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 Quand l'hiver vient, les loups solitaires meurent, et la meute survit. [Libre]

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MessageSujet: Quand l'hiver vient, les loups solitaires meurent, et la meute survit. [Libre]   Dim 13 Mai - 3:06

Quand l'hiver vient, les loups solitaires meurent, et la meute survit

✎ Noms ◮ Lucy Weasley et libre.
✎ Mois actuel ◮ Mars 2025.
✎ Contexte temporel ◮ Pause de midi.
✎ Contexte spatial ◮ Les escaliers du château.
Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.


Putain de journée.
Ainsi pensait Lucy, en gravissant quatre à quatre les escaliers, après un repas de midi plus qu'expédié, au milieu des Poufsouffles. Un repas dégoûtant, à peine chaud, une sorte de sandwich amélioré puisqu'avec la grève des elfes de maison, c'en était fini des plats succulents remontant des tréfonds du château par magie. On mangeait ce qu'on achetait à l'extérieur, ou on lançait des razzias sur les cuisines pour récupérer qui un jambon, qui un concombre, qui un fromage, et se confectionner un repas à partir de ça. Bien que n'étant pas, plus, préfète, Lucy s'était posée en organisatrice de la nourriture chez les Poufsouffles: elle avait toujours eu un sens développé en la matière, et une certaine capacité à manipuler les bases de données. Moyennant quoi, de temps en temps, elle envoyait une meute de ramasseurs rafler ce qu'ils dénichaient aux cuisines, armés d'une liste où étaient inscrits les ingrédients à favoriser, et en priant pour qu'ils remontent sans qu'un autre groupe ne leur vole leurs provisions. Dans la Salle Commune, on trouvait toujours des affamés pour faire les sandwiches, ou chauffer d'un coup de baguette un plat rudimentaire, et autant de serviables pour faire les sandwiches des organisateurs, à savoir les préfets, Lucy, et quelques autres érigés en chefs des ramasseurs, ou en cuistots en chef.

Moyennant quoi, les Poufsouffles mangeaient mal, mais ils mangeaient. Cependant, la qualité de la nourriture, le fait de tout devoir gérer eux-mêmes, installaient une certaine grogne dans la salle commune...Et Lucy, par-dessus le marché, en sixième année, devait jongler avec sa charge de travail et ce surcroît de soucis. Non pas qu'elle soit la seule!! Toujours organisés et toujours prompts à comprendre que l'union faisait la force, les Poufsouffles avaient monté de petits groupes, qui pour organiser les tours de ménage des chambres et de la Salle Commune, qui pour s'occuper du linge...en fonction des disponibilités scolaires de chacun, puisque les services mis en place par le comité de professeurs, complètement dépassé, ne suffisait absolument pas à la tâche. Finalement, la maison des blaireaux était à peu près autonome.

Par-dessus le marché, Harry Potter était mort et les Basilics pavoisaient avec une arrogance puante, s'en prenant à tous les membres notoires de l'Ordre, ou du moins à tous les sympathisants notoires. A commencer par Lily, par Dominique, par Hugo, Lucy, Lysander...tant en pâtissaient! Et Lucy ne supportait plus les huées, les petites mesquineries...En première année, en seconde année, elle avait courbé l'échine sous les brimades des Serpentards. Aujourd'hui, elle montrait les crocs face aux abois des Basilics, et elle criait fort. Tapait fort, elle avait appris à le faire, mais avec raison, jamais seule contre dix, pour ne pas se faire démonter la tête en retour. Et jamais devant un professeur, pour ne pas ajouter une retenue à ses tracas...les élèves se sifflaient des insultes, se bousculaient, se volaient des objets, et l'ambiance à Poudlard était toxique. Invivable, ou presque. Pour tout arranger, depuis près de quatre jours, on n'avait plus de nouvelles de Xia. A cette pensée, l'effroi serra la gorge de Lucy, qui s'arrêta dans l'escalier poussiéreux pour se reprendre. Etait-ce donc la débandade? Les Phénix survivaient. Mais chacun encaissait son lot de brimades et de souffrance, et certains, plus que d'autres encore.

Oh, les Maraudeurs agissaient encore, mais la moitié de l'école voulait les lyncher. Lucy, et tous les autres, comme Hugo notamment, avaient appris à filer le long des murs, et à ne jamais, jamais dire quoi que ce soit qui pût les faire reconnaître: cela devenait pratiquement une question de vie ou de mort. Ils affichaient des tracts, taguaient les murs, sans bruit, sournoisement, et les élèves au matin lisaient les messages, applaudissaient, ou hurlaient leur haine. Et Lucy était parmi eux, connaissant le visage de chacun des Maraudeurs, et elle allait avec la meute, ne disant rien si on huait le message, applaudissant discrètement quand on applaudissait, prudente. Elle avait peur. Si on la prenait, saurait-elle taire le nom de ses proches, les autres Maraudeurs?

Un groupe d'élèves passa et l'un d'eux lui flanqua un coup d'épaule. Lucy se raccrocha à la rambarde, bien qu'elle ne soit qu'à cinq marches d'un palier, et entendit des exclamations, des mots grossiers, des phrases dans lesquelles revenaient les termes "Harry Potter", "Survivant", "Mort", "défaite", et l'agaçante fin de phrase "heiiin?"...C'est pas drôle la vie, hein Weasley? Lucy se retourna. Leur cria dessus, pour décharger la tension qui l'habitait. Elle avait appris à insulter, à trouver le mot qui blesse, aidée en cela par Lily, compris que les insultes les plus efficaces sur ce genre de personnes étaient celles concernant leur vie sexuelle, ou leur maturité. Elle cria, élevant la voix pour se faire entendre dans le vacarme des élèves remontant vers leurs salles de cours -elle avait deux heures de pause cet après-midi-, et pour couvrir le son de leurs railleries. Finalement, l'un d'eux lui lança quelque chose à la figure, elle sauta pour esquiver, manqua dégringoler, et quand elle reprit l'équilibre, ils étaient partis.

Sauf un, qui la poussa fort habilement au moment le mieux choisi, et le sol se déroba sous Lucy, qui dégringola les cinq marches jusqu'à atteindre, rudement, un sol plat. Avec un gémissement. Elle se redressa, pas blessée, quelques bleus, mais furieuse, et l'amour propre, lui, heurté, chercha l'agresseur, et...rien. Que des visages, railleurs, moqueurs, voire ravis. Et parmi eux des yeux pleins de compassion, mais qui ne diraient rien, car tout le monde avait appris à se la fermer quand les Weasley et tous les partisans connus du Phénix rencontraient ceux des Basilics. L'inverse était aussi vrai, face à des Phénix, un Basilic désavoué ne rencontrerait pas de soutient de la part de ces mêmes élèves. Seuls, quelques uns, très partisans, avaient le courage de s'insurger, et Lucy connaissait leurs noms. Ils n'étaient pas tous ses amis, mais elle les appréciait, les respectait.

Elle résista à l'envie de piquer une grosse colère en tapant du pied, se redressa, s'épousseta, ferma son esprit aux quolibets et ramassa son sac. Elle se campa sur ses deux pieds, prit une grande inspiration et du bout de son pouce droit massa le bout de son majeur droit, en petits cercles, geste simple qui, elle l'avait remarqué, refoulait efficacement les larmes. Puis elle se détourna et partit à grands pas.
Elle renonça à se rendre à la bibliothèque et trouva un couloir désert, un escalier sur les marches duquel elle s'installa. Elle n'avait pas le courage de travailler alors, elle voulut sortir un dessin, une image de son chat, et le continuer.

Sa chute avait cassé dans son sac une bouteille d'encre, qui avait maculé le dessin. Ses livres, elle les avait protégés par un sort de tels dégâts, le dessin, c'était impossible, si elle l'avait fait elle n'aurait pas pu le retoucher. Une grande tache noirâtre maculait le joli minois de Hoshi, son chat blanc. Lucy lâcha le dessin, étrangement heurtée par ce petit détail, si insignifiant. Elle le fourra rageusement dans son sac et cette fois-ci, laissa couler ses larmes, coude appuyé sur son genoux et une main masquant à moitié son visage.
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MessageSujet: Re: Quand l'hiver vient, les loups solitaires meurent, et la meute survit. [Libre]   Jeu 17 Mai - 14:00

Max avait faim. Si faim que son ventre l’empêchait de dormir la nuit, faisant des rodéos et criant la famine. Depuis la grève des elfes de maisons, il devait avoir perdu au moins cinq kilos et il continuait à fondre comme neige au soleil. Et encore, par rapport à d’autre, il était en bonne santé. Il survivait quoi. N’y tenant plus, après deux longues heures à se retourner dans son lit, il rejeta sa couverture, se leva et partit fouiller dans ses affaires discrètement. Il ne voulait pas réveiller ses camarades de dortoirs. Et après quelques minutes de recherches intensives dans le noir, il trouva enfin son Graal. Tenant fièrement du bout des doigts sa dernière Patacitrouille, le Poufsouffle la regarda avec une envie presque carnassière. Il avait partagé son paquet récemment acheté à Pré-au-Lard mais pas avec n’importe qui ! Bon avouons qu’il avait dû donner une bonne moitié à Domi et quelques uns à ses amis les plus proches, – bon à Hugo pas mal aussi, mais il fallait bien le réconforter ! - et un ou deux aux élèves qui allaient le plus mal. Mais celle-là, cette dernière Patacitrouille, il l’avait gardée bien précieusement, cachée au fond de son placard en cas de force majeure. Maxime déroula l’emballage et la posa sur sa langue. Il l’a laissa ensuite fondre doucement et se délecta de la saveur sucrée du bonbon. Avec les mets infâmes qu’ils mangeaient en ce moment, cette friandise était plus que la bienvenue. Au bout d’une dizaine de minutes, la Patacitrouille se fut entièrement dissoute et Maxime retourna se coucher en ayant toujours aussi faim mais il se rendormit quand même avec l’impression d’avoir le ventre un peu plus rempli.

Son réveil le réveilla et comme un automate, Maxime se leva, se doucha, se prépara et eut le réflexe d’aller manger dans la Grande Salle. Avant c’était un moment qu’il adorait tout simplement. C’était un super moment passé avec ses amis et il allait toujours se taper l’incruste chez les Serpentards avec Domi et régulièrement chez les Serdaigles avec Hugo. C’était cool… A regret, le Poufsouffle fit demi-tour et pris le chemin des cuisines qui se trouvaient à côté de leur salle commune. Le matin, c’était à lui de voler ce qu’il pouvait dans la cuisine, ils avaient établi ça avec Constance, sa collègue préfète des Poufsouffles. Il se glissa donc discrètement dans la cuisine et avisa une corbeille de pain à quelques mètres de lui. Personne alentour, le préfet attrapa le panier puis quelques petites bricoles qui trainaient à côté et sortit rapidement. Bon, une bonne chose de faite ! Il ramena son butin dans la salle commune et la distribution se fit dans le calme. Finalement, il ne lui resta qu’un morceau de pain mais il ferait avec. L’adolescent le mangea doucement et se rendit ensuite en cours, le ventre désespérément vide. Il allait finir par tourner de l’œil un de ces quatre.

La matinée fut monotone et lente. Pas qu’il n’aimait plus les cours mais Max ne ressentait plus une grande envie d’aller apprendre des sortilèges ou autres dates de l’histoire de la Magie. Non, bizarrement, toutes ces choses étaient devenues bien fades. C’est pourquoi, en cours d’Histoire de la Magie, le jaune et noir sortit un parchemin vierge et commença à écrire à sa tante. Il ne pouvait plus attendre, il fallait qu’elle lui envoie à manger. N’importe quoi, il prenait.

« Chère Tante Fila,
J’espère que tu vas bien. Par ici il recommence à faire beau cependant, la nourriture manque un peu, le personnel est en grève. Pourrais-tu m’envoyer quelques petites choses s’il te plait ? Qui ne périment pas vite si c’est possible. Je t’en remercie énormément d’avance et passe le bonjour à Arthur de ma part.
Gros bisous,
Maxime. »


Evidemment, sa tante étant moldu et son cousin ignorant tout de la magie, il devait à chaque fois faire attention à ne pas dévoiler son monde au cas où Arthur lirait son courrier. Sa tante était au courant mais autant ne pas prendre de risque. Il irait à la volière pendant la pause du midi puisqu’il avait du temps. Quand on ne mange pas, tout de suite, on a plus de temps libre ! C’est donc avec un enthousiasme un peu inattendu que Maxime se leva dès que la cloche retentit. Allez hop, à la volière !

Il descendit déjà une volée de marche, en remonta quelques unes, traversa deux couloirs, monta encore des escaliers déserts et failli ne pas voir la personne qui était assise sur les marches devant lui. Elle n’avait pas l’air de l’avoir entendu puisqu’elle ne se retourna pas. S’arrêtant, Maxime s’aperçut qu’elle pleurait et fait encore plus bizarre, il vit que c’était Lucy. Lucy c’était une des amies les plus proches du blondinet. Il lui faisait confiance à cent pour cent et ils se connaissaient depuis tellement longtemps maintenant ! Il avait réussi à se faire une petite place dans la famille Potter/Weasley et il n’en était pas peu fier ! Déjà, il connaissait Lucy depuis sa première année. Même maison, même promo, binôme dans plusieurs matières, même camp, forcément, ça rapproche ! Puis il y avait Hugo, son meilleur ami depuis sa première année. Il y avait aussi Lily. Il était sorti avec elle et enfin, Domi. Nous n’allons pas en faire un roman, on est déjà tous au courant. Et grâce à tout ce petit monde là, Maxime avait fait connaissance avec un peu tout le monde, sans pour autant tous les connaître et c’était un sacré atout. Au moins, on savait dans quel camp il était, et il n’avait pas à le cacher, il en était fier !

Le Poufsouffle descendit les quelques marches le séparant de Lucy et s’assit doucement à côté d’elle. Il posa sa main sur le bras de Lucy d’un geste réconfortant. Il ne pouvait pas la laisser ici pleurer seule, c’était son amie ! Sa lettre attendrait, sa faim aussi, les amis passent toujours avant.

« Lucy… »

Un murmure simple. Pour lui dire bonjour, même s’il l’avait déjà vu dans la salle commune ce matin, pour s’annoncer aussi. Mais il n’allait pas lui poser de questions. C’était à elle de décider si elle voulait lui parler de ce qui n’allait pas ou pas. Maxime était juste là en bonne oreille qui écoute. Et en ces temps qui courent, ce n’est pas rien.
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MessageSujet: Re: Quand l'hiver vient, les loups solitaires meurent, et la meute survit. [Libre]   Jeu 17 Mai - 21:03

« Donne-le moi de suite ou j’te fracasse ! » Lily releva les yeux une nouvelle fois. Elle avait réussi à chiper des tranches de viande séchées et salées dans les cuisines, et maintenant, un Serpentard un peu trop entreprenant voulait les lui chiper. « Dégage de là, pauvre con. » Ce type était un âne. Parce qu’elle jouait à l’invisible depuis son retour, il pensait qu’elle s’écraserait et lui filerait ce qu’il voulait. « Mais tu vas me … » Sa phrase agressive finit sur un couinement. Lily venait de jaillir de son canapé pour saisir le mec à la gorge et le tirer vers elle, leurs nez se touchant presque. « Ecoute-moi bien, toi. J’ai les crocs, tu saisis ? Si tu n’as pas disparu dans la seconde qui suit, c’est toi que je bouffe. »

Elle le lâcha, et le Serpentard, maté, préféra fuir pour taxer sa bouffe à quelqu’un d’autre. Lily se laissa tomber dans son canapé comme une masse, puis récupéra sa lanière de viande pour recommencer à la rogner. Rien à bouffer là-dessus, tu aurais du bouffer l’autre. Lily repoussa l’attaque mentale et essaya de se concentrer sur autre chose. Discuter avec sa partie louve était impossible, mais vraiment impossible. Personne ne le pouvait, et surtout pas elle. Elle devenait juste complètement folle … Génial. Ses dents claquèrent en coupant la lanière séchée en deux, et plusieurs gamins de première année sursautèrent. Elle ne leur accorda pas le moindre regard, s’appliquant à mastiquer son ridicule bout de viande pour rassasier le foutu loup qui dormait en elle, qu’il lui foute enfin la paix. Depuis qu’il n’y avait plus de nourriture, elle devenait nerveuse. Fuir pendant une semaine dans la forêt ne l’avait pas aidé à aller mieux, bien au contraire, elle était revenue morte de faim. Elle avait utilisé sa cape – enfin, celle de son père – pour faire une razzia dans les cuisines et manger son équivalent canin en viande, ce qui n’est tout de même pas peu. Mais elle avait encore faim maintenant, et redescendre dans les cuisines serait compliqué. Les elfes de maison, excédés par les cambriolages, avaient fait poser des sortilèges. Enfin, ce n’est pas ça qui ferait pleurer Lily, après tout, se faire roussir le poil ne lui faisait pas peur. Se prendre des sortilèges non plus, une soupière en argent dans la gueule encore moins. Quand elle a faim, c’est plutôt les autres qui feraient mieux d’avoir peur d’elle, pas l’inverse. Sa dernière bouchée avalée, elle se leva souplement, récupérant son sac. Où elle allait ? Bah … Aux cuisines, bien sûr. Elle traversa les cachots, son sac ballotant dans son dos comme un poids mort, et pénétra dans les cuisines sans se cacher. Ouh, il y avait un beau boxon. Et les elfes de maison qui piaillaient. Ah ouais, c’était vraiment le bordel … Lily s’avança posément, et aussitôt les elfes se tournèrent, hargneux.

« Vous n’en avez pas assez eu ? Après le mobilier, vous allez tuer quelqu’un ? » Lily haussa un sourcil, méprisante. Serpentard. « Et c’est à moi que vous parlez de tuer alors que vous nous envoyez un par un à Sainte-Mangouste ? C’est de votre faute, si les cuisines sont cambriolées, il y a grève et grève quand même. » Un petit elfe de maison s’avança vers elle, courageux. « Vous n’avez rien à faire ici, dehors ! » La vipère sourit, dangereuse, ses yeux s’étrécissant brusquement. « Rien à faire ici ? Détrompez-vous. J’ai faim, je viens chercher à manger, vu que vous êtes incapables de faire votre boulot. N’essayez même pas de m’arrêter, ce serait dommage qu’en plus de devoir réparer vos conneries, vous deviez enterrer des morts. »

Elle traversa la cuisine, et aucun elfe ne tenta de l’arrêter. Et pour cause. A son dernier passage, avec d’autres Serpentard, elle avait chopé un elfe par le col et l’avait violemment plaqué contre le mur, en menaçant de le bouffer en guise de viande si les autres n’arrêtaient pas immédiatement de piailler. Il aurait été excellent. Toi, ta gueule. Vivement, elle récupéra de quoi manger, puis à la force des bras, remit une armoire sur pieds, faisant murmurer les elfes derrière elle. Hop, comme ça il saurait que quand elle menaçait de leur arracher la tête d’un seul doigt, peut-être que, finalement, elle ne plaisantait pas, et que sa menace serait effective, et pas juste des belles paroles. Hardiment, un elfe lui demanda si elle pouvait redresser le gros frigo, et aidée par leurs sorts, elle le remit sur pied avant de s’épousseter les mains. Immédiatement l’attitude des elfes envers elle changea, et ce fut avec une gratitude extrême qu’ils l’aidèrent à relever tous les meubles des cuisines, et qu’ils lui donnèrent à manger pour au moins trois semaines, au bas mot. Avec des petites parts miniaturisées, histoire que ça tienne bien dans son sac, et en cochonneries bien sûr, pas un gros plat de canard à l’orange, plus des lanières de viande séchée, du pain, des fruits, des gâteaux, tout ça quoi. Quand elle ressortit, ce fut avec le sourire, étrangement. Les mains dans les poches – et une lanière de viande se faisant mastiquer dans la bouche – elle remonta les escaliers pour aller en cours de sortilèges. Logan avait été vachement heureux de la voir revenir, et soulagé aussi. Il ne lui avait posé aucune question sur son inquiétante disparition d’une semaine et s’’était contenté de l’envoyer s’asseoir en lui disant qu’il lui faudrait rattraper les cours. Thank you Captain Obvious. En sortant de cours, elle prit les escaliers magiques, et assista à une étrange bousculade. Un type qui se permettait de bousculer sa Lucy chérie, et de l’envoyer au sol. Avec un grondement, Lily s’apprêta à rejoindre Lucy pour l’aider, mais elle avait déjà disparu, alors elle changea de sens pour suivre le groupe d’affreux. Elle passa devant un tag des Maraudeurs, « Bouffons la truie ! » et esquissa un sourire moqueur. Oh mais qu’il est beau ton tag ma Lily.

« Hey ! » Les trois garçons se tournèrent. « J’peux savoir pourquoi t’as flanqué ma cousine au sol, connard ? » Le Serdaigle la toisa de haut. « Tu t’es pris pour la reine du château Potter ? Quand on disparaît pendant une semaine comme une lâche, on ne vient pas s’étonner que les choses changent … » Ils ricanèrent, Lily serra les poings. Fracasse-le ce con. Quelle excellente idée. « C’est vrai que c’est tellement plus courageux de s’attaquer à une fille à trois personnes … Vraiment, je suis admirative. »

Elle siffla d’un air méprisant et tourna les talons, mais aussitôt une main se posa sur son épaule. Loin de s’en émouvoir, Lily recula vivement, heurtant le Serdaigle, puis lui saisit le poignet, et d’une torsion, elle le flanqua au sol en lui brisant le poing. Les deux autres, qui s’étaient avancés, préférèrent reculer prudemment. Grand bien leur en fasse, d’ailleurs. Lily vida les lieux en automate pour redescendre les escaliers, et à l’instinct, chercher sa cousine. Elle la trouva bien vite, en train de pleurer dans les escaliers, un dessin couvert d’encre sur les genoux. Et Maxime amorçait le geste de s’asseoir à côté d’elle. Sa baguette fusa de sa manche, et elle la pointa sur le dessin, faisant disparaître l’énorme tache d’encre d’un Recurvite informulé, avant de s’asseoir à côté de sa cousine.

« Tu ne vas pas pleurnicher pour un dessin quand même, hein. » Bonjour, je m’appelle Lily, et j’aime ma cousine, si, je vous jure. Elle lui envoya une bourrade affectueuse dans l’épaule, et mit la main à son sac pour en sortir des lanières de viande séchée et des gâteaux, qu’elle posa sur les genoux de sa cousine après avoir enlevé le dessin. « Tiens mange, ça ira mieux après. » Elle mit la main à son sac et sortit la même quantité de nourriture, qu’elle donna d’autorité à Maxime. Et on ne discute pas. « Toi aussi mange, t’as maigri. » Comme si elle était bien placée pour parler tiens.

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Dernière édition par Lily L. Potter le Mar 22 Mai - 14:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand l'hiver vient, les loups solitaires meurent, et la meute survit. [Libre]   Dim 20 Mai - 1:52

Elle avait bien conscience que c’était juste stupide, de sangloter là, devant son dessin ruiné, qu’il y avait sûrement quelque chose à faire, qu’il lui suffisait de sortir sa baguette et de…de quoi, d’ailleurs, de jeter un sort ? Mais c’était là la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. La faim, le stress, la pression sur ses épaules quand elle devait gérer une partie de l’approvisionnement en nourriture, en confectionnant les sandwiches, sous les regards vigilants des autres, absolument pas confiants, la fatigue, le chagrin du deuil et l’exaspération. Tous, tous leurs ennemis pavoisaient et se baladaient tête haute, comme les rois du château qu’ils n’étaient pas, et quiconque avait l’heur de leur déplaire n’échappait pas à leurs persécutions en meute. Plus encore quand ils ne savaient pas bien se défendre…et Lucy, si elle n’était plus la gamine terrifiée de ses premières années à Poudlard, demeurait une jeune fille timide et qui avait horreur des conflits…ainsi qu’aucun talent en la matière. Et qui en avait simplement marre.

Maxime s’assit à côté d’elle, son ami, son ancien « collègue » préfet également. Elle avait bien aimé patrouiller avec lui dans les couloirs, discret et gentil, comme elle, Maxime était de ceux dont on apprécie la compagnie calme et l’amitié sans condition. Le genre à faire passer la famille, les amis avant le reste, et à être là pour écouter sans se sentir obligé de mettre son grain de sel dans la discussion. A vrai dire, Lucy était même ravie qu’il sorte avec Dominique, la renarde méritait bien d’avoir Maxime pour amoureux…en attendant, son vieux complice lui avait saisi gentiment le bras, et simplement signalé sa présence. Lucy lui en fut reconnaissante…elle n’avait rien à expliquer, ses nerfs en avaient juste trop, par moment, et c’était un de ces instants où un petit rien la faisait tempêter ou fondre en larmes, de façon totalement disproportionnée. La jeune fille leva les yeux, elle devait avoir une mine affreuse, soit dit en passant, et adressa un sourire pâle, fragile, mais quand même, un sourire, c’est courageux ça ! à Maxime :

« Salut… »

Et déboula la tornade, plus ou moins chef de file des Maraudeurs (grâce à sa grande gueule, il fallait le dire…), qui n’avait plus vraiment l’air de la Lily qu’elle était au début de l’année. A moment où Harry était vivant, et où sa fille roucoulait avec Alexia, confirmant à peu près la totalité des paris de ses amis, et de sa tripotée de cousins. Lily avait les traits tirés et, comme tout le monde, portait les marques de la fin et de la fatigue, semblait en avoir sa claque de la jungle que devenait le château, comme tout le monde. En attendant, elle déboula et tira sa baguette, sans que Lucy ne la remarque avant de voir l’encre, sur le dessin sur ses genoux, s’estomper. Oh, le crayon de papier avait aussi un peu pâli, mais cela, cela se rattrapait…une bonne mine de plomb, ou un crayon gras, et Hoshi retrouverait ses jolis reliefs de chat blanc, ou plutôt de tyran poilu qu’elle aimait à la folie. Oui, comme Lysander, sauf que Lysander, lui, il n’était ni blanc, ni poilu. Enfin pas trop. Juste comme il faut, il était parfait de toute façon, rhaah…en attendant, Lily, avec sa brusquerie habituelle, qui équivalait à peu près au câlin ou aux mots compatissants de quelqu’un de plus…euh, fréquentable ? En tout cas de plus facilement abordable, fit remarquer à Lucy que pleurnicher pour un dessin, franchement…Lucy eut un rire un peu mouillé –elle séchait doucement, faut pas croire-. Ouais, elle le savait bien, c’était très con, très, très con et très, très inutile…mais il suffisait d’une petite chose de trop.

« En fait c’est pas que pour le dessin que je pleurnichais...merci pour le sort, j’y avais même pas pensé. »

Elle se vit poser des lanières de viande sur les genoux. Ooooh de la viande ! Lucy attrapa une lanière, épatée, puis ne se fit pas prier pour mordre dedans après avoir vérifié que Maxime en avait aussi. Quand à Lily, elle faisait la distribution, donc elle ne semblait pas en manquer…la jeune Poufsouffle ne mit pas une seconde à engloutir la moitié des lanières. C’était dur, salé, comme un vieux jambon, mais c’était de la viande…Mange Maxime, hein ? Lucy soupira :

« Il a peut être maigri mais toi, t’es transparente. Donc, tu manges aussi. »

Allez hop, tout de suite Lily, ta cousine te surveille. Big Lucy is watching you ! Ca rigole plus, là, hein...en attendant, Lucy grignotait tranquillement sa viande, sidérée de voir ce que sa cousine avait réussi à ramasser. Les Poufsouffles n’étaient pas du genre à tempêter après les elfes, du moins c’était ce qu’on lui avait assuré, mais aucun d’entre eux ne parvenait à ramener tant de nourriture…Lucy souleva une des lanières et souffla pensivement :

« Ca me fait penser qu’il faut que je trouve de quoi nourrir Hoshi…dis, t’as fait quoi aux elfes de maison pour qu’ils te laissent emmener tout ça ? Les lanières de viande, quand on en ramène, chez les Poufsouffles, c’est Noël, crois-moi. »

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