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 Six feet under. [Mikhaïl]

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« Forgive me father for I have sinned, I have sinned a lot. »





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Points : 22
Avatar : Willa Holland.
Crédits : Alles & Tumblr.

Age RPG : 17 ans.
Sang : Mêlé.
Camp : Armée de Dumbledore

Vie du personnage : Liens ◈ Ici.
Rôleplay ◈ Ici.
Hivoux ◈ Ici.

Truc en plus : Lycanthrope.
Doubles-Comptes : Moïra ◈ Serdaigle.
Roxanne ◈ Serpentard.
Grace ◈ Professeur phénix.
Svetlana ◈ Mangemort.



MessageSujet: Six feet under. [Mikhaïl]   Lun 25 Juin - 13:22

Six feet under - ou l'art de bouffer les pâquerettes par les racines.
Participants → Lily Potter & Mikhaïl Bielova.
Mois → Début Avril.
Lieu → Cachots de Poudlard.
Moment → Mercredi après-midi.

« Cette année, c’est une année féminine, tout semble le prouver. Les Harpies de Holyhead, menées par l’infatigable et talentueuse Gwenog Jones, capitaine et batteuse, rafle une fois de plus la coupe de Ligue Un aux équipes régnantes. Les Pies de Montrose, pourtant sacrée meilleure équipe de Quidditch de l’année 2024, doivent dès à présent commencer à envisager l’idée de s’incliner face à ces fières et indomptables donzelles. Les Harpies ont, en effet, raflé la coupe au nez et à la barbe des Pies. Violette Reagan, l’attrapeuse de l’équipe, se dit satisfaite de sa prestation, mais assure que rien n’aurait été possible sans ses camarades de jeu. En effet, il faut saluer l’incroyable talent des deux batteuses, Sally Mullin et Gwenog Jones, deux cognards vivants avec leur batte à la main. Par une extraordinaire pirouette, elles ont en effet plusieurs fois fait siffler le cognard sous le nez des poursuiveurs et de l’attrapeur adverses, les forçant à de nombreuses têtes à queue pour ne pas prendre un mauvais coup. Darek Bielova, attrapeur des Pies de Montrose depuis quelques années déjà, a même été la cible d’un cognard bien précis tiré par Sally Mullin de l’autre bout du terrain, le faisant chuter alors qu’il allait doubler Violette Reagan qui s’apprêtait à saisir le vif d’or. Cependant, même sans le tir habile de miss Mullin, les Harpies l’auraient tout de même emporté, menant de cent trente points les Pies grâce à l'avance confortable octroyée grâce au talent émérite et sans pareil de Ginny Potter, poursuiveuse des Harpies. Les jours de l’attrapeur des Pies de Montrose ne sont cependant pas en danger. »

Lily leva un sourcil, à peine insultante. Ses jours ne sont pas en danger ? Dommage. Elle aurait bien aimé qu’il crève, le Bielova. Sans lever les yeux de son journal, elle regarda cependant autour d’elle pour savoir ce que faisaient les autres. C’était, comme disait Hugo d’un ton moqueur, son devoir de préfète. Hmm. Lily s’en foutait complètement, d’avoir été à nouveau nommée préfète. C’était d’ailleurs rigolo. Aleera partie, le poste de préfet s’était libéré, et tout le monde montra ni plus ni moins avoir des visées dessus. Même Roxanne, en digne rapace qu’elle était devenue. Quelques rares personnes n’en avaient rien à foutre, Lily la première. Etre préfet ? Puis quoi encore ? Elle ne respectait pas le règlement, alors le faire respecter aux autres, c’est un peu ironique non ? Très franchement. Elle fume, elle boit, elle aime les bagarres et la violence, d’ailleurs elle aime se battre, elle sort dans les couloirs du château en-dehors des heures règlementaires, tague les murs en secret, distribue illégalement des tracts signés par les Maraudeurs, d’ailleurs elle était une des Maraudeurs, Lunard, comme la surnommait Fred en ricanant. Alors lui demander, à elle, de faire respecter le règlement, c’est une idée saugrenue qui ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Aussi, quand la Baranovski s’était pointée dans la salle commune en lui tendant l’insigne dans un silence de plomb, le premier réflexe de Lily avait été d’en rire. Et comme la prof ne bougeait pas, Lily avait demandé d’un ton amusé si on se foutait d’elle, et s’était ensuivi le discours le plus épique que les Serpentard avaient pu voir. « Non, mademoiselle Potter, vous êtes la nouvelle préfète de Serpentard. » « Et vous avez fumé quoi pour décider de me nommer ? » « Je n’ai pas eu mon mot à dire là-dessus, la directrice a tranché seule. » « J’imagine que votre choix à vous se serait porté sur un de ces charmants Basilics qui trépignent d’impatience à devenir les nouveaux laquais de Lord Voldemort ? » Les gens s’étaient figés. Lily n’ignorait pas qu’un sort avait été posé sur ce nom et que les mangemorts apparaissaient à sa moindre mention. Cependant elle était déjà entourée de mangemorts, et en digne fille de son père, elle n’avait pas peur du pouvoir des noms. Sans répondre, la prof de magie noire avait posé l’insigne devant elle et avait tourné les talons. Lily avait ricané, très canine, et avait attrapé l’insigne pour l’épingler à sa poitrine.

Et l’attitude des gens avait changé. On ne faisait plus de blagues macabres sur son père, on n’embêtait plus sa cousine Dominique, on ne la fixait plus d’un air supérieur et méprisant. Lily n’avait pas été très longue à imposer aux autres sa loi. Aussi, les petits de chez Serpentard savaient qu’ils pouvaient trouver en elle une source de protection, quand elle chopait les gens sur le fait, parce que sinon elle ne protégeait personne. Pareillement, ils avaient compris qu’il ne servait à rien de venir se plaindre que quelqu’un a pris quelque chose dans ses affaires, elle répondait juste d’un ton sec qu’il n’a qu’à mieux apprendre à les protéger. Elle n’empêchait personne de fumer ou boire dans la salle commune, vu qu’elle-même s’y adonnait régulièrement, tout comme elle les laissait sortir de la salle commune après le couvre-feu. Ils font comme ils veulent, mais si elle les attrape en patrouillant, même régime que les autres, vingt points en moins et quatre heures de colle. Elle avait aussi drastiquement fait baisser les violences sur les sangs-mêlés d’une manière très radicale. D’abord en parlant pour expliquer au Serpentard que non, ce morpion de Bielova les laisse peut-être faire ça, mais le morpion elle l’emmerde, c’est elle qui commande. Le Serpentard avait ri. Il avait nettement moins ri après que Lily lui ait balancé un coup de poing dans l’estomac avant de lui saisir la gorge et l’entrejambe pour lui susurrer d’un ton carnassier que maintenant, c’était elle qui commandait, pas ce résidu de raclure de chiottes génétiquement modifié. D’ailleurs, en parlant de lui, il fallait qu’elle lui parle. Ce morveux n’avait de cesse de contester son autorité sur tout et n’importe quoi, juste pour marquer son territoire. Il agissait comme un gamin, en tâtant le terrain pour voir les limites. Il la cherchait, et Lily, pas patiente, lui foutait une beigne à lui en décoller les dents du fond. Ca ne le refroidissait malheureusement pas, ce petit con.

« Vivement que ma sœur les extermine tous ! »

Tiens, en parlant du morpion … Lily leva brièvement les yeux de son journal pour voir le Bielova en train de lire la Gazette du Sorcier. Oh. Incroyable, ce merdeux sait lire. Et il était, semblerait-il, en train de lire l’article sur la commémoration de mort de son père, Harry Potter. Mikhaïl lui jeta un regard en coin. Hm, il voulait l’énerver ? Il n’y arriverait pas, Lily sachant que son père était vivant. Elle lâcha un bref ricanement moqueur et tourna la page de son Quidditch Magazine édition prenium. Cependant, son ricanement ne sembla pas plaire à Mikhaïl, qui se redressa d’un coup.

« D’ailleurs Potter, toi et tes frères, vous êtes les prochains sur la liste ! »

Serpentard se figea. Lily lâcha un nouveau soupir méprisant, et plia son journal, le posant sur ses genoux croisés. Toi et tes frères. Et pourquoi pas sa mère, hm ? Elle prit le temps de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille, parfaitement calme, s’amusant de le sentir bouillir.

« Et pourquoi pas ma mère, morpion ? Tu voudrais te l’approprier pour l’ajouter à ta collection de mamans, avec Svetlana et Roxanne ? Sans blague, ce morveux ose me parler de famille alors qu’il est tellement désespéré qu’il a deux Mama de substitution pour le cas où il en perdrait une autre. »
« Moi au moins, j’ai des gens qui acceptent de jouer les substituts. Et toi, tu en as, ou tu es toute seule Potter ? Perdue sans son papounet d’amour ? »

Lily lâcha un nouveau ricanement moqueur. Ah il veut jouer ? Ok. Jouons.

« Seule, hein. Que tu crois, Bielova. Je n’ai juste besoin de personne pour remplacer mon père, et tu sais pourquoi ? Parce que j’ai ma mère et mes frères. Et toi, morpion, qu’as-tu ? Un père qui est à ça de te déshériter parce que t’es homo et que tu ne l’assumes même pas, et une mère qui a servi de casse-croûte à un gros caniche à grandes dents. Tu as craché sur tes sœurs, tu as craché sur ton frère, et tu es devenu dépendant de tout le monde. De Tania d’abord, puis de Roxanne, puis de Svetlana. Tu me crois seule, Bielova ? C’est toi qui l’es. Tellement seul que tu passes ton temps à te conduire comme un gamin pourri pour attirer l’attention, tellement seul que tu vérifies chaque jour d’être aimé par tes proches, tellement seul que chaque nuit, tu vois et tu revois ta mère hurler et mourir lentement entre les crocs d’un loup-garou … »

Mikhaïl avait blêmi. Puis il se tassa dans son fauteuil, vaincu par la vérité qui émanait des mots de Lily. La préfète esquissa un sourire de vainqueur, puis elle rangea son journal dans son sac. Ca, c’est être un Serpentard, morpion, ça n’a rien à voir avec la prétendue pureté de ton sang. Puis elle se leva souplement, pour se diriger droit vers lui, faisant reculer les gens assis à la même table que lui. Elle se saisit de sa Gazette du Sorcier et jeta un coup d’œil à la photo pour sourire d’un air affable à son père, qui lui retourna son sourire, comme s’il la reconnaissait. Puis elle jeta le journal au feu, et attrapa son homologue masculin par l’épaule, serrant les doigts sans le moindre état d’âme pour être sûr qu’il ne s’échapperait pas.

« Et maintenant, tu viens avec moi. Toi et moi, faudrait qu’on mette les choses au clair, de préfet à préfet, si tu vois ce que je veux dire. »

Et ils voyaient tous de quoi Lily parlait. De la sale habitude qu’avait Mikhaïl de pendre les gamins par un pied au lustre ou d’abuser de ses pouvoirs de préfets pour obtenir tout et n’importe quoi. Ca marchait peut-être avec Aleera qui en faisait tout autant, mais avec Lily, c’était fini. Elle le tira par l’épaule, se fichant complètement de l’entendre piailler, et lui attrapa le poignet qu’elle serra tout aussi rudement. Vu que le blondinet faisait un mètre quatre-vingt maintenant, ce serait difficile de le tenir par l’épaule, vu qu’elle avait dix centimètres de moins que lui. Ce qui ne l’empêcherait pas de lui casser la gueule ou de lui coller une raclée, bien évidemment. Elle le tira hors de la salle commune aussi silencieuse qu’une tombe, et l’entraîna dans les cachots qu’elle connaissait comme sa poche, merci la carte du maraudeur. Puis elle le poussa devant elle et finit par le lâcher, lui coupant cependant toute retraite vers la salle commune. Ils n’étaient plus que tous les deux, et personne ne pourrait les rejoindre, à moins d’un sacré coup de pot. Elle s’appuya négligemment contre le mur et fixa Mikhaïl, insistant sur la blondeur inhabituelle de ses cheveux, s’amusant de sentir les battements de son cœur accélérer d’un coup pendant qu’il se demandait si c’était elle qui le faisait chanter ou pas. Puis elle le fixa droit dans les yeux, le saphir rencontrant l’acier.

« Tu sais Bielova, je n’arrive pas vraiment à cerner si t’es con de nature ou si tu le fais exprès. Je n’avais jamais remarqué ça chez Lee, du temps où on était amies, cette propension à se foutre dans la merde pour le plaisir. » Elle secoua la tête et plaqua le talon de sa chaussure contre le mur, toujours aussi négligente. « Comme je te le disais, il va falloir qu’on mette des choses au clair. »

Avec des gestes mesurés, elle sortit une cigarette de son sac et l’alluma avec son briquet tempête. En gardant toujours Mikhaïl dans son champ de vision, comme un véritable loup aux aguets. Ce qu’elle était depuis quelques mois, en somme.

« Je ne pensais pas devoir te dicter ta conduite comme à un gosse, mais s’il faut en passer par là, pas de soucis, je suis à ta disposition. Tu es préfet, tu piges ? Tu es sensé montrer l’exemple, pas utiliser tes privilèges pour asseoir ta pseudo supériorité de sang-pur qui n’en est d’ailleurs même pas un. Montrer l’exemple, ce n’est pas suspendre les plus jeunes au lustre pour leur faire peur, ni les frapper parce que tu as subitement pris du muscle pendant les vacances, par on ne sait quel miracle de la nature. » Effectivement, Lily le menaçait ouvertement. « Aussi, il va falloir que tu changes de comportement, et vite. Je t’assure que tu vas m’avoir sur le dos en permanence jusqu’à ce que tu rentres dans le rang, et que si tu continues je ferais de ta vie un véritable enfer sur Terre. » Puis elle lâcha un ricanement en soufflant la fumée de sa cigarette vers la voûte. « Même River, qui est le parfait exemple de ce que j’appelle un connard typique, fait mieux son travail que toi. C’est dire, quand même. »

Elle tira une nouvelle taffe et lâcha une nouvelle fois la fumée au ciel, en faisant des ronds parfaits. Depuis qu’elle fumait pour s’occuper les mains, elle avait eu le temps d’apprendre. Quand elle n’avait rien dans les mains, elle sentait comme des picotements qu’elle ne parvenait pas à supprimer. Et fumer lui apportait un espèce d’engourdissement bienvenu, dont elle se passait cependant de plus en plus vu qu’elle savait que son père était vivant. Parce que non, Lily n’était pas une accro au tabac, elle fumait pour s’occuper les mains et l’esprit, mais le jour où elle déciderait d’arrêter, elle refilerait tous ses paquets à qui les voudrait – River par exemple – et la seconde suivante elle serait non-fumeuse, sans ressentir l’envie de fumer. Le privilège des loups-garous, quoi.

« Ce n’était qu’un avertissement, Bielova, mais si tu t’avises de ne pas le prendre au sérieux, il t’arrivera des bricoles dont tu ne veux connaître ni la nature ni l’objet, je te le garantis. »

Et c’est le moment où Mikhaïl s’énerve … Et où Lily peut lui coller le bout de sa cigarette dans la gueule. Parce que vu son caractère de gosse pourri gâté qui n’a pas l’habitude qu’on lui pose des limites, ça allait très certainement exploser …

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