffisait amplement. Elle transplana à nouveau pour retourner chez elle, et alors qu’elle allait franchir la porte, elle laissa tomber les clés au fond de son sac et prit un tout autre chemin, qu’elle n’avait pas emprunté depuis longtemps. Sur le chemin, elle acheta un petit os en fleurs blanches et pénétra dans le cimetière pour chien. De suite, Samalkia devint grave et plaqua ses oreilles contre sa tête, sentant que cet endroit ne lui plaisait pas du tout. Sans tenir compte des gémissements de la chienne, Mary alla s’accroupir devant une tombe de marbre, sortit sa baguette pour faire disparaître la poussière de la tombe, des photos et du nom, et posa le petit os fleuri dessus. Elle garda le silence quelques instants, et Samalkia, sachant qu’elle ne tirerait rien de sa maîtresse, s’assit à contrecoeur, attendant patiemment la suite.

« Salut, Moxie. » La main fine de la bibliothécaire caressa la tombe de marbre avec affection et nostalgie. « Je ne sais pas trop ce qu’il se passe quand on meurt, en tout cas j’espère que tu es heureux. Il se passe beaucoup de choses en ce moment, tu sais. Harry Potter est mort, et l’Ordre du Phénix semble avoir la mainmise sur Poudlard. Peut-être que les choses vont changer, maintenant. »

Elle caressa la tête de Samalkia, qui ne comprenait rien à rien. Peut-être qu’il fallait les présenter ? C’était bête de penser ça. Mais finalement, pourquoi pas. Ca pourrait l’aider à se sentir mieux, après.

« Moxie, je te présente Samalkia. Elle ne t’a pas remplacé dans mon cœur, mais tu sais à quel point j’aime les animaux. Il y a des nouveaux à la maison maintenant. Il y a un petit rat, Socrate, et Balthamos l’aime énormément. Baruch et Tialys ont fait la tête quand j’ai voulu jeter ton panier, alors je le leur ai laissé. Ils continuent à dormir dedans, ces filous. » Elle caressa à nouveau la tête de Samalkia. « Sam, je te présente Moxie. Avant toi, j’ai eu un autre chien, que j’ai beaucoup aimé. Il fallait quand même que je te le présente, non ? »

Mary se releva et essuya machinalement les larmes qui coulaient de ses yeux. D’un mouvement de baguette, elle fit apparaître une couronne de fleurs et la posa sur la tombe, avant de rester plantée là, se sentant un peu idiote.

« Bon, eh bien voilà. Je vais repartir, mon Moxie. On va aller se promener, sinon Samalkia risque de me faire une syncope. Je repasserai te voir, je te le promets. »

Après un dernier regard pour la tombe de son premier chien, elle tourna les talons et repartit, le cœur un peu plus léger, et toujours d’aussi bonne humeur. Maintenant, elle voulait aller … Bonne question ! Au parc ? Boire un verre dans un bar ? Ou rentrer chez elle ? Non, pas chez elle. Finalement, ce fut Samalkia qui décida pour elle, en tirant la laisse vers le parc. Mary se laissa tirer sans broncher, et détacha son chien pour aller s’installer à la terrasse du café du parc. Elle commanda un café et ouvrit son livre pour se plonger très vite dans la lecture. Cependant elle dut en sortir en vitesse quand elle entendit Samalkia aboyer. Elle leva les yeux et vit sa chienne faire la fête à une jeune femme, qui semblait assez surprise de voir un bouvier bernois inconnu lui tourner autour en sautillant d’une manière aussi ridicule. Très vite, Mary posa son livre sur la table et gicla de sa chaise pour attraper la chienne au collier.

« Samalkia ! Mais qu’est-ce qu’il te prend ? C’est comme ça que je t’ai élevée, vilaine bête ? »

Notez que la chienne eut l’air parfaitement terrorisée par cette engueulade. Haha, on peut plutôt dire qu’elle n’en avait rien à foutre et qu’elle gigotait pour la forme, pour dire à sa maîtresse que flûte, elle voulait dire bonjour à la dame quand même. Assez embêtée, Mary releva la tête, ne sachant pas trop comment ladite dame allait réagir à cette démonstration d’amour assez impromptue.

« Je suis désolée, je ne sais pas ce qu’il l’a prise … » Mary se tut. Et ouvrit de grands yeux. Non, quelle blague, ce n’est pas possible, ça ne peut tout de même pas être … « … Addison ?! »

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MessageSujet: Re: Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois.   Dim 19 Aoû - 2:08



« when she was just a girl, she expected the world ... »


Addison marchait dans une petite rue, les mains fourrées dans les poches de son sweat trop grand pour elle. Enfermée dans ses pensées. Elle repensait involontairement à Alekseï ; encore et toujours. Elle se demandait encore aujourd'hui ce qui lui avait pris de se rendre au cimetière pour aller se recueillir sur la tombe des parents et du frère du jeune homme. Non mais sérieusement quoi. Où avait-elle la tête à cet instant ? Parce que bien entendu, s'il n'était pas venu, tout serait passé inaperçu. Mais il avait fallu qu'il se ramène. Qu'il la voie pleurer comme une gourde monumentale devant la tombe de Iermeï. Heureusement, la suite s'était plutôt bien passée. À tel point qu'elle se souvenait encore de la douce chaleur de sa main entourant la sienne. À cette pensée, Addi grommela. Il fallait qu'elle redescende sur terre. Cet homme était son collègue, son ami. Rien de plus. Et ce ne serait jamais rien de plus. Même si la soirée en sa compagnie à s'ouvrir un peu plus sur elle avait été pour le moins agréable. C'était ce qu'on faisait en compagnie d'un ami, non ? Oui. Bon, voilà. Alors pourquoi traîne-t-on encore sur le sujet ?

La jolie sorcière leva les yeux vers le petit portillon du parc devant lequel ses pieds l'avaient menée sans qu'elle ne s'en rende réellement compte. Dans un sens, elle se félicitait presque de ses instincts. Une balade au milieu de la verdure lui ferait le plus grand bien. À force de se rendre dans cet endroit, elle avait appris à connaître les endroits où il y avait le moins de monde. Là où elle pourrait se promener tranquillement sans se faire accoster, ou même sans qu'on la regarde. Mieux encore. Là où elle serait seule. Elle prit donc la direction du petit bout de parc qu'elle affectionnait tant. Une petite plateforme d'herbe bien embusquée derrière des buissons, difficile à atteindre. C'était comme une petite clairière au milieu des arbres en fleurs, à cette saison. Et dieu sait qu'une fois assis là, on avait plus envie de s'y relever avant des heures. Lorsqu'elle pointa son nez au travers des buissons, elle eut cependant une désagréable surprise. Il y avait quelqu'un. Son oreille le lui disait. Néanmoins, lorsqu'elle baissa les yeux, elle aperçut la simple silhouette d'un chaton, qui jouait avec une pomme de pin. Elle sourit, s'approchant doucement afin de ne pas l'effrayer. Le petit animal la remarqua immédiatement, et alla se tapir sous un buisson, sans pour autant s'enfuir véritablement. Il la regardait d'un air méfiant, tandis qu'elle s'installait en tailleur en face de la petite pomme de pin. Le matou se tapit sur les aiguilles de pin, effrayé à l'idée que cette grande chose lui pique son jouet. Doucement, Addison fit rouler la petite distraction du chaton vers celui-ci. L'autre cligna un instant de ses grandes paupières, avant de se précipiter sur la pomme de pin. L'irlandaise eut un sourire radieux, tinté d'un léger rire. Le petit chat donna un coup de patte dans la pomme de pin, la renvoyant vers l'humaine. Puis il se précipita sous les buissons, au même emplacement. À nouveau, elle lui renvoya. Il revint, et exécuta le même manège. Ce petit jeu dura une bonne dizaine de minutes, avant que le petit animal n'approche finalement la pomme de pin de la sorcière du bout du museau, pour ensuite réclamer quelques caresses. Aussitôt, la jeune femme s'empressa de se plier à son souhait, souriant de plus belle quand le chaton se mit à ronronner, se roulant sur le dos pour qu'on lui gratouille son ventre rose et dodu. Addison se mordillait la lèvre, trop attendrie par cette boule de poil, en qui elle avait trouvé la compagnie qui lui manquait. Doucement, tandis qu'elle caressait ses poils doux et soyeux, elle se mit à chercher un petit collier, ou une petite puce électronique qui aurait signifié son appartenance à un propriétaire moldu. Mais elle ne trouva rien. La petite bestiole continuait de s'agitait, jouant avec la pomme de pin tout en appréciant les gestes de l'humaine. Celle-ci réfléchissait. Peut-être que ce chaton s'était échappé, et qu'il était trop jeune pour qu'on lui ait mis une puce. Elle décida de chercher parmi les annonces sorcières et moldues d'animaux disparus dès qu'elle rentrerait. Néanmoins, elle ne pouvait pas embarquer le petit animal comme ça. Elle ne pourrait que signaler qu'elle l'avait vu au parc.

Finalement, après quelques dizaines de minutes à savourer la compagnie de cette adorable petite bestiole, Addison décida de partir. Elle murmura quelques mots au chaton, se relevant, époussetant son sarouel vert clair dont l'élastique le faisait s'arrêter au-dessous du genou, malgré les plis bouffants descendant plus bas. La jeune femme rajusta sa grosse écharpe en laine, fourrant ses mains dans la poche unique de son sweat à capuche après avoir donné une dernière caresse au chaton. Puis elle sortit du petit bosquet abritant la petite clairière d'herbe, bien décidée à rentrer chez elle pour voir si quelqu'un ne rechercherait pas ce petit minet. Elle se mit à marcher d'un pas plutôt enjoué, le moral remonté. Un sourire fendait ses lèvres, agréable à voir après toutes ces journées mornes et sombres qu'elle passait. Mais, alors qu'elle progressait déjà dans le parc depuis cinq bonnes minutes, elle sentit une petite présence derrière elle. Qui la suivait. Elle se retourna, mais ne vit personne. Les gens allaient et venaient, sans lui prêter la moindre attention. À leurs yeux, elle n'existait pas plus que les pigeons qui picoraient les restes de pique-nique sur l'herbe grasse. Elle fronça donc les sourcils, se remettant à marcher. Mais son impression d'être suivie restait toujours présente. Aussi finit-elle par se retourner brusquement, espérant prendre l'inconnu par surprise. Elle vit alors une petite chose au sol bondir de stupeur, et aller se planquer dans le buisson le plus proche. Elle se mit à rire, regardant la petite boule boule de poils noire au bout des pattes blanc l'observer avec crainte mais fascination. La même tache blanche se retrouvait au bout du museau, mais pas de la queue, comme s'il n'avait trempé que les pattes et le bout de son nez dans un pot de peinture immaculé. Addi adressa un petit regard triste au minou.

« Ça ne sert à rien de me suivre, il faut que tu rentres chez toi maintenant. » Elle s'agenouilla au sol, tandis que la petite boule de poils venait la rejoindre ventre à terre pour réclamer des caresses. Elle lui en donna quelques unes, soupirant doucement. « Allez. Pshit ! Ton papa et ta maman vont s'inquiéter éè. »

Elle lui donna une très légère tape sur les fesses, et le petit chat partit en courant. Elle soupira doucement, le regardant disparaître dans un petit bosquet. Ce chaton était vraiment trop adorable. Mais quelqu'un devait forcément le chercher en ce moment même. Elle ne pouvait pas se permettre de le ramener chez elle, ni de le laisser la suivre. Elle se remit à marcher, les mains dans les poches, se mordant machinalement l'intérieur de la joue. Cette petite bestiole, malgré les parties blanches de son poil, était sale, et ça se voyait. Elle n'avait pas éprouvé le moindre dégoût à la caresser, parce qu'elle aimait les animaux. Mais ce petit chat était sale, maigre, et probablement affamé, malgré sa jolie fourrure et son caractère joueur. C'était un enfant, qui ne réalisait pas qu'il allait mourir s'il n'arrêtait pas de ne faire que jouer dans sa vie. S'il s'était échappé, cela devait faire plusieurs jours, voire plus d'une semaine. Tournant au coin d'un nouveau chemin, Addison eut un nouveau soupir. Ce fut à cet instant qu'elle remarqua le petit matou qui l'attendait sagement, en travers du chemin bétonné. La pomme de pin dans la bouche. Il avait cru qu'Addison voulait jouer. Elle leva les yeux au ciel, de plus en plus attristée par cette boule de fourrure.

« Mais j'ai dit noooooon éè ... » lâcha-t-elle d'une petite voix en le regardant avec ses yeux d'Addi pottée.

Malheureusement pour elle, le petit minou était bien plus fort au jeu du regard suppliant. Elle fit demi-tour, décidant de l'ignorer. Mais il la suivait, elle le sentait. Elle soupira. Très bien, qu'il la suive. Il finirait bien par se lasser si elle ne lui montrait pas la moindre once d'intérêt. Avançant dans la direction de la sortie de parc la plus proche, la petite Malone se sentait de plus en plus gênée par ce chaton abandonné. Mais soudain, elle n'eut plus l'occasion de s'en occuper. Un gros chien fonçait droit sur elle. Un magnifique bouvier bernois. WHAT ?! C'était la journée des bêtes aujourd'hui. L'animal se mit à japper joyeusement en lui tournant autour, sautillant comme pour réclamer des caresses. Addison afficha tout d'abord un air surpris, avant de sourire. Mais au moment où elle allait caresser le gros chien, la maîtresse de celui-ci l'attrapa par le collier pour la tirer en arrière. Addison ne bougea pas, se contentant de regarder la jeune femme disputer son animal de compagnie. Cette voix... Ne l'avait-elle pas déjà entendue ? Inexplicablement, le petit cœur de la jeune médecin s'accéléra, tandis qu'elle essayait de replacer un nom sur ce joli visage qui venait de se tourner vers elle. Lorsque la jeune femme prononça son nom d'un air affreusement surpris, Addi cligna un instant des paupières, ébahie. Mary. Mais que faisait-elle ici ? Doucement, Addison sentit sa gorge se nouer. Non, elle n'avait pas le droit de se mettre à pleurer ; pas maintenant. Même si elle voulait se jeter au cou de sa sœur, tout en hurlant qu'elle avait été ignoble avec elle, qu'elle l'avait abandonnée, tout en la bénissant d'être venue au parc ici aujourd'hui... Non. Elle ne pouvait pas se montrer faible. Pas comme ça. Se contentant de sourire à l'aînée des Malone, Addi tendit la main vers la grosse chienne, qui alla léchouiller ses doigts avec entrain.

« Ce n'est pas grave... » lâcha-t-elle d'une petite voix. « Elle ne m'a pas fait mal. »

Elle sourit à l'intention de la grosse chienne, mal à l'aise vis à vis de sa sœur. Cela faisait une éternité qu'elles ne s'étaient pas parlées. Plus encore qu'elle ne s'était pas vues. Mary allait-elle être en colère ? Allait-elle partir brusquement sans dire un mot de plus ? Addison ne l'aurait pas supporté, c'était la seule chose dont elle était sûre. Doucement, elle ramena une mèche de ses cheveux noirs derrière son oreille, du bout des doigts. Puis elle adressa un petit sourire timide à sa sœur. Elle ne savait pas quoi lui dire. Mais il fallait qu'elle trouve. Et vite. Elle laissa alors les mots s'échapper, incontrôlables.

« Je suis contente de te voir, je... Aïe ! » couina-t-elle, interrompue dans son début de débilités.

Elle se tourna légèrement, observant l'arrière de sa jambe, que Samalkia reniflait avec intérêt. Le petit chat, accroché au sarouel pour se protéger du chien, miaulait doucement, apeuré. Néanmoins, la chienne n'avait pas l'air agressive.

« Mais qu'eeeeeeest-ce que tu fais là ? » lâcha Addison d'un ton exaspéré à l'adresse du chaton. Celui-ci leva ses grands yeux suppliants vers elle. Elle essaya d'aller le décrocher, mais il s'agrippait. Et se tordre le dos de la sorte n'était pas très confortable pour Addison. « Tu sais, je crois que ce chien ne va pas te manger. Je crois plutôt qu'il veut jouer avec toi. Tu as fait quoi de ta pomme de pin ? » ajouta la jeune femme en soupirant.

Elle se tourna finalement vers Mary, laissant le minet accroché à son pantalon. Bon. Et bien au pire, s'il le déchirait à l'aide de ses petites griffes, elle en rachèterait un. Elle eut un sourire gêné à l'intention de sa sœur. Elle n'avait pas envie d'aborder les sujets bateaux, ni rien. Elle ne voulait pas se disputer avec elle. Elle ne voulait pas pleurer de joie de la retrouver. Elle voulait simplement faire comme si de rien était. Et rester avec elle.

« Cette petite bête me suit depuis tout à l'heure... Tu ne connaîtrais pas quelqu'un qui aurait perdu un chaton ? » demanda la jeune femme d'une petite voix.

Elle tentait de remonter les yeux vers Mary, de regarder sa sœur en face. Finalement, elle parvint à planter ses prunelles dans celles de sa sœur. Remord, culpabilité. Tristesse, peine, chagrin. Au milieu de toutes ces émotions qui formaient le regard ambiant de la jeune femme, l'une persistait depuis maintenant quelques minutes. Depuis qu'elle avait pris conscience de l'identité de la personne qui lui faisait face.

L'espoir.
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MessageSujet: Re: Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois.   Lun 20 Aoû - 3:23

Mary était face à sa sœur. Addison, sa petite sœur, celle qui l’avait poursuivie de ses lettres quand elle avait coupé les ponts, dix ans plus tôt. Celle à qui elle envoyait des cadeaux pour les Noël et les anniversaires. Mais aussi celle avec laquelle elle avait coupé les ponts en apprenant qu’elle sortait avec un pro-mangemort, et que ses amis étaient tous, ou peu s’en faut, pro-mangemorts. Et là, elle était déchirée entre plusieurs envies. La serrer dans ses bras, ou la vilipender méchamment. Alors qu’elle ouvrait la bouche, certainement pour dire une connerie, Addison fit de même pour lui dire qu’elle était contente de la voir. Contente, ah oui pourquoi, pour mieux pouvoir balancer à leurs parents qu’elle l’avait vue à tel endroit et donc qu’elle vivait à proximité ? Le cri de douleur d’Addison l’empêcha une nouvelle fois de cracher son venin, et quand elle tourna la jambe, ce fut pour se rendre compte qu’un mignon petit chaton tout sale grimpait à son sarouel en miaulant pitoyablement pour que Samalkia ne le mange pas en Apéricube. Samalkia se contenta de tendre le cou vers le chat, qui recommença à miauler plus fort, pour le renifler et le décréter immangeable. Trop de poils, certainement, ça se bloque entre les dents. Et trop mou en plus de ça. Mary profita du fait que sa sœur s’intéresse à la bestiole pour fermer les yeux et se recomposer un visage décent. Revoir sa sœur … C’était un choc trop violent. Mary s’était habituée à sa vie solitaire. Elle s’était habituée à sa vie tranquille dans sa petite librairie bibliothèque, avec son chien et ses chats, et les quelques clients habitués qui passaient de temps en temps pour échanger quelques mots, rendre un bouquin et en prendre un autre, et pourquoi pas en acheter ou réserver. Depuis dix ans, elle n’avait revu ni ses parents, ni son frère, ni sa sœur, alors pourquoi maintenant. Pourquoi maintenant que les choses bougeaient, que l’Ordre reprenait le pas sur les mangemorts malgré la mort d’Harry Potter, fallait-il que sa sœur apparaisse comme par magie devant elle ? Quand elle releva la tête, Mary avait rouvert les yeux, et était devenue aussi inexpressive que le granit. L’air de rien, Addison lui demanda si elle connaissait quelqu’un qui avait perdu un chaton.

« Non. » La voix de Mary s’était faite plus sèche que ce qu’elle aurait voulu. « Le meilleur moyen de le savoir, c’est de le ramener chez toi et de placarder des avis dans le coin. »

Volontairement, Mary s’était faite distante. Pour elle, Addison n’avait pas changé. Après tout, ses dernières nouvelles, c’est qu’elle côtoyait assidument des pro-mangemorts, peut-être que son nouveau copain en était un, qui sait. Et elle ne voulait avoir aucun contact avec ces sales monstres, donc elle comptait couper les ponts une seconde fois, n’en déplaise ou non à sa sœur qui semblait nourrir l’espoir qu’elles pourraient se reparler. Addison avait toujours été très proche d’elle. Mais elle avait fait son choix, et Mary avait fait le sien. La libraire se complaisait dans la neutralité. Elle avait quelques amis de l’Ordre, comme Logan, et ne parlait jamais politique avec lui. Ils ne l’évoquaient même pas, pour tout dire. Elle ne voulait pas y être mêlée. Cependant, elle ne put empêcher son regard de glisser des yeux de sa sœur vers son avant-bras droit dissimulé par la manche de son sweat, et ironiquement, elle se demanda si Addison l’avait, cette Marque des Ténèbres invisible qui faisait trembler le monde sorcier. Même si c’était le cas, elle ne le lui dirait pas, alors comment pouvait-elle lui faire confiance ? Son regard accusateur retourna se ficher dans celui de sa petite sœur, plein d’espoir.

« Alors, ça y est, les Malone sont fiers de toi ? » Son ton s’était fait acide. « J’imagine que tu es fière d’arborer la Marque des Ténèbres et d’assassiner ceux qui se mettront en travers de ta route, comme tes chers amis ont fait à Harry Potter et compagnie … »

Elle secoua la tête en laissant échapper un petit rire plein d’amertume. Pourquoi est-ce qu’elle lui posait ces questions ? Addison avait peut-être été le seul membre de la famille Malone qu’elle supporte, elle ne voulait plus rien avoir à faire avec les mangemorts. Cependant voilà. Comme elle l’avait dit plus haut, Addison avait été le seul membre de la famille qu’elle avait supporté, le seul qui avait continué à prendre des nouvelles … La seule à qui elle avait pensé pour les Noël et les anniversaires aussi. Bref, Addison restait sa sœur. Et elle venait de lui sauter à la gorge … D’un coup, Mary lâcha son chien et se couvrit les yeux pour cacher ses larmes, et avant que sa petite sœur n’ait eu le temps de répondre à sa pique agressive, elle s’avança vivement vers elle et la serra dans ses bras. Très fort. Que pouvait-elle dire ? Qu’elle était désolée ? Que sa sœur lui manquait ? Ca sonnerait tellement faux, si elle le disait, alors que ce geste impulsif lui semblait tellement plus vrai ! Au bout d’un moment qui lui sembla horriblement court – et pourtant qui durait aussi une éternité – elle lâcha sa sœur et recula un peu, puis essuya distraitement ses yeux humides de larmes, essayant de ne pas pleurer bêtement. Ce serait quand même dommage qu’elle craque psychologiquement non ? Elle ouvrit la bouche, chercha ses mots, et la referma bêtement. Puis finalement, elle se pencha pour caresser le petit animal et le décrocher de la jambe de sa sœur, pour le soulever et lui faire un bisou sur son crâne sale. Le chaton miaula, heureux comme un prince. Mary l’examina rapidement. Le chaton était sale, affamé, et certainement malade. Il lui faudrait une sacrée cure pour aller mieux. Peut-être que si elle ramenait Addison dans sa bibliothèque, elle lui donnerait de quoi s’occuper de l’animal. Le petit animal se mit à gigoter, et agilement, il sauta sur sa petite sœur pour se rouler dans ses bras en ronronnant, faisant sourire Mary.

« Je crois qu’il t’aime bien. » Et les animaux n’aiment que les gens biens. Tendant la main, elle attrapa la main de sa sœur en lui montrant le café d’un mouvement de tête. « Viens, je t’invite. »

Mary retourna s’asseoir à la table où elle était, laissant sa sœur s’installer en face d’elle. Qu’est-ce qu’elle pouvait lui dire maintenant ? Faire comme si dix ans ne s’étaient pas écoulés ? Ou remettre une distance entre elles ? Vu comment elle venait de tout faire voler en éclats, ce serait difficile. Aussi préféra-t-elle choisir la solution la plus logique.

« Alors … Qu’est-ce que tu deviens ? »

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MessageSujet: Re: Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois.   

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