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 Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥

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MessageSujet: Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥   Mer 2 Mai - 9:30


Je crois que j'ai perdu...

✎ Noms ◮ Nephtys D. Van Halen & Thomas River
✎ Mois actuel ◮ Mars
✎ Contexte temporel ◮ Un vendredi vers dix-huit heures.
✎ Contexte spatial ◮ Dans un cachot aménagé en salle de sport. Le lieux du premier baiser 8D

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.




Le premier qui tombe amoureux à perdu !
Je crois que j'ai perdu...



Thomas avait envoyé la lettre voilà deux jours. Il avait mit dix minutes à l’accrocher à la patte de son hibou noir. Ces dix minutes, il les avait passé à trembler de nervosité, décrocher la lettre –impossible de lui parler face à face, elle me tuerait - , la raccrocher –il faut qu’on parle, il faut que je lui dise que je l’aime-, la décrocher à nouveau –non, pas le courage- , et la raccrocher enfin. La lettre, il aurait pu la confier à Moïra. Mais sauf que tout avait commencé comme ça. Une sœur vexée d’avoir servit les intérêts de son frère et de sa meilleure amie. Pigeon voyageur, elle? non, elle méritait mieux. Non, il ne confierait plus ses lettres à personne. Jamais plus. Et certainement plus à Moïra. Ca avait trop mal tourné. Thomas se savait mesquin en pensant ça, mais il n’arrivait pas à s’en empêcher. Sa sœur, il l’aimerait toujours et il était vexant de penser qu’elle ait pu seulement en douter. Il savait aussi que Moïra l’aimerait toujours, lui. Mais Neph, elle, risquait de ne pas l’aimer pour toujours. Et Tom en était malade. Il suffisait de voir comment il tremblait en envoyant cette simple lettre.
Il suffisait de voir comment il tremblait lorsqu’il avait reçut la lettre de Neph. Enfin, si on pouvait appeler ça une lettre. Un mot griffonné rapidement, barré de partout, barbouillé de larmes. Thomas l’avait reçut alors qu’il parlait calmement avec Hermès et Dan. Lorsqu’il l’avait lu… il était partit en courant. Comme ça, comme une furie, comme le lâche qu’il était. Il ne voulait pas que ses amis le voient pleurer. Il s’était enfermé dans son dortoir, et s’était assis contre un mur, pantelant. Sauf qu’au final, il n’avait même pas pleuré. Depuis le début de toute cette histoire, pas une seule larme. Pourquoi ? Pourquoi... Il tremblait, tapait le sol de ses poings, se mordait les lèvres à outrance. Mais pas une seule larme.
Neph il l’aimait. Et elle semblait tout aussi désespérée que lui. Il lui fallait lui parler, la serrer dans ses bras, l’embrasser…

Thomas rodait dans la Salle Commune. Il marchait en cercle concentrique depuis une bonne demi-heure et le reste des serpents le regardaient d’un œil interrogateur. Mais les quelques personnes qui s’avaient osé lui poser des questions s’étaient vu remballée d’un regard blanc et d’un grognement sourd. Depuis, plus personne ne l’embêtait. Et lui, il tournait dans la Salle comme un lion en cage. A cette pensée, il faillit éclater d’un rire nerveux. Lui, le Préfet en Chef des serpents, comme un lion ? C’était bien la première fois.
Deux filles, callées dans un des fauteuils vert de la salle, pépiaient quant à un jeune homme qui aurait embrassé l’une d’elle. Leur conversation, à défaut d’être intéressante, était terriblement bruyante. Thomas leva deux yeux glacés vers les filles de deuxièmes qui se mettaient à glousser de manière frénétique. Pathétique. Et lui qui croyait que la noble maison des Serpentards ne s’adressait qu’à l’élite de ce monde, le voilà bien déçu. En passant à leur côté, il donna un coup de poing dans le dossier du fauteuil et leur servit un regard glacial. Elles se turent et montèrent poursuivre leur conversation dans leur dortoir en grommelant tout bas. Mais Tom ne se souciait déjà plus d’elle. La nervosité et le chagrin, sans doute…
Il voyait Neph dans quelques heures, quelques minutes. Ils s’étaient fixé un rendez-vous. Oh, bien sur, ils auraient pu se voir bien plus tôt, d’ailleurs ils s’étaient vu furtivement dans les couloirs. Le serpent lui avait servit son plus beau sourire. Mais avec les devoirs, les leçons, les devoirs de préfet de Tom, ils n’avaient pas vraiment eu beaucoup de temps à s’accorder. Or, pour cette discussion, c’est ce qu’il leur fallait, précisément, du temps. Avec un peu de chance, Tom réussirait à plaider sa cause de manière plus ou moins convaincante... Si seulement elle voulait bien lui accorder son pardon. Si seulement elle pouvait croire en son amour.
Et puis, comment interpréter son mot ? Etait-ce un mot de dépit et de rage, ou de tristesse et d’amour ? Thomas envisageait plutôt la deuxième solution, connaissant Neph. Mais il était trop nerveux pour en être bien sur. Et il n’avait pas osé demander conseil à quelqu’un. Moïra ? Certes non, qu’on ne la mêle plus à cette histoire. Constance ? Non, plus, elle n’aimait pas spécialement les copines de Tom… Aleera ? Non. Pourquoi non ? Non, juste non. Elle n’avait pas à se mêler de ça non plus. Le reste de ses amies n’arrivaient pas à la hauteur des trois susnommées. Et Meg…Meg, la seule à qui il aurait peut-être pu demander conseil avant, eh bien… eh bien on était plus avant.
Levant les yeux, Thomas chercha d’ailleurs Meghan du regard. Elle était assise au coin du feu, près de Potter et Weasley. Il rabaissa les yeux. Et serra rageusement son poing. Le poing gauche, celui dans lequel se tenait le mot de Nephtys. Le froissement du parchemin se fit entendre.
Pour la centième fois, il déplia la minuscule lettre et parcouru les lignes avec l’espoir de voir que, non, il n’y avait pas de larmes sur ce mot, il avait rêvé. Il n’avait pas fait pleurer son amour… mais si. Bien sur que si, il l’avait fait pleurer. Et plus d’une fois. Il relut une nouvelle fois les quelques mots, tenta de déchiffrer ceux barrés.

« Thomas,

J'aurais voulu te dire que
Je sais pas qui c'est cette fille mais elle est vachement heureuse de t'apporter ce mot, elle espère qu'elle va pouvoir te parler. Sois gentil, dis-lui au moins merci. Sinon, je voulais m'excu J'en ai marre.

Tu me manques. Désolée. Je t'a »


Pas même signé. En plus, il n'avait même pas remercié la fille en question. Ce mot était d'un non-sens complet. Et...et ceci, c’était bien un « tu me manques » et un début de « je t’aime », non ? Barrés, tous les deux. Il n’arrivait pas trop à interpréter. Il savait juste que ce mot, c’était exactement ce qu’il ressentait lui-aussi. Il aurait tellement voulu lui envoyer la pareille. Il aurait tellement voulu lui envoyer un mot barbouillé de ses larmes où il écrivait tout son désespoir en quelques lignes banales.
Mais déjà, il n’arrivait pas à pleurer. Et puis, surtout, là n’était pas son rôle. Il avait tout cassé ? Eh bien, alors répare ! On en avait que faire de son désespoir et de sa tristesse. Il fallait qu’il prenne son courage à deux mains et qu’il aille demander pardon, qu’il avoue son amour et agisse en adulte, pour une fois. Son désespoir et sa peine, tant mieux s’ils pouvaient aider Nephtys à juger ses propos sincères, mais ce n’est pas eux qui devraient le guider. Cette fois-ci, il devrait accepter la décision de Neph en se comportant de manière noble. De toute façon, il le méritait bien.


Il était déjà huit heures et demie. Thomas n’avait pas été manger. Trop stressé qu’il était. Et puis, s’il avait vu le regard de Nephtys posé sur lui pendant le repas, pas sur qu’il eut trouvé le courage de se mettre en marche devant ses yeux accusateur. Mais là, huit heures bien entamées et il était temps. Temps qu’il aille la rejoindre. Après avoir tourné en rond pendant plus de trois quart d’heure dans la Salle Commune, le Préfet en Chef se dirigea vers la sortie à grand pas décidés. Lee leva sur lui des yeux étonnés et légèrement pâles. Il l’avait remballée, tout à l’heure, lorsqu’elle était venue lui demander si tout allait bien.

    « Tom, où vas-tu ? »
    « Voir Neph. »
    « … »

A peine eut-il empoigné la poignée de porte pour sortir qu’Aleera se jetait sur ses épaules et lui plaqua un bisou sur la joue en lui murmurant un « bonne chance ». Elle semblait le comprendre. Tom ne lui sourit pas. Il partit.

Le château était silencieux. Bientôt le couvre feu. Qu’importe, il rejoignait sa princesse. Il était amoureux, il était Préfet en Chef, il était Serpentard, il était un meurtrier, il était Thomas River… qui donc pouvait se mettre sur son chemin ? Qui à part Nephtys ?
Thomas eut un frisson. Il remarqua que ses mains tremblaient. Comme à chaque fois qu’il stressait depuis le Nouvel An, Tom porta ses doigts au collier qui lui pendait au cou. Une simple lanière à laquelle pendaient deux plumes. Une bleue et une verte. Il effleura les deux plumes et si la tranquillité ne le gagna pas, il y puisa quand même une source de réconfort. Il ne regrettait pas d'avoir avoué à Nephtys son but premier lorsqu’il était sortit avec elle. Et il ne regrettait pas non plus d’être sortit avec elle dans le seul but de faire chier Père. Un River ne regrette pas. Et puis, s’il n’était pas sortit avec Neph dans ce but là, il ne serait pas sortit du tout avec elle. Elle serait restée Neph, la grande amie, la meilleure amie de sa jumelle. Elle ne serait pas devenue celle qu’il aime. Sans doute aurait-il mieux fait de regretter son geste, mais il n’y parvenait pas totalement … Non, il n'y parvenait pas puisque ce geste lui avait apporté son amour pour Neph.
Fort de cette conviction, il avança donc vers le cachot. LE cachot. Celui où ils s’étaient embrassés pour la première fois. Celui où tout avait commencé.

Il y entra. Le cœur battant. Mais la pièce était vide. Un instant, Tom eut peur que Neph ne vienne pas. Puis, il se rendit compte que ce n’était pas son genre. Elle viendrait.
Le cachot était toujours aménagé en une sorte d’énorme Dojo. Tom sourit en se rappelant ce fameux jour. Nephtys y était entré dans tous ses états alors qu’il se changeait. Il était torse-nu lorsqu’elle s’était jetée sur lui pour lui dire bonjour. Ensuite, le combat, sans transition. Et puis, l’insulte du bonobo. Thomas faillit éclater de rire en se rappelant de ça. Puis, Nephtys s’était mise à pleurer parce qu’elle s’auto-traitait de prostituée. Et Tom l’avait embrassée. Finalement, avec le recul, il l’aimait déjà à cet instant là. Dès que ses lèvres se furent posées sur les siennes, Tom l’aima. Ces souvenirs…il avait l’impression que ça c’était passé hier. Il souriait. Et ses yeux se brouillaient. Une larme… elle glissa sur sa joue et il l’essuya d’un geste rageur. Mais d’autres suivirent.
Des larmes, enfin…

Un bruit, une porte qui s’ouvre. Derrière le brouillard de ses yeux, Tom la vit. Et il dut se mordre les lèvres pour ne pas éclater en sanglot pour de bon.
Neph…




✄-------------------------------------------------------------------


« When you strike a playboy pose,If you wanna go far, if you wanna be a star, Then you gotta bring it,Cha-ching »




Dernière édition par Thomas River le Sam 19 Mai - 6:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥   Mer 2 Mai - 23:35




Nephtys pinça lentement ses lèvres fines. Elle se concentra sur les hiéroglyphes qui s’étalaient sur la page blanche, s’efforçant d’arrêter de penser à… Autre chose. Ok, cette autre chose avait un nom, mais elle ne voulait pas le prononcer. Elle ne voulait pas y penser. Elle essayait simplement de traduire ces hiéroglyphes anciens. Elle savait couramment parler et lire le nouvel égyptien. Mais l’ancien, ça s’avérait un peu plus compliqué. Les symboles étaient plus anciens, logique. Mais surtout différents. Ce n’était presque pas la même langue, et c’était ceci qui fascinait réellement la jeune fille. Heureusement, elle s’était procuré un dictionnaire d’égyptien antique, et elle apprenait vite. Ce qui faisait qu’elle arrivait relativement bien à déchiffrer ce manuscrit. Mais ce soir, ça semblait réellement être peine perdue. Toutes ses pensées fusaient inévitablement vers ce qui allait se produire dans quelques minutes. Ou quelques quarts d’heure, qu’en savait-elle. A vrai dire, elle n’avait pas donné d’heure de rendez-vous précise. Elle irait quand elle en aurait envie, et s’il n’y était pas, ce n’était pas si grave. Elle avait décidé de l’attendre. Espérant simplement juste qu’il ne serait pas déjà parti en ne la voyant pas. Doucement, elle referma l’ouvrage. Ok. Inutile d’espérer parvenir à une page de plus. Elle ramena ses jambes contre sa poitrine, lovée confortablement dans un coin de la salle commune. En réalité, elle n’avait même pas choisi l’option fauteuil. Simplement l’option « piquer des coussins et s’asseoir contre la fenêtre ». Oh, certes, la vitre était froide. Mais il lui fallait bien ça pour se rafraîchir un peu. Son cœur battait à tout rompre, elle ne pouvait s’empêcher de laisser ses pensées vagabonder vers… Thomas. Voilà, elle l’avait dit, elle y avait songé. Son joli prénom. Immédiatement, son visage angélique et séducteur lui vint à l’esprit. Elle se mordit la lèvre jusqu’au sang, ravalant ses larmes. Très bien. Il fallait se ressaisir. Si tout en était rendu là, c’était de sa faute à elle, et uniquement de la sienne. Elle s’était énervée, ce soir du Nouvel An, lorsqu’il lui avait avoué ne sortir avec elle que pour faire rager son père. N’y avait-il pas de quoi être furax ? Savoir qu’on a été qu’un instrument, histoire de déplaire à un géniteur ? Non. Pas question. Elle n’était pas une bête de foire que l’on montre par fierté. C’était pour cela qu’elle s’était énervée. Pourtant, Tom avait paru si sincère, dans ses propos, au départ… Lui avait-il menti tout ce temps ? L’avait-il seulement aimée, une seule seconde ? D’après la lettre qu’il lui avait envoyée il y avait quelques jours, oui. Il voudrait se faire pardonner. Le méritait-il ? Une part en Nephtys hurlait que bien sûr, il le méritait. Elle l’aimait, et elle n’allait pas se faire prier pour s’échouer dans ses bras en pleurant son amour, et en lui disant qu’elle voulait passer sa vie avec lui. Ouais, dit comme ça, c’est sûr que ça fait super cucul et tout, mais… Elle s’en foutait tellement. Elle voulait lui dire ce qu’elle avait sur le cœur. Elle s’était sentie trahie par Moïra, qui aurait pu aussi lui en parler en face. Et elle s’était sentie trahie par Tom, pour ce qu’il avait fait tout simplement. Mais elle voulait leur pardonner, être là pour eux. Enfin, surtout pour Thomas. Moïra ? Elle ne voulait plus qu’elle se mêle de ses histoires. Amies, ok, mais vu ce qu’elle lui avait fait… Pas sûr qu’elles puissent redevenir aussi proches qu’avant. Enfin. Elles verraient tout cela lorsqu’elles se seraient enfin parlé. Réconciliées ? On verrait ça. D’abord, tirer les choses au clair. Et pour l’instant, ce n’était pas de l’aiglonne River qu’elle se préoccupait, mais plutôt du serpent. Vendredi soir. Pourquoi vendredi soir, merde ? Elle aurait pu lui donner rendez-vous tellement plus tôt, lui demander de la retrouver à la sortie des cours, ou n’importe quoi. Mais non. C’était un vendredi soir, et rien de plus. Se mordillant la lèvre en regardant à l’extérieur, Neph’ inspira un bon coup. Elle avait croisé Tom dans les couloirs quelques fois, depuis leur échange de lettres. Une fois où il l’avait particulièrement remarquée. Où il lui avait souri, de toutes ses dents. Comme si… Comme s’ils étaient encore ensemble, officiellement. Comme s’ils se voyaient encore régulièrement, dans un coin de couloir, pour s’embrasser, ou juste rester dans les bras l’un de l’autre, ou même simplement discuter, main dans la main ou non. Elle lui avait jeté un regard perdu face à son sourire. Elle avait senti les larmes monter, et elle avait détourné les yeux. Elle aurait tant aimé, à ce moment-là, se faufiler dans la foule, déposer un baiser à la commissure de ses lèvres, lui prendre la main et lui proposer d’aller se promener dans le parc à la fin des cours. Mais au lieu de ça, elle avait fui son regard. Et même fui tout court, partant en courant aussi vite que lui permettaient ses petites jambes. L’égyptienne n’en pouvait plus de l’éviter. Elle faisait son maximum pour ne pas se retrouver sur son chemin. Ou même pour être invisible au milieu de la foule. Fini les vêtements extravagants et colorés, bonjour les sweats à capuche, les jeans trop grands et les converses. Neph’ avait encore un peu maigri, ce qui commençait à devenir inquiétant et catastrophique. Et lorsqu’elle contemplait le maigre contenu de sa penderie, elle n’avait qu’une seule envie, stupide certes mais une envie : avoir un ou plusieurs vêtements à lui. Une veste qu’elle pourrait mettre, trop grande mais confortable, pour avoir toujours son odeur. Ou un jean, trois fois trop grand, qu’elle aurait mis quand même parce que… Ouais, ces derniers temps, elle voulait des trucs larges et des vêtements… A Tom. Mais vu leur situation de couple, c’était clairement impossible. Dommage.

Tout en laissant doucement sa capuche retomber sur ses épaules, Nephtys poussa un léger soupir. Elle avait peur de se rendre à ce petit rendez-vous. Peur de se retrouver face à lui, comme une idiote, et ne pas savoir quoi lui dire. Peur de juste se précipiter dans ses bras en pleurant, et se faire repousser. Pendant quelques temps, elle avait cru que c’était véritablement terminé. Que leur relation était morte. Mais Tom n’était ressorti avec aucune fille. Et puis un jour, une pétasse était venue voir l’égyptienne en lui demandant d’un ton furax et sifflant quand est-ce qu’elle comptait libérer enfin River, parce que ça devenait n’importe quoi. Ils n’étaient plus ensemble, ça crevait les yeux, mais il fallait peut-être poser les points sur les i. Au grand étonnement de l’autre blonde, Nephtys s’était contentée de tourner les talons avec un regard triste. L’autre lui avait hurlé de ne pas lui tourner le dos comme ça, aussi insolemment. L’aiglonne lui avait fait un superbe doigt d’honneur, sans même la regarder, et elle avait poursuivi son chemin, sous les piaillements agacés. Mais l’autre avait raison. Toute cette histoire ne rimait plus à rien. Pourtant, elle refusait d’admettre que tout était terminé. Et il semblait en être de même pour le serpent. D’où ce petit rendez-vous. Bordel. Elle ne tenait plus en place. Ok. Il fallait qu’elle y aille. Qu’elle le rejoigne. Elle avait envie de le voir, de se blottir dans ses bras. C’était terminé. Elle ne voulait plus fuir. Elle voulait que tout change, que tout s’arrange. Dans la mesure du possible, évidemment, si lui le voulait également. Se levant d’un bond vif et nerveux, Nephtys ramena ses longs cheveux sur son épaule. Elle ne prit pas le temps de remonter dans le dortoir poser son livre, et l’embarqua. Avec un peu de malchance, il la planterait comme une idiote dans le cachot. Au moins elle aurait de quoi se distraire un peu avant d’aller se suicider. Ou bien si elle devait l’attendre, elle aurait de quoi s’occuper. Son livre sous le bras, elle s’éclipsa de la salle commune, prenant bien garde à ce que Moïra et Mina soient absorbées dans leur conversation et ne puissent pas la remarquer. C’était bientôt l’heure du couvre feu. Mais elle s’en fichait. Elle devait retrouver Thomas. Cette fois, c’était une question de vie ou de mort. Pour la première fois depuis trois mois, Nephtys avait décidé de cesser de fuir. Elle affrontait en face la situation. Elle aimait Thomas. Elle voulait que tout continue entre eux. Et elle le lui dirait. Si lui n’en avait pas envie, elle ne pourrait pas lui en vouloir. C’était de sa faute, elle avait imposé un mur de silence depuis le Nouvel An. Qu’elle assume ses erreurs aussi.

Son livre coincé entre son coude et ses côtes, son chouchou coincé entre les dents, Nephtys s’appliquait à se faire une natte plaquée sur le côté de sa tête, avant de la terminer avec tous ses cheveux. S’occuper de sa chevelure brune et épaisse lui changeait les idées, pour le coup. Au moins, elle pensait à autre chose qu’à ce qui allait bientôt se produire. Quoique non. On va plutôt dire qu’elle y pensait un peu moins, rien de plus. Elle commença à descendre les escaliers vers les cachots, une fois sa coiffure finie et sa tresse ramenée sur son épaule, son livre à nouveau en mains. Et si Tom n’avait pas compris le lieu ? Et s’il pensait que c’était là où leur dispute avait eu lieu, au lieu de là où s’était déroulé leur premier baiser ? A ce souvenir si heureux, les larmes montèrent aux yeux de la petite brune. Elle avait choisi le lieu des souvenirs heureux, au lieu de celui des souvenirs tristes. Parce qu’elle espérait que ce qui allait se produire la rendrait heureuse. Elle était remplie d’espoir, à raviver des souvenirs heureux, plutôt que de ruminer un désespoir dans des endroits chargés de tristesse. Oui. Elle espérait que tout s’arrange, et c’était la raison de sa présence ici. S’il avait fait le même choix d’endroit qu’elle… C’était que lui aussi voulait que tout recommence, non ? Ou alors il venait pour finir les choses à l’endroit où elles avaient commencées… La peur s’empara à nouveau de la jeune fille tandis qu’elle posait sa main libre sur la porte du cachot. Les larmes emplirent lentement ses yeux, tandis que dans un soupir déterminé, elle poussait la poignée pour entrer. On y est. Verdict ?

Il était là. Il l’attendait. Et il pleurait.

Lentement, Nephtys entrouvrit la bouche, détournant son regard de celui du jeune River. Le voir pleurer lui donnait l’impression qu’elle allait s’effondrer. Elle avait peur. Elle ne voulait pas s’effondrer. Pas devant lui. Même si elle savait que c’était inévitable, elle voulait être forte. Au moins quelques minutes. Elle agrippa son livre à deux mains, reportant son regard triste et rempli de larmes sur lui. Elle déglutit lentement, trouvant le courage de lui adresser la parole, malgré sa voix tremblante et brisée dès les premiers mots.

« Tu… Tu es là depuis longtemps ? »

Voix timide, en plus. Erraillée. Depuis combien de temps ne lui avait-elle pas adressé la parole ? Longtemps. Trop longtemps. Doucement, elle fit quelques pas vers lui. Cette envie de laisser tomber son livre et de se jeter dans ses bras, de s’accrocher à sa nuque, et de se nicher contre lui… Elle lui tordait le ventre. Mais elle ne pouvait pas faire ça comme ça. Elle n’avait pas le droit. Ils devaient s’expliquer. Lentement, elle baissa son regard vers les pieds du jeune homme. Non pas par attrait de ses chaussures, mais par peur d’affronter ses larmes. Elle ne voulait pas qu’il pleure. Elle détestait cette simple idée. Peut-être qu’il pleurait pour ce qu’il allait lui annoncer. Ou parce qu’il l’aimait. Elle n’en savait rien, mais… Il ne devait pas pleurer. Elle prit une longue inspiration. D’accord. Aujourd’hui, c’était à elle d’être forte et de ne pas s’effondrer. A elle de le consoler comme il l’avait si souvent fait. C’était lui qui pleurait, et à elle de l’aider. Ravalant ses propres larmes, Nephtys sentit une petite chaleur poindre au fond de son ventre. Courage ? Adrénaline ? Amour… Elle posa son livre sur le petit banc installé là pour qu’ils posent leurs sacs ailleurs que par terre. Lorsqu’ils s’entrainaient encore. Puis elle se mit à tortiller ses doigts avec angoisse. Elle prit une longue inspiration, et se rapprocha de lui. Elle releva ses petits yeux chocolats vers son beau visage, et lui servit un sourire pâle et doux, tout en laissant une main glisser sur sa joue pour essuyer quelques larmes. Elle était proche de lui. Très proche de lui. Elle l’aimait. Elle aurait voulu l’embrasser, le lui dire. Le serrer dans ses bras. Au lieu de ça, elle élargit encore un peu plus son sourire.

« Ne pleure pas, s’il te plait… »

Alors, elle n’y tint plus. Et s’accrocha à lui, fourrant sa tête contre son torse, appuyant une main sur sa nuque, laissant l’autre accrocher son vêtement. La voix brisée et larmoyante, s’empêchant encore de pleurer, elle murmura à nouveau, suppliante…

« S’il te plait… »

Je t’aime…
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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥   Mar 8 Mai - 6:35


« Vendredi soir. J'te dis pas où. Tu t'en doutes sûrement... » Tom relu une dernière fois la deuxième lettre de Neph avant de se la fourrer dans la poche. « J’te dis pas où. » C’était ce cachot, surement. Le premier baiser, les heures d’entrainements passées ensemble. En tout cas, c’est à cet endroit que le serpent avait tout de suite pensé. Ensuite, il s’était dit qu’elle parlait peut-être de leur lieu de dispute. Ou alors, elle voulait dire qu’ils se retrouvaient au souper. Qu’en savait-il ? Dans le doute, Thomas avait opté pour le cachot. C’était le plus logique, le plus romantique. S’il n’y était pas, elle lui en voudrait de ne pas avoir compris le message. Alors il s’y rendit, les deux petits mots de Nephtys dans sa poche. Il ne s’en séparait plus depuis qu’il les avait reçut… c’était la première forme de communication qu’il avait avec sa copine depuis trois mois !
Une fois arrivé, le regard du serpent parcouru rapidement toute la salle, revenant sur certains détails, s’arrêtant à certains endroits. Et s’embrumait. Voilà trois mois qu’il n’était plus venu ici. Les entrainements avaient cessés de se dérouler ici en même temps que Neph prenait la décision de ne plus lui parler. Tom frémis à cette pensée. S’ils ne se parlaient plus, s’ils ne s’entraient plus…n’était-ce pas une manière comme un autre de signifier la rupture ? Et si depuis tout ce temps Nephtys considérait déjà leur couple comme brisé ? Thomas se mit à tourner en rond dans la pièce nerveux, comme il l’avait fait quelques minutes plus tôt dans la Salle Commune. Un lion en cage. Ou plutôt, une panthère en cage.
Il ouvrit une nouvelle fois le mot qu’elle lui avait envoyé. Non…non. Elle le lui aurait dit en face si elle avait voulu en finir. Elle lui avait envoyé un mot sur lequel il était clairement barré le début d’un « je t’aime ». Inspirant profondément pour se calmer, le serpent s’immobilisa et se remit à examiner la salle. Il se demanda s’ils reviendraient un jour s’entrainer ici. Pendant ces trois mois, Tom s’était entrainé, seul. Il avait répété des enchainements et faits des exercices de condition physique. Mais plus aucun combat. Ca peut paraitre bizarre mais Tom était impatient de pouvoir, enfin, combattre à nouveau avec Neph. Sauf que là, il avait peur que ce combat-ci ne soit pas du même genre que les précédents. Et si elle le mettait à terre et lui cassait la gueule en le traitant de salaud ! Ce n’était pas du tout une hypothèse impossible… T___T
Les souvenirs et la nervosité montaient, montaient, montaient… jusqu’à atteindre les yeux du serpent et se transformer en eau. Enfin, en larmes quoi. Il n’en croyait pas ses yeux. Trois mois qu’il n’avait pas versé une larme (ce qui en soit n’est pas exceptionnel pour un jeune homme de 18 ans, me direz-vous). Pas une larme malgré les silences. Et là, il allait craquer. Ses yeux se brouillaient, les contours de la salle se floutaient. Encore un peu et il n’aurait pas reconnu la personne qui entrait. Sauf qu’il n’avait pas besoin de la voir distinctement pour la reconnaitre. Il lui suffisait d’entendre le son de ses pas, d’entendre sa respiration, de sentir le parfum qui envahit la pièce.
Nephtys.

Nephtys. Thomas porta sa main à ses yeux et tenta d’effacer toute trace de larme. Sa manche se mouilla mais, heureusement, aucune larme réelle ne coulait sur ses joues. Son regard, toujours rouge et légèrement flou, devint tout de même plus net. Il pu enfin admirer son égyptienne. Elle était tellement belle. Détournant le regard, l’aiglonne semblait gênée. Etait-ce un signe qu’elle voulait en finir. Se mordant les lèvres, Tom reporta une nouvelle fois sa manche à ses yeux pour empêcher les larmes de couler. Quel con ! Ce n’était pas lui qui était sensé pleurer ! Quand on fait mal à quelqu’un il faut assumer, pas fondre en larme ! Son reste rageur effaça les dernières larmes…pendant quelques secondes. Il venait de se rappeler de cette première fois, ce premier baiser. Lorsqu’elle lui avait sauté dessus en entrant dans la pièce. Là, elle restait à l’écart comme s’il n’en valait pas la peine. Tom n’arrivait pas à parler, sa gorge était bloquée. Heureusement, Neph parla. Elle lui demanda s’il était là depuis longtemps. Il haussa les épaules.

    « Je t’aurais attendu toute la nuit, s’il fallait. »

Il aurait pu répondre un truc encore plus bateau, du style « je suis ici depuis novembre, Neph, quand j’ai compris que je t’aimais. Mon cœur n’a jamais quitté cette pièce. » Sauf que c’aurait vraiment été trop cucul et qu’il risquait de se faire rejeter. Pourtant, il avait l’impression que c’était vrai… Il n’avait pas quitté cette pièce depuis tout ce temps.
Tremblant légèrement, Tom prit conscience du fait que c’étaient les premières vraies paroles échangées depuis le Nouvel An. Il trouvait ça étrange de parler à sa petite amie. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Une larme coula pour de bon sur sa joue. NOOOON ! Mais quel con il faisait ! Si seulement il avait pu pleurer tous les soirs depuis le Nouvel An et ne pas verser une seule larme ici ! Il fallait qu’il puisse lui montrer qu’il était fort, prêt à supporter le poids de ses erreurs. Rageusement, il chassa la larme.

    « Je…pardon. »

Ce n’était qu’un pardon pour sa faiblesse, pas encore pour ses horreurs. Pardon de pleurer alors que je devrais te consoler. Nephtys déposa son livre sur le banc. Tom détourna les yeux, impossible de la regarder plus longtemps alors qu’elle était si belle, alors qu’elle ne lui apparentait certainement plus… Il était tellement nul en couple ! Pendant toute sa misérable existence, il s’était amusé à briser le cœur de filles amoureuses de lui et qu’il n’avait jamais aimé. Puis, il était tombé amoureux de Lee. Et elle pas. Et puis, il était tombé amoureux de Neph mais ça foirait à nouveau. Etait-ce une entité supérieure qui le punissait d’avoir tant fait souffrir de filles ? Quoiqu’il en soit, Tom devait bien avouer que malgré toutes ses conquêtes, il avait connu bien plus de déceptions amoureuses qu’autre chose. Et Nephtys allait surement le plaquer…ici même.
Neph s’avança vers lui et posa sa main sur la joue du serpent. Ce fut à ce moment là que le Préfet en Chef constata que de nouvelles larmes avaient coulées. L’aiglonne essuya ces larmes d’un revers de main et lui sourit. Lui sourit. Le cœur de Tom se chauffa…puis le brula. C’était douloureux mais une sorte de douleur bénéfique. Souriant faiblement à son tour, il s’approcha d’elle. Un peu plus. Ils étaient déjà si près. Thomas avait envie de l’embrasser tout doucement, comme la première fois. Juste pour lui signifier qu’il l’aimait.

    « Ne pleure pas, s’il te plait… »

Et elle se jeta contre lui, agrippant sa chemise et posant son autre main sur sa nuque. Ce fut seulement à ce moment là que Thomas comprit vraiment : elle ne comptait pas le plaquer. Il avait encore une chance. Alors il referma ses bras autour de Nephtys. Une main sur les omoplates, une main sur le creux de se reins. Elle semblait si minuscule son égyptienne, si fragile. Thomas mit sa tête dans les cheveux de Neph. Elle sentait si bon…

    « S’il te plait… »
    « Je pleurs pas…je pleurs plus. »

Ce qui, à sa grande joie, était totalement vrai. Elle s’était jetée dans ses bras, elle lui avait écrit un mot totalement désespéré, elle tremblait. Elle l’aimait. Et lui aussi, il l’aimait. Il la serra un peu plus contre lui –si c’était possible-, avant de se reculer légèrement, tout en gardant les mains dans le dos de Neph. Toujours assez proche pour la toucher, la sentir. Mais aussi, assez loin pour pouvoir la voir.

    « Pardon. Pardon pour tout. »

Et le voilà qu’il détournait à nouveau le regard. Il ne savait pas quoi dire. Alors, il ne dit rien pendant quelques secondes. Une mèche de cheveux pendait devant les yeux de Nephtys. Tom la lui glissa derrière l’oreille. Une minuscule petite oreille trop mignonne. Il serait tombé amoureux de Neph rien que pour ses oreilles …. Et pour son nez, ou sa bouche. Ses yeux chocolat, ses cheveux si soyeux… Thomas sourit. Soit il était complètement dingue de cette fille, soit il n’’était capable d’aimer personne.

    « Il y a quelque chose que j’ai oublié de te dire, quand je t’ai annoncé que j’étais le pire salaud de l’univers. Ou peut-être que je n’en étais tout simplement pas conscient à ce moment là… Oui, il y a quatre mois, quand je me suis dit que je sortirais bien avec toi, je me disais surtout que mon père allait rager. Et quand je t’ai dit que je t’aimais, maintenant, j’étais sincère aussi. »

Il prit une grande inspiration. C’était horrible d’en parler à nouveau.

    « Mais ce que je ne t’ai pas dit sur le moment, c’est que je t’aime depuis la première fois que je t’ai embrassé. Je t’aime depuis le tout début, je suis complètement devenu accro à toi, à ton sourire et à tes yeux… Rien n’effacera jamais mes mauvaises intentions du début, mais rien n’effacera jamais non plus mes sentiments pour toi. »

Sa voix tremblait légèrement. Il hésitait, trébuchait sur les mots. Pourtant, il ne s’était jamais senti plus heureux, pour une fois il parlait réellement à cœur ouvert et pas en cachant ses sentiments.

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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥   Mar 8 Mai - 10:44




Toutes ces choses qu'ils ne s'étaient pas dites. Qu'ils auraient dû se dire, dès le début, pour mettre leur relation au clair. Mais ils n'avaient pas pu. Ils avaient décidé de se cacher, l'un comme l'autre, parce qu'ils ne pouvaient pas. Ils avaient peur de détruire cette relation nouvelle, qui immédiatement leur avait tenu bien plus à cœur que ce qu'ils avaient prévu. Mais Thomas avait fini par lui dire. Lui avouer qu'au départ, il n'avait voulu sortir avec elle que pour faire chier son père. D'accord. Quoi de plus étonnant qu'une mauvaise réaction ? Nephtys n'avait même pas prêté garde au détail "au départ". Ça voulait dire que maintenant, ce n'était plus pour cela. Mais sur le coup, elle n'y avait pas fait attention, et elle avait foncé tête baissée comme une idiote dans ce prétexte de dispute, qui l'avait blessée bien plus que cela n'aurait dû. Depuis trois mois, elle se sentait mal, perdue. C'était du délire. Leur relation ne voulait plus rien dire, et pourtant ni le River ni la Van Halen ne s'étaient déclarés célibataires. Elle ne lui avait même pas dit qu'au départ elle pensait se consoler de toutes ses peines dernières dans ses bras. Tout simplement parce que ce n'était qu'un prétexte pour couvrir son amour. Et qu'elle ne l'avait pas choisi lui par hasard. Si c'était dans ses bras à lui qu'elle avait voulu se réfugier pour oublier sa vie difficile et mouvementée, c'était parce qu'elle l'aimait déjà. Elle n'avait pas d'excuse. Elle n'avait rien à redire, rien pour le blesser en retour. Et peut-être qu'au fond, c'était mieux ainsi. Comme ça, le pardon viendrait plus facilement. Du moins, elle l'espérait. Elle avait cru qu'éventuellement il l'avait manipulée et qu'il n'avait voulu ce rendez-vous que pour la larguer, mais les larmes du serpent l'en avaient dissuadée dès son entrée dans la salle. Elle avait tenté de faire comme si cela ne l'atteignait pas, lui posant une question idiote. Et sa réponse l'avait faite fondre. Elle s'était approchée, avait essuyé ses larmes. Elle avait craqué, et après quelques phrases, s'était accrochée à lui comme un petit poulpe en manque de câlin. Ce qu'elle était, au fond. Elle était plutôt tactile comme fille. Enfin, surtout pour frapper. MAIS. Il lui arrivait d'être douce, oui. Bon surtout avec ses amis proches et ses copains. Comme avec Lee, à qui elle tenait la main quand elle marchait, la plupart du temps, comme une petite fille. Ou avec Moïra, quand elles étaient plus proches ; elle n'avait jamais eu de mal à lui faire des câlins pour la soutenir. Avec Nolan et Dan, elle était tactile également : pas de soucis quand il s'agissait de se faire consoler d'un chagrin par un gros câlin. Mais elle les frappait déjà plus souvent que Lee ou Moïra, quand ils faisaient mine de la chatouiller ee. Avec Tom, c'était encore très différent. Au début, ils s'étaient battus. Ils n'avaient fait que se battre, durant plusieurs années. Leurs seuls contacts physiques avaient été violents. Pourtant, aujourd'hui, elle le trouvait plus doux que n'importe qui d'autre. Elle avait découvert un nouvel aspect du contact physique avec lui, et il avait été loin de lui déplaire. Et maintenant elle était là, nichée dans ses bras, accrochée à lui, et il la serrait contre son torse. Et elle l'aimait.

Et maintenant ? Maintenant il fallait d'expliquer. Il lui murmurait qu'il ne pleurait plus, mais elle n'avait pas envie de se décoller pour vérifier. Elle voulait juste fermer les yeux, ce qu'elle fit, et respirer son odeur... Ce qu'elle fit également, prenant une longue inspiration. Bordel, ce que ça avait pu lui manquer. Ce parfum doux et délicat, épicé mais charmant. Cette odeur si propre au jeune homme dont elle était amoureuse. Elle frotta doucement son petit nez contre sa chemise, restant encore un peu contre elle. Et puis il se recula tout doucement, gardant néanmoins ses mains plaquées contre le dos de la jeune femme. Elle sentit une douce chaleur envahir tout son être. Pourtant, dans ce cachot, il faisait froid. Terriblement froid. Mais pour le moment, l'adrénaline, l'amour et la peur formaient le mélange parfait pour la réchauffer, peut-être brutalement mais efficacement. Elle restait là, contre lui, tentant de laisser le maximum de proximité entre eux. Maintenant qu'elle l'avait retrouvé, elle ne voulait plus le laisser s'en aller. Elle voulait simplement rester blottie dans ses bras et laisser le temps s'égrener, filer au rythme des battements rapides de son coeur. Juste profiter d'être avec lui. Elle savait que ce moment ne durerait pas. Mais qui remarquerait leur absence ? Celle de Nephtys, probablement personne. Celle de Thomas, rien n'était moins sûr... L'égyptienne avait peur. Peur que tout cela s'arrête maintenant, peur qu'il doive s'en aller. Mais lorsqu'il s'excusa, et qui lui demanda pardon, ses pensées négatives s'envolèrent. Elle braqua son regard chocolaté sur le jeune héritier River, fouillant ses prunelles, espérant n'y trouver que de la sincérité. Son cœur se réchauffa un peu plus lorsqu'elle n'y lut que de la franchise. Elle ne le retint pas lorsqu'il détourna le regard. Elle se doutait qu'elle le mettait probablement mal à l'aise. Elle voulait savoir, en avoir le cœur net, et ses beaux yeux le lui avaient confirmé. Elle se sentait bien, là, avec lui. Lorsque du bout des doigts il remit en place une des petites mèches de l'aiglonne, qui était retombée au milieu de son visage pendant l'étreinte, s'échappant de sa coiffure, le coeur de l'égyptienne se mit à battre à tout rompre. Son doigté si doux lui avait manqué. Tellement manqué. Il se mit à lui parler, s'expliquant. Tant mieux. Elle avait besoin d'explications. Elle ne voulait pas qu'il se sente obligé, mais elle en avait besoin pour mettre ses idées au clair. Et peut-être que c'était mieux ainsi. Qu'elle pourrait à son tour s'ouvrir et lui faire part de ses sentiments.

Elle sentit ses propres larmes lui monter aux yeux lorsqu'il lui partagea ce qu'il avait sur le cœur. Oh, Tom... Elle aurait voulu le faire taire en l'embrassant, simplement pour lui montrer que c'est bon, elle oubliait, elle voulait bien tourner la page et passer à autre chose, elle y était même plus que disposée. Mais c'aurait été impoli de lui couper la parole, pour commencer. Et puis... Il avait l'air de se sentir mieux, au fur et à mesure qu'il avançait dans son discours. Elle ne voulait pas le stopper dans son élan, et qu'il en garde pour lui. Il avait besoin de vider son cœur tout autant qu'elle avait besoin de l'entendre parler, et elle lui laissait bien volontiers cette opportunité. Elle laissa doucement la main posée sur sa nuque redescendre le long de sa clavicule, puis de son torse, avant de la passer sur ses côtes pour la glisser simplement dans son dos et l'attirer contre elle avec amour. Lorsqu'il eut fini de parler, elle caressa très légèrement son torse avec son front d'un petit mouvement de tête, et recula à nouveau son visage pour lui sourire, douce. Ouais, Nephtys était douce. Quand elle n'était pas en entraînement avec lui ni rien. Et quand elle était amoureuse. Elle voulait s'expliquer maintenant. Lui faire comprendre qu'elle aussi, elle avait fait sa débile, mais qu'elle l'aimait. Elle l'aimait plus qu'elle ne se croyait capable d'aimer, et n'avait plus envie de tout foutre en l'air. Elle aurait aimé lui dire à quel point elle avait souffert de ce silence, mais elle s'en sentait tellement coupable qu'elle n'osait pas. Alors, lentement, après avoir laissé planer un très léger silence, elle se contenta de lui répondre, en un murmure que seul le silence alentour lui permettait d'entendre.

« C'est moi qui m'excuse... J'ai réagi comme une idiote... Je m'en suis tout de suite voulu, parce que... Je t'aime. » L'égyptienne déglutit lentement, haussant légèrement la voix, dissipant les larmes qui emplissaient son regard brun d'un battement de cils. « Je l'ai mal pris, mais ça m'a fait douté de tout ce que tu m'avais dit, et je n'aurais pas dû. La preuve, tu ne me mentais pas lorsque tu disais que... Que tu m'aimais. » Regard perdu. Amoureux. « Je m'en veux toujours. Pardonne-moi... Maintenant je te crois, et je veux juste que tout ça ce soit du passé. Pour moi c'en est, sinon je ne serais pas venue ce soir. Je n'en peux plus, Thomas... Ça fait trois mois que je pleure de ma connerie sans oser venir te voir pour m'excuser, simplement parce que je suis persuadée que tu ne m'aimes pas, et que tout ce que tu m'avais dit c'était des mensonges... » Elle secoua doucement la tête, sans cesser de le regarder, perdue, et infiniment désolée. « Si je n'ai pas osé te dire que je t'aime, dans mon mot, c'est que... J'avais peur que ce ne soit pas réciproque, et que tu m'envoies balader. Mais quand j'ai lu que tu m'aimais, j'ai... Retrouvé un peu d'espoir, et j'ai osé te donner rendez-vous... »

Elle ferma un instant les yeux. Elle ne savait même plus ce qu'elle était en train de raconter. Les mots sortaient de sa bouche sans qu'elle puisse les contrôler. Elle se lâchait. Elle disait tout ce qu'elle avait à dire. Tout ce qui lui pesait, tout ce qu'il devait savoir. Pour le moment, elle s'en sortait sans larmes. Mais elle sentait les perles salées affluer toujours plus dans ses beaux yeux, et savait qu'elle ne pourrait pas tenir. Mais elle le devait. Il ne pleurait plus, ce n'était pas pour qu'elle montre sa faiblesse et s'effondre comme une guimauve. Lentement, elle reprit.

« Tu me pardonnes ? Je ne veux pas que ça se termine, je me sentirais tellement idiote si c'était fini à cause de mes bêtises... Je te fais confiance, j'aurais dû te croire... Mais j'avais tellement peur d'être comme toutes ces filles qui crevaient d'amour pour toi sans que tu leur rendes malgré les apparences... » Elle s'égarait. À nouveau. Il fallait qu'elle arrête, qu'elle revienne. « Excuse-moi. J'avais besoin de savoir, maintenant je sais. Merci... »

Et maintenant ? Maintenant qu'elle avait raconté n'importe quoi, et qu'elle s'était perdue en paroles inutiles ? Que pouvait-elle faire, que pouvait-elle dire ? Elle inclina légèrement la tête sur le côté, dévorant des yeux chaque détail de son visage. Il était beau. Doux. Il sentait bon. Son contact était réconfortant. Elle se hissa sur la pointe des pieds avec délicatesse. Et ses lèvres se posèrent tendrement sur celles du serpent. Elle n'appuya pas, ne l'embrassant pas avec fougue et amour, comme elle en mourait pourtant d'envie. Non. Elle se tempérait. La peur qu'il la repousse était là, malgré tout ce qu'il lui avait dit. Mais ce contact aussi lui avait manqué. Ses lèvres contre les siennes. Elle l'embrassait avec une douceur infinie. Puis, doucement, elle reposa ses pieds à plat sur le sol, se décollant de son visage. Immédiatement, les joues rouges, le coeur battant à toute allure, elle posa son visage contre son torse, posant son oreille contre son cœur pour en écouter le battement régulier, les yeux fermés. Elle était bien, là. Pour rien au monde elle n'aurait échangé sa place avec quelqu'un d'autre. Doucement, elle laissa trois mots brefs s'échapper d'entre ses lèvres, timide, se pressant contre lui.

« Je t'aime... »

Voilà qui résumait à merveille le chaos entre ses pensées et les battements de son cœur. Et voilà qui avait le mérite d'être honnête et franc, pour la première fois depuis trois mois.
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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥   Sam 19 Mai - 6:46

(on fait comme si le gars c'était Ian Somerhalder, hein ? XD)

Thomas n’en revenait pas. Maintenant que Nephtys se tenait devant lui, il se demandait comment il avait réussit à survivre ces derniers mois. Avait-il réellement réussit à vivre normalement sans elle ? Pas sur. Pas sur qu’on puisse appeler ça vivre. Il avait regardé le temps passer en espérant une amélioration. Bien vu, génie ! Tout ça, lui avait seulement apporté trois mois de solitude. Heureusement que Neph s’était décidée à lui envoyer le minuscule petit mot. Ca l’avait tellement secoué qu’il s’était enfin repris en main. Pas trop tôt. Mais heureusement, pas trop tard non plus. La preuve ? L’aiglonne s’était jetée dans ses bras ! Bon, plus objectivement, elle s’était collée contre lui. Mais ça revenait pratiquement au même. Il pouvait à nouveau la sentir respirer contre lui. Et rien que pour ça, il en était reconnaissant au ciel.
Nephtys, contre lui, lui sécha ses larmes. Et Tom se mordit les lèvres. Il s’était à peine rendu compte qu’il pleurait. Pour lui, il avait juste les yeux un peu brouillés. Mais des larmes, vraiment ? Oui, vraiment. Cachant sa tête dans les cheveux de Neph, il respira un grand coup. Et arrêta de pleurer lorsqu’elle le lui demanda. Il ne voulait plus jamais lui faire de la peine. Et puis… ses gestes étaient tellement doux, tellement désespérés… A la fois fragile et forte, Neph semblait amoureuse. Amoureuse de lui. Et ça, le serpent arrivait à peine à le croire. Son cœur battait beaucoup trop vite. Il rougit légèrement à la pensée qu’elle pouvait le sentir. Puis, il se rendit compte qu’il sentait le cœur de Neph battre à toute rompe, lui aussi. Ils battaient en cœur, beaucoup plus vite que la normale. Trop vite mais ensemble… Tom avait l’impression que ça résumait le premier mois où ils étaient sortis ensemble ; ce mois était passé trop vite mais au moins, ils l’avaient passés ensemble. Le serpent voulait que toute sa vie soit comme ça, rapide et avec Nephtys.

Tout d’un coup, il eut besoin de la regarder yeux dans les yeux. Et, l’instant d’après, il détourna le regard. Etrangement, il savait qu’il devait lui dire la vérité, mais il en avait peur. Peur de la réaction que son égyptienne pourrait avoir. La dernière fois qu’ils s’étaient parlé sincèrement, il y avait eu trois mois de silence pour accepter cette vérité. Cette fois-ci, il faudrait être plus adulte, les petits gars.
Alors, résigner à être mature, Thomas murmura quelques paroles à Neph. Ce murmure devint plus audible, moins tremblant au fur et à mesure que le discours avançait. En totale impro, le serpent avait pourtant l’impression que ces mots étaient en lui depuis une éternité. Comme si ça faisait des mois qu’il attendrait de les révéler à sa bien aimée. Malgré l’horreur que lui inspirait le sujet, le Serpentard réussit à dire tout ce qu’il avait sur le cœur. Lorsque ce fut fini, il se sentit mieux. Et, tout de suite après, il se sentit vide. Comme si Nephtys risquait de le rejeter. Mais au plus profond de lui, il savait qu’elle ne le ferait pas. Pendant qu’il parlait, elle s’était posée contre lui, avait descendue sa main dans son dos. Finalement, elle releva la tête et lui sourit. Et il se sentit fondre. Il lui toucha les lèvres du bout du doigt, résistant le mieux qu’il pouvait à l’envie de l’embrasser. Sauf qu’il fallait la laisser parler avant de gouter à nouveau à ses lèvres, il fallait qu’elle lui dise ce qu’elle pensait de tout ça.
Elle lui dit ce qu’elle pensait. Et Tom lui jeta un regard surpris. Elle s’excusait ? Tom faillit l’interrompre mais quelque chose l’en empêcha. Elle venait de dire clairement qu’elle l’aimait. Son cœur manqua un battement, il sourit timidement. Et décida de ne pas l’empêcher de s’excuser –même si elle n’avait aucune raison de le faire. Neph l’avait écouté, il l’écouterait. Et puis seulement, lui dirait à quel point ce qu’elle disait était stupide… quoiqu’il ne le dirait pas avec ces mots là, ça risquerait de la vexer.

    « La preuve, tu ne me mentais pas lorsque tu disais que... Que tu m'aimais. »

Tom secoua doucement la tête avec tristesse. Bien sur qu’il n’avait pas mentit, bien sur. Il effleura la joue de Nephtys de la paume de sa main, puis se mit à dessiner les traits de son visage tandis qu’elle continuait de parler. Elle semblait tellement sincère, tellement désolée. Le serpent secouait toujours légèrement la tête, rejetant inconsciemment les paroles de Neph. Comment pouvait-elle se croire coupable ? Evidemment qu’elle croyait qu’il ne l’aimait pas réellement, il lui avait avoué être sortit avec elle dans un but dégueulasse, non pas parce qu’il l’aimait. Comment pouvait-elle encore lui faire confiance après ça, c’était plutôt ça la question.
La belle égyptienne ferma les yeux, des larmes perlant aux coins. Thomas se mordit les lèvres, sans trop savoir quoi faire. Il avait toujours eu plus facile à baratinera les filles qu’il n’aimait pas, elles il savait les séduire. Parce qu’il n’avait pas peur de dire une parole blessante. Ici, la simple idée qu’il puisse prononcer un mot de travers le paralysait. Alors il embrassa Neph sur le front avec tendresse. Rouvrant doucement les yeux, l’aiglonne trouva la force de continuer. Lorsqu’elle eut finit de débiter ses âneries (et sérieux, c’est Tom le coupable, pas elle ! Thomas avait envie de la secouer pour qu’elle cesse de s’accuser), le serpent sourit tendrement. Il s’apprêtait à lui dire qu’elle n’avait pas à être désolée lorsque Nephtys se leva sur la pointe de pieds. Hein ? Elle posa ses lèvres sur les siennes. Tom se laissa faire, il serra un peu plus Neph contre lui et entrouvrit légèrement les lèvres. Mon dieu, qu’est-ce que ça lui avait manqué ! L’aiglonne reposa ses talons au sol. Et se pressa contre lui. Thomas enfuit une nouvelle fois son nez dans ses cheveux, le cœur battant beaucoup trop vite. Et cette fois-ci, il était sur que Neph entendait son cœur et son rythme débridé : elle avait l’oreille dessus. Un murmure s’éleva du torse de Tom (et probablement de la bouche de Neph qui y était pratiquement collée). Un murmure qui disait « je t’aime. »

    « Moi aussi, je t’aime, Neph. »

Du bout du doigt, il lui releva la tête. La forçant à le regarder dans les yeux malgré le fait qu’ils soient serrés l’un contre l’autre.

    « Tu n’as rien à te faire pardonner. C’est moi le seul coupable dans l’affaire. Je n’aurais jamais du te laisse croire que je ne t’aimais pas… Après tout ce que je t’ai dit, tout ce que je t’ai fais, tu avais raison de douter. Surtout vu mes antécédents auprès des autres filles. C'aurait été stupide de me croire aveuglément. »

Il sourit tristement. Tellement de filles l’avaient cru sans même réfléchir, sans même se demander pourquoi l’héritier River posait son regard sur leur petite personne. Et toutes ces filles avaient finit par tomber de haut. Neph, au moins, ne serait pas déçue. Au contraire.

    « Je n’aurais jamais du te laisser douter. J’aurais du t’envoyer des roses chaque jour, te donner rendez-vous dès tes premiers silence pour te raconter mon amour, j’aurais du faire tellement de choses que je n’ai pas faites. Mais j’avais tellement peur que tu me haïsses… »

Plus bêtes l’un que l’autre.

    « Je t’aime. »

Il avait une voix limite désespérée. Désespérée qu’on puisse ne pas la croire. Thomas plongea son regard de givre dans le regard chocolat de Nephtys. Et, lentement, il approcha à nouveau ses lèvres de celles de l’aiglonne. Et l’embrassa fougueusement 8D
Il était en manque d’elle, c’était dingue.

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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥   

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Je crois que j'ai perdu... • Neph ♥

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