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 DÉFI ♣ « Life is a nightmare. »

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MessageSujet: DÉFI ♣ « Life is a nightmare. »   Mer 2 Mai - 5:14


Life is a nightmare.

✎ Noms ◮ Nephtys Van Halen. (RP unique)
✎ Mois actuel ◮ Mars.
✎ Contexte temporel ◮ Jeudi, soirée.
✎ Contexte spatial ◮ Dortoir des Serdaigles..

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.




Nephtys referma sèchement son livre fronçant le nez de manière peu élégante. Ce truc, là, dont elle n’arrivait même pas à retenir le nom tant il était compliqué, c’était vraiment une belle saloperie. Une bestiole répugnante. Non, ce n’était pas pour les cours qu’elle avait pris cet ouvrage à la bibliothèque. Pour elle, simplement pour elle. Elle avait envie de se distraire de toutes ces révisions d’ASPIC, de toutes les crasses qui lui arrivaient ces derniers temps. Elle avait envie d’aller voir ailleurs, de voyager dans d’autres contrées, et là c’était le Pérou qui l’avait intéressée. Elle ne regrettait pas vraiment son choix. Ce livre était passionnant, et traitait d’un peu tous les aspects magiques curieux du Pérou. Des statuettes bizarroïdes trouvées au fond d’une caverne lugubre aux bestioles répugnantes qui s’y baladaient. C’était d’ailleurs la découverte de cette bête abominable qui avait conclu la lecture quotidienne de Neph’. Mouais. Elle allait se repencher sur son livre écrit intégralement en runes, ce serait plus intéressant. Joignant le geste à la parole, la jeune fille se leva, rangeant l’ouvrage péruvien dans son sac, fouillant pour dénicher son bouquin incompréhensible. Un sourire satisfait apparut sur ses lèvres quand elle le sortit de son sac en cuir. Elle l’ouvrit, commençant à marcher dans les couloirs en déchiffrant silencieusement les runes. Elle n’avait envie de parler avec personne. Pas aujourd’hui. Pas ces derniers temps, même. Elle s’était affreusement renfermée sur elle-même depuis que sa meilleure amie l’avait « trahie », selon elle. Moïra n’avait pas supportée d’être mise à l’écart par le couple Nephtys/Thomas, ok, c’était tout à fait compréhensible, et la petite égyptienne comprenait maintenant son erreur. Et aujourd’hui, elle regrettait ses gestes et ses actes. Pas le fait de sortir avec le jeune River, non non. Quoique. Ces derniers temps ce n’était pas rose avec lui non plus. Pour le moment, elle avait simplement envie que tout s’arrange, ou bien au contraire que plus personne ne l’approche, qu’on la laisse en paix, au moins une fois dans sa misérable vie. Elle en voulait à sa « meilleure amie » de ne pas lui avoir dit ce qu’elle ressentait. Pourquoi n’en avoir parlé qu’à Tom, pas à elle ? Parce qu’il était son frère ? Et alors ? Nephtys était censée être son amie depuis plusieurs années maintenant, elles étaient censées tout se dire. Et lorsque Thomas lui avait à moitié explosé à la figure, lui parlant des sentiments de Moïra, c’était Neph’ qui s’était sentie mal et mise à l’écart. Et elle s’était sentie agressée. Avait haussé le ton. Et voilà, elle s’était engueulée avec Tom. À cette simple pensée, les larmes montèrent aux yeux de la petite égyptienne. Elle referma brutalement son livre, dégoûtée par l’envie de lire. Elle allait ranger l’ouvrage dans son sac, quand brutalement elle sentit quelqu’un lui rentrer dedans. Elle recula légèrement sous le choc, également rebutée par le contact, et se figea en dévisageant l’inconnu. Un imbécile de première, Gryffondor par-dessus le marché. Qui lui avait cherché des noises il y avait quelques temps de cela. Qui lui faisait des propositions, tout en rabaissant Thomas d’une manière qui déplaisait fortement à l’aiglonne. Il pensait que le serpent l’avait plaquée ? Qu’elle se retrouvait fille facile en vogue ? Rêve mon poulet. Rêve toujours. Le lion la dévisagea d’un air railleur, un sourire provocateur aux lèvres. La jeune fille ravala brutalement ses larmes, ne voulant pas paraître faible et sensible devant lui. Mais cet abruti avait les yeux en face des trous, c’était le cas de le dire.

« Ben alors Van Halen, on pleure son amour perdu ? »

Le regard que lui jeta Nephtys était très loin d’être celui d’une pauvre petite fille en peine de cœur. Ca ressemblait plutôt au regard qu’un serial killer servirait à un flic qui le tient en respect avec son revolver. Ouais, plutôt le genre « tu m’touches j’te bouffe, et prends-le au sens littéral ». Les gamineries de cet imbécile ne l’atteignait nullement. Elle aurait juste aimé qu’il arrête de lui prendre la tête et de la traiter comme une chienne. Comme une pute, quoi. Sortant sa baguette de la poche de son jean d’un air agile, la petite égyptienne fit rapidement un ou deux gestes avec le morceau de bois, fendant les airs. L’autre recula, faussement effrayé. « Ouuuuuh, j’ai peur ! Et tu comptes faire quoi avec ton bout de bois ? » Le ricanement énerva encore plus Neph’. Mais elle s’arrêta nette, clignant un instant des yeux, ébahie. … Bougre. Mais que se passait-il ? Pourquoi ce foutu sort ne se lançait-il pas ? Ca lui aurait rabattu le caquet à cet idiot, mais au lieu de ça… Rien. Rien ne se produisait. Elle recommença. A nouveau, rien. Elle prit peur, reculant à nouveau de quelques pas. Elle pointa sa baguette sur une écharpe, tombée là par malheur, et tenta un malheureux wingardium leviosa, bête et simple, prononçant même le sort, au cas où ç’aurait été ce qui lui avait fait défaut. Là encore, rien. L’autre rigola de plus belle. « Tu sais, un cracmol avec bâton dans les mains ça n’en a jamais fait un sorcier. » A ces mots, Nephtys s’énerva. Elle lui balança violemment son pied dans les castagnettes. Pied qu’il arrêta sans grande peine, en réalité. Elle se retrouva bloquée avec une cheville en l’air. Elle avait l’air maligne. Sans prendre peur ni lâcher sa baguette, elle se pencha pour prendre appui au sol avec une de ses mains, et elle balança son deuxième pied dans la tête du lion, qui se le prit de plein fouet, lâchant prise avec un grognement étouffé. Il n’eut pas le temps de récupérer de ses émotions que l’aiglonne lui enfonçait cette fois très cordialement son pied dans les boules. Vite fait bien fait. Puis elle tourna les talons, rattrapant son sac, et sa baguette, partant en courant. Lorsqu’elle eut tourné, deux couloirs plus loin, la panique l’envahit à nouveau alors qu’elle tentait à nouveau de jeter un simple sort. Un Alohomora. Bordel. Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer, pour qu’elle se retrouve ainsi privée de magie ? Elle parcourut encore quelques couloirs, des larmes de panique plein les yeux, qui n’arrivaient pourtant pas à couler. Elle tenta à nouveau de jeter des sorts, en tout genre. Rien ne se produisait. Elle croisa un élève qui la regarda d’un air fort étonné. Et qui tout simplement, lui lâcha que ce n’était pas grave d’être cracmolle, hein. Et qu’elle n’était pas obligée de prendre un morceau de bois pour faire comme si. On l’aimait bien comme cela… Terrifiée de ce qui lui arrivait, Nephtys se mit à lui hurler dessus, ne trouvant aucun autre refuge que l’agressivité pour étancher sa peur. L’autre recula d’un air effrayé, lui demandant ce qui lui arrivait. Elle qui d’habitude vivait si bien son absence de pouvoirs… Ce fut à ce moment précis que la jeune fille commença à voir le monde tourner autour d’elle, tournis incontrôlable qui menaçait de la faire tomber au sol. Comment ça d’habitude ? Elle n’était PAS cracmolle d’habitude. Elle posa une main sur sa poitrine, sentant sa respiration pénible, et tourna les talons. Ok. Elle allait s’en remettre. Ce n’était rien. Juste un petit accident. Quelqu’un avait sûrement dû lui faire une bonne farce, mettre une potion anti-magie dans son jus de citrouille pour se venger d’une pique acerbe qu’elle lui aurait lâchée, et il avait répandu le truc dans tout le château, histoire de lui faire une belle frayeur. Mais en vrai, ça allait revenir, hein ? Très vite, même ? Oui, c’était sûr, ça ne pouvait faire que revenir, ça allait forcément revenir. Elle était une sorcière, elle avait même obtenu ses BUSE de sortilèges et enchantement avec un Optimal. Ses BUSE. Voilà ce qu’elle allait retrouver. Au moins, ça la rassurerait. Ce serait une preuve qu’elle était bien une sorcière, et que les gens se trompaient. Qu’elle n’était pas une cracmolle. Retrouvant ses esprits, la petite brune se mit à courir dans les couloirs, en direction du dortoir des Serdaigles. A son grand soulagement, elle se souvenait du mot de passe. Le passage s’ouvrit tout de même. Oui, mais c’était logique. Il ne demandait aucune magie afin d’être ouvert. Elle s’empressa de grimper dans le dortoir, bousculant au passage une première année qui ne comprenait apparemment rien à son livre de potion. Tant pis, c’était le cadet de ses soucis. Elle grimpa les marches de pierre quatre à quatre, et entra dans la petite pièce aux nombreux lits. Vite, elle sortit son dossier aux papiers officiels qu’elle gardait rangé précieusement. Elle n’était pas du genre à perdre tout ce qu’elle avait, et n’avait pas de lieu de résidence fixe lui permettant de ranger ses papiers. Alors elle les avait ensorcelés pour que personne ne puisse les voir ni les lire hormis elle, et puis elle les avait cachés dans un coin de son dortoir. Elle ouvrit fébrilement le dossier, fouillant à la recherche de son certificat sur ses BUSE. Enfin, elle le trouva. Elle s’empressa de lire toutes ses notes. Et la panique monta d’encore un cran lorsqu’elle ne trouva pas les mentions comme métamorphose, déviance, ou encore sortilèges et enchantements, qui demandaient explicitement l’usage de la magie.

Les larmes se mirent alors à couler à flot sur les joues de l’aiglonne, tandis qu’elle avait la bouche entrouverte sur le coup de la surprise. Elle ne comprenait rien. Plus rien. Comment est-ce que c’était possible ? Hier encore elle avait jeté un rictusempra à un abruti de Serpentard qui lui avait cherché des noises en vidant son milkashake sur son livre de sortilèges… D’un autre côté, tout le monde la traitait exactement comme si elle avait toujours été cracmolle, et ses résultats de BUSE en attestaient… Elle sentit à nouveau une douleur au creux de sa poitrine, causée par la panique. Les larmes continuaient d’affluer. Soudain, la porte du dortoir s’ouvrit. Nephtys releva les yeux vers une de ses anciennes amies, une fille qui avait pris le parti de Moïra lors de la dispute avec Tom. Depuis, les deux aiglonnes se crachaient au visage. Tout ça parce que cette p*te était en kif sur Thomas depuis plusieurs mois et que Neph’ le lui avait littéralement volé. Enfin, d’après elle. Du coup, les relations entre les deux jeunes femmes étaient clairement… Tendues ? Haineuses oui. Pourtant, Alicia s’approcha de Neph’ avec un sourire compatissant sur le visage, s’asseyant à côté d’elle comme une amie l’aurait fait. L’égyptienne lui jeta un regard de travers, s’éloignant légèrement d’elle, mais l’autre l’attrapa par les épaules. « J’ai croisé Tobias en remontant, il m’a dit que ça n’avait pas l’air d’aller… Qu’est-ce qui se passe ma puce ? » Oulah. Stop and go. Depuis quand cette pétasse peroxydée se permettait-elle de l’appeler ainsi ? Elle n’était pas sa puce. Mais le comportement bizarre continuait, tandis qu’Alicia lui caressait amicalement et tendrement les cheveux, comme une grande sœur l’aurait fait. « Je… Je n’arrive plus à faire de la magie. » Tout ça était tellement étrange, après tout. Pourquoi ne pas jouer le jeu, et faire comme si elles étaient d’excellentes amies ? Alicia lui adressa un sourire compatissant. « Ah, c’est ce qu’on m’a dit, tu as replongé… » Neph’ déglutit doucement, inquiète. « … Replongé ? » Alicia fronça élégamment les sourcils avant de rire. « Oui, ce n’est pas la première fois que tu pars dans ton délire que tu étais une sorcière. Mais ne t’en fais pas. Ca va aller… » Alors que la blondasse appuyait sur sa tête pour essayer de la lui faire poser sur son épaule, Nephtys recula brusquement. « Ca va pas ?! Ce n’est pas parce que j’ai perdu mes pouvoirs que tu peux te permettre de me tripoter comme ça, pauvre conne. » Elle se releva brutalement, s’éloignant d’Alicia, hors d’elle. Celle-ci haussa la lèvre d’un air vexé. « Reviens sur terre Van Halen. Tu n’as jamais eu de pouvoirs. Jamais. T’es arrivée à Poudlard en étant cracmolle, parce que tes parents sont blindés de tune et que tu veux faire un boulot qui nécessite des études dans des matières sorcières, mais t’as jamais su lancer un sort. » « Tu m’feras pas gober ça. C’est absolument pas plausible ton truc. Tu es simplement jalouse, parce que je sors toujours avec Tom, même si ça ne tient plus qu’à un fil, et t’as décidé de me faire payer ça. Tu m’as donné une foutue potion et maintenant t’es bien contente, j’sais plus rien faire. » Alicia se mit à rire haut et fort. Un rire terrifiant, qui glaça le sang de Nephtys. L’aiglonne avait beau essayer de se rassurer, de se dire que ce n’était rien, elle sentait la vérité la rattraper. Toutes les preuves l’accablaient. Comme si elle n’avait jamais réellement fait de magie. Mais Poudlard ne pouvait pas abriter de cracmol, même si ses parents étaient fortunés. Alicia mentait. Ombrage n’aurait jamais toléré une chose pareille, et le ministère de la magie non plus. Donc forcément, cette nana si détestable racontait des bobards. Mais lorsqu’Alicia brandit sa baguette vers elle, son cœur rata un battement. Sans magie, elle était totalement vulnérable. Elle ne pouvait rien faire, elle ne pouvait pas se défendre. Face à un sort, les arts martiaux et l’escrime ne valaient rien. Bordel… L’aiglonne sentit les larmes cesser de couler sur le coup de la peur. Elle se figea, secouant doucement la tête, un air suppliant sur les traits. Mais merde. Elle ne se ressemblait pas. Elle se ressemblait trop peu. Elle qui aurait d’habitude gonflé le torse face à cette abrutie, et qui l’aurait descendue plus bas que terre avec quelques paroles, aujourd’hui voilà qu’elle avait peur d’elle. Néanmoins, dépourvue de magie, elle avait peur de cette sorcière. Dieu sait ce qu’elle était capable de lui faire. Par jalousie. Et justement, ce fut de jalousie dont il fut très rapidement question. « Bien sûr que non, tu as toujours été cracmolle. Mais puisque tu me parles de Tom, c’est vrai que je n’avais jamais pensé à profiter de ta connerie permanente pour te le piquer. J’ai une idée. Je vais me débarrasser de toi. Comme ça, je serais tranquille. » Elle leva sa baguette un peu plus haut tandis que Nephtys reculait encore d’avantage, jusqu’à se retrouvée collée contre la fenêtre. Le sort fusa alors hors de la baguette de son adversaire, la projetant au travers de la vitre sans aucune pitié. Et soudain, l’aiglonne se sentit tomber. Elle tendit les mains vers la fenêtre par laquelle elle avait été projetée, paniquée. Terrorisée. C’était impossible. Tout ça… Ca ne pouvait pas se produire. Rien n’était réel. Rien n’avait de sens. Elle était sorcière, et ça ce n’était pas Alicia McBurry qui la convaincrait du contraire. Pourtant, tout lui avait prouvé le contraire. Etait-ce une raison valable pour le croire ? Pour se retrouver paralysée par cette absence de pouvoirs ? Non. C’était un cauchemar. Elle allait forcément se réveiller, découvrir qu’elle s’était assoupie dans la salle commune, ou bien même qu’elle se réveillait d’une nuit agitée, deux heures avant l’heure habituelle de réveil. Ce ne pouvait être qu’un mauvais rêve dont elle allait se réveiller sans tarder. En attendant, la sensation de l’air essayant en vain de retenir son corps en chute libre était bien réelle. Elle poussa un long hurlement, tandis que le sol se rapprochait dans son dos à une vitesse ahurissante sans qu’elle ne puisse rien faire. Ses cheveux volaient autour d’elle, fouettant son visage. Les larmes recommencèrent à couler, alors que la chute s’éternisait. Elle avait peur. Si peur. Ces derniers temps, il ne lui était arrivé que des emmerdes. Mais ça, c’était la pire chose qu’on pouvait lui faire. Lentement, elle ferma les yeux, se résignant à sa chute. Et brutalement, elle s’enfonça dans le sol au pied de la tour.

Nephtys se releva en sursaut, poussant un cri retentissant. La sueur coulait le long de son visage de porcelaine, et les larmes s’y mêlaient avec une étonnante facilité. Elle enfouit soudain son visage dans ses mains, y pleurant silencieusement, histoire de ne pas alerter tout le dortoir. Déjà, si elle n’avait réveillé personne avec son cri, cela relèverait de l’exploit. Elle tourna les yeux vers un son émis à quelques mètres de là, tendue, stressée à l’idée d’avoir troublé le sommeil de quelqu’un. Ses muscles se détendirent. Ce n’était que Moïra qui se retournait dans son lit. Ouf. Elle ne l’avait pas réveillée. Doucement, l’égyptienne s’allongea sous ses couvertures. Elle tremblait. Les bouffées de chaleur qui l’avaient faite transpirer étaient parties, et maintenant, elle avait froid. Elle ramena les draps sur elle, fermant les yeux, laissant quelques dernières larmes tomber lentement sur son oreiller. Ce cauchemar avait été réaliste. Plus que les autres fois où des monstres jaillissaient de nulle part, des monstres inexistants dans le plus gros des répertoires magiques. Et pour une fois, Nephtys avait vraiment peur. Et si c’était un rêve prémonitoire ? Et si elle s’était retrouvée plongée dans quelque chose qui prédisait une réalité à venir ? Ou même déjà là ? Lentement, elle attrapa sa baguette, posée sur sa table de chevet. Elle jeta un regard à sa montre à gousset ensorcelée qui émettait une douce lueur permettant de lire l’heure même dans le noir sans que la lumière ne gêne quiconque. 3h19. Hmm, elle avait encore plusieurs heures à se rendormir avant de se lever pour se préparer aux cours de la journée. Mais avant, elle voulait en avoir le cœur net. Elle empoigna sa baguette d’une poigne douce mais ferme. Sentant le poids familier du bois, elle commença à se rassurer. Elle murmura un simple mot, priant pour que ça marche. Pour que le sort s’exécute. « Lumos. » Une douce lueur embrasa le bout de sa baguette. Elle ouvrit les yeux, contemplant la lumière avec un sourire heureux et rassuré. Doucement, elle referma ses paupières, éteignant sa baguette d’un petit Nox. Glissant le morceau de bois magique sous son oreiller, elle tenta de se rassurer. De se rendormir en paix. Demain ne pourrait pas être pire que ce qu’elle avait vécu cette nuit, après tout. Mais quoiqu’il se passe, elle avait besoin d’une fin de nuit de sommeil pour se préparer à le vivre. Un sommeil sans cauchemars, de préférence. Sur ce point, aucune certitude, certes. Mais dans le pire des cas… Ce n’était qu’un mauvais rêve. Rien de plus qu’un mauvais rêve.


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