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 Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]

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MessageSujet: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Sam 26 Mai - 10:58

Le cynisme est le comble de la franchise
dans une société d'hypocrites.

✎ Noms ◮ Lily Potter et Logan Cooper.
✎ Mois actuel ◮ 02 Avril.
✎ Contexte temporel ◮ Après-midi.
✎ Contexte spatial ◮ Bureau de Logan.

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.

Lily,
Il faut qu’on se parle. Viens dès que possible dans mon bureau, c’est très important, j’ai quelque chose à te remettre. Si je n’y suis pas, patiente.
Mets ta colère de côté, ne discute pas et ne traîne pas. Tu ne le regretteras pas, je te le promets.
Logan.


Lily relut le mot encore une fois. Depuis qu’elle l’avait reçu, sa colère ne descendait pas d’un poil. Mets ta colère de côté, qu’il disait. Il en avait des bonnes ! Il lui avait menti pendant un mois entier et maintenant il voulait qu’elle lui fasse un grand sourire ? C’est plutôt à un grand sourire plein de crocs qu’il devrait s’attendre ! Lily esquissa un rictus dangereux, mais personne ne la vit, tout le monde étant occupé à réviser les examens de fin d’année, comme de parfaits petits Serdaigle. Même River travaillait, ce qui était assez inhabituel à voir. Il levait souvent la voix contre les premières années, et Lily le laissait faire, adepte du silence. Cependant, quand c’est face à Domi qu’il avait cru bon de lever le ton, il s’était heurté à la froide agressivité de Lily. Ses yeux retombèrent sur le bout de papier, qui crissa quand elle serra les doigts. Ne discute pas et ne traîne pas. Et pourquoi viendrait-elle, hein ? Alors qu’il lui a menti pendant un mois entier, soi-disant pour la préserver, et la couver comme une gamine, et qu’il n’avait même pas eu le cran de soutenir son regard, pourquoi se déplacerait-elle ? Pour lui ? Et puis quoi encore ? S’il a besoin de réconfort, qu’il aille voir Grace. Si son épaule le démange, qu’il aille voir Victoire. Et qu’il ne fasse pas chier, en plus ! Puis il disait qu’elle ne le regretterait pas, mais Lily sentait que si. Déjà parce qu’elle lui obéirait comme un parfait toutou bien dressé, bien qu’elle n’ait pas trop le choix vu qu’il était son professeur. Quoique non, un professeur aurait envoyé un préfet pour la faire chercher et amener jusqu’à son bureau, lui avait utilisé une lettre, la tutoyait, et l’appelait Lily, ce qui dénotait clairement la fibre amicale et non pas professorale. Du coup, si elle n’y répondait pas, elle ne risquait pas vraiment grand-chose, et quand bien même elle aurait risqué quelque chose, elle aurait fait sa tête de mule. Sa Ginny Weasley, comme disait son oncle Ron, s’attirant inévitablement une tape de la concernée. Elle relut le mot une dernière fois. Et avec un grognement de rage aux connotations canines, elle le roula en boule et le jeta dans le feu, faisant sursauter une septième année quand le papier passa juste au-dessus de sa tête.

« Non mais ça ne va pas, Potter ?! »
« Ca va, tu ne vas pas en faire un drame, je ne t’ai même pas touchée. » Lily soupira. « Tu cherches vraiment la merde pour le plaisir, là, ma grande. »
« Non mais dis-donc ! » La fille se redressa, hargneuse, ne s’attirant que des regards réprobateurs vu qu’elle brisait le silence. « Tu t’es prise pour qui, là ?! »
« Pour une Serpentard, pimbêche. » Lily haussa les épaules, à peine méprisante. « Pauvre de toi, c’est un mot que tu ne comprends pas, après sept ans passés à pisser sur le vert de notre noble maison. »

Lily s’attira quelques rires amusés, qui retombèrent vite vu que chacun se réintéressait à ses feuilles de cours. Avant que la pseudo-Serpentard ne réponde, Lily attrapa son sac et quitta la salle commune de son pas souple et félin, non sans faire un crochet par le feu de cheminée pour s’allumer une cigarette. Elle avait essayé d’arrêter de fumer mais n’y parvenait pas. Quand elle ne fumait pas, elle ressentait de dangereux fourmillements dans tout son être, et une envie irrépressible de frapper le premier emmerdeur qu’elle croiserait. La nicotine annihilait ce besoin de fracasser quiconque la heurter, donc elle fumait, n’en déplaise à ses amis, n’en déplaise à Logan, qui trouverait certainement une chose à dire pour son odeur de clopes omniprésente. Et aussi ses fringues peu protocolaires. La nouvelle directrice était nettement plus souple qu’Ombrage sur les tenues vestimentaires mais elle exigeait un certain respect du règlement, à savoir, au moins la cape de sorcier. Lily portait d’ailleurs la sienne, en ce moment. Au-dessus d’un très joli tee-shirt noir avec Appa dessus. Yip yip, Appa. Et son jean, hem que dire, noir, un TARDIS sous la poche gauche et un Dalek sous la poche droite … Geek repéré ? Bref, Logan trouverait quelque chose à dire pour l’emmerder. On ne va pas dire qu’en ce moment il passe ses journées à l’emmerder, ce serait jouer les victimes, mais Lily en avait marre de l’avoir sur le dos. Ok elle s’était tirée pendant une semaine, ok elle avait frôlé d’un poil de loup la tentative de suicide – qui avait échoué à cause de Milo, parfaitement, à cause de lui et non pas grâce à lui – mais ce n’était pas une raison pour la materner comme ça, comme si elle risquait de s’envoler à nouveau. Lily détestait qu’on la materne comme ça, seule sa mère avait le droit de faire ça sans prendre une raclée. Bon, et ses frères aussi, d’accord, mais c’est tout, les autres n’avaient pas le droit, elle déniait même ce droit à ses cousins. Avec un grognement sourd, Lily grimpa les cachots quatre à quatre, déambulant dans Poudlard telle une âme damnée. Aussi fut-elle très surprise et très mécontente de se retrouver devant la porte du bureau de Logan. Elle ferma les yeux et posa son front sur le bois de la porte, avant de soupirer un bon coup pour évacuer la colère, vu qu’il lui avait dit de laisser sa colère de côté. Oh et puis merde, elle n’avait aucune envie de lui obéir. Elle toqua sèchement puis ouvrit la porte, avant d’entrer et de la refermer tout aussi sèchement. Puis elle se laissa lourdement tomber sur une chaise, sortant un devoir de cinq rouleaux de parchemins qu’elle lança adroitement sur le bureau de Logan, prenant son ton de voix le plus respectueux … Mais aussi le plus insultant.

« J’imagine que c’est pour ça que vous m’avez faite venir, professeur. Le devoir de quatre rouleaux sur les sortilèges et enchantements. » Qu’elle devait rendre hier mais elle l’avait oublié sur son lit. Quel emmerdeur, il ne peut pas attendre une semaine de plus hein. « A moins que ce ne soit pour me dire qu’on a retrouvé la trace de ma petite amie ? Dans un sac plastique au fin fond d’une forêt ? »

Le ton de Lily s’était fait froid et accusateur. Elle ne pardonnait toujours pas à Logan de ne pas lui avoir dit. A Grace non plus d’ailleurs, mais elle essayait d’épargner un peu plus Grace, qui avait perdu sa petite sœur et qui était très chamboulée. Lily croisa les bras, butée comme une Potter, ou plutôt butée comme sa mère. Logan allait avoir un mal fou à la dérider, en fait.

« Autre chose, ou je peux m’en aller, professeur ? J’ai des cours à rattraper, et ma cousine Lucy aimerait que je lui rende ses cours de Métamorphoses le plus rapidement possible. » Et ce n’est même pas la peine de venir l’emmerder sur cette histoire de cours à rattraper, ça va, elle s’en mord déjà assez les doigts, d’avoir passé une semaine à se complaire dans l’abattement. Tout finit par se payer. « Déjà que j’ai une nuit pourrie par moi, j’aimerais tout autant ne pas passer les autres à travailler. »

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Dernière édition par Lily L. Potter le Lun 28 Mai - 0:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Sam 26 Mai - 22:21

Logan était vraiment soulagé. Il n'avait plus mal. Deux semaines de torture et maintenant, il ne souffrait plus, merci Harry. La douleur était partie, et il avait pu s'en rendre compte qu'il avait plus besoin de ses médicaments qu'il ne le pensait. Il avait avalé un comprimé le matin même et en reprendrait un autre en fin d'après-midi, pour pouvoir dormir tranquille. Il continuait de faire attention à ses gestes, un truc brusque risquant de raviver la blessure et annuler l'effet de l'anti-douleur trop tôt. Après ces deux semaines passées sans, il préférait y aller en douceur avec sa cicatrice, d'où pourquoi il privilégiait l'utilisation de son bras gauche et évitait les mouvements violents. Mieux valait ne pas prendre de risques et y aller doucement jusqu'à qu'il puisse à nouveau utiliser son épaule comme avant, sans trop de restrictions. Enfin bref. Le matin même, il avait envoyé un message à Lily pour lui demander de le rejoindre dans son bureau dès qu'elle le pourrait, afin qu'il puisse lui remettre le collier qu'Harry lui avait donné à son intention. Il avait encore un peu de mal à y croire. Il était tellement heureux de le savoir vivant. C'était la bonne nouvelle inattendue dont il avait rêvé. L'Ordre et sa famille avaient tellement besoin de lui, et il n'était pas mort. L'Animagus avait tenu sa promesse de n'en parler à personne, y compris Grace. Même s'il détestait lui mentir sur les raisons complètes de sa bonne humeur, il ne pouvait pas se permettre de lui révéler la vérité sur leur chef. Celui-ci lui avait accordé sa confiance, et il ne devait surtout pas répandre la nouvelle. Sauf à Lily, qui en avait profondément besoin. Elle n'avait reçu que des mauvaises nouvelles ces derniers temps. Son père mort, sa transformation en loup-garou, celle de son ami Malcolm Gray et le décès d'Alexia. Ça faisait beaucoup en sacrément peu de temps. Apprendre que son père était en vie ne pouvait être qu'une bonne chose, et avec un peu de chance, ça détendrait la désagréable tension qu'elle plaçait entre eux. Logan craignait leur discussion. La Serpentard le détestait. Elle lui en voulait. Il se doutait que se retrouver face à face alors qu'elle ne lui avait plus adressé la parole depuis des semaines ne serait pas joyeux du tout. D'autant plus qu'il s'était montré autoritaire dans sa lettre, il était sûr qu'elle ne l'avait pas bien pris, mais c'était la seule manière de faire pour qu'elle le prenne au sérieux. Il fallait absolument qu'elle vienne, il ne pouvait pas lui cacher le collier plus longtemps, Harry lui avait bien demandé de le lui remettre rapidement.

Le professeur passa sa journée à travailler. Il n'avait que deux heures de cours à donner et tout le reste du temps, il corrigeait les travaux de ses élèves. Lily par exemple, ne lui avait pas remis le travail à rendre pour la veille, mais il ne lui en tiendrait pas rigueur. Mieux valait ne pas l'énerver, elle l'était suffisamment assez à son égard. Ainsi, il était entrain de lire les parchemins sur les sortilèges et enchantements que les jeunes avaient soigneusement – ou pas – écrits. Ce fut en pleine après-midi que la jeune fille fit irruption dans son bureau après avoir frappé violemment à la porte. Celle-ci claqua quand elle la referma, et la louve s'assit sans la moindre douceur sur la chaise en face de lui avant de jeter son devoir sous ses yeux. Logan leva le regard vers elle en fronçant les sourcils, n'appréciant pas son attitude désinvolte et franchement à la limite de l'irrespect. Le professeur enleva ses lunettes qu'il utilisait pour lire alors qu'elle prenait la parole d'une voix calme mais... dérangeante. Insultante. Il n'aimait pas ça, pas du tout. Mais non, ce n'était pas pour ça qu'il l'avait faite venir. Honnêtement, sur le moment, il n'en avait rien à foutre de son devoir, ce qu'il avait à lui dire était bien plus important. Elle dit alors quelque chose qui le crispa, le fit presque frissonner.

A moins que ce ne soit pour me dire qu’on a retrouvé la trace de ma petite amie ? Dans un sac plastique au fin fond d’une forêt ? Logan tiqua à ses paroles, il serra les poings et son regard se fit intensément dur. Elle lui disait ça comme si ça ne lui faisait rien. Comme s'il était insensible à la mort d'Alexia, mais aussi à ce que Lily pouvait ressentir. Comme s'il ne comprenait pas. Il ressentait tout le froid et l'accusation dans la voix de la jeune fille. Tout cela le blessa profondément. Ça devait se voir dans ses yeux. S'il devait pleurer, ce serait le sang de la blessure qu'elle venait de lui infliger. Elle l'avait piqué au vif, non, lacéré son coeur de ses crocs. Déjà que son comportement distant et la quasi haine qu'il voyait dans son regard ces dernières semaines l'avaient mis mal à l'aise, l'avaient perturbé, il n'avait pas besoin qu'elle en rajoute une couche en se montrant autant désagréable et blessante. Il y avait deux raisons à sa réaction d'homme touché au point sensible : la première était qu'il avait pensé bien faire en ne lui disant rien. À chaque fois qu'il se décidait à lui en parler, un brin d'espoir s'accrochait en lui. Il souhaitait recevoir une bonne nouvelle. Et les jours avaient passés, un par un, sans qu'il ne puisse se résoudre à lui annoncer une chose aussi douloureuse. Il savait à quel point Lily aimait Alexia. Il savait combien elle souffrirait d'apprendre une telle chose. Il n'avait pas trouvé la force de faire ça, et oui c'était une erreur. Il aurait du lui dire. Par respect. Et il n'avait pas été assez fort pour ça. Est-ce qu'elle se doutait de ce que ça faisait d'annoncer à quelqu'un la mort d'un proche ? Lui non plus, mais avec cette responsabilité sur les épaules, il s'en était douté. Maintenant, elle lui en voulait pour ça. Ce qui l'amenait à la deuxième raison. Ce ton qui ne laissait aucun doute sur ce qu'elle ressentait désormais pour lui. Ce n'était plus "tonton Logan". C'était "professeur". Professeur qui ne peut pas comprendre. La froideur de ses propos indiquaient que c'était ce qu'elle pensait. Lily pensait qu'il n'avait pas fait ce qu'il fallait, et en lui disant une chose aussi horrible, elle pensait qu'il était insensible à ce qu'elle ressentait. Elle voulait le blesser, c'était le but. Bravo, c'était réussi. Mais plus que ce qu'elle ne pouvait s'imaginer. Son simple comportement, la première raison, était la source, mais plus encore la deuxième : la Serpentard ne pouvait pas savoir combien cela le touchait. A moins que ce ne soit pour me dire qu’on a retrouvé la trace de ma petite amie ? Dans un sac plastique au fin fond d’une forêt ?

« Comment peux-tu me dire ça, Lily ? »

Sa voix était brisée. Logan avait toujours été un homme sensible, et le comportement de la jeune fille ne faisait que jouer avec cette corde. Ça le blessait doublement. À cause d'Alexia mais aussi d'Alice. Or elle lui disait ça comme s'il ne comprenait pas ce qu'elle vivait. C'était faux. Alexia était importante pour lui. Il la connaissait depuis sa naissance. Il l'avait observée grandir. Il la voyait régulièrement. Ils riaient ensemble. Mais ça, c'était avant. Avant qu'on ne la tue sans même remettre son corps. Alors oser lui parler de corps dans un sac plastique au fin fond de la forêt, c'était franchement dur de sa part. D'autant plus que oui, il comprenait. Il comprenait mieux que quiconque. Elle ne pouvait pas savoir combien l'image de la personne aimée morte lui faisait du mal. Elle ne pouvait pas savoir qu'il connaissait cette image. Qui le pouvait ? Grace. Harry. Ginny. Ron. Nanaly. Mina. Adam quand il était encore en vie. Personne d'autre. Certes elle l'ignorait, elle n'était pas capable de s'imaginer à quel point cette image d'amour mort le touchait. N'empêche que ça faisait son effet. Il en oublia même un instant pourquoi il l'avait convoquée, le regard perdu par la colère qu'elle lui témoignait, par le souvenir du corps froid sur le sol, des larmes et des hurlements qui avaient suivi ce spectacle, mais aussi la représentation d'Alexia alors qu'elle était encore bien vivante. Il n'écouta même pas ce qui suivit, trop chamboulé. Il finit cependant par la fixer dans les yeux, dur.

« Pourquoi es-tu venue, Lily ? Si c'est juste parce que je te l'ai demandé, si ton but est d'en profiter pour frapper un grand coup, tu pouvais très bien jouer la rebelle et ne pas entrer ici. Ses poings se serrèrent un peu plus. Il se retenait d'abattre lourdement son poing sur la table. Je préfère encore que tu sortes tout de suite fumer tes clopes. Alors soit tu t'en vas immédiatement et tu reviens quand tu te seras calmée, soit tu mesures tes paroles irréfléchies et tu acceptes de recevoir ce que j'ai à te donner sans te montrer irrespectueuse. »

Il prononça ces paroles durement. Quoi qu'il décide, il ne pouvait pas cacher à Lily qu'elle avait frappé exactement là où il ne fallait pas peut-être sans le savoir. Il avait fait son deuil, il aimait Grace, Alice n'était plus l'amour de sa vie, mais la moindre parole ayant un rapport avec le corps de l'être aimé lui rappelait ce qu'il avait vu et ravivait la flamme, ce qui avait l'effet d'un coup de poignard en plein coeur. Il oubliait sa fiancée, si on ne la lui rappelait pas avec des mots lui étant adressés personnellement qui ravivent le souvenir de sa mort. Il n'avait plus pensé négativement à elle depuis... des mois. C'était une bonne chose pour son couple, ça prouvait qu'il l'avait laissée partir pour se consacrer uniquement à Grace. Et voilà que Lily lui reprochait sans clairement le dire de, en quelque sorte, ne pas la comprendre, comme si c'était la raison de son silence, de pourquoi il ne lui avait rien dit. Au contraire. Il avait juste eu peur. Il avait craint sa réaction, il avait craint qu'elle ne réagisse comme lui à l'époque. Il avait voulu retarder l'insoutenable souffrance qu'est le décès, l'assassinat de la personne qu'on aime. Et il avait eu tort. Ça n'avait rien changé, sinon qu'elle le détestait et ne le voyait plus de la même manière. Oui, il pouvait accepter sa colère, mais pas des paroles aussi dures que celles concernant le corps d'Alexia. C'était trop. Il lui fallait être honnête avec elle, cependant.

« J'ai voulu bien faire. J'ai eu peur que tu fasses une bêtise, que tu t'isoles quelque part pour pleurer, déprimée en hésitant à te trancher les veines. Je voulais retarder la nouvelle. Garder un peu d'espoir. J'ai fait une erreur en agissant ainsi et ta colère est légitime. Je te demande juste, s'il-te-plaît, de ne pas croire ce que tu penses de moi actuellement. Je n'ai pas besoin de ça, et toi non plus. Alors d'accord, soit aussi obstinée que ta mère et déteste moi si ça te soulage, mais pour mon acte et pas en te façonnant une autre image, négative, de moi. Je comprends ce que tu ressens plus que tu ne le crois. »

Logan s'était calmé et avait rassemblé le devoir de Lily pour le mettre sur la pile qu'il était entrain de corriger. Dans ses paroles, il y avait une partie de son expérience, mais ça, elle ne pouvait pas s'en douter. À moins d'être incroyablement attentive pour remarquer qu'il usait de son propre exemple pour exprimer ce qu'il avait craint pour elle. Et le pire, c'était que c'était exactement ce qu'elle avait vécu pendant la semaine où elle avait disparu, il en était sûr, ce qui ne faisait que renforcer son regret de s'être tut sur la triste vérité.

 « Si tu ne veux vraiment pas être là avec moi, alors pars. Ou alors reste cinq minutes de plus et laisse-moi te donner ce que j'ai pour toi. »

Pour souligner ses mots, il tapota la poche de sa chemise avec son premier sourire depuis qu'elle était entrée dans son bureau.

« Crois-moi, tu le veux vraiment. »

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Dim 27 Mai - 4:24

Logan avait tiqué et pâli. Lily avait fait mouche en parlant d’Alexia de son ton accusateur. Elle vit une peine infinie passer dans ses yeux, mais ne ressentit pas la morsure de la culpabilité. Ah il avait voulu la materner, elle, la pauvre petite fifille qui a perdu son papa, il ne faut pas lui rajouter l’assassinat de sa copine sur le dos, c’est ça ? D’un ton accusateur et brisé, il lui demanda comment elle osait lui dire ça, la faisant instantanément gronder de rage. Comment osait-elle lui dire ça ? Et lui, alors, comment avait-il osé la maintenir dans cet état de semi-espoir au lieu de lui dire de suite qu’Alexia ne reviendrait pas ? Il avait joué avec elle, Lily n’avait rien été d’autre qu’un pion sur sa partie d’échec. Un vulgaire pion. Pas un fou ou une tour, encore moins une reine, mais un pion, qu’on envoie au sacrifice pour avantager les meilleures pièces et protéger le roi. Elle ne répondit pas, maîtrisant à grand-peine sa colère. Peut-être qu’effectivement elle aurait du la mettre de côté, comme il le lui disait, au lieu de se braquer directement comme elle le faisait actuellement. Mais elle lui en voulait, elle lui en voulait tellement qu’elle sentait sa part de louve se réveiller et l’inviter à quitter la pièce pour ne pas lui sauter à la gorge, parce qu’il fait parti de la meute. Ca, sa meute ? Quelle blague ! Dans une meute on se protège ! Il avait préféré lui mentir plutôt que de lui éviter un espoir inutile et une tentative de suicide ratée ! Non, Logan ne faisait pas parti de sa meute, elle en venait même à se demander s’il en avait un jour fait parti. Après tout il ne lui disait jamais rien, lui, et si elle le charriait gentiment, elle ne lui disait rien non plus. Il finit par s’énerver, et lui demander lourdement pourquoi elle était venue. Qu’il préférait qu’elle sorte fumer et foutre sa vie en l’air plutôt que de jouer avec ses points faibles, et qu’elle revienne quand elle se serait calmée. Ou alors elle mesurait ses paroles au lieu de se montrer irrespectueuse. Lily grinça des dents, et loin de se montrer respectueuse, préféra enfoncer le clou avec son cynisme on ne peut plus polaire. Elle commença par ricaner, à peine insultante.

« Je savais bien que tu me reprocherais de fumer. L’odeur te dérange ? Tu m’en vois fort désolée. » Ou pas, ses yeux clamaient bien le contraire. « C’est comme si je te reprochais de te shooter aux médocs. A chacun son effet placebo. Fumer c’est la dernière chose qu’il me reste pour m’engourdir et m’empêcher de sauter à la gorge de tous les connards grouillant dans ce château. Si tu as une meilleure solution, je serai fort aise d’entendre laquelle. »

Elle se tut, ses yeux lançant toujours des éclairs. Logan reprit la parole, tentant d’être honnête. Il avait eu peur qu’elle fasse une bêtise en apprenant la mort d’Alexia, qu’elle s’isole pour déprimer et qu’elle finisse par se trancher les veines. Elle pouvait le détester autant qu’elle voulait mais pas se forger une mauvaise image de lui. Trop tard, l'image était belle et bien découpée, forgée, et plongée dans du métal brûlant. Elle avait juste envie de rendre les coups. De montrer que la confiance de la meute, c’est quelque chose de sacré, et que ça ne se prend pas à la légère comme ça. Il ne lui avait pas fait confiance, il l’avait maternée, il avait tenté de lui cacher qu’Alexia était morte. Et tout s’était écroulé quand Lily avait vu Grace pleurer. Parce que si Grace avait eu un espoir que ça sœur revienne, elle ne se serait pas effondrée de cette manière. Alexia ne reviendrait pas. Logan lui avait menti. Logan savait qu’Alexia ne reviendrait pas, et il ne lui avait rien dit. Logan s’était calmé, mais brutalement, Lily explosa. Ca lui pendait au nez depuis un petit moment, qu’elle explose, et elle aurait préféré passer sa rage sur un pro-mangemort plutôt que sur Logan. Parce que Logan était gentil avec elle, un excellent prof et un bon camarade, qui savait la faire rire sans se laisser marcher dessus. Mais il lui avait menti et il avait voulu bien faire, et Lily ne parvenait pas à pardonner qu’on lui mente pour la protéger. Elle est une Serpentard, elle peut tout entendre, dut-elle s’écrouler pour ensuite mieux se relever. Tout, plutôt que de se sentir la fragile poupée en sucre de quelqu’un qui estimait devoir la protéger de tous les maux de l’univers. Elle se releva brutalement, horripilée en le voyant sourire, et laissa la chaise tomber violemment au sol.

« Et tu crois que me mentir c’était mieux ?! Me laisser m’accrocher à l’espoir vain qu’elle reviendrait, c’était mieux ? Pauvre petite chérie, elle a perdu son papa, ne lui rajoutons pas le violent assassinat de sa petite copine sur le dos ?! C’est ça ?! » Logan n’imaginait pas la chance folle qu’il avait de la connaître bien, sinon, il aurait pris un coup de poing dans la tête. « Eh bien c’est raté ! Alexia est morte et je sais que tu le savais ! En guise de déprime, c’est une tentative de suicide que j’ai fait, tu le savais ça ?! J’ai essayé de me tuer, oui, parfaitement, et j’aurais pu réussir mon coup si cet enfoiré de Milo n’avait pas eu pitié de la pauvre petite Lily et n’était pas venu me repêcher dans le lac ! » Elle inspira un grand coup, furieuse. « Et je te dénie le droit de me le reprocher ! Tu n’es pas mon père, et je n’accepterai aucune remontrance alors que tu m’as laissé mariner pendant un mois dans une flaque d’espoirs futiles ! »

Parler de son père lui mit instantanément les larmes aux yeux. Bon Dieu mais qu’il lui manquait, son père … Avec un geste de rage, elle passa sa main sur ses yeux. Elle bouillait de colère, à tel point qu’un voile semblait être tombé devant ses yeux, et qu’elle n’entendait plus son instinct animal qui lui hurlait pourtant de sortir de la pièce au lieu d’envenimer les choses.

« Qu’est-ce que tu as pour moi, un nouveau mensonge ?! Je ne veux plus rien qui vienne de toi ! C’est ça de trahir la confiance ! Je te faisais confiance, moi ! » Elle sentit sa gorge de nouer et sa voix de briser, toujours animée par la force de sa fureur. « Tout ce que je veux c’est une vie normale, et mon père ! Tu peux me le donner, ça, quand ces connards de mangemorts ont tout pris ?! »

Plus tard, elle aurait beaucoup de remords, mais pas maintenant. Maintenant, elle avait envie de frapper quelqu’un. Ou quelque chose. Mais pas lui, mieux valait éviter. Déjà que sa mère et ses frères seraient mécontents d’apprendre qu’elle s’était disputée avec Logan – et qu’elle avait fait une tentative de suicide, vu qu’il ne manquerait pas de le dire à tout l’Ordre, comme un parfait petit mouchard … Elle se baissa vivement et attrapa la lanière de son sac.

« Je crois que j’ai assez abusé de ton temps. J’m’en vais. Garde tes excuses pour les naïfs, moi je n’en veux pas. »

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Dim 27 Mai - 5:48

Logan, sois prêt, tu vas t'en prendre plein la gueule. Non mais sérieusement, après, il ne va rester que de minuscules miettes de ton coeur, parce qu'elle va te le déchirer en lambeaux. Une fois qu'elle sera partie, tu vas pleurer et pleurer encore, de un parce qu'elle t'aura briser, de deux parce que tu culpabiliseras et de trois, parce que tu regretteras de t'être énervé car elle a raison. Elle lui répondit à nouveau d'un froid polaire, le blessant un peu plus. Se shooter aux médicaments ? Est-ce qu'elle savait ce qu'il était quand il ne les prenait pas, dans quel état de souffrance il se retrouvait ? Ne l'avait-elle pas vu ? Non bien sûr, il s'était absenté quatre jours et elle n'avait pas daigné lui rendre visite, voir qu'est-ce qui l'empêchait de donner cours ! Peut-être aurait-elle compris pourquoi il y tenait autant. Pourquoi il ne pouvait pas vivre sans. Elle l'aurait vu transpirant, gémissant, presque hurlant, pleurant à cause de la douleur trop intense pour son corps fragile. Et encore, il n'était même pas sûr que ça lui aurait fait quelque chose. Car à ce moment-là, elle était déjà en colère, elle n'en avait rien à foutre, elle s'était mise dans la tête qu'il n'était plus fréquentable. Et maintenant, elle l'accusait d'être drogué aux médocs ? Telle était l'image qu'elle avait de lui ? Le professeur avait pensé qu'ils étaient plus proches que ça. Mais non, il s'était trompé, semblait-il. Il n'était qu'un membre de l'Ordre comme les autres, à part qu'elle riait peut-être un peu plus avec lui. Tonton Logan n'était qu'une façon de l'appeler qui au fond n'avait pas tellement d'importance. Non, pour elle, il n'était qu'un junkie qui foirait en essayant de bien faire, un homme qui se croyait proche d'elle mais qui n'en valait pas la peine. Il n'était qu'un menteur et un abuseur de confiance. Un traître à leur amitié. Il avait cru qu'il valait mieux que ça à ses yeux, au final il s'était trompé sur toute la ligne. C'est ce qu'il lisait dans ce regard empli de colère voire de haine, la froideur polaire de sa voix, l'accusation qui résonnait dans celle-ci. Il était tellement, tellement désolé. Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de sentir sa propre colère bouillir en lui, attisée par la frustration, la culpabilité et le dégoût de son erreur. Lily le blessait comme personne ne l'avait jamais fait auparavant, or il n'aurait jamais cru que ce serait elle qui lui ferait vivre ça pour la première fois. Pas elle, celle qui l'appelait tonton alors qu'ils n'avaient aucun lien familial, qu'il n'avait même pas côtoyé son père à Poudlard. Il était arrivé en retard en quelque sorte, et directement ils s'étaient bien entendu. Non, il n'aurait jamais cru que la petite fille qui l'avait un jour accueillit dans le quartier général avec le sourire alors qu'il était encore brisé le casserait un jour à son tour.

Au lieu de répondre à sa nouvelle pique, il tenta de lui expliquer pourquoi il avait agi ainsi. Il s'était montré calme, tentant de détendre cette atmosphère inhabituelle entre eux, sans succès. Ce fut même pire : elle explosa, se leva, furibonde, provoquant un grand bruit quand sa chaise heurta le sol, avant d'enfoncer plus encore le clou de la culpabilité. Simple, elle le réduisait en morceaux. Il s'était attendu à ce que leur discussion ne soit pas douce, mais pas à ce point-là. Puis elle ajouta qu'elle avait vraiment tenté de se suicider. Il baissa la tête, sentant les larmes lui monter aux yeux. Mais il ne lui offrirait pas le plaisir de les voir couler. La serpentard avait tenté de mettre fin à ses jours et c'était en grande partie de sa faute. Parce que s'il le lui avait dit, il aurait pu prévoir, faire ce qu'il fallait pour éviter qu'elle n'en arrive là. Il avait été idiot. Il avait risqué la vie de Lily en prenant la mauvaise décision. Il ressentait cependant de la colère également, il n'appréciait pas du tout la façon dont elle lui parlait. Logan comprenait la source de sa rage, mais elle n'avait pas besoin d'être aussi blessante. De le traiter comme ça, elle n'était pas la seule à souffrir. Il monta à nouveau le ton, en ne sachant pas vraiment si sa colère était vraiment destinée à Lily ou plutôt à lui-même. La bague en forme de serpent d'Aleera lui serrait le doigt, il la sentait sucer son sang comme si elle était plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur, mais ça ne suffisait pas pour le calmer. Elle le frappait en plein coeur et ce qu'il ressentait émanait de là, un simple bijou magique ne supprimerait pas ses sentiments.

« Bien sûr que je ne suis pas ton père, je ne me suis jamais considéré comme tel ! Je ne te le reproche pas ! Se tuer par amour, c'est tellement cliché et pourtant je le comprends ! Je ne dis pas que c'était le bon choix, mais je ne te reproche pas d'avoir voulu mettre fin à la douleur de sa perte de cette manière, je sais fort bien que cette option est souvent celle qui semble être le bout du tunnel. Qu'est-ce que tu me mets d'autre sur le dos, Lily ?! D'avoir voulu, certes de la mauvaise façon, te protéger ?! C'est vrai, si je t'avais connu assez, j'aurais su que ce n'était pas la voie à prendre, tu peux me blâmer pour ça, après tout, je n'ai été rien d'autre qu'une épaule de faible invalide drogué doublé d'un menteur sur laquelle pleurer à la mort de ton père ! »

Il ne cherchait pas à ce qu'elle le prenne en pitié par la définition qu'il déduisait qu'elle avait de lui en ce moment, mais ça montrait bien qu'elle l'avait blessé. Peut-être en serait-elle satisfaite, il s'en fichait, l'Animagus ne faisait que lui exprimer son ressenti. Il s'en voulait de crier comme ça, mais il n'avait pas pu s'en empêcher comme ça avait été son cas. Et là, elle l'acheva. Je ne veux plus rien qui vienne de toi ! C’est ça de trahir la confiance ! Je te faisais confiance, moi ! Sa voix était brisée. À nouveau, il sentit les larmes menacer de couler. Sa gorge se serra et il resta muet un instant. Il avait envie de lui hurler qu'il était désolé, mais elle le lui interdit. Alors qu'elle se détournait pour partir, il se leva à son tour.

« Lily. Lily, attends. S'il-te-plaît. »

Suppliant. Mais elle ne l'écoutait pas, elle se dirigeait vers la porte. Logan contourna son bureau et la rattrapa. Il savait prendre le risque de se voir offrir un oeil au beurre noir en lui agrippant le bras, mais il fallait qu'il lui dise. Au moins ça. Qu'il lui donne un vrai espoir. Après, elle pourrait le haïr et le détester si elle le voulait. Ce fut une voix brisée et désolée qui s'échappa de sa bouche alors qu'il le regardait dans les yeux. Il ne pouvait pas se permettre de dire ça en détournant le regard. C'était trop important.

« Lily... tu n'es pas la seule à qui les Mangemorts ont tout pris ou presque : mais si toi tu ne peux pas me ramener Adam, ma mère, ... Alice... je ne peux pas te donner une vie normale, par contre je peux te ramener ton père, si tu restes juste le temps que je t'explique. »

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Dim 27 Mai - 7:35

Et voilà. Voilà, elle avait explosé. Elle piquait sa toute première vraie colère de loup-garou, et si elle ne s’était pas trouvée face à ce qu’on pouvait nommer de près ou de loin un ami, elle aurait été plus violente que ça. Lily avait conscience que chacun de ses mots touchaient pile au but, que ses remarques perfides atteignaient Logan en plein cœur. Malgré cela, elle n’arrivait pas à se calmer, elle en devenait presque hystérique. Elle avait envie de pleurer, et à la fois de hurler, mais aussi de rire, bref, elle allait très mal, et pour le moment elle hurlait. Fort. Logan avait froncé les sourcils quand elle avait parlé de ses médicaments, puis baissé la tête quand elle évoqua sa tentative de suicide, avortée à cause de Milo. Foutu Caldwell, foutu Gryffondor, qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. Brutalement, son bracelet s’anima discrètement et deux crochets se plantèrent vivement dans son poignet, commençant à pomper le sang à grande vitesse pour diluer sa colère. Sans succès. Elle aurait du en acheter deux, ça aurait été plus utile. Logan finit par se redresser lui aussi, montant le ton pour crier qu’il n’était pas son père et qu’il ne s’était jamais considéré comme tel. Ah bon, sans déconner ? Ce n’est pas l’impression qu’elle en avait pourtant, il n’y avait qu’un père pour faire ce qu’il faisait. Vouloir la protéger du mal, alors que, très ironiquement, sa salle commune pullule de mauvais sorciers. Elle était tellement en rogne qu’elle ne comprit qu’un mot sur deux de ce que lui disait Logan. Qu’il savait ce qu’elle vivait. Oui c’est vrai, Adam est mort, mais ce n’est pas comme s’il avait perdu son père et sa femme dans le même mois non ? Cependant quand il leva le ton pour lui dire qu’il n’avait jamais été rien d’autre qu’une épaule sur laquelle pleurer pour elle, elle se redressa de toute sa hauteur, aussi dangereuse qu’un loup-garou un soir de pleine lune.

« Je n’ai JAMAIS pleuré sur ton épaule à la mort de mon père ! Je n’ai besoin de personne pour pleurer, la fausse compassion des gens me fait gerber ! Tu es comme les autres, ne te donne pas plus d’importance que ça ! »

Lily perdait pied. Pleurer sur l’épaule de quelqu’un, effectivement, elle ne l’avait encore jamais fait, du moins pour la mort de son père. Elle avait pleuré seule, et aurait attendu que sa douleur soit moins vive pour oser l’évoquer avec les gens. Les gens, comme Logan, par exemple, qui aurait su trouver les bons mots pour la consoler. Et voilà que maintenant il lui déniait le droit de le faire. Elle perdait complètement pied. Ses yeux se foncèrent dangereusement sous l’effet de la colère. Là, si elle s’était écoutée, elle serait sortie pour s’allumer une cigarette et fumer jusqu’à ce que son engourdissement soit total. Mais elle ne pouvait pas. Sinon, elle fuirait, et rien n’était plus lâche que la fuite, pour elle. La gorge de Lily se serra, sa voix se brisa, et son cœur sembla rater un battement. Il fallait qu’elle se calme. Sinon, elle allait le tuer. Et ce n’est pas une façon de parler. Elle était entièrement dominée par sa colère et ne savait plus trop où elle en était. Avec agressivité, elle enfonça le clou en lui disant qu’elle ne voulait plus rien qui vienne de lui. Il redevenait un prof, un prof lambda, et rien d’autre. Elle ne lui sourirait plus s’il s’avisait de passer au Square, elle ne lui parlerait plus, elle ne voulait plus le connaître autrement qu’en tant que vague connaissance de sa famille et en tant que prof à Poudlard, rien d’autre. Elle se baissa vivement pour saisir la lanière de son sac, puis elle tourna les talons pour vider les lieux, ayant juste une profonde envie de se caler dans un coin sombre pour fumer. Elle allait ouvrir la porte et partir d’un pas rageur, mais vivement, Logan se tint devant elle, la suppliant presque de rester. Quand il lui attrapa le bras, elle se hérissa et broncha, et tira vivement son poignet vers elle pour échapper à sa poigne ferme et douce. Elle refusait qu’on la touche, à plus forte raison que ce soit lui qui la touche. Avant, elle n’aurait rien dit, mais ça, c’était avant. Avant que Logan ne trouve seyant de ne pas lui dire que sa petite amie était morte. Inquisitrice, elle plissa franchement les yeux quand Logan reprit la parole, calme mais brisé. Adam, d’accord. Sa mère, elle le savait, elle avait entendu son père en parler. Mais Alice ? Alice qui ? Alice Londubat, la future copine de son frère Albus ? Elle allait lui dire d’un ton froid de la laisser passer, mais la curiosité l’emporta quand il lui proposa de ramener son père. Un sourd grondement monta de sa gorge.

« Mon père est mort. » On sentait très clairement la menace dans sa voix. Attention à ce qu’il allait dire. « Mon père est mort et ce ne sont pas tes paroles qui le feront revenir, tout comme ton silence n’a pas fait revenir Alexia. » Elle avait baissé le ton, et s’était un peu calmée, cependant on sentait toujours l’accusation très nette dans ses paroles. « Je suppose que ça ne sert à rien que je te demande de me laisser passer ? Promis, je n’irai pas faire trempette dans le lac. »

Lily croisa les bras. Elle en voulait toujours autant à Logan mais elle n’avait plus envie de hurler. Et elle n’avait pas envie qu’il sache qu’effectivement, elle comptait venir lui parler de la mort de son père quand elle se serait calmée et lui aurait pardonné. Comme disait son père, on pardonne toujours aux gens qu’on aime. Elle soupira un grand coup, autant pour dégager sa tension nerveuse que pour lui signifier qu’elle voulait s’en aller, et d’un geste sec de l’ongle, décrocha les crocs de serpent de son collier de sa peau, pour les regarder se rétracter on ne peut plus docilement. Il lui en faudrait vraiment un deuxième, en fait. Elle releva les yeux vers Logan, toujours aussi distante. Et en ayant toujours cette furieuse envie de pleurer qui lui collait au cerveau. Non, hors de question, elle ne pleurerait pas devant lui. Après tout, ne lui avait-il pas dénié le droit de pleurer la mort de son père sur son épaule ? Elle pleurerait certainement sur Milo. Vu comme il la collait pour être sûr qu’elle ne se bazarde pas une seconde fois, hein, elle n’a pas trop le choix sur la personne.

« Bon, eh bien je t’écoute, j’imagine que je n’ai pas trop le choix. » Sa voix s’était faite acide, pour bien lui faire comprendre qu'elle préférerait être à mille lieux de là. Cependant, elle se radoucit considérablement sur la suite, consciente qu’elle posait le doigt sur un point très sensible chez Logan. « Et tu pourras aussi m’expliquer qui est cette Alice dont tu parles. » Il lui devait bien ça.

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Dim 27 Mai - 9:34

Bon d'accord, c'était vrai, elle n'était jamais venue pleurer sur son épaule. Par contre, elle ne pouvait pas nier qu'il avait toujours été à sa disposition. Jamais il ne l'aurait pas écoutée. Alors oui, il y était allé un peu fort, mais ce n'était pas tout à fait faux. Cependant il ne releva pas, y compris ce qu'il prenait comme une insulte. Fausse compassion ? Il était bien la dernière personne qui ferait semblant face à quelqu'un ayant besoin de soutien. Une fois de plus, il pensait que Lily avait une meilleure opinion de lui et il se prenait de plus en plus de gifles. Logan espérait pouvoir mettre ça sur le compte de la colère, mais il était trop blessé pour vraiment y croire. Il prenait chaque pique pour ce qu'elle était vraiment et se laissait démolir. L'Animagus n'avait jamais été très solide du côté émotionnel. Étonnamment sensible. La plupart des gens ont tendance à croire que les hommes sont des insensibles, qu'ils sont plus fermés aux émotions difficiles que les femmes, qu'ils ne pleurent jamais et qu'ils ne peuvent pas être heurté intérieurement. Logan était la preuve même que c'était faux. Il était relativement faible de ce côté-là. Il était aussi fragile – déjà que physiquement ce n'était pas fameux – qu'un chaton. Chaque mot le frappait comme un poignard, chaque insulte lui faisait du mal, chaque parole blessante le détruisait.

Logan venait de la rattraper et de la supplier de rester. Il ne réfléchit pas en parlant, n'ayant pour seul but que de la garder encore un peu dans son bureau, le temps qu'il puisse faire ce qu'Harry lui avait demandé. Si Lily n'avait plus confiance en lui, c'était toujours le cas de papa Potter, et il honorerait celle-ci en respectant ses instructions. Elle se détacha de son emprise d'un mouvement brusque, ce qui ne fit que remuer la plaie. Il ne pouvait plus la toucher, alors qu'auparavant il pouvait encore la serrer dans ses bras. C'était dur. Pourtant sa voix se fit plus calme : elle ne criait plus, bien qu'il entendait clairement le ton accusateur qu'elle arborait. Il devait faire attention, la tension était palpable, la moindre erreur et elle partirait après lui avoir de nouveau hurler dessus.

« Non effectivement. »

Pas besoin d'en dire plus, il ne la laisserait effectivement pas passer, pas avant qu'il n'ait fait ce qu'il avait à faire. Le professeur laissa ses bras retomber, baissa à nouveau les yeux. Il espérait que la nouvelle la détendrait à son égard, mais il ne se faisait pas trop d'illusions. Elle lui en voulait et ne changerait probablement pas d'avis sur lui en l'espace de quelques secondes. Hélas. Elle l'incita alors à parler, lui faisant comprendre par son ton qu'elle ne comptait certainement pas rester plus longtemps qu'il ne le fallait. Elle voulait mettre le plus de distance possible entre eux. Logan soupira à son tour, mais cette fois de tristesse, en hochant la tête. Oui, même apprendre que son père était vivant de sa bouche n'aiderait pas la situation. Elle lui en voulait pour sa petite amie, pas pour Harry. Il fut surprit d'entendre sa voix devenir plus douce, et ne comprit de quoi elle parlait que quand les mots résonnèrent à ses oreilles. Il leva ses yeux marrons vers elle, d'abord sans comprendre.

« Alice ? »

Alice ? Il avait parlé d'Alice ? Quand ? Tout se passait tellement vite depuis qu'elle était entrée et que leur dispute avait éclatée, il perdait un peu le fil. Ah oui. Une minute plus tôt, il l'avait mentionnée. Il s'en était à peine rendu compte tant la situation était dure voire désespérée. Il dévisagea Lily, son esprit commençant seulement à réaliser sa requête. Qui était Alice ? Il ne voulait pas parler d'elle. Il n'en parlait à personne d'autre que sa Harpie. Et si Grace l'apprenait, elle s'imaginerait des choses. Qu'il l'aimait toujours comme si elle était toujours vivante, ce qui n'était pas le cas, ou quelque chose du genre. Pourtant, la Serpentard semblait y tenir un peu. Elle était curieuse, mais elle le lui demandait également comme si qu'elle sache était légitime. Avec ce qu'il se passait entre eux et la culpabilité qu'il ressentait, il se sentait presque forcé de lui répondre. De plus, elle comprendrait en quoi il se permettait de dire qu'il la comprenait et pourquoi certaines de ses paroles l'avaient particulièrement touché. Il détourna le regard. Bon. S'il le fallait vraiment. Le professeur soupira à nouveau et se dirigea vers le tiroir d'une armoire près de son bureau dans lequel il commença à fouiller tout en jetant des regards hésitants à Lily. Il ne s'était pas préparé à lui en parler. Logan finit par en sortir une vieille photo un peu abîmée sur les bords, mais il ne la regarda pas. Il s'approcha à nouveau de la jeune fille. Autant en finir vite fait, qu'il puisse se consacrer pleinement à Harry.

« Alice... était quelqu'un d'important pour moi. Elle est la raison pour laquelle j'ai rejoins l'Ordre. »

Sa voix restait neutre, elle ne tremblait pas comme ça l'avait été en août l'année passée, quand il en avait parlé à Adam pour la première fois. Il était avec Grace désormais, il ne ressentait plus le besoin de s'accrocher à un fantôme. L'Animagus n'avait pas besoin d'entrer dans les détails, c'était facile à comprendre. Il fallait être stupide pour ne pas saisir en gros ce qu'il s'était passé. Par contre, il lui fallait expliquer qui elle avait été pour lui. Alors il fit ce qu'il y avait de plus simple : il lui tendit la photo, sans y jeter le moindre regard. Logan savait que ça ne lui ferait que du mal. Il la gardait non loin de lui plus symboliquement que pour pleurer dessus. Il avait toujours beaucoup aimé cette photo, elle le faisait soit sourire, soit pleurer. C'était Grace qui l'avait prise, seulement deux semaines avant la mort d'Alice. Ils étaient allés boire un verre ensemble. Dessus, il y avait un Logan âgé de 26 ans, les cheveux en bataille, le bras sur l'épaule de sa compagne alors qu'il avait la tête contre celle de la jeune femme. Tous deux regardaient l'appareil en souriant, en couple heureux se mariant bientôt. On pouvait voir l'alliance à l'annulaire du futur Phénix. Une fois de plus, cette photo disait presque tout. Lily avait presque toutes les informations qu'elle aurait pu lui demander. Qui Alice était pour lui et ce qui lui était arrivé.

« Il m'a fallu quatre ans pour m'en remettre, cela dans les pleurs, l'isolement, la dépression et deux tentatives de suicide. Je n'ai jamais su aller au bout de mon geste, la première fois parce que je n'avais pas la force d'aller jusqu'au bout, la seconde parce que Grace est arrivée juste à temps pour me bander les poignets en m'insultant d'imbécile et d'idiot. Il eut un rire triste alors que ses yeux se posaient sur ceux de la jeune Serpentard. Je regrette de lui avoir infligé ça. C'était lâche et égoïste. Ne fais pas les mêmes erreurs que moi, je t'assure que ça ne t'apportera pas le moindre soulagement. »

C'était tout, il ne voulait pas spécialement en parler plus que ça. Pas aujourd'hui, pas avec cette tension qui régnait entre eux, et il n'avait pas le moral pour se remémorer ces années d'enfer. Ça devait lui suffire et elle devrait se contenter de ça. Si elle voulait en savoir plus, qu'elle se calme sérieusement et là seulement il entrerait dans les détails.

« Mais tu n'es pas là pour que l'on parle de moi, de toute façon, qu'est-ce que ça change ? Je suis toujours un menteur drogué et insensible qui ne comprend pas, n'est-ce-pas ? »

Okay il aurait pu dire les choses autrement, mais ça l'avait tellement touché qu'il n'arrivait pas à se défaire de cette définition dont les parties insensibilité et non compréhension se voyaient détruites par ses révélations. C'était vrai, nan ? Elle le détestait, comme si elle allait penser autrement ! Bon ça serait franchement insensible que de faire comme si de rien n'était et comme si cet événement n'influençait pas sur les émotions qu'il ressentait à cause des propos de Lily, mais elle était tellement imprévisible qu'il n'en serait même pas étonné, quoi que à nouveau blessé. Si elle le détestait au point d'ignorer qu'il la comprenait vraiment, que ce n'était pas qu'un mensonge pour la rassurer, c'est qu'il n'y avait plus beaucoup d'espoir pour eux. Le professeur baissa à nouveau les yeux, le regard nostalgique et douloureux. Il attendrait ses commentaires et directement après, lui remettrait le collier qu'Harry lui avait confié.

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Dim 27 Mai - 11:47

Lily soupira et se referma comme une huître, croisant les bras sur sa poitrine. Après son coup de colère, elle se sentait étrangement lasse, et elle avait envie d’aller se caler dans un coin sombre pour attendre que sa mélancolie passe. Parler de son père, puis d’Alexia, tout ça en moins d’une heure, alors qu’elle essayait toujours d’esquiver le sujet, ça l’avait ruinée. Elle ignora avec superbe le regard attristé de Logan quand elle échappa à son emprise, et leva les yeux au ciel quand il lui confirma qu’elle ne pourrait pas passer avant qu’il lui ait parlé. Bon, bah qu’il accouche et qu’il lui parle, avant qu’elle ne perde encore patience et qu’elle détruise la porte à coup de pieds pour passer. Reprenant la parole, elle lui demanda d’un ton ironique ce qu’il avait de si crucial à lui dire qu’il l’avait faite expressément commander dans son bureau, quitte à subir ses foudres. Loin de répondre à sa question, Logan resta interloqué face à sa seconde demande. Savoir qui était la Alice dont il parlait avec tristesse. Il ne s’agissait certes pas d’Alice Londubat, Lily en était persuadée, mais alors qui ? Elle s’attendait à ce qu’il élude sa question pour lui dire enfin pourquoi il l’avait convoqué, mais non, il répéta bêtement le nom Alice, et changea de tête, passant de la stupeur à la tristesse. A pas hésitants, Logan se dirigea vers son armoire et en sortit une photo jaunie par le temps, qu’il lui tendit sans la voir. Brusquement, Lily était moins sûre de vouloir savoir qui était Alice. Mais trop tard. C’était quelqu’un qui comptait beaucoup pour Logan, et qui était la raison pour laquelle il avait rejoint l’Ordre. Lily se saisit de la photo, tiquant en reconnaissant Logan dessus. Logan avec une alliance. Et une très jolie fille dans les bras. Alors c’était elle, Alice ? Elle pencha un peu la tête sur le côté, essayant de s’imaginer cette période où Logan était en couple avec cette inconnue. Des projets d’avenir, un mariage qui approchait, pourquoi pas des enfants … Et tout s’arrête. Un peu comme elle quoi. Doucement, une larme traîtresse naquit au bout de son œil et coula le long de l’arête de son nez. Quatre ans de dépression, deux tentatives de suicide. Grace toujours là pour lui.

« Quatre ans … C’est long … »

La photo avait achevé de complètement calmer Lily. Pour le moment. Voir qu’il avait vécu la même chose qu’elle lui faisait vraiment bizarre, et la tourmentait en même temps. Il s’était relevé et avait continué à avancer. Il s’était relevé alors qu’on lui avait pris sa Alice, il avait rejoint l’Ordre, il avait continué à vivre. Et à aimer. Il avait Grace, maintenant, Grace qui aurait besoin de lui vu qu’on lui avait pris sa petite sœur. Lily ne comprenait pas. Comment avait-il pu continuer à avancer, alors qu’elle-même avait l’impression qu’à chaque pas qu’elle faisait, le sol s’écroulait sous ses pieds ? Il suffisait qu’elle s’arrête, juste quelques secondes, et elle s’écrouler ait avec le sol. Mais elle ne pouvait pas. On la traînait le long du chemin. Sa mère, ses frères, ses cousins, Milo, Lys, tout le monde s’échinait à la faire avancer pour qu’elle ne s’arrête pas sur le bord de la route. Même Logan la tirait en avant, bien que sa manière de faire déplaise singulièrement à Lily. Et elle ne comptait pas lui demander comment il avait réussi à avancer, lui. Pas après tout ce qu’elle lui avait balancé dans la tête, et tout ce qu’elle commençait déjà à regretter avec plus ou moins de forces. Elle fixait toujours la photo, perdue.

« Seuls les faibles se suicident. » Elle soupira, à peine auto-cynique. « Mais il faut être encore plus faible pour se louper. » Lily se tut, gardant le silence quelques instants, avant de reprendre la parole, mélancolique. « Tu as de la chance d’avoir Grace. »

Qu’elle ait été là pour l’aider, et l’empêcher de faire des bêtises. Est-ce que c’était ça que Milo faisait avec elle ? C’est pour ça qui la suivait comme un chien suit son maître ? Pour l’empêcher de recommencer ? Elle devrait songer à le remercier. Assez vite, avant que son naturel misanthrope ne reprenne le dessus sur cette mélancolie qui la rendait faible et dégoulinante de bons sentiments, tous plus atroces les uns que les autres. Logan reprit la parole, caustique et blessé, cassant net son moment d’atermoiement. Menteur drogué insensible qui ne comprend pas. Elle l’avait effectivement traité de menteur, et aussi de drogué, ce qu’il était toujours pour elle, en effet. Mais elle ne l’avait jamais traité d’insensible. Elle avait dit qu’il était comme les autres, que sa compassion était factice, et il lui avait prouvé le contraire en lui montrant cette photo et en lui racontant son histoire, celle d’une vie de bonheur qu’il aurait pu vivre avec Alice. Les doigts de la vipère se resserrèrent autour de la photo, et elle préféra la poser sur le bureau avant qu’il n’arrive un malheur. Il fallait qu’il se taise. Il fallait qu’elle lui dise de se taire. Mais calmement.

« Franchement, ta gueule. » Lily, on a dit calmement ! « Menteur, oui. Que ce soit pour me protéger ou quelque intention louable que ce soit, tu m’as menti. Drogué, oui. Tu te shootes aux médicaments pour ne pas ressentir la douleur, tout comme je fume pour engourdir la mienne. » Elle se redressa, très calme, peut-être plus menaçante encore que lorsqu’elle s’énervait. « Mais je ne t’ai jamais traité d’insensible. J’ai dit que tu étais comme les autres, avec leur compassion factice proche de la pitié. Ceux qui disent qu’ils comprennent ce que l’on ressent alors que la seule mort qu’ils aient eu à affronter, c’est celle de leur poisson rouge quand ils avaient deux ans. Ou qui n’ont jamais rien eu à affronter du tout. » Elle se tut, laissant planer un court silence. Et son regard changea, s’adoucissant un peu. « Mais je me trompais. Tu n’es pas comme les autres. Tu sais ce que ça fait de perdre quelqu’un qu’on aime, de continuer à avancer en se demandant pourquoi diable on ne s’assied pas sur le bord du chemin. J’avais tort, et je m’excuse. »

Elle se tut, laissant le soin à Logan de noter qu’elle s’était excusée pour un seul des trois points. Peut-être qu’elle s’excuserait pour les deux autres plus tard. Peut-être. Plus tard. Elle fit glisser sa baguette de sa manche et la secoua pour redresser la chaise. Grâces soient rendues au Ciel, elle n’avait rien cassé. Pourtant elle avait failli, de peu. Une grande lassitude l’envahit soudain, pesant sur ses épaules comme une chape de plomb. Elle avait besoin de sortir. Plus rien ne se dressait entre elle et la porte, Logan étant toujours près de son armoire. Le regard de la vipère hasarda sur la porte fermée, et un court instant, elle se demanda si elle allait quitter la pièce. Elle soupira un grand coup. Oui, elle voulait toujours s’en aller. Alors que faisait-elle encore ici ?

« Je suis calme. » Et tu m’emmerdes toujours autant. « Et il me semble que tu avais quelque chose pour moi, que je ne regretterai pas, si j'en crois ton mot. » Que j'ai foutu au feu. Et même si je ne veux toujours plus rien venant de ta part. Elle redressa le regard, sombre. « A moins que finalement, tu n’aies plus rien pour la pauvre petite Lily éplorée, suicidaire, immature, misanthrope et désespérément chiante que je suis ? »

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Dim 27 Mai - 12:48

Logan inspira un grand coup, soulagé : il n'aurait plus à revenir sur le sujet sensible qu'était Alice. Il préférait la laisser là où elle était, dans un recoin de son esprit, afin de pouvoir continuer sa vie sans pour autant l'oublier. Car c'était exactement ce qu'il ne fallait pas essayer de faire. Tenter d'oublier les morts étaient le meilleur moyen de se torturer soi-même. Non, il fallait garder leur souvenir, et apprendre à le maîtriser, à le placer quelque part au fond de soi où il ne serait pas abandonné mais pas au coeur des pensées non plus. Il avait fallu du temps au professeur pour y arriver, mais il avait fini par réussir. Elle était toujours là, mais il ne s'accrochait plus à son image. Lily devrait apprendre à aller de l'avant, à faire de même si elle voulait continuer à avancer et surtout, si elle ne voulait pas finir sa vie dans la solitude. Elle devait se reprendre au plus vite, pour ne pas gâcher plus de son temps. C'était pour son bien, et rien d'autre. Il ne fallait pas qu'elle laisse Alexia détruire sa vie comme Alice l'avait fait à la sienne pendant quatre longues années. Il regrettait ces nombreux mois perdus à se lamenter, à faire subir les pires des épreuves à Grace car durant tout ce temps, à part l'empêcher de faire une bêtise, elle n'avait rien pu faire pour le soulager. Il se demandait encore comment il avait fait pour s'en sortir. Sûrement était-ce ce que Lily se demandait à l'instant. Comment c'était possible. En y réfléchissant, il avait la réponse : il lui avait fallu trouver un but, et des personnes sur qui s'appuyer pour rester debout. Ça n'avait pas été facile, mais il s'était battu et avait fini par sortir du trou.

En regardant la photo qu'il lui avait tendue, elle s'était calmée, soudainement. Elle avait compris d'un coup beaucoup de choses à son sujet, et ça avait calmé sa colère. Il la savait obstinée, il n'était pas pardonné mais c'était un premier pas. Il le sut à la larme qui coula doucement sur sa joue. Il ferma les yeux un instant, s'empêchant d'en laisser échapper une à son tour. Son soulagement était discret mais présent. Il sentait avec reconquit une petite part de la jeune fille en lui révélant cette part de lui, celle peu glorieuse et plus sombre.

« Les plus longues de toute ma vie, oui. »

À nouveau, il sourit tristement. Il était loin d'être fier de cette période, et il en gardait de très mauvais souvenirs. Entre autre d'où pourquoi il déconseillait cette voie à Lily. Ou contraire, elle devait se battre et pas se laisser pourrir. La Serpentard ne quittait pas la photo des yeux, preuve de l'effet qu'elle lui faisait. Au moins, elle avait mis sa colère de côté pour quelques instants, et Logan profitait de cette accalmie pour respirer tranquillement et calmer ses nerfs à vif. L'air de rien, crier, se disputer, c'est bigrement épuisant. Elle ajouta que seuls les faibles se suicidaient et que ceux qui se rataient l'étaient encore plus. Tous les deux faisaient partie de la seconde partie. Ceux qui se rataient. Enfin non pas exactement, on les avait tous les deux empêchés d'aller au bout de leur acte. De toute façon, ils avaient essayé, ils avaient eu l'intense volonté de le faire, de mettre fin à leurs jours pour supprimer leur douleur. En gros, ils étaient aussi faibles l'un que l'autre sur ce terrain, et Lily l'admettait.

« Oui. Je lui dois beaucoup. »

Oui, il devait énormément à sa compagne. Elle avait tenu sa tête hors de l'eau et ne l'avait jamais abandonné, pour rien au monde. Toujours, elle avait été là pour lui et aujourd'hui, c'était à lui de rendre l'appareil, maintenant que la Harpie souffrait de la mort de sa soeur. C'était son tour de ne pas la laisser tomber, et il serait à son poste, sans répit. Il resterait éveillé pour la protéger de ses cauchemars s'il le fallait. C'était une dette qu'il paierait jusqu'à la fin de ses jours, par amour. La louve en vint alors à ses derniers propos, et il se crispa. Il s'attendait à de nouvelles piques, bien que le ton de sa voix soit résolument plus calme. Sauf que s'il y en avait, c'était aussi la vérité. Déjà, elle ne faisait preuve d'aucun respect en lui demandant ainsi de se taire, mais il sentait que son intention n'était pas mauvaise. Il l'écouta lui expliquer ce qu'elle pensait. Ça ne lui faisait pas plaisir mais ça valait mieux que tout à l'heure, car elle n'avait pas tort. D'autant plus qu'elle termina par s'excuser. Pas complètement mais quand même. Cela eut l'effet d'une caresse qu'il savoura. Ça lui faisait plaisir, un minimum en tout cas. Il lui faudrait bien plus de temps pour s'excuser complètement, et il n'attendait pas plus pour aujourd'hui, bien qu'il aurait aimé être libéré du poids de sa haine rapidement. Sa culpabilité par contre, ne le quitterait probablement jamais. Il se souviendrait toujours que par sa faute, elle avait tenté de mettre fin à ses jours. De s'abandonner sur le bord du chemin, comme elle le disait. Il lui répondit calmement alors qu'elle remettait la chaise en place :

« C'est à toi de trouver comment continuer à avancer. Si... si tu en as besoin, je veux bien en parler avec toi, mais je ne pourrai rien faire à ta place. »

Logan ne savait même pas pourquoi il lui proposait cela alors qu'il n'y avait aucun doute qu'en au fait qu'elle ne lui demanderait rien avant des semaines, voire des mois. Peut-être parce qu'il n'oubliait pas ce qu'ils avaient été avant tous ces problèmes. Mais bref, ce n'était pas pour tout ça qu'elle était convoquée. C'était pour quelque chose de bien plus important. L'ornithologue voyait qu'elle voulait partir et il ne comptait pas la retenir plus longtemps.

« Je ne te vois pas ainsi, Lily. Mais oui, j'ai ici quelque chose qu'on m'a demandé de te remettre. »

Alors il plongea sa main dans sa poche et en ressortir le collier qu'il lui tendit avec un sourire qui se voulait... je ne sais pas, celui de quelqu'un qui est heureux d'annoncer ainsi une bonne nouvelle, peut-être.

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Dernière édition par Logan Cooper le Lun 28 Mai - 5:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Dim 27 Mai - 14:23

Faible. Lily se sentait extrêmement faible. Plutôt misérable, en fait, d’avoir seulement essayé de se suicider et de ne pas avoir réussi. Elle était juste faible, un pauvre animal dépressif qui aboyait plus qu’il ne mordait et qu’il serait facile de tuer, d’un seul coup de talon. Elle se demanda avec ironie pourquoi personne ne l’avait encore fait. Pleine de tact, elle ne relança pas Logan sur Alice, et il en sembla fort soulagé. Elle fixait la photo, vide, laissant une larme couler traîtreusement sur sa joue, le long de son nez. Quatre ans de dépression. Quatre longues années, les pires années de sa vie, comme il venait de le dire. S’il y avait passé quatre ans, combien de temps y passerait-elle ? Elle avait déjà une tentative de suicide à son actif, avortée grâce à Milo, qui passait par là comme de par hasard, ou plutôt qui savait exactement où elle se trouvait, ouais. Lily tint sa langue, ne répondant plus à ce qu’il lui répondait. Elle n’en avait pas envie. Jeter de l’huile sur le feu, elle l’avait assez fait, être fouille-merde, elle y avait assez joué. Son ton monta un chouia lorsqu’elle lui demanda de se taire assez irrespectueusement, et elle se mordit l’intérieur de la lèvre en grondant silencieusement. Ce n’était pas du tout ce qu’elle voulait lui dire. C’était sorti tout seul. Parce qu’elle commençait à fatiguer et qu’elle voulait partir pour être seule. Vraiment seule. Elle n’en pouvait plus de la présence de Milo, des regards de Lucy, de la colère d’Hugo. Elle aurait bien aimé que tout redevienne comme avant, mais elle avait tout fait foirer. Il lui faudrait du temps, beaucoup de temps, avant de réussir à reconquérir la confiance des autres, et surtout reconquérir sa propre confiance, afin de se persuader qu’elle valait autant que les autres et qu’elle n’était pas qu’un vulgaire poids mort pour ceux qui l’entouraient. Quand il lui proposa son aide, d’en parler avec elle, elle ne put retenir son regard pour le moins distant, et un poil méfiant. Il lui proposait son aide après l’avoir accusée de pleurer sur son épaule ? Hors de question qu’elle accepte. La louve méfiante se débrouillerait avec sa meute, enfin, avec la meute qu’il lui restait, c’est-à-dire pas grand monde, malheureusement. Cependant, quand il mit sa main à sa poche pour en tirer un collier de cristal rouge, la méfiance de Lily fut vite éclipsée par le l’incrédulité pure.

« Mais c’est le … C’est mon … »

Chamboulée, elle tendit la main, attrapant avec une infinie délicatesse le collier de sa tante Hermione. Le collier qu’elle lui avait offert, qui s’était cassé à l’extrémité, et qu’elle avait confié à son père, en lui demandant de le porter chez un bijoutier pour le réparer. Et son père était mort deux jours plus tard. Lily avait complètement zappé cette babiole, après. Mais l’avoir dans les mains, et réparée, pouvait signifier plusieurs choses. La première, c’est que son père avait finalement pu poser le collier chez le bijoutier. Mais ce serait étrange que ce dernier ait ensuite renvoyé la babiole à Logan plutôt qu’aux Potter. Et que ça ait mis un mois entier à arriver. La seconde, c’est que son père ne l’avait pas amené à réparer et qu’il l’avait confié à Logan en lui disant de le rendre à sa fille. Brusquement, les rouages engourdis de Lily se remirent en route dans son esprit fatigué. Un mois. Donc, soit Logan avait le collier depuis un mois, soit il l’avait depuis peu. S’il l’avait depuis un mois, il était cruel. S’il l’avait depuis peu, il l’avait récupéré par une tierce personne. Or, il lui avait envoyé un hibou lui disant qu’il avait une bonne nouvelle, qui lui ferait plaisir. Donc il l’avait depuis peu. Elle avait donné le collier à son père, Logan le lui rendait, donc, donc … La conclusion la cloua sur place. Mon père est vivant. Sous le choc, elle se laissa tomber en arrière, et tomba lourdement sur la chaise qu’elle avait heureusement redressée quelques minutes avant. Une nouvelle larme coula de son œil, et elle se surprit à ressentir une émotion nouvelle, qu’elle n’avait pas ressentie depuis deux mois. L’espoir. Elle releva les yeux vers Logan, comme pour quêter la confirmation de ses déductions intérieures.

« C’était lui, c’est ça ? Le type blond à qui tu parlais, c’était … » Sa voix s’enroua. « C’était mon père ? C’était lui ? » Une autre larme coula de son œil. C’est parti pour les prémices d’une crise de larmes. « Il est en mission pour l’Ordre, il se fait passer pour mort, et il a intégré les mangemorts en profitant du fait que tout le monde le croie mort ? »

L’espoir. C’était bizarre de ressentir autre chose que la colère, la frustration, l’abattement ou la tristesse. Son père était en vie. Ses doigts se refermèrent autour de la fleur en cristal rose, comme autour d’un porte-bonheur. Mais Lily n’avait pas de porte-bonheur, le seul qu’elle n’ait jamais eu était un petit chat de bois, qui avait fini au feu après qu’un Salem mécontent l’y ait expédié d’un coup de patte, comme pour signifier à sa maîtresse qu’il était honteux qu’elle préfère un chat inanimé à un véritable fléreur vivant. Cependant, son espoir se teinta bien vite de jalousie. S’il était vivant … Pourquoi il n’était pas venu la voir ? Non, c’était logique, elle n’aurait pas su se tenir et aurait grillé sa couverture avec son impulsivité et sa joie de le savoir en vie. Alors que Logan n’aurait pas réagi comme ça, et n’avait pas réagi comme ça, d’ailleurs. Il avait réagi comme in professionnel, et pas comme une gamine de dix-sept ans, aussi chamboulée que perdue. Elle baissa les yeux vers le collier qui trônait dans sa main tel un trésor, pour que Logan ne voie pas les paillettes de jalousie qui s’étaient un court instant allumées dans son regard métallique.

« Tu as de la chance d’avoir pu lui parler … Vous vous êtes dit quoi ? »

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Lun 28 Mai - 4:56

Logan observa attentivement Lily. Elle changea complètement de comportement, et il savait qu'à sa place, il aurait réagi exactement de la même manière. En la regardant, il pouvait deviner le cheminement de ses pensées, arrivant peu à peu à la douce et bienvenue révélation que représentait ce simple collier qui sur le moment, valait tout l'or du monde. C'était d'une certaine manière beau, parce que lentement, une sorte d'espoir renaissait en elle, et de l'autre c'était horrible pour lui. Horrible parce que c'était le moment où si tout allait bien, il l'aurait prise dans ses bras. Et là... il sentait que c'était défendu. Il n'y était plus autorisé, il était rangé de l'autre côté de la barrière. Et ça, ça c'était terriblement douloureux. Comment un échec avait-il pu faire tout cela ? La rendre si distante ? Faire de lui un professeur comme les autres à ses yeux, et non plus un ami qu'elle se plaisait à appeler tonton ? Il n'en avait jamais rien dit, mais cette appellation lui avait toujours fait particulièrement plaisir. Aujourd'hui, l'Animagus avait l'impression qu'il n'y aurait plus jamais droit, parce qu'il était retombé lourdement au bas de l'échelle qu'on avait ensuite fait tomber pour qu'il ne puisse plus remonter. Car c'était exactement ça. Il n'avait pas la moindre idée de comment reprendre sa place dans son estime. Tous les mots et les gestes du monde n'y changeraient rien, du moins pour l'instant. Il esquissa un pas en avant quand elle se laissa tomber sur la chaise, craignant qu'elle ne se fasse mal, mais se retint avant d'avoir pu lui effleurer le bras. Il n'aurait eu droit qu'à un brusque mouvement de recul. Qu'elle sache désormais qu'ils avaient plus en commun qu'elle ne le croyait n'y changeait rien, sinon qu'elle ne pouvait plus se permettre de croire qu'il mentait en disant la comprendre, comme elle l'avait avoué une minute plus tôt. C'était toujours ça, mais pas suffisant pour lui faire oublier son regard, son ton et les paroles dures qu'elle lui avait adressées.

Elle parla enfin, d'une voix enrouée, à l'opposé de tout ce qu'elle avait été depuis qu'elle était entrée dans son bureau. C'était probablement le moment le plus calme des dernières minutes. Une larme coula sur sa joue et une fois de plus, il ne pouvait rien faire sinon se tenir là et regarder sans toucher. C'était une sensation qu'il avait rarement connue. En général, il osait parfaitement passer son bras autour du cou d'un parfait inconnu, il n'y aurait vu aucun problème, mais avec la jeune fille, c'était non autorisé. Il n'avait pas le droit, c'était défendu tant qu'elle ne le laisserait pas faire. Il hocha doucement la tête. Exactement, c'était tout à fait ça, elle avait compris. Logan baissa pour la énième fois les yeux, se sentant un peu... exclu. La logique sentimentale aurait voulu que ce ne soit pas lui que Harry aille voir, mais quelqu'un de sa famille. Lily aurait sûrement préféré qu'il s'adresse à elle et pas à ce menteur qui ne lui avait rien dit.

« J'ai crû que c'était une mauvaise blague. Mais ton père est convaincant, il ne lui a pas fallu grand chose pour me convaincre. C'était bien lui, j'en suis certain. Il se fait bien passer pour l'un d'eux, il nous fournit des informations et peut suivre en toute discrétion les agissements des Mangemorts. Risqué et demandant de lourds sacrifices, comme vous infliger sa perte, mais nécessaire. »

Le professeur inspira un grand coup et redressa la tête pour fixer le visage de Lily. Elle semblait être sur le point de fondre en larmes, il supposait et espérait qu'elles seraient de joie. Toutes ces émotions d'un coup... à vrai dire, il sentait aussi qu'il avait atteint ses limites, il n'était pas loin de les laisser couler à son tour. Cette nuit, il se blottirait comme un nounours dans les bras de Grace et les laisserait s'évacuer en silence. En fait, là, maintenant, c'était tout ce qu'il voulait, et rien d'autre. Enfin si, un petit geste, mot ou regard de Lily qui lui indiquerait qu'elle tenait toujours à lui. Or il avait la sensation que c'était trop lui demander. Ce fut au tour de la Serpentard de baisser les yeux, alors qu'elle lui faisait remarquer qu'il était chanceux d'avoir pu lui adresser la parole. Oh. Il n'avait pas besoin de la voir pour comprendre qu'elle ressentait une légère jalousie, ses mots le lui disaient. Il resta debout face à elle, et continua de la regarder. Il ne voulait pas s'asseoir. Il se sentait presque trop fatigué pour marcher jusqu'à sa propre chaise, comme si les trois pas à parcourir étaient l'autre bout du monde.

« On a parlé de toi. De ta famille. Il m'a fourni quelques explications et des informations utiles à l'Ordre. Nous avons beaucoup discuté de vous, en fait. Il voulait de vos nouvelles. »

Il ne comptait pas plus entrer dans les détails. Par contre il pouvait un peu plus s'expliquer sur pourquoi papa Potter s'était tourné vers lui et pas quelqu'un d'autre.

« Tu ne me fais peut-être plus confiance, mais ton père, si. Je suis son nouveau contact : jusqu'alors il communiquait avec... Ron, mais celui-ci est bien trop surveillé, tout comme toute ta famille, d'où pourquoi il s'est tourné vers moi. Je le suis aussi, mais moins, et je peux fournir des informations venant de l'école. »

Oui, toi tu ne veux plus entendre rien venant de moi, mais Harry ne pense pas de même, que tu le veuilles ou non. L'Animagus décida alors de lui proposer quelque chose, il ignorait si son boss approuverait mais il ne voyait pas pourquoi il n'aurait pas été d'accord, après tout s'il avait mis sa fille au courant, il devait bien s'attendre à ce qu'elle veuille le contacter d'une manière ou d'une autre, surtout vu le caractère de celle-ci.

« Si tu as quoi que ce soit à lui transmettre, aussitôt qu'il me contactera je le lui ferai parvenir. Mais je ne peux rien faire de plus. »

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MessageSujet: Re: Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]   Ven 29 Juin - 9:49

Quelques minutes plus tôt, Lily avait la haine, et une envie folle de frapper Logan, malgré le fait qu’il soit son professeur et son ami. Son oncle, comme elle le surnommait avec tendresse et amusement. Mais bon, ça c’était avant qu’il ne décide de lui cacher la mort d’Alexia, sous prétexte qu’elle était trop secouée par le meurtre de son père. Quelques minutes plus tôt, elle était dans cet état-là. Parce que maintenant, elle était assise sur une chaise et fixait sans comprendre le collier de cristal rouge que Logan venait de lui donner. Ou plutôt de lui rendre, parce qu’il s’agissait bien de son collier. Il appartenait au départ à Hermione, qui lui avait donné pour son anniversaire, et Lily l’avait donné à son père pour le faire réparer, quelques jours avant qu’il ne meure. Et Logan lui rendait, parfaitement réparé. Doucement, la lumière se fit dans l’esprit embrumé de Lily. Son père était vivant, Logan l’avait vu, son père lui avait donné le collier pour que Lily sache qu’il était en vie. Et qu’il prenait des risques énormes pour qu’elle le sache, pour qu’elle aille mieux, car ni ses frères ni sa mère n’étaient au courant de ce tout petit détail. Les doigts de la vipère se refermèrent autour du collier d’une manière possessive. Il était à elle, et représentait plus qu’un collier. Il représentait son espoir de savoir son père en vie, quelque part, caché dans la nature. Logan abonda d’ailleurs dans son sens en disant qu’effectivement, c’était bien lui, le type blond avec qui il parlait pendant l’intronisation de McGonagall au poste de directrice de Poudlard. Qu’effectivement, il espionnait bien les mangemorts sous couverture, et que cela était au prix de nombreux sacrifices, comme se priver de sa famille et leur laisser croire qu’il est mort.

« Mon père et son sens des sacrifices … »

Lily grogna, presque dégoûtée. C’était un de ses nombreux points de dispute avec son père, son sens des sacrifices frôlant les cieux. Petite, Lily détestait le voir rentrer très tard, ou ne pas le voir rentrer du tout, sous prétexte qu’on avait besoin de lui au travail. Et à la maison, on n’a pas besoin de lui peut-être ? Avec le retour des mangemorts, elle avait de moins en moins vu son père, et maintenant, elle apprenait qu’il se faisait passer pour mort au détriment de sa famille. Alors que tout le monde faisait son deuil, lui vivait quelque part, seul, pour son travail. Et quand tout le monde aurait accepté sa mort, il réapparaîtrait. Et Ginny le tuerait pour de bon. Mais c’est sûr qu’il se heurterait à énormément d’hostilité … Cependant, Lily sentait une étrange émotion batailler en elle, la jalousie. Logan avait pu parler à son père. Il n’était même pas venu la voir, alors qu’elle l’avait remarqué depuis le début. Il lui avait juste souri, mais il avait parlé à Logan pendant plusieurs minutes. Logan sentit sa jalousie profonde et lui dit qu’ils avaient parlé des Potter, et d’elle, et de ce qu’il se passait à Poudlard. Donc, Logan devait certainement savoir qu’il avait un loup-garou en face de lui. En fait, tout l’Ordre devait savoir qu’elle était une louve, alors qu’elle aurait préféré mettre le moins de monde au courant. Elle lâcha un grognement de dépit quand Logan plaça sournoisement que si elle ne lui faisait pas confiance, Harry, lui, lui faisait confiance. Elle se mordit l’intérieur de la joue pour ne pas lui répliquer perfidement que s’il n’avait pas jugé utile de la couver comme une morveuse, elle lui ferait encore confiance, et préféra fermer les yeux un court instant pour se calmer brièvement. Logan était le nouveau contact de son père, parce que Ron était surveillé. Pourtant, il avait limite gueulé en plein cours être un membre de l’Ordre du Phénix, il devait être bien plus surveillé que Ted, ou Victoire, ou encore Neville. Mais bon, si son père a jugé bon de parler à Logan, eh bien, elle ne s’en mêlerait pas. Bizarrement, depuis qu’elle avait été mordue, elle avait du mal à discuter les ordres de ses parents – tout du moins ceux de sa mère vu que son père n’est plus là – qu’elle considérait comme ses supérieurs hiérarchiques directs. Ses Alphas, les chefs de la meute familiale. Après, dans son cercle d’amis – incluant ses cousins les plus proches – l’Alpha c’était elle, que cela plaise ou non aux autres. Qui serait assez fou pour lui contester ce rôle, hein ?

« Ron n’est pas le seul à être surveillé, je le suis aussi. River, Prewett et Bielova ont les yeux partout … Et même Roxanne. Elle ne se sent plus pisser depuis qu’elle sort avec Scorpius … C’est triste qu’elle ait oublié qu’elle est une Weasley. »

Lily soupira, fixant toujours le collier de son regard acier. Logan reprit la parole, lui faisant une proposition tentante, mais irréalisable, envoyer des nouvelles d’elle à son père. Elle secoua la tête de manière négative, sachant que son père n’accepterait jamais que Logan lui envoie la moindre lettre. Déjà qu’il prenait des risques en lui en envoyant, ce serait trop suspect qu’il en reçoive, alors que sa couverture disait certainement qu’il venait d’Amérique ou de quelque chose dans le genre. Son père était prudent, Lily le savait très bien. Cependant, pourquoi pas ? Peut-être que Logan pourrait lui envoyer une lettre, et malgré le fait que Lily ne voulait pas lui être redevable de quelque chose, pouvoir parler avec son père par personne interposée était on ne peut plus tentant. Mais lui dire quoi ? Qu’elle allait bien et qu’elle était surveillée ? Elle n’allait pas bien du tout, et il savait qu’elle était surveillée. Il n’y avait malheureusement rien d’utile à dire. Lui dire qu’elle avait essayé de se noyer ? Elle avait lamentablement échoué, et s’il l’apprenait il entrerait dans une colère noire doublée qu’une inquiétude dévorante, et sa couverture serait percée. Qu’il lui manquait ? Comme s’il n’était pas au courant qu’il manquait à tout le monde, surtout à sa famille. Lily n’avait rien à lui dire. Résignée, elle soupira.

« Non, je n’ai rien à lui dire. Ou plutôt si, j’ai énormément de choses à lui dire, mais ça ferait sauter sa couverture, donc je vais faire comme d’habitude, attendre qu’il ait fini de travailler pour pouvoir lui parler entre quatre yeux. » Puis elle finit par lâcher le morceau, d’assez bonne grâce cependant. « Mais merci d’avoir proposé. Ca me touche. »

Le pire … C’est que c’était vrai. Logan allait reprendre la parole, quand une chouette cendrée pénétra dans la pièce par la fenêtre ouverte, se posant sur le bureau en hululant. Lily leva un sourcil, curieuse. Une lettre de son père ? Logan s’en saisit, donnant à manger à la chouette qui repartit à tire d’aile, imperturbable. Il ouvrit la lettre … Et changea de tête, palissant à vue d’œil, devenant livide. Lily ouvrit de grands yeux, impressionnée. Quoi, quoi, quoi, il va mourir ? Quelqu’un est encore mort, c’est ça ? Il recula, et se laissa tomber sur une chaise, la faisant bondir. Mais il leva la tête pour la regarder, et elle comprit qu’il voulait qu’elle sorte, et que cet ordre n’accepterait aucune rebuffade. Elle se rendit aussi compte qu’elle avait fait trois pas vers lui. Pourquoi ? Pour le serrer dans ses bras ? Comme avant ? Ca devait être ça. Elle ne pouvait pas faire ça quand même. Il lui avait caché que sa copine était morte et l’avait laissé espérer pendant un mois entier, et puis, et puis … Oh et puis merde. Il sentait le désespoir et la perdition à plein nez, son instinct de louve ne la trompait pas. Et puis, il fait parti de la meute, non ? Sans plus réfléchir, elle se pencha et le serra dans ses bras, très fort. Enfin, pas trop fort, juste un câlin pour lui dire qu’il n’était pas tout seul, parce que si elle serre vraiment fort, elle lui brise les vertèbres. Puis elle le lâcha, et recula vers la porte, le collier dans une main et son sac dans l’autre.

« J’y vais, Logan. Il y a, euh, Hugo qui m’attend. Je dois lui rendre ses cours, sinon il va me pondre un œuf de dragon et piailler comme une caille. Euh, bonne journée à toi … »

Puis, prudente, elle sortit de la pièce, en se demandant quand même ce qu’il y avait d’écrit sur la lettre pour qu’il se mette dans un état pareil …

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Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. [Logan]

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