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 I'll see you again - LIBRE

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« Tough times don't last, and tough people do. »





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Avatar : David Tennant
Crédits : Kachilight

Age RPG : 39 ans
Sang : Mêlé
Camp : Ordre du Phénix

Vie du personnage : « Hakuna Matata !
« Une ptite lettre ?
♥️ En couple ? Oui avec Grace, et attention on ne mate pas èOé

Truc en plus : Animagus Buse
Doubles-Comptes : Malcolm Gray



MessageSujet: I'll see you again - LIBRE   Mer 20 Juin - 10:15



I'll see you again.

✎ Noms ◮ Logan Cooper et qui voudra.
✎ Mois actuel ◮ Avril.
✎ Contexte temporel ◮ Le 07 avril exactement, en fin d'après-midi, après les cours.
✎ Contexte spatial ◮ Au bord du lac.

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.


« Monsieur ? Monsieur ? »
...
« Monsieur ? Pourquoi vous êtes assis par terre ? »

D'abord, le drôle de monsieur ne réagit pas. Il était assis là, à côté du magasin, sur le sol glacé. Il y avait un sac à côté de lui, comme s'il avait été trop lourd et que le monsieur avait dû s'asseoir parce qu'il était fatigué. D'ailleurs il avait vraiment l'air fatigué, le drôle de monsieur. Il avait des cernes sous les yeux, ses cheveux étaient ébouriffés, comme s'il n'avait pas eu le temps de se coiffer. Il avait le regard vide, perdu au fin fond de ses pensées et de ses troubles. En fait il n'avait pas l'air bien, ce monsieur. Pourquoi semblait-il si triste ? Pourquoi ne portait-il qu'un t-shirt alors qu'il faisait si froid ? Pourquoi s'était-il assis là ? C'étaient quoi les marques sur ses bras ? Et qui c'était d'abord ? La petite fille posa à nouveau ses yeux sur le visage de l'homme alors que celui-ci levait finalement les siens vers celle qui l'avait abordé, alors que tous les autres passants s'étaient contentés de l'ignorer. La petite eut un mouvement de recul, surprise. Le drôle de monsieur avait un regard tellement triste ! Il ne répondit pas à sa question, mais elle devina que s'il était là, c'était pour ça. Alors avec son innocence d'enfant, elle posa sa petite main sur celle du monsieur et le tira vers elle, sans pour autant le faire bouger d'un pouce.

« Venez à l'intérieur monsieur, il fait froid, ça va vous rendre encore plus triste de tomber malade, et c'est pas chouette d'être malade. J'aime pas être malade moi. »

Il sourit un court instant mais secoua négativement la tête, murmurant que c'était gentil mais qu'il n'avait pas froid. La fillette ne le crut pas : ce n'était pas possible, c'était la fin de l'automne, et il n'avait même pas de pull. Mais c'était vrai qu'il n'avait pas la chair de poule et sa main était toute chaude. Peut-être qu'il faisait plus chaud qu'elle n'en avait l'impression. Peu importe, il devait bien avoir ses raisons, ou il avait utilisé un sort. Elle se retourna pour rentrer dans le magasin, mais stoppa net en sentant le regard du monsieur posé sur elle. Son grand-père lui avait bien dit de ne pas parler aux inconnus, mais celui-là, il n'avait pas l'air méchant. Elle avait envie de l'aider. Il avait l'air tout seul, et elle l'était aussi. Ils pourraient peut-être devenir amis ? Alors elle revint sur ses pas et s'assit à côté de lui, fixant le bras dénudé à portée de ses yeux. Elle remarqua que lui la regardait avec curiosité. Il devait sûrement se demander ce qu'une gamine comme elle faisait là toute seule.

« Monsieur, c'est quoi les trucs bizarres sur vos bras ? »

Le drôle de monsieur se crispa mais répondit calmement, comme si la réponse était évidente, mais lui savait que ce n'était qu'un gros mensonge. La vérité était bien moins agréable à entendre, et certainement pas pour une petite fille qui ne devait pas avoir plus de quatre ans.

« J'ai de gros oiseaux. J'ai oublié de mettre mon gant. »
« Vous avez des oiseaux ? Je peux les voir ? »
« Un jour, peut-être. »

Il eut un léger rire, un sourire commença à se dessiner sur ses lèvres. Elle était sympathique, cette petite. Si innocente. Ça lui manquait un peu, tant de simplicité. Quant à elle, elle prenait ça pour un oui.

« Mais monsieur, pourquoi vous êtes triste ? »
« Je ne suis pas triste. Juste un peu fatigué. »
« Non, vous êtes triste. Pourquoi ? »

L'homme leva un sourcil, hésitant. Elle était perspicace, pour une gamine. Intelligente également semblait-il. En tout cas, fort curieuse et certaine de ce qu'elle avançait. Et elle avait tout à fait raison : il était triste. Voilà un tout petit peu plus de trois ans qu'il l'était. Et il fallait que ça cesse. Mais bref, il ne pouvait pas expliquer à une inconnue et une enfant par la même occasion ce qui lui était arrivé. Pas directement en tout cas. Pas avec des mots clairs. La petite, elle, voulait savoir, avoir une raison à la tristesse de ce monsieur qui avait l'air si gentil.

« Parce que être vivant est triste. »
« La vie n'est pas triste. »
« C'est triste quand c'est fini. »

Il détourna le regard et fixa un de ses genoux alors que sa jeune compagne semblait méditer ses paroles avec ce que la simplicité de sa façon de penser lui permettait. On dit toujours que la vérité sort de la bouche des enfants. Parce qu'ils sont purs et innocents, parait-il. Peut-être était-ce vrai. En tout cas, il aimait bien cette petite fille. Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus vraiment parlé à quelqu'un d'autre que Grace, la famille ou les amis proches. Les autres, il les entendait à peine. Des murmures dans le labyrinthe sinueux de ses troubles intérieurs. Son esprit était fermé à lui seul et ceux à qui il laissait la porte ouverte.

« Mais ce n'est pas la fin, donc vous ne devriez pas être triste, monsieur. »

Le drôle de monsieur ne dit rien mais il fixa le visage de sa jeune interlocutrice. Évidemment, elle n'avait pas compris où il voulait en venir, c'était le but, mais elle n'avait pas tord. Ce n'était pas la fin, pas pour lui, même s'il avait essayé de la provoquer. Alors il ne devrait pas être triste. Enfin si, mais pas comme ça. Pas à ce point. Son coeur à lui battait toujours. Il était vivant et jeune, n'était-ce pas le plus important ? Mais... il y avait tout le reste. Ces choses dont il ne voulait pas parler à n'importe qui. Ces choses pour lesquelles il avait voulu agir stupidement. Ces choses qu'elle ne pouvait pas encore comprendre. Ce qu'elle avait dit là était cependant simple, logique, mais important car il pouvait en retirer certaines conclusions. Ça l'amenait à remettre son état en question. Il en rediscuterait avec Grace quand il la reverrait, le soir même. Dire qu'elle était toujours là pour lui. Ce n'était pas juste pour elle. Sa propre douleur faisait souffrir ceux qui tenaient à lui, et il s'en sentait coupable. Alors, il frissonna. Il sembla finalement se rendre compte de la morsure du froid contre sa peau. Il inspira un grand coup et prit la petite main dans la sienne. Elle était intéressante, il n'avait jamais discuté avec une enfant inconnue jusqu'à alors. C'était différent, et étrangement bénéfique. Il souriait un peu plus devant son intelligente innocence.

La petite fut satisfaite. Elle avait un nouvel ami, c'était sûr ! Elle sentit qu'elle avait convaincu le drôle de monsieur de lui faire confiance, en quelque sorte. Du moins de passer un peu de temps avec elle. Grand-père ne serait pas fâché, il n'était pas méchant ce monsieur qui avait des oiseaux qui griffent. Il avait juste l'air d'avoir besoin d'un peu de compagnie. Ça tombait bien, elle se sentait seule aussi, dans ce gros magasin.

« Comment t'appelles-tu ? »
« Je m'appelle Nanaly monsieur, et vous c'est quoi votre nom ? »
« Ravi de faire ta connaissance Nanaly, moi c'est Logan. Alors, on va à l'intérieur ? »

Nanaly Nightingale sourit, se leva en tirant Logan Cooper par la main et ensemble, ils entrèrent. Au fond, peut-être avaient-ils tous les deux besoin d'un inconnu à qui parler. C'est toujours plus facile, parce qu'on craint moins le jugement. On ne peut pas tout dire à une petite fille, mais ça suffisait.


L'Animagus observa la surface du lac, songeur. Assis là dans l'herbe, chipotant sa baguette sans rien en faire, Logan se remémorait ces premiers moments. Ça le rendait nostalgique, tous ces souvenirs. Maintenant, c'était elle qui était partie. Pour de bon. À jamais. En tout cas, avant sa propre mort, il ne la reverrait plus. Et encore, retrouve-t-on vraiment ceux que l'on aime une fois de l'autre côté ? Il n'en était pas si sûr. Il n'était même pas sûr qu'il se passa quoi que ce soit. Il ferma un instant les yeux et essuya d'un revers de la main les larmes qui traînaient à sécher sur ses joues. Il ne devait pas – il ne pouvait pas – se laisser abattre. C'était tout ce que les Mangemorts souhaitaient, non ? Voir l'Ordre se briser. Bien sûr, il était le seul vraiment touché par ce décès parmi eux, mais ça faisait toujours un membre de blesser. Or, il ne leur donnerait pas ce qu'ils attendaient. Et il refusait catégoriquement de refaire la même erreur qu'à l'époque. Parce que sa vie à lui n'était pas prête d'être terminée. Sa vie à lui continuerait. Et il ne pouvait pas, parce qu'il ne devait surtout pas refaire vivre ça à Grace. Il ne se le permettrait pas. Il lui fallait trouver quelque chose à quoi se raccrocher pour ne pas tomber, et c'était elle. Il n'avait personne d'autre. Elle était en quelque sorte tout ce qui lui restait : on ne la lui enlèverait pas. Ils avaient suffisamment pris. Ils avaient trop pris pour qu'il puisse supporter une autre perte. Si ça devait se passer, il ne se relèverait pas, l'homme ne voyait pas comment. Logan serait encore plus brisé qu'il ne l'était déjà.

Car Nanaly était morte. Sa fille, comme il se plaisait à l'appeler, même s'il n'était que son tuteur légal. Après Alice et Adam, c'était elle. Mais pourquoi ? Pourquoi la mort s'acharnait-elle sur lui, hein ? Qu'avait-il fait de mal, ou de la mauvaise manière ? Avait-il dit quelque chose qui n'avait pas plu ? Mais non. Ici, il n'avait rien à voir là-dedans, en tout cas il n'était pas visé. Elle avait eu des problèmes. Ils avaient cru que c'était fini et s'étaient trompés. Maintenant, elle était partie. Quel imbécile. Que idiot. Il n'avait rien vu venir. Rien prévu. Le professeur serra la mâchoire et arracha violemment une touffe d'herbe, avant de respirer le plus calmement possible pour ne pas tondre toute la pelouse du parc. Ne pas se laisser abattre. Ne pas replonger. Il fallait continuer, mais ne rien oublier. Les idées de vengeance ne lui plaisaient pas, mais les Mangemorts ne faisaient rien pour qu'il n'en ait pas. Il devait se contrôler à ce sujet également, ça ne ferait que renforcer la douleur et la colère. Elle devait rester stable. Bouillonnante mais pas trop, juste ce qu'il faut. Il la laisserait éclater d'une manière ou d'une autre, un jour, quand le moment serait propice. Sur un arbre ou la gueule d'un de ces salauds, peu importe, du moment qu'il le faisait. Une chose était sûre : il devait paraître en attendant. Faire tout pour sembler confiant et positif, pour ne pas afficher la souffrance que lui infligeait cette perte, à condition qu'on n'aborde pas le sujet. Ça devait être ainsi, les premiers jours d'accord, les pleurs il ne pourrait pas s'en empêcher – il avait déballé une bonne partie de sa tristesse un peu plus tôt – mais ensuite, maîtrise. Deuil. Pas de déprime. Plus facile à dire qu'à faire, mais nécessaire de un à sa santé mentale, et de deux à sa relation avec Grace, ou même avec toutes les personnes vivantes dans le château.

Cependant, les salauds qui avaient fait le coup, il les aurait. Pas pour une question de vengeance, il essaierait, mais pour une autre, de justice. Qu'ils pourrissent à Askaban. Logan ne possédait que de peu d'informations, mais d'autres ne tarderaient pas à venir. Peut-être, ou pas, avec la personne juste derrière lui. À moins qu'il ne s'agisse d'un peu de réconfort et de soutien ?


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