Partagez | 
 

 • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

« Tough times don't last, and tough people do. »





Messages : 1378

Points : 0
Avatar : David Tennant
Crédits : Kachilight

Age RPG : 39 ans
Sang : Mêlé
Camp : Ordre du Phénix

Vie du personnage : « Hakuna Matata !
« Une ptite lettre ?
♥️ En couple ? Oui avec Grace, et attention on ne mate pas èOé

Truc en plus : Animagus Buse
Doubles-Comptes : Malcolm Gray



MessageSujet: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   Ven 27 Avr - 9:26


L'argent coûte souvent trop cher. (DÉFI)

✎ Noms ◮ Logan Cooper & Svetlana Bielova.
✎ Mois actuel ◮ Mars.
✎ Contexte temporel ◮ Matinée, samedi.
✎ Contexte spatial ◮ Banque de Gringotts.

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.



« Laisse-la tranquille, espèce de grosse brute, sale lâche, tu vas regretter de t'attaquer à plus jeune que toi, tu vas voir ! »

Le gamin lançait des sorts au hasard fougueusement en criant des paroles haineuses, fixant d'un regard mauvais le Mangemort qui lui faisait face, malgré la peur qui lui tenaillait le ventre. Depuis le début de la bataille, il ne savait pas ce qu'il faisait, il déballait juste tous les sorts qu'il connaissait sur tous les ennemis qui passaient à sa portée, avant de détaler pour s'attaquer à quelqu'un d'autre en évitant de se faire toucher par les éclairs verts qui fusaient de partout. Le jeune maigrichon, du haut de ses douze ans, était aussi terrifié qu'une fourmi qui voit la pluie se déverser dans sa fourmilière, mais la rage de survivre et sa détermination à ne pas se laisser faire l'empêchait d'aller se terrer dans un coin en attendant que la tempête passe. Et il y avait aussi Grace. Il ne pouvait pas la laisser tomber. Elle avait besoin de lui comme il avait besoin d'elle. C'était pour ça que fuir n'était pas une option. Il n'était pas un lâche, et encore moins un mauvais ami. Ainsi, après avoir couru dans tous les sens en hurlant les sortilèges qu'il avait appris en cours, le seul dans lequel il excellait, il avait retrouvé Grace, après l'avoir laissée seulement une minute, aux prises avec un Mangemort plus de deux fois plus grand qu'elle, et en bon chevalier, il s'était interposé pour la défendre. Et c'est que ça l'amusait, l'autre monstre ! Mais il avait moins ri, en voyant que ce mioche fin comme une baguette se défendait plutôt bien, malgré qu'il ne faisait preuve d'aucune stratégie, trop effrayé pour réfléchir deux secondes à autre chose que "protéger ma meilleure amie", autant qu'il n'entendait même pas le nom des sorts que son adversaire lui lançait. Il devinait juste certains à leur couleur. Autrement dit quand une lumière verte jaillissait, il sentait la peur le crisper. A ces moments, les boucliers étaient des plus nécessaires : il lui suffisait d'être frôlé pour tomber raide mort dans le château déjà presque en ruine, auprès des trop nombreux cadavres ou blessés qui s'amoncelaient sur le sol.

« Flipendo ! »

Trop lent, l'homme reçut le sort de la massue en pleine face, l'assommant à moitié et le faisant tomber à la renverse. C'était moins une. Fier comme un paon, le jeune Logan allait se tourner vers son amie née-moldue pour lui offrir son plus beau sourire et lui montrer à quel point il était content qu'il ait réussi à ce qu'elle n'ait rien, quand il vit du coin de l'oeil un geste vif qui le fit se retourner vers le Mangemort. Il eut juste le temps d'apercevoir un éclair de lumière noire-rouge, malsaine, jaillir de la baguette ennemie pour le frapper de plein fouet. Le gamin fut projeté en arrière avant de percuter les restes d'un mur, lui arrachant un petit cri de douleur, alors que malgré que l'instant soit inopportun, il pensait soudainement que c'était une bonne chose qu'il se soit pris le sort dans la gueule au lieu de Grace. Mais le choc contre la surface froide et démolie n'était rien comparé à ce qui l'attendait. L'effet du sort. Avec une rapidité effrayante, la peau et la chair se déchirèrent là où la lumière l'avait touché, entre au dessus du poumon droit et le haut de l'épaule, les os se brisèrent, craquèrent sinistrement, provoquant une souffrance incomparable, qui lui arracha le hurlement de douleur le plus effroyable qu'il n'ait jamais poussé. Il allait perdre connaissance quand il vit la jeune Grace accourir vers lui alors que le Mangemort, à nouveau sur ses pieds, avait de l'avance, bien décidé à faire payer à ce sale mioche la honte qu'il lui avait fait subir. Le sortilège Doloris suffirait largement.


Logan ouvrit les yeux, en sueur, au moment même où il poussait un gémissement en portant la main à son épaule, les dents serrées. C'était fou comme ce rêve – ou plutôt ce cauchemar – lui avait paru réel, et tellement détaillé. C'était exactement ce qu'il s'était passé lors du dernier jour de la grande bataille, exactement comme dans ses souvenirs. Il n'avait jamais pu oublier les deux batailles de sa jeunesse. Elles l'avaient bien trop marqué, il se les rappelait dans les moindres détails mais essayait de ne pas trop y penser. Comment s'en détacher ? Ces événements avaient été parmi les plus tristement marquants de sa vie, tout comme pour tous ceux qui y avaient participé. Il respira un bon coup, les yeux grands ouverts pour remettre de l'ordre dans ses idées encore embrumées par les souvenirs du songe et de la fatigue. Après quelques secondes à fixer le plafond et après avoir constaté qu'il n'était que 5h30 du matin, il se tourna vers la gauche pour rencontrer le dos de Grace, bien entendu encore endormie. Un sourire attendri lui étira les lèvres : c'est qu'il était heureux de l'avoir pour compagne, tellement heureux qu'elle ait survécu à leurs deux horribles premières années à Poudlard, ainsi qu'à tous les obstacles qu'ils avaient rencontrés en étant dans l'Ordre. Aussi horrible cette pensée soit-elle, il était rassuré que ça n'eut pas été elle à la place de Harry le jour où il avait été assassiné. Malgré tout, elle pouvait, tout comme lui-même, mourir à n'importe quel moment de la main des Mangemorts. C'était le prix à payer quand on fait partie de l'Ordre : on risque sa vie tous les jours. On devient la cible. Il joua quelques instants avec les mèches de ses cheveux bonds et bouclés d'un air amoureux, avant de se soulever un peu pour déposer un baiser léger sur sa joue, en prenant garde de ne pas la réveiller, avec toute la tendresse dont il était capable.

Il était 6h30 quand il se leva, forcé par la douleur de son épaule qui l'incitait à prendre le médicament qui le protégerait de celle-ci pour la moitié de la journée. Il n'en avait plus dans sa table de nuit, mais il était sûr d'en avoir laissé dans le tiroir du bureau au fond de la chambre. Logan l'ouvrit précipitamment : c'est partagé entre soulagement et horreur qu'il ne trouva plus qu'un seul et unique comprimé. Son dernier anti-douleur. Il avait utilisé tout son stock. Habituellement, il ne s'en serait pas inquiété, parce qu'habituellement, il passait à Gringotts, demandait des gallions qu'il faisait échanger avec des pounds avant de soit les faire transférer sur sa carte moldue, soit utiliser une partie tout de suite. Or, maintenant, la situation n'était pas habituelle. Les gobelins étant en grève, ça faisait un mois qu'il n'avait plus été capable de retirer la moindre mornille. Il avait utilisé tout ce qui lui restait dans les poches pour acheter des suppléments de nourriture et ce dont il avait besoin dans la vie de tous les jours, vu que les Elfes de Maison ne bossaient plus non plus, et son argent moldu avait été utilisé pour acheter ses deux dernières boîtes de médicaments. Autrement dit, non il n'était pas fauché, tout son argent était simplement dans son coffre à Gringotts. Quant à Grace, elle ne pouvait pas lui prêter, vu que si elle avait beaucoup d'argent sorcier, elle n'en avait pas de moldu. Et seuls les gobelins pouvaient lui échanger. Il était donc bien mal barré. Logan fixa le comprimé, hésitant. Ne devrait-il pas le garder pour plus tard, quand la douleur serait vraiment importante, quand il serait nécessaire ? Ici c'était encore supportable, il avait connu pire. Mais dès qu'il le prendrait, il n'aurait que quelques heures avant de devoir prendre le dernier de la journée, or il n'en avait plus du tout, et pas de moyen de s'en racheter. Il n'avait pas de connaissances moldues facilement joignables, et les sorciers n'avaient strictement presque jamais de pounds sur eux, à moins d'avoir une blessure causée par magie noire requérant des médicaments moldus, et croyez-moi, c'est très rare. Il doutait de tenir très longtemps : il était habitué à supporter la douleur grâce aux anti-douleurs, ça faisait donc de nombreuses, très nombreuses années qu'il ne l'avait plus ressentie à son summum. Et il craignait intensément de la revivre à nouveau.

L'Animagus soupira en déposant son précieux médoc' sur le meuble. Okay, ne cédons pas à la panique, il doit bien y avoir une solution. Et il n'en voyait qu'une seule, probablement sans issue, mais qu'il se devait d'essayer s'il ne voulait pas passer de très mauvais moments dans les jours à venir. Déterminé, il alla prendre sa douche le plus discrètement possible et rapidement histoire de ne pas réveiller sa chérie au risque de se faire lycnher, avant de s'habiller vite fait d'une chemise bleu nuit et de son traditionnel jean dans lequel il glissa le petit comprimé. Il emprunta quelques gallions à Grace en laissant un petit mot à son adresse, de façon à ce qu'elle ne se demande pas où il avait bien pu disparaître comme ça :

"Bonjour ma petite Harpie !
Je serai en ville pour la matinée et une partie de l'après-midi, j'ai à faire à Gringotts : je dois essayer de régler un petit problème (je n'ai plus de médicaments). C'est moi le vilain voleur qui t'a pris des gallions, ne m'en veux pas, hein !
Je t'aime fort, on se voit ce soir.
Logan"


Satisfait, il le déposa juste à côté d'elle après l'avoir embrassée sur le front. Ensuite le professeur ouvrit la fenêtre, se transforma, sortit sur le rebord d'un battement d'aile et enfin il ferma la vitre en tirant sur l'anneau à l'aide de son bec. Il volerait sur la courte distance qui le séparait du chemin menant à Pré-au-Lard, d'où il pourrait transplaner vu qu'un puissant sortilège empêchait celui-ci dans l'enceinte de Poudlard. La buse déploya ses larges ailes et se laissa tomber en piqué pour se redresser à quelques mètres du sol à l'aide d'une manoeuvre parfaitement contrôlée. Trois minutes après, il reprenait sa forme humaine sur l'allée. Encore trois pas, et il transplana instantanément sur le Chemin de Traverse. Sauf qu'il était vachement tôt. A peine 7h30. Rien n'était encore ouvert, et la rue commerçante était déserte. Seul un bar affichait un peu de vie. Gringotts ouvrait à 9h00 – bon pour ne rien faire, mais voilà quoi -, il avait donc une heure trente à perdre. Bon sang, qu'est-ce qui lui avait pris de sortir si tôt ? Peut-être un inconscient besoin de prendre l'air à l'extérieur du domaine du château ? Il n'en savait trop rien. Non, c'était sûrement à cause de la précipitation. L'idée de manquer de médicaments le faisait un peu flipper. L'ornithologue entra donc dans le bar, où il commanda un café et prit son comprimé, la douleur devenant trop intense et lu avec exaspération la Gazette du Sorcier. Que des conneries, que des mensonges comme quoi tout va bien dans le meilleur des mondes, les Elfes de Maison et les Gobelons font la grève, certes, mais les Mangemorts ne sont pas du tout le mal et ne sont pas de retour, nooon bien sûr... allez, et une infime part de non-hypocrisie. Le Ministère prend la population pour des crétins, et la plupart des gens ne s'en rendent pas compte. ... faut-il comprendre que ce sont vraiment des crétins ?

Logan repoussa le journal avec dégoût. Madame la Ministre par-ci, Madame la Ministre par-là, non mais qu'elle aille se faire foutre, oui ! Elle caresse dans le sens du poil, les sorciers ronronnent, elle montre son bras sans Marque des Ténèbres et tout le monde l'aime, youpi ! Tsss. C'est une Bielova. Il ne faut jamais croire un Bielova. Jamais. Tous avec le Seigneur des Ténèbres dans le sang. L'Animagus faisait tourner sa cuillère dans sa tasse, pensif. Les temps étaient sombres. Harry était mort depuis maintenant un peu plus d'un mois, sa famille était dévastée, tout comme l'Ordre qui se retrouvait à la fois déprimé et prit d'une envie de vengeance, dissimulée ou pas selon les membres. Cet assassinat avait renforcé leur haine à l'encontre des Mangemorts. Log' faisait partie de ceux-là. La vengeance était une idée qu'il n'appréciait pas, mais une fois qu'elle venait à lui, il la trouvait légitime. Il avait honte de penser à faire payer ces monstres, mais n'étaient-ils pas eux-mêmes plus cruels que ça ? Bien sûr qu'ils l'étaient. Si le professeur devait se venger, ce serait après avoir dit toute sa rancoeur qu'il lancerait le sortilège impardonnable vert. Cependant, seulement en cas de légitime défense. Il ne tuerait pas, il se contenterait de les arrêter et ils vivraient les dernières années de leur infâme vie dans le pire lieu du monde. Et ce serait tout. Il n'était pas comme eux. Il ne torturerait pas, il n'assassinerait pas. A part peut-être, s'il en trouvait la force, Ivan Bielova, lui, c'était un cas à part, un cas personnel. Il verrait ce qu'il ferait de lui lorsque le moment serait venu. Il ne voulait pas y réfléchir, mais ce type payerait très cher de ses actes. Mais les Mangemorts en général méritaient de pourrir à Askaban jusqu'à la fin de leurs jours. Telle était la justice, la vraie. Cette vengeance-là était juste, il ne s'en voudrait pas. Ce serait pour tous ceux qui sont morts de leur main, pour Harry, pour Adam, pour sa mère et pour Alice. C'était pour ça et empêcher plus de morts qu'il avait rejoint l'Ordre. Pour se sentir utile dans ce combat. Et jusqu'ici, ce choix de vie lui avait apporté beaucoup de bonnes choses. Mais pas mal de mauvaises aussi. Comme plus de rendez-vous à l'hôpital. Mais bon, tous ces sacrifices valaient le coup. Largement. Et puis bon, sans l'Ordre, il aurait mis sûrement vingt ans de plus à comprendre que lui et Grace, ce n'était pas juste de l'amitié 8D. Enfin bref, il jeta un coup d'oeil à sa montre et constata qu'il était déjà 9h02. Wah, c'était passé vite. Lire et penser l'avaient bien occupé, apparemment. L'Animagus paya et sortit pour se diriger à grands pas vers Gringotts, bien décidé à leur faire échanger ses gallions contre des pounds. Ce n'était pas beaucoup demandé, si ? Un petit échange de rien du tout. Au moins il n'aurait plus mal jusqu'à l'après-midi, à moins de faire un mouvement beaucoup trop brusque genre foutre un solide coup de poing à quelqu'un, ce qu'il préférait éviter de toute façon, épaule douloureuse ou pas.

Ainsi, c'est calme mais très sérieux et déterminé qu'il pénétra dans l'imposante banque, et immédiatement les regards narquois des gobelins refusant de travailler se posèrent sur lui. Sympa l'accueil, dites-moi ! Sans changer d'expression, le grand homme s'approcha du comptoir et y posa les gallions empruntés à Grace, impassible. Allez, soyons poli. La façon de répondre du gobelin, elle par contre, était tout sauf sympathique.

« Bonjour, j'aimerais changer ces gallions en pounds, s'il-vous-plait. »
« Nous sommes en grève monsieur, moi y compris. »

Oui je sais, mais moi j'ai besoin de mes sous, comme tout le monde. Vous faites chier les gens là, une grève de deux jours okay, mais de cette durée-là...

« Écoutez je suis bien d'accord avec vous, mais j'ai besoin de ces pounds. Allez, faites une exception ! »
« On ne fait pas d'exceptions. »

Logan serra les dents, les poings crispés. Bon, d'accord, chouette. Comment le lui faire comprendre ? Ouvrir sa chemise pour lui montrer la source de sa demande ? Non, stupide. Merde quoi, il en avait vraiment besoin, qu'est-ce qu'il ferait sans ses anti-douleurs, hein ?! Il souffrirait le martyre jusqu'à ce qu'ils arrêtent leur fichu grève. Okay ils avaient raison de vouloir leur salaire, la reconnaissance qu'ils méritaient, mais... mais il en avait tellement besoin. Il était en quelque sorte, et ça lui coûtait de le dire comme ça, eh bien... handicapé. Malade. Invalide. Tout ça dès qu'il souffrait de sa vieille blessure. Voilà pourquoi c'était important : il ne pouvait pas vivre sans, qu'il le veuille ou non.

« S'il-vous-plait. Je dois acheter quelque chose avec, c'est vraiment important. Je vous demande juste de me changer ça, rien de plus. Après je vous laisse tranquille, jusqu'à ce que vous ayez ce que vous voulez s'il le faut. »

Le gobelin le fixa, même pas hésitant. Comme insensible. Ça le dégoûtait, autant d'insensibilité. Sûrement pour ça qu'il n'avait jamais vraiment apprécié ces créatures. Elles étaient trop... comment dire ? Presque malsaine ? En tout cas ils étaient loin d'inspirer confiance. Déjà qu'ils sont moches, mais alors s'ils ne sont pas sympas...

« Tout le monde doit acheter quelque chose, monsieur. »

Le regard de Logan fut perdu. Quoi ? Ne comprenait-il donc pas à quel point...? Bien sûr que non, c'était un gobelin. Il ne pouvait pas le comprendre. Il faisait la grève, et n'était pas prêt de lui obtenir ce qu'il voulait. Il n'avait jamais vécu ce que lui et l'Ordre vivaient. Il resta ainsi à le regarder, comme s'il espérait qu'il change d'avis. Et la créature, elle, restait impassible. Le professeur finit par soupirer, il tourna lentement les talons, comme prêt à sortir de la banque et d'accepter son destin. Mais au moment où la porte d'entrée s'ouvrait sur un nouveau visiteur, l'Animagus s'arrêta brusquement et se retourna. Non, non et non, il lui fallait cet argent, un point c'est tout. Il pouvait comprendre cette grève, mais quand quelqu'un avait une bonne raison, une raison parfaitement valable et vraiment importante de vouloir changer son argent, la moindre des choses était d'accepter. Si quelqu'un venait demander des gallions de son coffre pour payer une opération, question de vie ou de mort, il refuserait aussi ? Peut-être. L'ornithologue en aurait été à peine surpris. Ça lui donnait presque envie de vomir. Donc il retourna au guichet d'un pas vif pour y abattre violemment ses poings, semblait-il à la limite du trop fort vu l'élancement qu'il ressentit dans sa poitrine. Il ne voulait pas se montrer en colère, mais il devait tenter tout ce qu'il pouvait pour avoir ce qu'il souhaitait, sans quoi la douleur prendrait le dessus au bout de deux-trois jours et il finirait confiné dans sa chambre à gémir au moindre mouvement du bras, de l'épaule ou du cou tant que personne ne lui aurait trouvé ses précieux médicaments. Et pour quelqu'un qui ne tient pas en place et de sociable comme Logan, c'est donc plus qu'une histoire de souffrance. Son expression se fit dure, bien qu'il soit un peu amusé par le sursaut qu'avait effectué le gobelin sous l'effet de la surprise provoquée par son retour brusque et inattendu. C'est qu'il avait cru être débarrassé de lui, le petit !

« Bon, vous voulez savoir pourquoi j'ai VRAIMENT besoin de cet argent ? C'est parce que je suis un foutu invalide à cause de ces putains de Mangemorts et de leur magie noire sans les médicaments que je dois acheter avec les pounds que VOUS êtes censé échanger avec CES gallions ! Alors je vous en prie, c'est tout ce que je demande ! Après je pars, vous faites ce que vous voulez, mais s'il-vous-plaît, échangez-moi ça, je ne vous demande pas la mort quand même ! »

Il avait solidement haussé le ton, sa voix résonna dans la banque, si bien que les autres gobelins tournèrent la tête dans leur direction, y compris le ou la nouvelle venue. Logan était au bord d'être en colère, là il prenait un air qui laissait clairement entendre qu'un peu plus et il s'énervait solidement. Parce que les grèves c'est bien, mais un mois c'est vachement long. Si le début de ses paroles étaient dures, il avait perdu de sa conviction vers la fin et sa voix s'était presque brisée. Il n'était pas fier de ce que cette blessure faisait de lui, parce que oui, quand il était sous l'effet de la douleur, il était invalide. Merci magie noire, merci Serviteurs du Seigneur des Ténèbres. Il ne quitta pas le gobelin du regard, mais celui-ci, choqué ou interloqué par ses paroles, il n'en savait rien, avait changé d'expression : il ne le regardait plus. La créature fixait quelqu'un derrière lui. La personne qui ouvrait la porte quand il s'était tourné pour refaire face au petit bonhomme, peut-être ? Enfin, la personne était, en quelque sorte... pas juste une personne. Pas une simple personne. Il se retourna, curieux malgré lui de savoir qui avait bien pu surprendre ainsi les gérants de Gringotts.

Ah oui. Pas juste une simple personne, c'est clair.


3434 mots.

✄-------------------------------------------------------------------





Dernière édition par Logan Cooper le Ven 27 Avr - 21:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Re: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   Ven 27 Avr - 13:46

« UNE QUOI ?! »
Père n’avait jamais levé la main sur elle, Mama ne l’aurait jamais permis, et personne ne voulait mettre Mama en colère. Si elle pouvait se montrer douce et aimante, elle restait une vélane, et voir ses yeux bleuâtres disparaître au profit de deux globes blancs pendant que ses cheveux blancs s’enflammaient était très effrayant pour le commun des mortels, sauf pour ceux capables de faire la même chose. Donc elle, mais aussi Tania et Aleera. Mama n’aurait jamais permis qu’on lève la main sur un de ses enfants, sauf que Mama n’était plus là, elle était morte, maintenant. Aleera restait prostrée dans silence effarant, Mikhaïl pleurait qu’il voulait sa maman, et Svetlana se faisait engueuler parce que son père l’avait vue alors qu’elle tenait la main à une fille dans les rues de Saint-Pétersbourg, pendant la visite du Palais du Tsar. Il avait enfin découvert ce que Mama savait depuis la première année de Svetlana, que celle-ci était homosexuelle. A cran, il avait interrogé sa fille qui n’avait pas nié, et elle avait esquivé la baffe grâce à sa très forte ressemblance avec Karol. Elle se tenait bien droite et le fixait avec animosité. Svetlana détestait son père. Depuis la mort de Mama, il se montrait dur et froid, hurlait sur Aleera qui ne bronchait pas, dédaignait Mikhaïl qui pleurait, et s’occupait essentiellement de Tania qui ressemblait fort à Karol également. Svetlana et Darek avaient pu échapper à tout ça. Lui parce qu’il avait fini par partir, excédé, elle parce qu’elle était également partie, mais du vivant de Mama, pour prendre son indépendance tant chérie et tant attendue pour commencer un travail de diplomate au ministère de la magie russe.
« Ma fille, ma propre fille, une homosexuelle ! Par les mânes de Grindelwald, mais qu’y a-t-il dans ton sang pour que tu t’abaisses à une telle pratique ignominieuse et calomnieuse ?! »
« Tes gênes et ceux de Mama. Je me demande desquels provient la tare. »
Père se tut, stupéfait qu’on ose lui tenir pareil discours. Il était persuadé que la tare ne venait pas de son côté, impossible, cependant il ne pouvait pas dire qu’elle provenait du côté de feu sa Karol, sa tendre et sublime vélane, morte sous les griffes et les crocs d’un loup-garou. Un silence gêné s’installa, durant lequel le regard clair et limpide de Svetlana ne manqua pas de faire comprendre à Ivan ce qu’elle pensait de cette tare et du côté familial duquel elle provenait. Père rougit, pâlit, et entra dans une rage folle. Attrapant sa fille au col, il la plaqua violemment contre un mur, leva la main …


Bruit de draps. Svetlana se retourna dans son sommeil, tâtonnant les yeux fermés pour trouver la couverture et la tirer jusqu’à elle, avant de se rendormir aussitôt.

Elle poussa violemment les portes en chêne de la maison, les yeux aussi blancs que les draps d’un mort. Aneth accourut pour voir ce qu’il se passait et recula d’un bond en arrière, glapissant de terreur. Il savait, lui, ce que ce regard signifiait. Il avait déjà vu Mama dans cet état, une fois, quand Isaak avait frappé Mikhaïl au sang. Ses yeux avaient disparu, ses cheveux s’étaient enflammés, et Isaak avait fait un véritable vol plané, passant au-dessus du manoir, d’une seule gifle de Mère. Aussi préféra-t-il s’effacer prudemment quand il vit Svetlana dans cet état. Svetlana savait tout. Elle pensait qu’Ivan ne ferait jamais ça, mais évidemment c’était fort mal connaître ce gros porc aviné de luxure qui se complaisait dans son chagrin égoïste. Tania avait fini par lui envoyer une lettre humide de larmes pour lui raconter que Père s’en prenait à Aleera. Il l’avait déshéritée, mais ce n’était pas le pire, il la frappait. A mort. La laissant parfois accroupie dans un coin, la respiration sifflante. Dès qu’elle avait reçu cette lettre, Svetlana avait bondi, son regard saphir avait laissé place à un blanc laiteux très impressionnant, et elle avait transplané au manoir. Elle allait chercher sa sœur. Elle traversa tout le manoir, Aneth trottinant sur ses talons pour sauver les objets, si jamais l’envie lui prenait d’en balancer un au sol, sait-on jamais.
« CE N’EST PAS MA FAUTE ! »
« Pas ta faute ?! PAS TA FAUTE ?! Elle était avec toi, et tu n’as rien fait, RIEN, c’est à cause de TOI que Karol est morte, tu aurais du y rester, tu aurais du y rester et elle aurait du revenir ! »
« Lâche-moi … »
« Que je te lâche ?! QUE JE TE LACHE ?! »
Choc. Hurlement féminin. Svetlana pénétra dans la pièce, le bout de ses cheveux commençant à luire doucement. Tania et Mikhaïl n’étaient pas là, il n’y avait que Père, qui tenait Aleera par le col, collée au mur. Cette scène lui rappelait ironiquement une autre scène, sauf que Père n’avait pas osé la frapper, elle. Il s’était retrouvé face au regard saphir de Svetlana qui décroissait doucement vers le blanc, sa main était retombée, il l’avait lâchée. Mais là, il ne se passait pas tout à fait la même chose. Aleera pleurait, Ivan venait de lui coller un coup de poing, et vu l’état de Lee, ce n’était pas le premier.
« Lâche-la. De suite. »
Ivan sursauta. Le regard de Lee se porta sur elle, et un sourire plein d’espoir l’illumina. Père, lui, restait ahuri. Karol ? Non, Svetlana, une Svetlana bien en colère d’ailleurs. Prudent, il lâcha Aleera, qui accourut vers elle quand elle lui tendit la main. Les bras fins de sa petite sœur enserrèrent sa taille, et Svetlana la prit dans ses bras dans une attitude protectrice, sans lâcher Ivan du regard. Comme lors de leur premier affrontement, elle vit la colère luire dans son regard, mais il n’osa pas approcher.
« Me laisse pas ici toute seule … »
« Va chercher tes affaires, Aleera, tu pars avec moi. Aneth, va l’aider. »
« Aneth n’a aucun ordre à recevoir de toi ! »
« Toi, Ivan, tu te tais, ou je me fais une harpe avec tes boyaux. Aneth, va aider ma sœur. »
Le petit elfe s’inclina, visiblement soulagé qu’on ne s’en prenne pas à lui.
« Oui, mademoiselle. »
Ivan et Svetlana s’affrontèrent du regard, et comme à chaque fois, Ivan capitula devant le feu de la colère qui émanait de sa fille. Il capitulait toujours. Lui aussi prenait bien garde à ne pas énerver Karol, de son vivant, et il comprenait que Svetlana était comme Karol. Provoquer son courroux était dangereux, mais en être la cible était mortel. Or, il provoquait son courroux, mais il en était aussi la cible. Svetlana attendit qu’Aleera descende avec ses valises, et d’un sortilège, elle les fit léviter derrière elle pendant que la petite blonde se cachait derrière elle, fuyant la colère égoïste de leur paternel.
« Aleera repart avec moi. Maintenant, la responsable légale, c’est moi. Lève encore une fois la main sur elle et je te fais un procès. Proteste et je te fais un procès. Avise-toi de te venger sur Tania ou Mikhaïl, et tu es un homme mort. »


« Mademoiselle, mademoiselle … »

« Mademoiselle, mademoiselle ! »
Svetlana se redressa, baguette au poing, envoyant valser les parchemins de droit international qu’elle travaillait en vue de son concours. Elle pointa la baguette vers la porte, et ne la baissa pas en voyant Aneth débarquer. Aneth, l’elfe de maison de la famille Bielova, qui pouvait s’enorgueillir de six siècles de fidélité aux Bielova. Oh, pas lui bien sûr, mais sa famille, sa lignée d’elfes de maison. Aneth avait les mains jointes sur ce qui semblait être un vêtement, et ses grands yeux indigo étaient emplis de larmes et de terreur.
« Qu’est-ce que tu fais là ? »
Aneth ne sembla pas refroidi par le ton un poil agressif de Svetlana. Au contraire, son regard pétilla.
« Monsieur votre père m’a … Il m’a donné un vêtement, mademoiselle ! Je vous en prie, mademoiselle, Aneth est le descendant d’une longue lignée d’elfes de maison au service des Bielova ! Prenez-moi à votre service, mademoiselle, Aneth est un bon elfe de maison ! »
Svetlana plissa les yeux et baissa sa baguette.
« Qu’est-ce que tu as fait pour qu’Ivan te fiche dehors ? »
« J’ai … Aneth a renversé un flacon dans le laboratoire de monsieur, quelque chose qui ressemblait à du sang de crapaud des marais, ça a rongé le tapis et le sol en marbre, monsieur s’est énervé, il a jeté un vêtement à Aneth sans tenir compte de ses suppliques, et … »
La voix de l’elfe de maison finit dans un couinement. Svetlana se mit à réfléchir furieusement. Ivan avait très mauvais caractère, il détestait qu’on pénètre dans son laboratoire et qu’on y renverse des choses. Sur le coup de la colère, il avait renvoyé Aneth, puis il allait fulminer quelques heures, et quand sa colère serait passée, il courrait après l’elfe de maison pour le reprendre à son service. Or, Aneth l’ignorait, et il avait spontanément transplané chez elle pour rester au service d’un Bielova, le plus vieux de la famille, en l’occurrence Svetlana, Darek ayant deux ans de moins qu’elle. Si elle refusait Aneth, Ivan pourrait le récupérer, mais si elle l’engageait, elle s’assurait de la reconnaissance éternelle de l’elfe, qui serait toujours mieux avec elle qu’avec lui, et elle couperait l’herbe sous les pieds de son père. D’un mouvement de baguette, Svetlana récupéra le vieux vêtement et le brûla au-dessus de la cheminée, sous le regard plein d’espoir de l’elfe. Puis elle attrapa une bourse pleine de gallions et la jeta à Aneth, qui l’attrapa avec agilité.
« Achète de nouveaux vêtements avec ça. Des vêtements pour toi. Avant ça, va voir dans la cuisine, il y a une petite pièce à côté, elle est propre et spacieuse, tu peux en faire ta chambre si tu veux. Normalement tu auras assez pour acheter un bon lit et les affaires qui vont avec, si ce n’est pas le cas, reviens ici et je te donnerai plus. »
Eperdu de reconnaissance, Aneth s’inclina jusqu’au sol, avant de se redresser.
« Et pour monsieur votre père … ? »
« Je m’en occupe. Il t’a renvoyé, je t’ai engagé, tu ne t’es pas enfui, tu ne subiras aucune conséquence. Allez, file. »
L’elfe s’inclina et transplana après être allé voir la pièce derrière la cuisine. Svetlana resta debout quelques instants, et d’un mouvement de baguette, ordonna ses fiches au sol avant de se rasseoir. Elle venait d’engager Aneth à son service. Son sourire s’étira en une moue narquoise. Ivan allait en faire une maladie. Aneth revint quelques heures plus tard, avec de nouveaux vêtements, un lit, des draps, et tout ce qu’il lui fallait. Alors qu’il trottinait vers Svetlana pour s’enquérir de ses ordres, on frappa à la porte. Il fit alors volte-face pour aller ouvrir, et au couinement de l’elfe, elle se leva pour accueillir froidement son père, qui pâlissait à vue d’œil en voyant Aneth au service de sa fille.
« Bonjour, ma fille. »
« Bonjour, Ivan. »
Elle ne l’invita pas à entrer, et Aneth recula prudemment.
« Je suis venu chercher mon elfe de maison. »
« Mon elfe de maison. »
« Aneth est au service des Bielova. »
« Je suis une Bielova. »
Silence.
« Quelle est cette mascarade ?! »
« Tu as mis Aneth à la porte en lui donnant un vêtement. Il est venu me trouver et m’a tout raconté. Je suis une Bielova, je l’ai engagé. Aneth est maintenant mon elfe de maison, tu n’as plus aucun droit sur lui désormais. »
« C’est une mauvaise blague, j’imagine. »
« Pour ma part, je la trouve excellente, Ivan. Je te souhaite une bonne soirée. »
Et elle lui claqua la porte au nez.


« Mademoiselle ! »

Svetlana ouvrit un œil. Elle le referma après avoir vu Aneth à son chevet, puis elle se retourna, et se redressa, étirant ses deux bras devant elle, les posant sur ses genoux, vu qu’elle venait de rabattre ses jambes contre son ventre. Ses mèches blondes tombèrent devant ses yeux, cachant le bâillement qu’elle tentait vainement d’étouffer. Elle se pinça l’arête du nez, puis finalement, tourna son regard fatigué vers l’elfe de maison aux yeux violets qui attendait patiemment d’avoir son attention. La veille, elle avait travaillé jusque très tard sur les dossiers des elfes et des gobelins, non sans avoir demandé à Aneth de la réveiller le lendemain à sept heures trente pétantes. Elle ne voyait aucune issue à ces dossiers et ça commençait à la fatiguer de brasser de l’air. Elle avait donné son accord, et le conseil des chefs de départements lui avait ordonné de revenir sur sa décision, parce qu’eux n’étaient pas d’accord. La grève générale avait été la seule réaction des partis opprimés, et quelques rares maisons de sorciers échappaient à ce blocus. Chez elle, tout coulait de source. A peine la grève avait-elle commencé qu’elle avait convoqué Aneth pour lui demander s’il avait des choses à dire, s’il comptait rejoindre la grève ou pas. Aneth avait protesté d’une voix stridente qu’elle lui avait sauvé la vie, l’honneur, il ne comptait pas faire des demandes en plus. Mais quand Svetlana lui avait demandé d’un ton très sérieux s’il avait quand même des choses à demander, il s’était tu, gêné. Et elle lui avait accordé ce que demandaient les elfes de maison. Congés, argent, vêtements sans promesse de renvoi, même si elle le faisait déjà avant. Disons qu’elle le fit plus qu’avant. Quant à la considération … Karol et elle avaient toujours porté une attention particulière au respect des autres. Etant une créature magique à demi par sa mère, elle les traitait comme elle voulait être traitée, avec respect et gentillesse, sur un pied d’égalité.

« Bonjour, Aneth. »
« Bonjour, mademoiselle ! Mademoiselle a passé une bonne nuit ? »
« J’aurais bien dormi plus … Mais qu’importe. Et la tienne ? »
« Excellente, mademoiselle ! J’ai posé vos vêtements sur cette chaise, et votre bain est prêt, de même que votre petit-déjeuner. »
« Excellent, Aneth, je te remercie. »
« Mademoiselle a-t-elle besoin d’autre chose ? »
« Non, pas pour le moment, tu peux disposer. »

L’elfe de maison s’inclina et trottina jusqu’à la porte pour quitter la pièce et retourner à la cuisine. Elle n’avait même pas besoin de lui dire quoi faire, il savait instinctivement ce qu’il fallait faire. Le ménage, la cuisine, les courses, il faisait tout sans qu’elle ait à le lui dire. Il était comme son âme damnée. Et pour un peu qu’on accède à leurs demandes, les elfes de maison seraient tous ainsi. Encore une fois, elle maudit les chefs de département et quitta son lit pour se couler dans le bain préparé par l’elfe de maison. Elle se rappelait encore la réunion, enfin, le rassemblement imposé par le Lord au manoir Malefoy. Il avait demandé d’un ton glacial la raison pour laquelle Poudlard et le monde magique semblaient être dans un émoi le plus total, et quand John River avait laissé sous-entendre que la ministre de la magie faisait mal son travail, Svetlana avait aussitôt bondi, furieuse, les yeux blancs, et avait clairement hurlé haut et fort que justement, elle était entourée d’un ramassis d’anglais incapables, miteux et coincés du cul, qui l’empêchaient de faire correctement son job, et que si on l’avait laissé gérer cette crise comme elle l’entendait, en donnant aux elfes et aux gobelins ce qu’il demandaient, le monde magique ne serait pas paralysé de la sorte. Lesdits anglais avaient bondi de leur chaise, sous le rire narquois de Selena Turner, une espagnole, et de Reid Turner, son mari. Le Lord lui-même ramena le silence de sa voix suave et menaçante, non sans omettre de donner raison à Svetlana, qui après tout n’était pas son bras droit pour rien. La jeune russe eut un sourire supérieur et méprisant, et elle se rassit, obéissant aux ordres du Seigneur des Ténèbres. Quel merdier, mais quel merdier, bon dieu. Elle finit par sortir du bain, et retourna à la chambre pour s’habiller, se coiffer, se maquiller. Et descendre à la cuisine pour se laisser tomber sur une chaise, réfléchissant toujours furieusement à ce problème. Aneth vint vers elle avec le courrier, et le posa sur la table. Il s’éloignait quand Svetlana le rappela, interloquée.

« Aneth ? »
« Mademoiselle ? »
« Qu’est-ce que c’est, ça ? »

L’elfe de maison s’approcha de la table et attrapa la lettre qu’elle lui tendait. Son regard se fit perçant, comme gêné, puis il leva les yeux vers elle.

« Les … Les impôts, mademoiselle. »
« Ils n’ont pas été payés ? »
« Non, mademoiselle, je n’ai pas pu. »

Elle lui renvoya un regard surpris, aussi crut-il bon de reprendre la parole pour préciser.

« Les gobelins sont en grève, mademoiselle, je n’ai pas pu accéder à votre coffre de Gringotts pour retirer l’argent nécessaire pour les impôts. De même pour les courses, j’ai trouvé une bourse de gallions dans votre placard, je m’en suis servi pour les courses, mais bientôt il n’y aura plus rien à manger, mademoiselle. »

Le regard de Svetlana s’éclaircit, et Aneth déglutit. Non vraiment, là ça allait beaucoup trop loin. Elle avait fini de manger, elle avait la matinée entière de libre, ça tombe bien, elle allait passer à Gringotts pour pousser une petite gueulante, histoire de calmer les ardeurs des gobelins. Ca allait vraiment trop loin. Elle se tourna vers la table et posa prudemment ses deux mains dessus, histoire de ne pas s’enfoncer les ongles dans la peau, et elle s’efforça de respirer calmement pour ne pas entrer dans une rage folle. Comprenant que la colère de sa maîtresse n’était pas dirigée contre lui, Aneth posa le papier sur la table et repartit lentement vers la cuisine, pour le cas où Svetlana l’appellerait de nouveau. Mais non. Une fois bien calmée, elle poussa la lettre des impôts pour attraper la seconde enveloppe. Le ministère, Elena lui indiquant par papier officiel que ses rendez-vous de la semaine étaient programmés et validés. Parfait. La suivante, une lettre de Lena lui demandant d’user de son pouvoir pour remettre les gobelins à leur place. Elle aussi n’avait pas eu de soucis avec son elfe de maison. Ah, Lena, sa charmante petite amie russe, chef du département du département de la presse magique et directrice de la Gazette du Sorcier. On ne se refuse rien. Un instant, Svetlana se désola de ne pas pouvoir passer plus de temps avec Lena. Mais elle avait un planning bien trop chargé, malheureusement. Levée tôt, couchée tard, et journées entières à traiter des réunions, des documents, bref, trop peu de temps pour elle, c’est triste à dire. Repoussant son plat vide, elle se leva, puis se dirigea vers la patère pour attraper son long manteau crème, qu’elle enfila très vite.

« Aneth ! »

Trottinement de l’elfe de maison, qui descendit l’escalier en hâte pour se planter devant elle.

« Mademoiselle part-elle au ministère de la magie ? »
« Après, peut-être. Je vais à Gringotts. »

L’elfe de maison écarquilla ses grands yeux violets.

« A Gringotts ? Mademoiselle ne préférerait-elle pas que je m’en occupe à sa place ? »
« Inutile. Cette petite grève dure depuis trop longtemps, si ça continue comme ça, le système monétaire sorcier sera en faillite. Je vais aller leur expliquer ma façon de penser, à ces gobelins stupides et bouchés. »
« Dois-je m’occuper de quelque chose ? »
« Si Lena passe, dis-lui où je suis, et qu’elle peut attendre ici ou me rejoindre, à sa guise. Si c’est Elena qui veut discuter de mon planning, envoie-la-moi, elle détesterait patienter ici. »
« Bien, mademoiselle. »

Aneth s’inclina en une courbette gracieuse, et Svetlana sortit de la maison pour s’éloigner du périmètre du champ anti-transplanage, et d’une pensée, elle fut à Londres. Elle traversa tout le chemin de traverse à grands pas, ignorant les murmures des gens et les charlatans lui vendant des charmes stupides, puis pénétra dans la banque au moment où un homme s’énervait à voix haute du procédé utilisé par les gobelins. Elle entendit vaguement qu’il parlait de blessure, d’invalidité, de foutus mangemorts avec leur foutue magie noire, et aussi qu’il voulait échanger ses gallions contre des livres sterling. Mais le gobelin, au lieu de lui répondre, avait préféré tourner la tête vers elle et se figer, comme tous les gobelins des lieux, et aussi les êtres humains, tiens. Quoi, elle a un bouton sur le nez ? Elle fixa l’homme qui avait pété les plombs. Plutôt pas mal. Ah, oui, Logan Cooper, l’animagus classifié Ordre du Phénix qui avait fouiné au ministère de la magie, un mois avant Halloween. A bien y penser, c’était peut-être lui qui avait mis l’Ordre du Phénix au courant, juste avant que miss Emmie Leanne ne se décide à trahir une nouvelle fois. Elle le salua d’un hochement de tête courtois et se désintéressa de lui pour s’approprier un guichet vide.

« Bonjour. J’aimerais … »
« Nous sommes en grève. »
« Parler à votre supérieur. Etre en grève ne l'empêche pas de venir jusqu'ici, non ? »

Le gobelin la fixa d’un air méfiant et un poil hostile. Calme, Svetlana, rappelle-toi ce qu’a dit Mama, il faut traiter toutes les créatures magiques avec courtoisie, même un gobelin puant et putride. Surtout un gobelin puant et putride, surtout s’il tient entre ses mains l’économie du monde sorcier. Il finit par quitter son siège pour aller chercher son chef, un autre gobelin, aussi accueillant que le premier, d’ailleurs.

« Vous avez demandé à me voir, madame la ministre. »

MADAME ?! Respire, Svetlana, respire !

« Ecoutez, je suis bien d’accord avec vos revendications, j’ai accepté sans chercher la petite bête, on m’a fait revenir sur ma décision. Votre grève est légitime mais elle va trop loin. »
« Nous avons touché à votre confort personnel, vous ne pouvez plus payer vos factures, acheter à manger, et vous daignez enfin vous adresser à nous pour qu’on arrête ? C’est non, madame la ministre. »

Mauvaise réponse. Les yeux de Svetlana s’éclaircirent d’un coup, passant du bleu à l’éclat de saphir au blanc le plus pur, et avant que le gobelin n’ait eu le temps d’esquisser un mouvement, elle l’attrapait à deux mains pour le soulever du sol et le coller à une arcade.

« Ecoutez-moi bien, bougre d’imbécile, je me fiche de mon confort comme de ma première layette, savoir que je dois faire un jeûne le temps que vos revendications soient acceptées ne me dérange absolument pas, commencer une collection d’arriérés d’impôts ne me fais pas frémir outre mesure. Le souci, c’est que votre petite grève paralyse l’économie anglaise, le court du gallion est en train de jouer au yoyo. Pour le moment les gens acceptent que vous manifestiez votre mécontentement mais dans quelques semaines, quelques mois, vous allez avoir d’énormes ennuis, parce que paralyser l’économie c’est se mettre l’Angleterre à dos, puis le monde ensuite, parce que les autres pays ne vous laisseront pas décider de notre économie comme ça. Ca commence déjà à râler sévèrement un peu partout, les gens subissent, mais bientôt ils ne subiront plus, ils vous feront subir. Et si jamais les gobelins décident de passer à l’étape supérieure, les sorciers suivront, et comme en Roumanie il y a huit siècles, on retrouvera des têtes de gobelins séparées de leurs corps et des humains à la tête des banques. Si c’est ça que vous voulez, continuez donc votre grève, sinon, agissez, et vite ! »

Svetlana desserra les mains, le gobelin tomba au sol, les fesses les premières. Elle recula d’un pas, luttant contre l’envie irrépressible de lui coller une paire de baffe et des sortilèges en prime.

« Et c'est mademoiselle, pas madame. »

Dans le silence qui plombait l’ambiance, elle tourna son regard laiteux vers l’homme de tout à l’heure, le professeur de sortilèges et enchantements. Plus précisément vers le gobelin à qui il s’adressait précédemment.

« Et maintenant, si ce n’est pas trop vous demander, monsieur aimerait qu’on change ses gallions en livres. Maintenant, pas dans trois siècles. »

Brave petite Svetlana. \o/

[ Arrondi à 4000 mots - 40 gallions ]

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/

avatar

« Tough times don't last, and tough people do. »





Messages : 1378

Points : 0
Avatar : David Tennant
Crédits : Kachilight

Age RPG : 39 ans
Sang : Mêlé
Camp : Ordre du Phénix

Vie du personnage : « Hakuna Matata !
« Une ptite lettre ?
♥️ En couple ? Oui avec Grace, et attention on ne mate pas èOé

Truc en plus : Animagus Buse
Doubles-Comptes : Malcolm Gray



MessageSujet: Re: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   Sam 28 Avr - 10:18

Bielova. Bielova. Bielova.

Ce nom ne cessait de se répéter dans sa tête. Voilà trois mois qu'il représentait le nom de famille du meurtrier de sa fiancée, et plus seulement celui d'une riche famille de pro-Mangemorts et sûrement Mangemorts tout court, ainsi que celui de la Ministre de la Magie elle-même. Ministre qui se trouvait justement à quelques mètres de lui. Pas très malin que d'insulter les serviteurs du Seigneur des Ténèbres en présence de la plus haute autorité du monde magique. M'enfin, ce n'était pas un secret non plus, il l'avait avoué haut et fort lors de son premier cours à Poudlard, tout simplement parce que de toute façon, c'était clair comme de l'eau de roche. Après ce qu'il s'était passé à Halloween, ceux qui ne l'avaient pas deviné étaient stupides. Alors autant mettre les choses au clair pour tout le monde. Étonnant qu'ils n'aient pas encore été assassinés à la moindre occasion, lui et Grace. Deux maîtres en sortilèges et enchantements qui avouaient faire partie de l'Ordre, lui à la place de Voldemort et s'il était un gros salaud de le genre du Lord, il aurait déjà donné l'ordre de les descendre. Non ? Peut-être attendait-il le bon moment, mais à vrai dire, le couple était loin de se méfier. Peu importe son camp, on est en danger quoi qu'il arrive de nos jours. On a juste plus de chances de se faire tuer quand on est de l'Ordre, voilà tout.

Logan fixa la Ministre froidement. Ce n'était pas parce qu'elle était vachement mignonne qu'il allait lui offrir un air admiratif. Oui, c'était impressionnant qu'elle en soit là à son âge, mais comme tous les Phénixs, il savait de quel côté elle était et n'attendait que le moment parfait pour réussir à prouver qu'ils avaient raison. Ce n'était pas ses avant-bras nus qui allaient les faire changer d'avis, même si le reste de la population n'y avait vu que du feu. Pire, ce moment avait rendu mademoiselle Bielova encore plus populaire auprès de certains. Et ça, ça n'avait pas plus à l'Ordre, loin de là. Ça leur avait rendu la tâche encore plus difficile. Bref, il n'allait certainement pas détourner le regard avec respect. Il n'avait pas à faire profil bas, de toute façon il n'avait rien à cacher. Les Mangemorts savaient tout ce qu'il y avait à savoir sur lui désormais. Alors à quoi bon se cacher ? Cependant quand elle lui adressa un signe de tête courtois, il le lui rendit, question de politesse. Ils n'étaient pas sur un champ de bataille après tout. Il fit mine de se tourner à nouveau vers son gobelin, mais dès qu'elle eut le dos tourné, il regarda vers elle, curieux d'entendre ce qu'elle avait à dire. Il ne croyait pas habituel que la Ministre se déplace elle-même jusqu'à Gringotts. Et les autres gobelins étaient apparemment aussi curieux que lui. En tout cas, elle n'était sûrement pas ici pour passer dire "coucou, vous allez bien ?".

Et il avait bien raison de se poser la question. D'ici, il ne pouvait pas entendre ce qui se disait, mais il était clair qu'elle se retrouvait elle aussi coincée par la grève, vu la froideur dont faisait preuve les deux gobelins qui lui faisaient face, dont un qui venait d'arriver. Au vu de sa tenue, il devait être le directeur. Et deux secondes après, il pu voir les yeux de mademoiselle Bielova virer au blanc pur. Il n'avait pas besoin d'être un expert en vélanes pour savoir que ça puait grave pour le petit bonhomme. Son impression se confirma quand elle le souleva comme s'il ne pesait pas plus qu'une pomme et là oui, il entendit clairement ce qu'elle disait. Logan devait bien avouer qu'il était impressionné. Là, il comprenait pourquoi elle faisait une bonne – enfin, ça dépend du sujet n'est-ce-pas – Ministre de la Magie. Bon, elle était sacrément agressive mais elle faisait clairement entendre sa pensée et il était tout à fait d'accord. Même s'il aurait évité la partie sur les têtes de gobelins arrachées de leur corps. Elle lâcha enfin la créature, qui semblait complètement interloquée, avant d'ajouter qu'il fallait l'appeler mademoiselle et pas madame. Okay, il le faisait déjà en pensée mais c'était à noter, s'il ne voulait pas se faire découper en morceaux. Ou alors il pouvait le faire exprès pour la faire chier.

Et là, là il n'en crut pas ses oreilles. Elle leur demandait d'accéder à sa requête ?! Alors qu'elle savait très bien qui il était, pour qui il travaillait ? C'était quoi, une technique pour le mettre dans sa poche, faire qu'il ait de bons sentiments à son égard ? Bien sûr que non, il n'était pas stupide, il ne se ferait pas avoir par cette aide qu'elle ne lui aurait jamais apportée dans d'autres circonstances et elle le savait. C'était sûrement pour faire bonne impression auprès des quelques personnes présentes, un truc du genre. Il lui adressa un signe de tête poli avant de se tourner vers le gobelin, qui avait ouvert la bouche comme pour protester.

« Mais... »
« Bon, ils viennent ces pounds, oui ou non ? Vous avez entendu madame la Ministre non ? »

Logan t'es qu'un con insolent, elle va te trucider. C'était sa manière à lui de lui montrer que si il lui était reconnaissant de son aide, ça ne voulait clairement pas dire que son opinion d'elle changeait. La créature hésita, avant de lui jeter un regard haineux et de partir avec ses gallions. L'Animagus porta la main à son épaule en soupirant de soulagement. Avec ça, il tiendrait une semaine de plus. Il prenait deux comprimés par jour, à raison de 14 par boîte. Sept jours sans problème donc. Et chaque boîte coûtait douze livres, or ici il n'en avait que quinze. Plus qu'à espérer que la grève ne durerait pas plus longtemps. Le gobelin revint enfin, sans cacher sa mauvaise humeur. Logan lui, ne se pria pour lui montrer qu'il le remerciait à contre coeur. Et malgré tout ce qu'il pouvait penser d'elle, il s'obligea à aller remercier la Ministre Bielova. Après tout, sans elle il n'aurait jamais obtenu ce qu'il voulait, soyons honnête. Elle lui avait permis d'échapper à une semaine de souffrance et ça, il lui en était reconnaissant.

« Mademoiselle la Ministre ? Erm, merci. J'en avais vraiment besoin. »

Oui, mademoiselle parce que le madame, ça va une fois mais deux c'est bon pour se faire descendre sur place, il avait bien vu de quoi elle était capable. Le professeur se montrait poli tout simplement parce que quoi qu'aient été ses intentions, elle lui avait quand même rendu un gros service. Ça méritait un minimum de courtoisie.

 « Passez une bonne journée. »

Attends Logan pars pas, elle n'a pas répondu !


1134 mots - 4568.

✄-------------------------------------------------------------------





Dernière édition par Logan Cooper le Dim 6 Mai - 6:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Re: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   Dim 6 Mai - 6:44

Svetlana allait en tuer un. Non sérieusement, elle allait vraiment en tuer un. Elle avait transplané au chemin de traverse et l’avait traversé de long en large pour atteindre la banque des sorciers, et elle se retrouvait face à un elfe imbu de sa personne parce que ses pairs l’avaient élevé au-dessus de sa condition. La jolie blonde n’irait pas jusqu’à dire que la place des gobelins était dans les mines d’argent à ramasser du minerai, sa mère ne lui avait pas inculqué ces valeurs-là, mais elle en avait une envie folle. Les gobelins n’avaient que trop tendance à oublier que les sorciers les avaient sortis des mines argentifères où ils trimaient en esclave pour leur confier le fonctionnement de l’économie magique. Mais ils pouvaient aussi les y renvoyer, et l’ordre flottait, de plus en plus tentant, dans l’esprit de la ministre de la magie. Svetlana avait bien essayé de garder son calme, de ne pas s’énerver, mais le comportement hautain du gobelin, accompagné de son sourire le plus méprisant, firent bouillir l’esprit déjà bien échauffé de la russe, qui attrapa vivement le gobelin par le col pour le plaquer sans douceur contre une arcade, ses beaux yeux bleus virant au blanc pur. Le gobelin couina, et elle resserra sa prise, pour lui expliquer à voix haute ce qu’elle pensait de tout ça. Ils étaient en train de se mettre la nation sorcière à dos avec leurs conneries, et les prémisses de la révolution de 1225, où les gobelins s’étaient heurtés à la fureur des humains, menaçaient de recommencer une fois de plus. Si les gobelins ne se calmaient pas fort vite, cela recommencerait, et la ministre de la magie ne pourrait rien faire pour les protéger. Et d’ailleurs, en aurait-elle vraiment envie, hm ? Ce n’est pas si sûr que ça. Après avoir manifesté sa colère, elle lâcha le gobelin qui glissa le long de l’arcade avant de tomber au sol, les fesses les premières. Svetlana recula pour ne pas lui mettre un coup de pied, ignorant le silence qui venait de tomber. Ils étaient peu nombreux, les sorciers qui s’étaient accrochés pour avoir leurs sous, mais il y en avait, et ils murmuraient à voix basse, entre eux, que la ministre de la magie avait bien raison. Héhé. Rien de mieux qu’un petit coup d’éclat de temps en temps pour faire parler d’elle. Toujours aussi énervée, elle se tourna vers le gobelin le plus proche, comme par hasard celui qui s’occupait du professeur de l’Ordre du Phénix, et lui cracha sans grande sympathie de procéder à l’échange des gallions en livres sterling, et plus vite que ça, maintenant, pas dans trois siècles. Le gobelin ronchonna, le professeur lui enjoignit d’obéir à madame la ministre, allez, hop. Svetlana ne broncha pas, ne se raidit pas, cependant elle était pincée qu’il l’ait appelé madame alors qu’elle venait juste de préciser que c’était mademoiselle, pas madame, nom de Dieu. Le temps que la transaction se fasse, Svetlana ferma les yeux, et quand elle les rouvrit, le bleu saphir avait remplacé le blanc laiteux. Logan s’avança vers elle, la remerciant sans omettre le mademoiselle, cette fois-ci.

« Pas de soucis, c’était tout à fait normal. » On va dire. « J’espère que cette satanée grève sera terminée avant que vous n’ayez besoin de transformer une nouvelle fois vos gallions en livres sterlings. »

Et il lui souhaita une bonne journée avant de tourner les talons. Svetlana allait lui souhaiter la même chose, quand elle se rappela qu’il était professeur de sortilèges et enchantements à Poudlard. Ce qui signifiait … Ce qui signifiait qu’il pouvait lui parler de la situation à Poudlard, avec la grève des elfes de maison et tout ! Elle recevait de nombreuses lettres, d’Irina ou de ses sœurs, son frère étant trop abattu pour lui écrire. Il faudrait qu’elle lui écrive, un de ces jours. Enfin bref, elle était ministre de la magie, il était professeur, elle pouvait très bien le questionner sur ce qu’il se déroulait à Poudlard, pour s’informer plus avant. Allez c’est parti. Après un dernier coup d’œil aux gobelins qui n’osaient pas trop la regarder, Svetlana se mit en marche pour quitter la banque des sorciers, et chercha du regard le professeur. Ah là, le voilà. Svetlana se porta rapidement à sa hauteur, le hélant pour qu’il s’arrête.

« Excusez-moi, professeur Cooper ! » Il s’arrêta et se retourna pour la regarder dans les yeux. Eh bien, elle n’y lisait pas beaucoup d’amour, mais tant pis, de toute manière elle n’avait pas été élue pour augmenter les impôts pour plaire aux membres de l’Ordre du Phénix. « J’aurai quelques questions à vous poser, si vous êtes pas trop pressé. »

Par exemple, êtes-vous réellement un membre de l’Ordre du Phénix, ou avez-vous dit cela pour crâner devant vos élèves ? Savez-vous qu’il y a des élèves pro-mangemorts rassemblés chez les Basilics dans l’école, et qu’ils se sont empressés de rapporter ça aux mangemorts ? Oui et oui, il devait très certainement le savoir, tout comme elle savait que l’Ordre du Phénix avait recréé une Armée de Dumbledore à Poudlard pour faire de qui le souhaitait un bébé Phénix et donner du grain à moudre à la rébellion. Mais maintenant, l’Ordre se retrouvait en train de reculer à grands pas. Harry Potter était mort, les mangemorts faisaient chanter les Potter et prenaient de plus en plus de place dans le monde magique Même Poudlard était à leur merci, même si Svetlana sentait que cela ne durerait pas, à cause de l’incompétence flagrante de la directrice de Poudlard. Elle finirait par la virer, celle-là, si elle ne lui éclatait pas la tête avant.

« J’aimerais savoir comment ça se déroule à Poudlard. » Besoin de plus d’explications, peut-être, monsieur le Phénix fouineur ? « La grève des elfes de maison doit faire sacrément de mal à Poudlard, j’ai entendu dire que des élèves étaient envoyés à Sainte-Mangouste pour manque de nourriture. » Entendu dire par son agréable petite famille, mais est-il vraiment nécessaire de le souligner ici, alors que l’un comme l’autre le savaient ? « J’aimerais vraiment pouvoir faire quelque chose, mais le conseil des chefs de départements refuse d’accepter les revendications des elfes, qui sont pourtant on ne peut plus légitimes … »

Ou comment sortir de cela blanche comme la neige qui tapissait les jardins de son beau manoir de Russie.

Arrondi à 1100 mots ~ 5100 mots.

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/

avatar

« Tough times don't last, and tough people do. »





Messages : 1378

Points : 0
Avatar : David Tennant
Crédits : Kachilight

Age RPG : 39 ans
Sang : Mêlé
Camp : Ordre du Phénix

Vie du personnage : « Hakuna Matata !
« Une ptite lettre ?
♥️ En couple ? Oui avec Grace, et attention on ne mate pas èOé

Truc en plus : Animagus Buse
Doubles-Comptes : Malcolm Gray



MessageSujet: Re: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   Mer 16 Mai - 7:49

L'Animagus hocha la tête en dernier signe de remerciement. Après un regard vers les gobelins et sans écouter si la Ministre avait encore quelque chose à lui dire ou pas, Logan sortit de l'imposante banque d'un pas soutenu, faisant presque claquer les grosses portes derrière lui. Et pan dans vos dents, les ptites créatures moches, il a eu ce qu'il voulait. Avec de l'aide de la personne la plus influente du monde magique, certes, mais bon. Il s'engagea dans la rue en direction du Chaudron Baveur, autrement dit vers la sortie de la rue commerçante des sorciers. Il passa devant les magasins de vêtements et de matériel scolaire sans leur jeter le moindre coup d'oeil, par contre il s'attarda quelques instants devant les objets de Quidditch, et ensuite devant les hiboux présentés par l'animalerie sorcière. Juste avant qu'il ne fasse complètement halte, une voix l'interpella, le faisant s'arrêter pour de bon. C'était la voix de Bielova. Mmh. Qu'est-ce qu'elle voulait, hein ? Oh, quel joli plumage ! Serres aiguisées, bien entretenues. Hum ? La Ministre parle ? Ah. Logan se tourna vers elle et la fixa dans les yeux sans la moindre sympathie. Oui je ne t'aime pas et tu as le droit de le savoir, vilaine fille. Enfin non, mignonne, mais vilaine dedans, enfin vous voyez quoi. Mais pas plus que Grace bien sûr. Son regard se perdit un instant dans l'image de sa petite amie. C'est fou comme il s'intéresse à la Ministre, oui. Cependant, elle voulait lui poser des questions, et il aurait été mal vu ne l'ignorer.

« Moi, pressé ? Non. Ne me retenez juste pas trop longtemps, je ne voudrais pas que vous m'ayez permis d'avoir mes livres sterling pour rien. »

Il se tapota doucement l'épaule pour souligner ses paroles. Donc oui, vous pouvez me déranger, mais pas pour une éternité, j'ai des choses à faire, que ce soit pour moi-même ou mes élèves. Il haussa un sourcil, attendant ses questions. Il se faisait déjà une idée desquelles il s'agissait. Probablement à propos de la situation, de ce qu'il en pensait, de comment il le vivait, ou tout simplement des informations. Elle faisait son boulot et cachait bien son jeu. Dire que deux mois en arrière, il aurait pu s'emparer de son bras et abaisser sa manche pour dévoiler son allégeance. Ça aurait été facile, ça aurait été rapide, ça aurait été possible. Désormais il ne trouverait qu'une peau dénuée de tatouage. Il haïssait se faire avoir comme ça. L'Ordre était sûr et certain qu'elle était un Mangemort, le seul moyen accessible qu'ils avaient de le prouver s'était envolé et ils se retrouvaient coincés avec leurs accusations que presque plus personne ne croyait. Chouette. Et voilà qu'elle était là, à vouloir l'interroger alors qu'il devait la regarder avec le goût amer du dégoût dans la bouche. Tsss.

Enfin, elle posa ses questions. Qui n'étaient pas vraiment des questions. En fait ça ressemblait plus à une demande de confirmation. Non mais à quoi jouait-elle, comme si elle ne savait pas déjà la réponse ! Comment ça se déroule ? Ça ne se voit pas, peut-être ? Tout le monde en parle, partout ! Tout le monde sait comment ça se déroule, comme si la Ministre elle-même ne le savait pas. Bon sang ce qu'elle l'agaçait, avec ses faux airs. Elle ne lui était pas désagréable, mais ses paroles ne faisaient que lui répéter ce qu'il savait déjà. Et en plus elle assurait être du côté des elfes. Pas qu'il ne la croie pas, au contraire, mais bon, pas besoin de faire sa gentille je-suis-pour-la-justice-et-l'égalité-entre-les-créatures-magiques avec lui, ça ne changerait rien de ce qu'il pensait d'elle. C'était une Bielova. La fille du monstre qui avait assassiné lâchement sa précédente compagne. Ivan était du genre à se vanter de ses crimes, s'il en avait parlé à Aleera, Svetlana devait le savoir aussi. C'était stupide, mais il haïssait la famille toute entière pour ça. Les Bielova n'étaient pas fréquentables et tous classés Mangemorts ou pro-Voldemort, de toute façon. N'empêche que cette information en leur possession constituait une faiblesse, un point de pression sur lui.

« Bien sûr qu'elle fait du mal à Poudlard ! Comme vous l'avez dit, des élèves sont envoyés à Ste Mangouste, pendant que d'autres se battent pour une stupide patacitrouille, que les plus faibles se font voler leurs maigres provisions, certains s'évanouissent, tous sont d'humeur massacrante... avec un petit pois dans l'assiette chaque jour, ce n'est pas étonnant ! »

Logan se ferma, le regard dur. C'est qu'il disait les choses franchement, l'Animagus. Son ton était ferme, mais pas tout à fait agressif. Il ne voulait pas donner l'impression de l'engueuler, bien qu'il le pensât très fort. S'il l'avait pu, il lui aurait dit tout ce qu'il avait sur le coeur concernant Voldemort, la guerre, les morts, sa famille et elle-même, sans mâcher ses mots.

« Je ne doute pas de vos bonnes intentions concernant cette grève, mademoiselle la Ministre, mais c'est le gros bordel depuis deux semaines, il serait temps de faire changer les choses. Si vous ne pouvez pas convaincre les chefs des départements qui eux mangent à leur faim chaque soir depuis que cette grève a commencé, trouvez autre chose ! »

Bah voilà, ça c'est dit. Bon c'est clair qu'il ne pouvait que difficilement se mettre à sa place, il n'avait clairement pas les mêmes responsabilités qu'elle sur ses épaules, mais au lieu de poser des questions possédant déjà leurs réponses, il irait continuer d'essayer de trouver une solution qui mettrait fin à cet enfer. Il était peut-être dans le faux en se montrant aussi dure avec elle – heureusement qu'il était un peu plus calme quand il lui parlait, hein... - dans ses pensées, mais voilà quoi, il subissait tout ça comme ses élèves alors évidement, quand il se retrouvait face à la personne qui était censée régler le problème, qui était une Bielova et une Mangemort, Logan n'était pas vraiment d'humeur gentillette.

« Bref, ce que je veux dire, c'est que si vous ne trouvez pas une solution, cette école sera bientôt vidée de ceux qui la font vivre. On ne tiendra pas un mois de plus, voire trois semaines. »


1032 mots - 5600.

✄-------------------------------------------------------------------



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

« The world is a mess and I just need to rule it. »





Messages : 104

Points : 0
Avatar : Taylor Swift.
Crédits : Sugarfall • October.

Age RPG : 26 ans.
Sang : Pur.
Camp : Mangemort

Truc en plus : Demi-Vélane, Legilimens, Occlumens
Doubles-Comptes : **



MessageSujet: Re: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   Dim 10 Juin - 4:26

Hm, ce Logan Cooper était tout sauf agréable. Il la toisait sans cacher son animosité, et elle eut un court instant l’envie de lui retourner un regard plein de froideur. Mais ça ne servirait à rien, et elle avait besoin de lui pour répondre à quelques questions. Elle avait besoin de ces réponses pour savoir ce qu’il se passait à Poudlard, vu que cette tanche de directrice s’était mise en tête d’empêcher la circulation des lettres. Elle s’était mis tout le monde à dos, et depuis le renvoi de sa petite sœur Aleera, Svetlana était prête à la remplacer au plus vite par toute personne qui ferait mieux l’affaire, parce qu’elle sentait que Poudlard lui échappait de plus en plus. Elle sentait que, bientôt, il leur faudrait compter sans Poudlard parce qu’un phénix réussirait à y poser son derrière emplumé et ne lâcherait plus l’école. Mais ce n’était pas trop grave, à la limite, si l’école leur échappait. Ce n’était pas trop grave, si l’Ordre du Phénix réussissait à le leur reprendre. En fait, ça les arrangerait assez, l’école était bien trop chaotique, bien trop anarchique à gérer, et tous les ennuis qui s’y dérouleraient pourraient être imputés à l’Ordre, qui ne se rendait pas compte que les mangemorts leur offraient l’école sur un plateau d’or. Imbéciles de phénix. Et celui-là, alors, qui lui disait de ne pas le retenir trop longtemps, histoire qu’il n’ait pas obtenu ses sous pour rien. Savait-il vraiment à qui il s’adressait ? A la ministre de la magie, que diable, la femme la plus puissante de tout ce putain de pays humide et glacial ! Au bras droit du Lord ! Un peu de respect quand même, non ?! Elle ne haussa pas un sourcil de mépris, mais ce fut tout comme. Oh il veut la jouer méprisant ? Parfait. Quand elle posa ses questions d’un ton cordial mais intéressé, il se referma, et commença à l’engueuler. Oui parfaitement, l’engueuler. Il n’en avait pas le ton mais c’était tout comme, le papa qui engueule sa progéniture qui a fait une bêtise. Svetlana resta très calme, pensant avec un sadisme extrême que vu que sa propre progéniture était actuellement en train de crever quelque part dans Pré au Lard, il était mal placé pour lui faire des reproches. Qu’il s’occupe de ses gosses avant de s’en prendre aux autres, tiens !

« Baissez d’un ton, professeur Cooper. » Il veut se la jouer paternel ? Elle va se la jouer ministre. « Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le ministère de la magie est débordé, entre la grève des elfes de maison et la grève des gobelins. De plus, l’imbécile incapable qui sert de directrice à l’école n’est pas fichue de faire correctement son travail, ce qui nous en rajoute encore plus sur le dos. Que proposez-vous, que nous acceptions les revendications ? Si la directrice ne donne pas son aval à Poudlard, on peut dire tout ce qu’on veut, c’est comme si on pissait dans un violon. » Très belle expression, et en plus elle avait réussi à placer finement que le ministère ne comptait plus couvrir l’incompétence de Dolores Ombrage. « Alors renvoyez-la, vous allez me dire, pour trouver quelqu’un de plus compétent. Mais c’est en cours, professeur, le problème c’est que cette école est tellement mal gérée que les candidats potentiels ne se pressent pas aux portes du ministère. »

Un point de plus pour Svetlana. Le professeur allait pouvoir rentrer chez lui fou de joie et envoyer un hibou à ses supérieurs pour leur dire que vite, il faut envoyer un phénix au ministère pour récupérer Poudlard, les mangemorts n’arrivent plus à gérer l’école et cherchent un nouveau chef d’établissement. Elle pouvait presque lire dans ses pensées là. Le phénix termina en disant qu’il fallait qu’ils trouvent quelque chose, au ministère, parce qu’ils ne tiendraient pas un mois comme ça. Ah oui, chiche que vous tiendrez jusqu’à la fin du mois, petit piaf ? Puis si les élèves sont trop faibles pour survivre à ça, qu’ils crèvent, à Durmstrang elle avait vu bien pire. Elle avait par exemple du balancer un élève du haut d’une tour pour lui faire comprendre que non, elle ne plaisantait pas quand elle disait que le premier qui oserait la brusquer à cause de son homosexualité boufferait sévère. Pendant la grève des elfes de maison – qui avait duré six mois pour cause de mauvais traitements à leur encontre – Svetlana avait volé, menacé, même racketté pour avoir sa dose de bouffe, et cela ne l’avait jamais gêné outre mesure. Si les autres n’étaient pas capables de faire de même, qu’ils crèvent. Elle avait aussi torturé un type à mort quand ce dernier lui avait dit en face que l’ancien fonctionnement était bien mieux : aux hommes la connaissance, aux femmes la reproduction. Niveau reproduction, il n’avait jamais pu appréhender ça, après ce qu’elle lui avait fait subir. Alors franchement, une petite grève de deux misérables semaines, on ne va pas en faire un œuf au plat non ? Quelles lavettes ces anglais … Elle retint de justesse un soupir méprisant et reprit la parole.

« Vous savez monsieur Cooper, quoique vous pensiez de moi, j’essaye de faire le meilleur pour cette école, vraiment. J’accepte les revendications des elfes de maison, le reste du ministère me dit non. J’essaye de discuter avec la directrice, elle me ferme la conversation au nez. Je ne suis pas Merlin moi, si tout le monde me dit non, je ne vois pas bien comment je vais pouvoir imposer un oui. » Elle soupira, comme en signe d’impuissance. « Quant à ce qui est de manger à sa faim, tout est relatif. Les chefs de départements se sont sentis heureux et fiers quand ils ont clamé leur non d’une seule voix, puis ils ont déchanté quand ils se sont retrouvés face à leurs propres elfes de maison qui faisaient les mêmes revendications de vive voix. » Amusée, elle sourit, en se rappelant encore la tête de John River le lendemain. Chez elle c’était passé comme une lettre à la Poste, mais chez ses inférieurs hiérarchiques, beaucoup moins bien. « Du coup maintenant qu’ils crèvent de faim, ils bredouillent que peut-être, il serait sage d’accéder aux revendications des elfes de maison. Alors que s’ils m’avaient suivi dès le départ, il n’y aurait pas eu de problème. »

Svetlana avait eu tout ce qu’elle voulait savoir, et elle avait même réussi à lancer le phénix sur une fausse piste. Mais c’est de sa faute aussi, à clamer à tout le monde qu’il est membre de l’Ordre du Phénix. Il s’avérait plus facile à manipuler que les autres. La sang de bourbe Waldstein aurait vu le piège, avec son esprit tordu, mais celui-là ne le verrait pas. Cordiale et polie, elle lui retourna un sourire pour mettre fin à leur entretien informel.

« Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps, professeur Cooper. Je vais rentrer au ministère. Les gobelins ne sont manifestement pas prêts à coopérer et vous semblez avoir des choses à faire. Bonne journée à vous. »

Satisfaite, elle tourna les talons. Et un poisson dans l’épuisette, un … Crétin.

6300 mots - défi accompli.

✄-------------------------------------------------------------------



« Je vois notre étendard dans un ciel de cauchemar
Rougi par ma victoire, c'est mon chant d'espoir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsmordre.forums-actifs.com/

avatar

« Tough times don't last, and tough people do. »





Messages : 1378

Points : 0
Avatar : David Tennant
Crédits : Kachilight

Age RPG : 39 ans
Sang : Mêlé
Camp : Ordre du Phénix

Vie du personnage : « Hakuna Matata !
« Une ptite lettre ?
♥️ En couple ? Oui avec Grace, et attention on ne mate pas èOé

Truc en plus : Animagus Buse
Doubles-Comptes : Malcolm Gray



MessageSujet: Re: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   Dim 24 Juin - 9:27

Oui, c'était vrai, Logan était tout sauf agréable. Elle avait bien raison de le prendre comme ça, parce que c'était exactement ce qu'il était, et il n'essayait pas de se montrer plus autre chose. Non, il ne baisserait pas d'un ton, faut pas rêver. Quoi ? C'est la Ministre ? Ah, vraiment ? Mais rien à foutre les amis. C'est aussi une Bielova, une Mangemort et il en était sûr, elle était aussi pourrie que sa soeur, voire que son père. Ouais, pas tendre l'Animagus. Il s'en fichait éperdument, qu'elle soit la personne la plus haut placée du monde magique. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, sinon lui inspirer encore plus de haine ? Elle faisait peut-être "bien" son travail, mais elle restait ce qu'elle était à ses yeux. Ça ne changerait pas, quoi qu'elle puisse faire. Même lui permettre d'acheter ses médicaments. Désolé. Logan se montrait fermé, sec et froid. Il était clair que son attitude n'était pas qu'une question de camps opposés, c'était plus personnel. Mais même, il aurait eu le même comportement avec un River. Il ne portait aucune de ces deux familles dans son coeur, et il n'était pas prêt de le leur ouvrir. Aussi écouta-t-il sa réplique à la fois en y prêtant attention, et à la fois en la fixant froidement. Oui, mademoiselle la Ministre, Cooper vous déteste et vous pouvez le constater, il s'en fout que ça ne soit pas un secret. D'accord, il devrait être plus prudent, mais le professeur avait toujours assumé ses décisions, y compris dire à tout le monde qu'il était un phénix. Ça le plaçait en situation risquée, les mangemorts l'avaient probablement à l'oeil, mais au moins, pendant qu'ils s'occupaient de lui, ils cherchaient un peu moins pour les autres.

Son attention fut cependant piquée lorsqu'elle exprima le fait que personne n'était intéressé par le boulot de directeur de Poudlard. Intéressant. Il se retint tout juste de hausser le sourcil de quelqu'un qui vient d'entendre quelque chose qui pourrait être utile. Prudence malgré tout : ne jamais se fier aux paroles d'un Mangemort, qu'elle parle de la situation actuelle ou pas. Donc à prendre en considération, mais avec du recul. Il ne faudra pas foncer tête baissée, alors que comme par hasard, elle lui disait exactement ce que les Phénix souhaitaient entendre. Il n'était pas complètement con, merci. Donc oui il irait répéter cela à l'Ordre, mais avec méfiance. Ron en ferait ce qu'il voudrait, à lui de décider s'il fallait envoyer un de leurs membres pour gérer l'école ou non. D'un côté, quelle autre solution avaient-ils pour permettre aux élèves d'à nouveau manger à leur faim, hein ?

Il prit à son tour la parole pour lui signaler qu'il ne doutait pas qu'elle avait de bonnes intentions concernant ces grèves, et c'était vrai, mais bon, voilà quoi, il y en a marre. Et... quoi ? Quoi qu'il pense d'elle elle essaie de faire de son mieux pour l'école ? Ah bah oui, on a bien vu, c'est clair. Ahem. Elle est la personne la plus influente du monde magique, et elle n'est même pas capable de trouver quelqu'un de plus compétent pour remplacer Ombrage ! Dès la manifestation de l'année précédente, elle aurait du être remplacée. Mais non, on l'a laissée là, et les choses à Poudlard sont devenues pires à chaque fois. Le Ministère organise un carnaval à Pré-au-Lard et bam, on a bien vu comment ça a fini ! Une morte, et des tas de blessés, lui compris là-dedans. Franchement, on voit la compétence pour protéger les élèves de Poudlard. D'accord, ce n'était – peut-être – pas sa faute si Moïra River et Derek Gray s'étaient violemment disputés, mais c'est elle qui aurait du mieux organiser ou faire organiser la sécurité de cette soirée, surtout alors que les tensions entre les élèves n'étaient pas un secret. Mais il voulait bien croire qu'elle fasse son possible concernant les elfes, même s'il restait méfiant, craignant qu'elle ne tente de s'approprier sa confiance ou il ne savait trop quoi. Logan était toujours relativement prudent avec toute personne suspectée d'être un Mangemort. Or elle, c'était une certitude, bras nus ou pas. Néanmoins, ce qu'elle disait là promettait une amélioration de la situation. Nul doute qu'il irait répéter tout ça à l'Ordre, avec une certaine réserve néanmoins. N'empêche, il ne la prenait pas en pitié, au contraire, il gardait du recul et évitait de ressentir le moindre sentiment positif à son égard. Il ne la respectait pas, voilà tout. Il avait des raisons autant personnelles que professionnelles.

« Maintenant qu'ils semblent prêts à vous suivre, j'espère que vous ferez le nécessaire, mademoiselle. »

Ton neutre, alors qu'elle le remerciait, apparemment décidée à le laisser. Normal, vu comme il ne pouvait pas la supporter, et elle de même.

« Bonne journée, dans ce cas. »

Le professeur la regarda s'éloigner, l'air pensif, avant que la douleur de son épaule ne lui rappelle qu'il avait une pharmacie à rejoindre. Et accessoirement, un quartier général ensuite.


830 mots - 6400.

✄-------------------------------------------------------------------



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé









MessageSujet: Re: • L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)   

Revenir en haut Aller en bas
 

• L’argent coûte souvent trop cher (Défi - Svetlana)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Morsmordre :: « MONDE MAGIQUE. » :: Lieux Magiques de Londres. :: Gringotts.-