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 [Défi] La faim chasse le loup du bois. [PV Kaïa]

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Avatar : Willa Holland.
Crédits : Alles & Tumblr.

Age RPG : 17 ans.
Sang : Mêlé.
Camp : Armée de Dumbledore

Vie du personnage : Liens ◈ Ici.
Rôleplay ◈ Ici.
Hivoux ◈ Ici.

Truc en plus : Lycanthrope.
Doubles-Comptes : Moïra ◈ Serdaigle.
Roxanne ◈ Serpentard.
Grace ◈ Professeur phénix.
Svetlana ◈ Mangemort.



MessageSujet: [Défi] La faim chasse le loup du bois. [PV Kaïa]   Ven 4 Mai - 5:17


La faim chasse le loup du bois.

✎ Noms ◮ Lily Potter & Kaïa Asbjorn.
✎ Mois actuel ◮ Mi Mars.
✎ Contexte temporel ◮ Entre midi et deux heures.
✎ Contexte spatial ◮ Grande Salle.

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.


« J’ai faim. » « Je sais. » « Je te dis que j’ai faim. » Lily, vautrée sur son lit, musique dans les oreilles, lâcha un soupir peu protocolaire et très insultant. A force de fouilles d ans son esprit, de tâtonnements pour discerner sa part animale, elle avait réussi à comprendre qu’elle était tranchée en deux personnalités, la personnalité de l’humaine et la personnalité de la louve-garou. Doucement, prudemment, avec méfiance, les deux entités avaient établi le contact. Et discuté de termes de leur arrangement. Parce que, en effet, sa part louve essayait de prendre de plus en plus souvent le dessus, exaspérée qu’on ne l’écoute pas. Lily l’avait écouté et avait accepté ses revendications. De la viande tous les jours, et en bonne quantité, sinon elle irait se servir elle-même pendant les nuits de pleine lune, potion de tue loup ou pas. Et aussi, passer la nuit dans les bois au lieu de dormir. Une nuit par mois sans dormir ne lui ferait nul mal, non ? La louve en elle avait accepté, en échange, de ne pas combattre l’effet de la potion tue loup, tant qu’on lui apportait sa pile quotidienne de viande. Et avait accepté d’arrêter de se manifester d’un coup, comme ça, sans prévenir, si on ne faisait pas appel à elle. Et avait concédé que, durant une semaine d’examens, d’accord, on passe la nuit à dormir. Le pacte était conclu, et respecté. Jusque-là. Car la louve avait faim. L’humaine, elle, pouvait tenir sans manger. Depuis la mort de son père, Lily ne mangeait plus beaucoup, mis à part la viande imposée par sa lycanthropie. Elle ne ressentait ni la faim, ni le froid, ni la fatigue. Juste la douleur infinie de celui qui reste, comme le pâle reflet de l’infini voyage qui attend celui qui part. Pierre Bottero. Lily s’étira dans son lit, féline. Puis elle monta le son de sa musique, comme pour couvrir les grondements de la louve en elle, qui exigeait de manger, maintenant. Lily lui avait posément expliqué, la veille, que des affaires politiques extrêmement chiantes avaient coupé l’arrivée de nourriture, que c’était pour ça qu’il n’y avait pas eu de viande pendant quatre jours, et seulement des légumes. De la salade. Pour les lapins, la salade, avait rétorqué la louve, méprisante. Mais elle avait accepté l’idée de jeûner de mauvaise grâce. Jusqu’à maintenant. « Si je ne mange pas maintenant, j’irai manger pendant la pleine lune. » « Je sais. » « Peut-être même avant. Tu sais, aussi, que peut-être même avant ? » Lily savait. Elle savait pertinemment que la louve pouvait décider de se transformer d’un seul coup pour aller manger. Là, en pleine salle commune. Elle ferait un carnage, et Lily irait à Azkaban. Quoique non, elle serait plutôt exécutée sur place, mais ça, la louve ne voulait pas le comprendre. La rouquine soupira, enleva ses écouteurs et referma son livre. « D’accord, d’accord. On va trouver de la viande. » La louve ne répondit pas, mais Lily sentit la vive satisfaction de sa part animale, qui en salivait d’avance. Elle quitta souplement son lit et s’habilla mécaniquement. Jean, tee-shirt, écharpe verte synthétique, sac de cours, des bottes Rangers coquées. Maquillage, un peu. Et puis voilà, allez hop c’est parti, mais d’abord, enfilons des mitaines longues et les habituels bracelets aussi clinquants que dangereux. Allons-y, Alonzo. Même si personne ne s’appelle Alonzo ici.

Elle descendit dans la salle commune après avoir enfilé sa cape de Serpentard, et remarqua qu’il n’y avait absolument personne. Ils avaient du aller manger, tous. « T’aurais pas trouvé grand-chose à béqueter ici. » Amusement de la louve, qui se manifesta quand un jeune garçon de première année, filiforme et discret, descendit les escaliers menant aux dortoirs des hommes pour s’asseoir dans un fauteuil. « Si, lui. » « Hmm. Pas grand-chose à rouziguer là-dessus. » « Mouais pas faux. » Lily et la louve sourirent en même temps. Elle sortit de la salle commune, aussi discrète que le murmure du vent dans les arbres. Faisait-il froid dans les cachots ? Sans doute. Mais Lily, protégée par ses nouveaux pouvoirs de louve-garou, si on peut appeler ça des pouvoirs, ne sentait absolument rien. Mains dans les poches, elle remonta tranquillement vers le hall d’entrée, ne se formalisant pas des regards intrigués sur son tee-shirt. Quoi, il est bien son tee-shirt ! Noir, avec un Petit Poney blanc à la longue crinière blonde, une cape rouge et un poitrail où figurait une tête de lion. Et en dessous, en jaune bien or, Team Lannicest. Lily adorait son tee-shirt. D’ailleurs, le mois dernier, elle avait protégé un gosse de première année qui se faisait emmerder par des Serpentard, juste parce qu’il avait un tee-shirt gris avec une tête de loup noir, et avec écrit Winter is Coming. Lily l’avait aussi. Avec un Petit Poney. En fait elle en avait récupéré pas mal. Elle avait les Lannister, les Stark, les Baratheon, les Targaryen. Tout ça en mode Petit Poney. Ouais, elle est un kiff des Petits Poneys à cause de Derek. Mais ne parlons pas de Derek ou elle allait encore s’énerver. « Pourtant, c’est un frère de meute. » Manquait plus que ça tiens. Sans cesser de marcher, Lily ferma les yeux pour manifester son irritation, et les rouvrit. « Non. Si c’était vraiment un frère de meute, il n’aurait pas laissé tomber Meghan. » « Meghan ? La verte comme toi qui sent le chien ? » « Oui, elle. Elle fait parti de la meute. » « Tout comme le rouge, les trois bleus, la jaune, et l’autre verte ? » La louve lui envoya l’image de Fred, Hugo, Malcolm, Lysander, Lucy et Dominique. Lily sourit. « Oui, eux aussi. » « Et eux ? » Nouvelles images. Sa mère, ses deux frères. Son père. Et Milo. Lily referma les yeux une nouvelle fois, et les rouvrit. « Les trois premiers, oui. Le quatrième était le chef de meute. » « Etait ? » « Une … Meute ennemie l’a tué. » « D’accord. Et le dernier ? » Lily ne répondit pas. Milo faisait-il parti de sa meute ? Il lui collait au train toute la sainte journée, il était excédant, énervant, buté, lourdingue, bref, sacrément et exceptionnellement chiant. « Disons qu’il essaye d’y entrer. » « C’est un ennemi de la meute ? » « Non. » La louve marqua son assentiment, et se tut à nouveau, permettant à Lily de réfléchir. Non, elle ne pouvait pas considérer Derek comme un frère de meute, pour reprendre ce que disait la louve.

Mine de rien, être loup-garou était bien pratique. Lily avait affiné ses sens, et son instinct, déjà premier de ses sens, avait été renforcé, exacerbé au possible. C’est d’ailleurs avec cet instinct qu’elle avait compris que Mikhaïl Bielova avait magiquement trafiqué ses gênes. Et qu’elle lui avait envoyé une lettre de menaces, bien évidemment. Lily est une Serpentard voyons. Elle méprisait les Bielova, qui se croyaient incessamment au-dessus des lois sous prétexte que leur aînée était ministre de la magie. Lily s’était donc permis, avec une jouissance extrême, de faire chanter le Bielova en lui rappelant que nul, même pas les pupilles de leur catin de ministre, n’est au-dessus des lois. Et derrière, elle avait entendu le ricanement de la louve, qui passait plus pour le glapissement d’une hyène ayant trouvé une proie particulièrement appétissante. Au fil des jours, Lily avait observé Mikhaïl changer, passer du sublimissime blond qui n’a rien à se reprocher au sublimissime blond qui cherche avec une frénésie peu commune qui le fait chanter. Elle savait qu’il avait envoyé un double de la lettre à la ministre, alors elle avait tenu parole et avait lancé une rumeur selon quoi il aurait modifié ses gênes avec un peu de magie ancestrale, ce qui était rigoureusement interdit par la loi. Donc, si quelqu’un s’avisait de pouvoir le prouver, Mikhaïl se retrouverait à Azkaban, et ce serait bien fait pour lui. Même sa sœur ne pourrait pas le sauver, avec une analyse de sang sous les yeux. Mais Lily ne s’aventurerait pas de faire cela. Les Bielova faisaient chanter sa famille, et s’ils apprenaient que c’était elle, ils la dénonceraient avant qu’elle n’ait pu bouger. Un peu comme Thomas River, en fait. L’an dernier, elle l’avait attrapé à faire de la métamorphose animale, il était maintenant Animagi, et non déclaré, elle le savait. Même la louve plissait du nez, en grondant un pue le chat des plus significatifs. Et idem pour Moïra, également. Devant Logan, la louve avait demandé la permission de croquer le pue l’oiseau, mais Lily l’avait vertement rabrouée, en disant qu’il en était hors de question, c’est un ami de la meute, alors on ne le croque pas, et on ne l’appelle pas pue l’oiseau non plus. La louve avait grogné, puis courbé l’échine. Et avait décidé de le surnommer le piaf, ce que Lily faisait depuis la déclaration de Logan au ministère, selon quoi il était un animagus buse. Franchement, on ne pouvait pas trouver mieux comme patronus, ce type est vraiment une buse des fois. « Tu crois que ta chienne sera là au dîner ? » Lily esquissa une grimace. Evidemment, la louve ne voulait pas être insultante, elle avait vite assimilé le fait qu’Alexia faisait on ne peut plus parti de la meute, à une place d’honneur et qu’elle était animagus chien non déclaré. Et comme elles sortaient ensemble, la louve l’appelait sa chienne, sans vraiment savoir que c’était très péjoratif. « Ne l’appelle pas comme ça, s’il te plaît. » « Ah oui c’est vrai. Pardon. Mais elle sera là ou pas ? » « Je ne sais pas. Je l’espère de tout mon cœur. Mais j’en doute fortement. » La louve se tut, comprenant qu’elle s’était engagée sur un terrain glissant. Alexia avait disparu. Lily s’accrochait à l’espoir que ses parents recevraient une demande de rançon, comme tous les parents de nés-moldus kidnappés. Grace la paierait sans chercher à discuter le prix. Mais rien ne venait et Lily perdait espoir. Elle remonta dans le hall, le traversa, pour s’approcher de la porte de la grande salle qui … Fermée. « Hé mais j’ai faim moi ! » Grondement exaspéré de Lily. « Ouais, bah moi aussi, alors écrase ! »

« C’est fermé, la grande salle ? »

Lily baissa les yeux. Iseult Caldwell, la sœur ce de débris mental de Milo, fixait la porte avec résignation. Encore une qui avait faim, on dirait. Et non, la louve, tu ne la manges pas.

« Semblerait. »
« Bon, bah, tant pis … »

Iseult haussa les épaules, et repartit. A sa salle commune, peut-être, de toute manière Lily s’en fout. Elle avait faim. La louve avait réussi à lui donner faim. Peut-être qu’elle pourrait s’éclipser, aller dans la forêt interdite, et laisser la bride à la louve, qui trouverait à bouffer toute seule comme une grande. « J’approuve. » Ou alors elle pouvait aussi manger la bouffe qu’elle avait achetée à Pré au Lard samedi dernier. La louve renâcla. « Non. La forêt. Il n’y a pas de viande dans tes gâteaux. » Touché. Mais Lily n’avait pas très envie de se transformer en monstre juste pour manger, il lui fallait trouver un compromis, et vite. Très vite. « On va à Pré au Lard et on mange de la viande. D’accord ? » La louve réfléchit, puis hocha mentalement la tête. « D’accord. » Visiblement, la louve aussi ne voulait pas tenter l’aventure forestière bucolique. Rassurée par sa victoire, Lily redescendit dans la salle commune poser son sac, et par provocation, enleva son tee-shirt Lannister pour mettre celui des Stark, où les Petit Poney hurlait à la lune comme un loup-garou, qui s’affichait d’ailleurs sur son poitrail, et où un beau Winter is Coming se détachait dans un blanc neigeux. Elle prit ses sous, descendit les escaliers avec son fatras. « Pue le chat te regarde. Je peux l’appeler pue le chat, lui ? » D’un imperceptible coup d’œil, Lily se rendit compte qu’en effet, Thomas la détaillait de ses yeux gris. Alors elle tourna son regard doré vers lui et le fixa avec insolence, jusqu’à ce qu’il lève la tête, comme s’il était au-dessus de tout ça. « Ouais, lui, tu peux l’appeler pue le chat. » Sourire de la louve. « Le pincé aussi te regarde. » Le pincé. Mikhaïl Bielova, qui devait sans doute se demander si elle le faisait chanter. Elle tourna la tête vers lui pour lui envoyer un regard hostile, et quitta sa salle commune. « Ils sont tous dangereux là-dedans. » « Yeppe. » « Sauf la renarde et la verte qui sent le chien. » Lily sourit. En effet, ni Dominique ni Meghan ne s’aviseraient de lui faire du mal. « Parce qu’elles font parti de la meute. » Très exactement. Les mains dans les poches de son baggy, Lily remonta les escaliers, ne prenant pas garde aux éclats de voix près de la grande salle. Une Poufsouffle aux prises avec deux Serpentard particulièrement teigneux. Qu’elle se débrouille. « C’est un ami de la gueuleuse, lui. » La gueuleuse. Aleera Bielova. Lily haussa les épaules, se détournant. « Notre chef de meute, il s’appelait bien Potter, comme toi ? » « Oui, c’était mon père. Pourquoi ? » « L’ami de la gueuleuse ricanait que c’était bien fait qu’il soit mort. Comme un chien, qu’il a dit. » La colère embrasa l’esprit de Lily. On ne parlait pas ainsi de son père. « Quand ça ? » « Hier. Tu écoutais ta musique en regardant le feu. » Lily changea de trajectoire, se dirigeant droit vers le Serpentard, qui allait donner un coup de poing à la Poufsouffle. Elle attrapa le poing, le repoussa, et s’interposa entre la jeunette et ses agresseurs.

« Casse-toi, Potter. »
« Sinon quoi, tu me tues comme un chien ? »

Le Serpentard pâlit. Lily lui saisit le poignet et le brisa d’une torsion sèche. Il hurla, elle le fit taire d’un coup de poing dans le ventre. Le second Serpentard prit un coup de genou dans les parties, et les deux préférèrent fuir, peu téméraires. Vaincus par une fille ? Non. Vaincus par une Potter. Lily se tourna vers la petite, prostrée contre le mur. Elle fit craquer ses doigts, un vieux réflexe, ce qui parut affoler encore plus la Poufsouffle. Lily se pencha et attrapa son sac, pour en sortir une barre de céréales. Elle la tendit à la petite Poufsouffle, avec un semblant de sourire. Au moins, elle souriait.

« Tiens, c’pour toi. J’vais pas te manger. Ce serait bizarre, après t’avoir aidé, hm ? »

La louve rigola. « Puis, rien à rogner. » « T’as pas tort. » Elle lui donna la barre de céréales et s’assit devant elle, se fichant bien de faire un sit-in dans le hall. Le hall est grand, elle ne dérange personne, et si ça dérange et qu’il faut se pousser, compte là-dessus et bois de l’eau.

« M’appelle Lily. Et toi ? »

2500 mots - 25 gallions.

Edit -> Non, Lily ne papote pas avec sa partie loup-garou, elle devient juste folle à cause de la mort de son père, cela ne durera pas, merci de votre compréhension.

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« A dog cannot make this journey alone. But, maybe, a wolf can. »



Dernière édition par Lily L. Potter le Dim 6 Mai - 12:24, édité 1 fois
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Age RPG : Onze ans.
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Camp : Neutre

Vie du personnage : Heeey, tu veux être mon ami ? Kaia, jeune suédoise, Poufsouffle, ne ferait pas de mal à une araignée. Mais elle pleurerait en sa présence. Ses amis sont ici. Naïve, jeune et trop mignonne. C'est Kaia, ça n'est pas plus compliqué que ça.

Truc en plus : Bilingue anglais/suédois. C'est tout.
Doubles-Comptes : Lysander Dragonneau.



MessageSujet: Re: [Défi] La faim chasse le loup du bois. [PV Kaïa]   Dim 6 Mai - 2:19

Kaia n’aimait pas les Serpentard. Ils lui faisaient peur. À chaque fois qu’elle avait des ennuis, il y avait toujours des serpents dans le lot. River, Bielova… Elle ne mesurait sans doute pas ce que cela représentait de porter ce nom, mais elle l’avait déjà associé à des coups fourrés et à de bonnes embrouilles. Elle avait donc décidé de les éviter. Mais plus généralement, à peu près tous les Serpentard l’effrayaient. Les préfets aussi, bien qu’elle trouvait le préfet de sa maison Maxime Duncan plutôt sympa. Et à peu près tous les adultes en général. Non, Kaia n’était définitivement pas un modèle de courage et d’audace. Mais ça allait en s’améliorant. Peut-être qu’après trente ans à Poudlard, elle pourrait enfin s’opposer à quelqu’un. Et encore, trente ans, c’est un peu juste. Dans tous les cas, ce ne sont pas ces quelques mois passés jusqu’à aujourd’hui qui lui auraient donné la force de se défendre. Comme contre ces Serpentard qui avaient une furieuse envie de lui taper dessus.
Si l’on réfléchit à ce qu’il aurait pu arriver, on se dit que la voyance est une chose pratique. Un exemple. Kaia était remontée de la salle commune des Poufsouffle car elle pensait avoir oublié quelque chose dans la Grande Salle. Si elle avait une tête, elle n’aurait pas eu à revenir et serait restée tranquillement en haut. Si hier elle n’avait pas dit non à Abigail qui voulait faire une exploration nocturne – malgré l’interdiction de circuler dans les couloirs la nuit- sa super copine lui aurait rappelé qu’elle avait oublié un truc. Mais encore, si le règlement de Poudlard n’avait pas stipulé que sortir la nuit était interdit, Kaia aurait dit oui et Abigail ne lui aurait pas fait la tête. C’est le miracle de la contingence, tout ce qui est aurait pu ne pas être. Et vice versa. Et grâce à cette contingence, la pauvre petite suédoise allait se faire exploser la tronche par un grand type en colère. Tout cela parce qu’elle avait oublié un truc. Certes, il s’était passé des choses entre ces moments, mais sur le principe, la raison, c’est celle-ci. Entre ces deux instants, Kaia avait eu le temps d’esquiver quelqu’un, de marcher sur le lacet d’une autre personne, et de s’attirer des ennuis. Cette petite miss ne cherchait d’ennuis à personne. Mais depuis qu’elle était arrivée ici, elle s’était aperçue que les ennuis tombaient sur les élèves sans qu’ils ne demandent rien, et que personne n’était épargné, des premières années aux dernières. Tout se finissait toujours en baston ; un peu comme si le coin était maudit.

Reprenons depuis le début. Une fois son maigre repas englouti, Kaia était descendue avec ses amis Poufsouffle dans leur salle commune, située près des cuisines. Les premières années, souvent plutôt paumés, avaient formés des groupes, la plupart du temps selon leurs noms et les affinités de leurs parents. « Hé Kaia, tu veux pas mettre ta veste ? Sérieusement, tu me files froid rien qu’à te regarder là. » La jeune suédoise haussa les épaules en souriant. Elle s’était habituée à ces remarques. Les plus frileux du groupe voulaient toujours qu’elle passe une veste. Soi-disant qu’ils avaient froid pour elle. Non mais franchement, c’était pas n’importe quoi ? Si ça ne tenait qu’à elle, Kaia aurait aussi enfilé un short, mais elle avait peur de faire trop tâche dans le décor. Sauf que visiblement, pour certains, le T-shirt en mars n’était pas un concept encore très installé en Angleterre. Ils étaient fous ces anglais. Elle prenait donc une veste de temps en temps pour leur faire plaisir. « Okay, mais… Et zut ! » « Qu’est-ce que t’as ? » « Euh continuez à remonter, je reviens, je crois que je l’ai oubliée. » Parfois, ça lui arrivait de se montrer un peu tête en l’air. Elle avait donc remonté les escaliers – au bout de sept ans à monter et descendre les escaliers, elle allait avoir les quadriceps d’un cycliste. Une fois en haut, les choses s’étaient corsées suite à un enchaînement de petits incidents. Kaia, ayant entendu un bruit par-dessus son épaule, elle s’était retournée afin de savoir d’où le bruit venait. Timide et craintive, il restait tout de même de la place pour quelques petits élans de curiosité, cachés sous ses cheveux blonds. Cependant, dans un élan d’inspiration, elle avait eu le réflexe de se retourner. Une seconde plus tard, elle aurait foncé dans un Serdaigle, qui, selon ses estimations, devaient être en quatrième année. Suffisamment pour faire peur à la petite Poufsouffle. Grâce à un miracle, elle était parvenue à se décaler sur le côté pour éviter de lui rentrer dedans. Lui, le nez en l’air, n’avait même pas remarqué que quelqu’un était sur sa trajectoire. Il aurait sans douté montré plus de surprise que de colère si la collision s’était produite. Sauf que dans la vie, les choses ne sont jamais aussi simples. Sinon, ça n’a aucun intérêt, et on se fait chier. Enfin, ça dépend qui. Kaia aurait bien arrêté l’enchaînement d’incidents ici. Sauf qu’en se décalant, elle avait posé son pied, sans le voir, sur le lacet d’un type un peu malchanceux qui passait par là. D’un côté, ce n’est pas totalement la faute de Kaia. Sa maman à ce type là, elle ne lui avait jamais dit de bien lacer ses chaussures ? Généralement, le danger, c’est de marcher dessus et de se ramasser la tronche par terre. Mais parfois, le danger peut venir de l’extérieur. Quelqu’un d’autre peut malencontreusement marcher sur votre lacet. Comme une petite blonde venue de Suède. Sans le faire exprès. Toutefois, si elle n’avait pas l’intention de le faire, le hasard avait posé son pied sur le lacet du Serpentard qui, toujours comme par hasard, se trouvait être la personne ayant le moins d’équilibre de tout Poudlard. Elle se ramassa donc la tronche en beauté. Si le type avait essayé de le faire, il n’aurait sans aucun doute pas aussi bien réussi. Évidemment, l’incident ne lui plu pas du tout, mais alors pas du tout. Et lui et son pote comptaient bien s’en prendre à la coupable qui était… Toujours là. Quelqu’un qui avait autant la trouille que Kaia et un minimum d’intelligence aurait pris ses jambes à son cou et serait parti loin, aussi loin que possible ; mais Kaia pouvait faire preuve, dans des situations comme celle-ci, d’une stupidité remarquable, qui se traduisait par une seule chose : rester plantée là, sans rien faire, à regarder. Ils n’eurent aucun mal à l’attraper et à la balancer contre le mur. Elle allait se mettre à pleurer. Bientôt.
« Tu trouves ça drôle ?! Ça te fait marrer ? Tu vas voir si tu rigoles encore quand j’aurais foutu mon poing dans ta gueule ! »
L’autre Serpentard, aussi teigneux que le premier, semblait aussi d’accord. Mais le premier, celui qui s’était ramassé, était parti pour frapper le premier. Il leva le poing. Kaia ferma les yeux, les lèvres pincées. Elle détestait les Serpentard, elle les détestait, elle les détestait, elle les détestait, elle allait avoir trop mal, elle allait avoir trop mal… Tiens, le coup se faisait attendre. Elle qui espérait que ça allait se passer le plus vite possible pour qu’elle n’ait pas trop à stresser comme maintenant… Peut-être qu’ils avaient renoncé à lui taper dessus ? Non. Une furie venait de débarquer, avait tordu le poigner au premier, castré le deuxième. Sa sauveuse ? *o* Visiblement pas. La fille faisait craquer ses doigts. Une fois les deux Serpentard expédiés, elle comptait s’occuper de la Poufsouffle. En guise de dessert. En parlant de dessert… La fille sortait un truc de son sac. Une barre de céréales. Elle lui tendait. En souriant. Donc… finalement elle n’allait pas la frapper ? Kaia allait s’en sortir sans problème ? Elle n’allait ni la frapper ni la manger. C’était son jour de chance.
Timidement, Kaia tendit la main. Les élèves mangeaient de moins en moins bien à Poudlard. La faute des elfes de maison apparemment. Kaia, qui n’était pourtant pas une grosse mangeuse, ressentait comme ses camarades cette pénurie de nourriture. Elle se faisait envoyer quelques gâteaux suédois par sa grand-mère, mais elle ne pouvait lui en demander sans arrêt. Il lui fallait quelque chose de sucré pour se remettre de ses émotions. Et elle était bien trop polie pour dire non. Vu comment cette fille avait massacré les deux autres, Kaia ne risquait pas de faire long feu. Et si jamais elle aussi avait faim ? Peut-être qu’elle voyait Kaia comme un petit morceau de nourriture, et qu’elle brûlait d’envie de sortir sa baguette pour faire la faire rôtir comme un poulet. Cette fois, pour elle, c’était cuit. Ou… peut-être pas. La fille lui assurait qu’elle ne comptait pas la manger. D’un côté… c’est une Serpentard. Une nouvelle fois, la journée avait prouvé que le courant ne passait pas entre les membres de cette maison et Kaia. Mieux valait être prudente. Mais… Elle avait quand même l’air sympa. Et puis, elle l’avait défendue. Elle ne lui voulait donc pas que du mal. Peut-être qu’elle cherchait à l’engraisser avant de la manger ? Non, c’était n’importe quoi. Ma petite, faudra y aller mollo avec les contes pour enfants, ça te bousille le cerveau, du coup tu penses des trucs improbables et tu fais poireauter la gentille fille qui essaie d’être sympa avec toi. Donc si tu pouvais remuer ton derrière, je pense que ça lui ferait plaisir. Et oublie pas de dire merci. Au fait, elle s’appelle Lily, et elle s’assoit par terre pour discuter avec toi. C’est peut-être qu’elle ne te veut pas que du mal, en fin de compte.

« Je… euh… Enfin… Merci de m’avoir aidée. Et… Merci pour la barre de céréales. C’est gentil. Et… moi c’est Kaia. »

La petite blonde entreprit d’ouvrir la barre de céréales et croqua dedans. Hum, que ça faisait du bien de manger un truc sucré, agréable, après avoir failli voir sa tête comme nouvelle déco du château… L’orage était passé maintenant, elle pouvait respirer. Reprendre ses esprits et ses bonnes manières. Comme par exemple… Arf, elle avait oublié de proposer de partager. La petite ouvrit de grands yeux, comme si elle venait de recevoir une révélation. Elle allait passer pour une goinfre, à se comporter comme ça, à recevoir sans même proposer de partager. Au risque de paraître ridicule, Kaia s’empressa de mâcher le plus vite possible afin d’avoir la bouche vide, histoire de pouvoir articuler correctement et se faire comprendre.

« Mais euh… en fait, tu en veux ? Je suis désolée, je mange tout, mais bon, on est tous au même régime, et ça ne se fait pas de manger tout comme ça, enfin je veux dire, c’est à toi quand même… »

Kaia marqua une seconde pause. Une question la taraudait. Pourquoi l’avait-elle aidée ? Courageuse, comme elle l’était, elle envisageait mal que quelqu’un puisse vouloir intervenir comme ça, juste pour le plaisir de la baston, juste parce que la vie sans taper les gens c’est chiants. De plus, c’était… un Serpentard. Pourquoi vouloir aider une petite Poufsouffle de première année comme elle ? Aussi gentille qu’elle était, Kaia n’aurait jamais, jamais fait ça. Trop dangereux. Et puis, elle ne savait pas taper sur les gens. Elle était capable de se faire mal en essayant de blesser quelqu’un. Alors, oui, qu’on puisse lui venir en aide, même si elle était tout petite et trop mignonne, ça la dépassait.

« Pourquoi tu m’as aidée ? C’est vrai, t’étais pas obligée, si ça se trouve, en plus, tu vas avoir des ennuis à cause de moi… »

Tiens, cela faisait longtemps que le sujet était pas revenu sur le tapis. Les punitions représentaient pour Kaia une menace énorme. Elle avait toujours peur d’enfreindre le règlement, de dépasser les limites. Elle était loin de se douter que, si Lily avait envie de taper sur quelqu’un, ce n’était pas un règlement qui allait l’empêcher de cogner. Mais ça, encore une fois, Kaia ne pouvait pas le concevoir. Trop sage. Trop jeune. Trop Kaia.

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MessageSujet: Re: [Défi] La faim chasse le loup du bois. [PV Kaïa]   Mar 8 Mai - 2:04

Lily marchait tranquillement vers son passage secret. Elle avait juste prévu d’aller manger un bout à Pré au Lard, pas de s’imposer sauveuse d’une Poufsouffle en détresse, et pourtant le hasard fait qu’elle s’interposa quand même, menace hautement plus effective que les paroles agressives du Serpentard qui menaçait la petite fille. Pas par monté de cœur – tout de même, c’est Lily – mais parce qu’un des deux Serpentard avait, la veille, insulté son père en pensant qu’elle n’entendait pas. Et si elle n’avait effectivement pas entendu, la louve, elle, avait parfaitement entendu, et ne s’était pas gêné pour faire suivre à Lily. Elle aurait pu faire suivre directement dans la salle commune, c’aurait été bien. « Désolée. » Lily haussa mentalement les épaules. « Pas grave, ici aussi c’est bien, tant que je peux m’occuper de son cas. » Après un court affrontement de regard, Lily bondit sur le Serpentard et l’envoya vite fait au tapis, réservant le même sort au second qui tentait de défendre son camarade. Les deux serpents, réduits à l’état de couleuvres, préférèrent prendre la poudre d’escampette. Tellement plus prudent en effet. Une fois qu’elle eut réglé leurs comptes aux deux affreux, Lily se tourna vers la jeune première année, et un court instant, fut surprise de la voir se rencogner, comme si elle voulait disparaître dans le sol. Quoi, elle faisait si peur que ça ? « Parce que tu en doutes encore ? » « Toi la louve, t’es gentille, mais on ne t’a rien demandé là. » Elle s’accroupit souplement devant elle, comme un chat sauvage, ou plutôt comme un loup sauvage, ce qu’elle était en réalité. Puis elle sortit une barre de céréales de son sac pour la tendre à la Poufsouffle, qui l’attrapa timidement. Elle avait l’air de crever de faim, beaucoup plus qu’elle, qui se faisait des banquets à chaque pleine lune, et même avant, quand elle filait hors de Poudlard par la Sorcière Borgne pour aller manger à Pré au Lard, presque pas touchée par la grève des elfes de maison vu que c’était un humain qui cuisinait aux Trois Balais. Et à la Tête de Sanglier aussi d’ailleurs. Lily assura à la petite qu’elle ne comptait pas la manger, de toute manière il n’y a rien à manger sur un oisillon pareil. Puis elle lui donna son prénom, se disant par devers elle que la gamine n’avait aucune utilité à connaître son nom de famille. Sauf peut-être à la regarder avec de grands yeux, parce qu’elle était la fille du Survivant. Enfin, la fille de feu le Survivant, plutôt. Au bout de quelques instants, nécessaires à la petite pour reprendre contenance, elle lui dit qu’elle s’appelait Kaia. Ca ne sonne pas anglais ça. La petite devait venir du nord, quelque chose comme la Norvège, la Suède, ou peut-être la Russie. Ah oui et elle la remerciait pour l’aide apportée.

« … De rien. »

Ah oui, c’est vrai que la demoiselle ne pouvait pas savoir qu’elle avait fait ça juste pour taper du Serpentard, et pas pour l’aider personnellement. Mais bon, elle allait éviter de le lui avouer, sinon la Poufsouffle allait se vexer d’avoir été utilisée comme excuse. Enfin, pas ouvertement, vu qu’elle semblait tout bonnement terrorisée par la maison Serpentard, à juste titre, vu le nombre de crevards et de salauds qu’abritaient cette maison. Et Lily s’enorgueillissait d’être pareil, d’en faire parti, à moindre effort quand même. Elle faisait chanter les gens, elle était connue comme une fille radine, dangereuse, mais pas égoïste quand même, observatrice mais pas manipulatrice, enfin bref, une vipère dans un monde de crotale, donc les gens omettaient de se méfier d’elle … A tort. Parce que si une morsure de crotale tue sur le coup, une morsure de vipère met du temps à disperser le poison, et si on n’en meurt pas, on en sort très diminué. Raison pour laquelle Lily s’estimait la plus dangereuse de sa salle commune, la plus Serpentard aussi d’ailleurs. Brusquement, la petite Poufsouffle écarquilla les yeux en la regardant. Quoi, j’ai les crocs qui poussent ? Non, elle lui proposa juste de partager, parce qu’ils étaient tous logés à la même enseigne et que c’était quand même à elle. Le mot régime fit glousser la louve en elle d’une manière peu protocolaire, et Lily esquissa un sourire amusé. Enfin, plus ou moins amusé, on va dire. L’idée de partager ne l’avait même pas effleurée, en fait, elle lui avait donné la barre de céréales pour qu’elle la mange en entier, pas pour qu’elle lui propose de partager. « Et puis c’est dégueulasse les céréales. La viande, c’est mieux. » Extrêmement bien résumé, chère louve. Aussi Lily secoua-t-elle la tête en signe de dénégation.

« Nan, mange tout. » Il semblerait que tu en aies plus besoin que moi, petit oisillon. « Si tu veux j’en ai d’autres. Tiens. »

Lily mit la main dans son sac et en sortit les deux barres qu’il lui restait, n’omettant pas de regarder la date de péremption d’un coup d’œil. Ca va, elle ne risquait pas d’intoxiquer la Poufsouffle. Après un nouveau silence, la petite Kaia lui demanda d’un ton très innocent pourquoi elle avait volé à son secours, et Lily faillit éclater de rire devant les arguments on ne peut plus froussards de la petite. Genre, qu’elle allait avoir des ennuis. La petite Kaia lui faisait penser très fort à sa cousine Lucy, avant que les maraudeurs ne la prennent en charge. Froussarde, trouillarde, on ne doit pas quitter sa salle commune après le couvre-feu, on ne doit pas faire de bêtises si on ne veut pas se retrouver dans le bureau de la truie à écrire des lignes et des lignes avec sa plume à sang … La miss n’avait pas compris qu’à Serpentard, ce n’est pas un règlement qui empêche les serpents de faire ce qu’ils veulent. A Serpentard, la loi du plus fort prime, et même les préfets s’écrasent devant les plus forts, usant de leurs avantages sur les plus faibles. Quand Mikhaïl Bielova avait tenté d’abuser de son autorité de préfet sur elle, il avait reçu un coup de poing qui lui avait fait voir trente-six chandelles et qui lui avait fait sauter deux dents, et il n’était pas revenu l’emmerder. Lily esquissa un nouveau sourire, mais pas bienveillant cette fois, plus carnassier que sympathique. Un sourire de louve. Puis elle leva ses poignets pour montrer le dos de ses mains à la Poufsouffle, où de fines cicatrices s’étiraient les unes sur les autres. Elles n’étaient pas dues à son entraînement en tant que batteuse, mais à ses interminables punitions dans le bureau d’Ombrage, pour ses fautes et ses diverses conneries.

« Les punitions, suffit de prendre le coup, ou de ne pas se faire choper. » Elle reposa ses mains au sol, après avoir laissé à Kaia tout le loisir de les regarder avec de grands yeux stupéfaits. « Et puis, je t’ai aidé parce que c’était dans mon intérêt. Ce type avait dit la veille que mon père est mort comme un chien et qu’il a mérité ce qu’il lui était arrivé. Alors je lui ai sauté à la gorge. Tu as juste profité de mon intervention. »

Bon, bah finalement elle s’était montrée vexante en disant à la Poufsouffle qu’elle n’avait eu aucune envie de l’aider au départ, et qu’elle se trouvait juste au mauvais endroit au mauvais moment. Que s’il n’avait rien dit la veille, Lily aurait tracé son bonhomme de chemin sans s’intéresser à la dispute. Enfin bref, elle venait de lui dire, ni plus ni moins, qu’elle était une Serpentard qui n’agissait que par et pour ses intérêts propres, et tant pis pour les autres, quoi. Bah. De toute manière, Lily se fichait bien de ce qu’on pensait d’elle. Et puis, elle avait toujours drôlement faim, quand même.

« J’ai faim. » Ou comment énoncer une évidence, merci Lily, tu es la meilleure. « Dis-moi … » Elle laissa tomber son regard sur la petite Poufsouffle qui la fixait toujours avec de grands yeux, comme si elle se demandait encore à quelle sauce Lily allait la bouffer. Surtout qu’elle venait de dire qu’elle avait faim, quand même. « Ca te dirait, une razzia sur les cuisines de Poudlard ? Ils seraient bien stupides de ne pas me laisser passer. » A moins qu’ils ne veuillent qu’elle joue aux quilles avec leurs têtes. Elle se redressa et fixa la petite. « Moi j’y vais. Tu viens ? »

1400 mots ~ 3900 mots.

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MessageSujet: Re: [Défi] La faim chasse le loup du bois. [PV Kaïa]   Mer 16 Mai - 9:45

Finalement, les Serpentard n’étaient pas si méchants que ça. Du moins une. Cette Lily semblait avoir un bon fond malgré une cogne plutôt dure. Sans cette fille, Kaia serait probablement déjà en larmes, complètement effondrée. Mais Super-Serpentard avait débarqué, avait explosé tout le monde et sauvé la petite fille innocente. Quelle belle histoire ! En plus, elle lui donnait de quoi se nourrir, en lui laissant tout dévorer. Outre la barre que la suédoise était en train de manger à l’instant, Lily en sortit deux autres. Deux autres ! Cette fille était généreuse, une qualité que la petite appréciait énormément. Elle aussi, elle aurait bien voulu lui donner quelque chose en retour, en guise de remerciement, afin de montrer qu’elle aussi, était quelqu’un de généreux. Cependant elle n’avait rien sous la main. La seule chose qui pouvait rassasier la louve était une bonne grosse pièce de viande, mais ça bien sûr, Kaia ne le savait pas. Pour le moment, elle était concentrée sur les barres de céréales, qu’elle regardait avec les grands yeux d’un enfant à qui on offre un sachet de bonbons comme ça, sans aucune raison. Elle remercia une nouvelle fois Lily. Décidément, aujourd’hui, cette fille était une vraie machine à dire merci.

Ce qui lui fit ouvrir encore plus ses yeux, si c’était possible, ce fut lorsque Lily lui montra le dos de ses mains. Couverts de fines cicatrices. Les élèves n’ignoraient rien des punitions infligées par Ombrage, afin de les dissuader encore plus de tenter une rébellion ou même une simple petite infraction au règlement, mais Kaia n’avait pas besoin de ça pour avoir peur de commettre un faux pas. Elle était terrorisée par l’idée d’être en faute, de pouvoir se faire engueuler. Toute forme d’autorité lui faisait si peur qu’elle évitait de trop y penser ; sinon, elle avait la peur au ventre et stressait à l’idée de simplement marcher à un endroit où il ne fallait pas. L’idée de devoir subir en plus une punition physique la dissuadait même de vouloir penser à commettre une infraction. Comment pouvait-on faire quelque chose d’interdit tout en connaissant les risques encourus ? Il fallait être complètement dingue pour prendre des risques comme ça. Lily était quelqu’un de complètement dingue. Cette fille était complètement folle, il y avait de quoi faire peur à la pauvre petite Kaia. (Remarquez, il n’en fallait pas beaucoup pour lui faire peur, à cette petite). Mais d’un autre côté, il y avait également des raisons de l’admirer, pour son courage. Oui, pour Kaia, enfreindre une règle, peu importe son importance, était une preuve de courage. Dont elle n’avait presque jamais fait preuve. Peut-être quelques fois, mais par pur hasard.
Bon, finalement, Lily n’était peut-être pas la sauveuse de son prochain. Du moins pas celle de Kaia, puisqu’elle venait d’admettre que la petite Poufsouffle avait simplement bénéficié de son intervention. Car on avait insulté son père. Qui était mort. Ah, super. Bon, et dans ces cas-là, on réagit comment ? Quand on s’appelle Asbjörn, dans ce cas là surtout on ne dit rien, car on a peur de se faire frapper. Vu comment cette fille était impulsive et agressive, mieux valait savoir tenir sa langue et être prudent. Faire attention à tout. Cela pouvait vous épargner une visite à l’infirmerie ou une prothèse dentaire. Kaia doutait que son statut de petite fille mignonne la protège de cette furie. Cette fille était vraiment flippante. N’empêche qu’elle s’était montrée drôlement sympathique en lui donnant les barres de céréales. En clair, Kaia ne savait trop que penser de cette Lily, de Serpentard, qui ne semblait pas coller parfaitement à l’idée que la suédoise se faisait des élèves de cette maison. Et quand Kaia n’était pas sûre, elle avait tendance à jouer la carte prudence.

Faim. Lily avait faim. Elle lui proposait de faire une razzia sur les cuisines de Poudlard. Proposition épineuse : les élèves n’étaient pas censés entrer dans la cuisine, encore moins se servir librement dans les réserves. Sauf que ces temps-ci, les cuisines ne fonctionnaient plus aussi bien à cause de la grève des elfes de maison, qui avaient certaines réclamations à exprimer. Cela impliquait cependant d’imposer un régime aux élèves, même à ceux qui pourtant n’avaient rien demandé. Les excursions comme celle que proposait Lily se faisaient de plus en plus nombreuses. Géographiquement parlant, c’était la maison des blaireaux, la maison de Kaia, qui était la mieux placée. On y accédait grâce à des tonneaux de vinaigre qui ne se trouvaient pas loin des cuisines, ce qui facilitait les allers-retours au garde-manger des jaunes et noirs. Il n’empêche que cela restait tout de même interdit. Toutefois, Lily semblait être une vraie pro dans l’air de transgresser les règles. Avec elle, Kaia se sentirait plus en confiance. Si elles se faisaient recaler à l’entrée des cuisines, Lily saurait bien taper sur les elfes de cuisine afin de forcer le passage. Cela ne devait certainement pas lui faire très peur.
Ce qu’il fallait savoir aussi, c’était que Kaia était également facilement influençable. Malgré ses réticences à faire quelque chose d’interdit, elle finissait toujours par se retrouver impliquée dans les embrouilles. Trop gentille. Elle ne pouvait pas refuser quelque chose à quelqu’un. Elle essayait toujours de dire non, puis finissait par dire oui, par manque de volonté ; elle ne savait pas dire non à quelqu’un. Elle ne pouvait pas refuser comme ça si quelqu’un insistait, puisque visiblement, ça lui tenait à cœur.... Comme pour la fête d’Halloween. Elle ne voulait pas venir ; Abigail avait su la convaincre à force d’insistance, et vu comment la soirée s’était finie, elle l’avait regretté. Beaucoup. Longtemps. Elle s’en était mordue les doigts. En se promettant qu’elle ne cèderait plus jamais. Progresse que, malgré sa bonne foi, elle ne pourrait jamais tenir. Trop peu de volonté, trop peu de force de caractère. Mais avec Lily, elle ne risquait rien, non ? Certes, elle ne la connaissait que depuis cinq minutes à peine. Elle avait prouvé qu’elle pouvait être violente, mais aussi qu’elle pouvait faire preuve de gentillesse. Quelque chose poussait la naïve Kaia à faire confiance à cette inconnue de Serpentard. La nature joyeuse de la petite fille lui donnait envie de la prendre par la main et de l’entraîner vers les cuisines, puisque la suédoise connaissait bien le chemin. Mais ça n’était pas prudent… Mais peu importe. Si cette fille avait faim, il fallait qu’elle mange. C’était logique. Elle n’allait pas se laisser mourir de faim… si ? Aller se servir aux cuisines mais en partant d’une bonne intention, ce n’était pas si grave que ça… si ?
Bon, peu importait, elle avait envie d’être gentille. Et puis, elle n’allait pas dire non, je rentre dans ma salle commune. Puisque de toute façon, le chemin était le même.

« D’accord, je t’accompagne ! En plus, je connais bien le chemin ! »

La petite suédoise était complètement folle aussi. Elle regrettait déjà sa décision en son for intérieur. Mais elle avait trop envie d’attraper Lily par la main et de l’entraîner. Au risque de se faire bouffer toute crue, elle fit. Elle bondit sur ses pieds et tendit la main à Lily. Afin de l’entraîner. Si la Serpentard n’était pas tactile, elle n’avait qu’à lui mettre un vent royal ; tant qu’on ne la frappait pas ou qu’on ne la mangeait pas, elle ne perdrait pas son sourire. Comme d’habitude, elle se laissait entraîner par quelqu’un d’autre, même si elle voulait jouer les guides. Il ne fallait pas s’y méprendre, elle n’aurait jamais tenté l’aventure toute seule. Elle n’en aurait sans doute même pas eu l’idée. Petite fille innocente va.
La Poufsouffle s’empressa donc de suivre la route de la Grande Salle vers sa salle commune, puisque le chemin était le même au début. Elle suivait ce chemin tous les jours, plusieurs fois par jours, et aurait presque pu le faire en fermant les yeux. Sauf que Poudlard était un château avec lequel on ne pouvait jamais vraiment être sûr de soi. Beaucoup s’étaient perdus en pensant pourtant tout savoir sur leur itinéraire. Et se perdre, c’était beaucoup trop stressant pour Kaia. En plus, il y avait le risque de débarouler dans un coin interdit. Donc elle gardait ses yeux ouverts et faisait attention à la direction. Les deux filles descendirent les escaliers, et, confiante, Kaia jouait la guide. Elle savait très bien qu’il fallait tourner… là ! C’était ici que les chemins se séparaient. L’un partait vers la salle des Poufsouffle, l’autre vers les cuisines. Cuisines qui constituaient la prochaine étape du duo de chox entre Lily Potter et Kaia Asbjörn. Un duo vraiment improbable.
Une fois devant la porte, Kaia s’arrêta. La petite guide jaune venait de voir toute sa confiance s’évaporer. Elle n’était plus sûre de ce qu’il fallait faire désormais. Devait-elle frapper et attendre qu’on lui ouvre ? Comment procéder ? Mieux valait attendre les instructions de quelqu’un de plus expérimenté. Lily saurait certainement ce qu’il fallait faire maintenant. Elle allait sans doute ouvrir sans frapper, foncer vers un endroit qui sentait bon, et cogner sur les petites créatures qui tenteraient de lui bloquer le passage. Technique Lily : on fonce dans le tas et advienne que pourra.
Hésitante, la petite replaça une mèche blonde derrière son oreille et regardant Lily avait un regard interrogateur.

« Et euh… Maintenant qu’est-ce qu’on fait ? » demanda-t-elle d’une voix hésitante doublée de son petit accent suédois qui ressortait plus lorsqu’elle ne faisait pas attention ou qu’elle avait autre chose en tête. « Je veux dire, qu’est-ce qu’on dit aux elfes de maison ? On se sert ou bien on attend ? »

Petite fille un peu paumée attend des consignes à suivre. Help, help.

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MessageSujet: Re: [Défi] La faim chasse le loup du bois. [PV Kaïa]   Lun 21 Mai - 9:08

La petite Kaïa était étrange. Trop naïve, trop innocente, trop prête à gober tout ce qu’on pouvait bien lui dire. Jamais Lily n’avait été ainsi. A chaque parole qu’on lui disait, elle retournait à son interlocuteur un regard pénétrant et inquisiteur pour être bien sûre qu’on ne lui mente pas. Puis elle avait appris à sentir le mensonge. La Poufsouffle avait l’air très influençable aussi. Elle semblait approuver tous les dires de Lily comme parole d’Evangile, tout en tenant sa langue, certainement par peur de la mettre en colère. Malin. Tout le long où Lily parla, Kaïa ne prononça pas une parole, se contentant de la regarder avec ses grands yeux clairs. Elle ne sembla même pas se vexer d’apprendre qu’elle avait juste bénéficié de l’intervention de Lily, qui voulait frapper un coup le type qui avait insulté son père, et pas que Lily s’était déplacée pour l’aider par pur désintérêt. Elle partait du principe que les gens pouvaient se débrouiller seuls, il suffisait de s’en trouver la force. Ceux qui ne la trouvaient pas n’avaient qu’à rester des faibles, grand bien leur en fasse, si le cœur leur en disait. Elle-même, en première année, avait été victime des privautés des plus grands de sa maison, vu qu’elle était une Potter. Jusqu’à ce qu’elle attrape un cendrier qui traînait par là pour l’éclater avec violence au visage d’un type qui la malmenait un peu trop. Et juste après, James et Albus avaient chopé ses potes dans un couloir pour les massacrer et leur apprendre ce qu’il arrive à ceux qui embêtent leur petite sœur. Quand Lily se leva en disant qu’elle avait faim, proposant à la Poufsouffle de l’accompagner aux cuisines – et de profiter une nouvelle fois de son intervention – Kaïa se leva avec un sourire en pépiant qu’elle savait où étaient les cuisines. Comme si la vipère ne savait pas où elles étaient. Il suffisait de suivre l’odeur, et même sans l’odeur, elle avait la Carte du Maraudeur, qu’elle ne sortirait pas devant la jeune Poufsouffle, d’ailleurs. Sans vraiment lui demander son avis, Kaïa l’attrapa par la main, hérissant la Serpentard qui détestait le contact. Mais les doigts de la miss étaient aussi légers que des plumes de papillon – oui, des PLUMES de PAPILLON – alors elle les laissa là et se contenta de suivre, enfin, de se laisser tirer vers les cuisines et la salle commune des Poufsouffle. Elle tourna au couloir menant aux cuisines, et Lily esquissa un sourire en se demandant si la petite savait que la vipère connaissait Poudlard comme sa poche, et ce bien avant d’avoir eu la Carte du Maraudeur en main. Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

« D’abord, on ouvre. » Lily caressa la poire sur le tableau, qui frémit, et finalement s’ouvrit sans se faire trop prier. « Et maintenant, on entre. »

La vipère entra dans les cuisines, son regard de louve regardant tout autour d’elle avec une insistance presque animale. L’odeur de la viande était entêtante, ou bien était-ce simplement qu’elle la ressentait beaucoup plus nettement avec son odorat de loup-garou ? Quoi qu’il en soit, elle eut bien vite l’eau à la bouche. Laissant la Poufsouffle s’affairer dans son coin pour récupérer à manger, Lily, sans bruit, alla ouvrir les placards, fouiller les tables, sans faire le moindre bruit pour ne pas alerter les elfes de maison, sans doute dans une pièce attenante aux cuisines. Elle trouva bien vite une pièce avec la viande, et sans se faire prier, fit main basse sur tout ce qui traînait et qui était aisément transportable, non sans omettre de manger ce qui lui tombait sous les pattes et ne rentrait pas sans son sac. Enfin, son second sac, une petite pochette magique sans fond, avec fond indétectable plutôt. Après avoir raflé tout ce qu’il y avait sur la table – et piqué et mangé une cuisse de porc dans un four – elle fit demi-tour vers la pièce centrale. C’était bien que les elfes ne soient pas là, bien mais inhabituel, Lily sentait que ça commençait à roussir. Aussi discrète qu’un songe, elle pénétra dans la pièce centrale, où Kaïa avait disparu. Lily gronda. Génial, il allait falloir qu’elle joue la mère chaperonne et qu’elle ramène la gamine saine et sauve à sa salle commune, en plus de ça. Levant les yeux au ciel et laissant la louve en elle pester mentalement sur la capacité exceptionnelle des Poufsouffle à se foutre dans la merde en sa présence, elle rafla sans bruit ce qui se trouvait à sa portée, cachant toute la nourriture dans son sac à fond indétectable.

« Kaïa ? » Léger murmure dans la cuisine, produit par le son de sa voix. Aucune réponse. La gamine n’avait même pas du l’entendre. « Kaïa, t’es où ? »

Cette fois-ci, la petite dut l’entendre, car elle entendit un trottinement de souris venir vers elle, puis un choc sourd … Et un grand bruit. A tous les coups elle a fait tomber les casseroles ou un truc du genre ! Lily maugréa et se tapa le front du plat de la main. Puis elle recula vivement pour se plaquer contre un mur quand les elfes de maison coururent vers la source du bruit, où la Poufsouffle devait certainement se mordre les doigts sans savoir quoi faire. Deux solutions. La première, très Serpentard, convenait de la planter là et de s’en aller pour ne pas être mêlée à tout ça. Après tout elle avait ramassé assez de nourriture pour tenir un moment. La seconde, très Potter, convenait d’aller l’aider parce qu’elle ne pourrait pas se tirer seule de cette embrouille. Elle passa quelques secondes à tergiverser, puis flancha. Kaïa n’était pas assez imposante pour être une menace. Elle était trop faible, trop influençable, trop impressionnable. La seule chose qu’elle réussirait à faire, ce serait de se mettre à pleurer devant les elfes de maison, qui ne s’en émouvraient même pas. Et puis elle s’imaginait très bien le regard de son père, ce regard déçu qu’il lui enverrait en apprenant qu’il avait laissé une pauvre petite fille sans défense se débrouiller toute seule, alors que c’était elle qui l’avait tirée ici et qu’elle avait, elle, assez de force et de présence pour forcer les elfes de maison à reculer. Elle soupira, vaincue, puis elle leva les yeux vers le ciel – enfin façon de parler, nous sommes dans les cuisines, dans les sous-sols de Poudlard – où elle imaginait son père en train de la regarder fixement.

« Ok, ça va, j’y vais, mais c’est vraiment parce que c’est toi. »

Elle quitta l’ombre et se décolla du mur, pour se diriger, telle une traqueuse, vers la pièce où était la jeune Poufsouffle. Comme elle s’y attendait, les elfes fustigeaient la petite Poufsouffle, complètement perdue, pour ne pas dire terrorisée. Alors qu’elle s’approchait, elle entendit nettement la voix d’un elfe qui s’écriait « Mais pourquoi devrions-nous faire une exception pur vous ?! » Lily ne savait pas ce que la petite leur avait dit mais cela ne devait pas être très concluant, au final. Se redressant de toute sa taille, se faisant très imposante, elle s’interposa entre la lumière et les elfes de maison, qui se tournèrent d’un bloc vers elle, se heurtant à son sourire très carnassier, très … Très loup-garou, en fait.

« Moi je sais pourquoi vous allez faire une exception pour elle. » Elle intensifia son sourire, devenant carrément menaçante. « Parce qu’elle est petite, innocente, et que c’est de ma faute si elle est là, donc elle est sous ma protection. Touchez-la … » Elle fit craquer ses doigts, faisant frémir les elfes de maison. « Touchez-la, et je vous rentre dans le tas. »

1300 mots - 5200 mots.

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