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 [DEFI] Et puisse le sort vous être favorable.

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« Forgive me father for I have sinned, I have sinned a lot. »





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Points : 22
Avatar : Willa Holland.
Crédits : Maée & Tumblr.

Age RPG : 17 ans.
Sang : Mêlé.
Camp : Armée de Dumbledore

Vie du personnage : Liens ◈ Ici.
Rôleplay ◈ Ici.
Hivoux ◈ Ici.

Truc en plus : Lycanthrope.
Doubles-Comptes : Moïra ◈ Serdaigle.
Roxanne ◈ Serpentard.
Grace ◈ Professeur phénix.
Svetlana ◈ Mangemort.



MessageSujet: [DEFI] Et puisse le sort vous être favorable.   Lun 2 Avr - 0:57


Et puisse le sort vous être favorable.

✎ Noms ◮ Lily.
✎ Mois actuel ◮ Mars.
✎ Contexte temporel ◮ Après-midi.
✎ Contexte spatial ◮ Parc.

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.


« Ce 29 Février, alors qu’il accomplissait une enquête de routine avec deux autres Aurors, Harry Potter, le Survivant, a été assassiné par des hommes mystérieux qui laissèrent comme seul indice la Marque des Ténèbres flottant dans le ciel, au-dessus de la scène de crime. Le Survivant laisse derrière lui une famille éplorée. James Potter, son fils, qui l’accompagnait durant sa patrouille, et qui est sorti de son coma profond il y a quelques jours, Albus Potter, Auror en formation, Lily Potter, élève de Poudlard, à Serpentard. Cette dernière n’a d’ailleurs pas reçu l’autorisation de rejoindre sa famille avant les vacances de Pâques, provoquant le courroux de sa mère, Ginny Potter, qui n’a pas hésité à se rendre au ministère de la magie hurler ses quatre vérités à notre ministre, Svetlana Bielova, la traitant entre autre de pétasse, de soumise, ou encore de mangemort. La ministre de la magie n’a pas donné suite à ces accusations, disant simplement qu’elle comprend la douleur de cette femme et qu’elle-même aurait réagi pareil si on avait refusé de lui envoyer ses sœurs ou son frère, tout en arguant que, bien qu’elle soit ministre de la magie, la décision de laisser miss Potter sortir ou non de Poudlard ne lui appartenait pas, la directrice de Poudlard en étant la seule décideuse.
Les mangemorts sont de retour, et ceci fait froid dans le dos. On le savait déjà plus ou moins quand, le 31 Octobre, feu M. Harry Potter avait réussi, avec son équipe d’Aurors, à déjouer un plan des mangemorts et à en démasquer un, M. James Harvey, peintre de son état, toujours en détention à Azkaban, sous la bonne garde des Détraqueurs qui ont par ailleurs quitté Poudlard suite à une manifestation de parents d’élèves, inquiets pour la sécurité de leurs enfants. La brusque réapparition des mangemorts voit aussi arriver les revendications des créatures magiques, ici les gobelins et les elfes de maison. Après un vote des chefs de départements, la ministre de la magie a du refuser leurs revendications, provoquant un tollé général. Dès à présent, la banque Gringotts est fermée, ce qu’ont pu constater les dix mille sorciers qui voulaient retirer des sous. Les elfes de maison ne sont pas en reste, ils ont dès à présent arrêté de travailler jusqu’à ce que leurs revendications soient acceptés. Certains n’ont eu aucun mal à se faire entendre, comme Aneth, elfe de maison de la ministre de la magie, ou encore Kreattur, elfe de maison de la famille Potter. Mais avec tous ces elfes de maison en grève, Poudlard va vivre des jours sombres, très sombres. »


Lily baissa La Gazette du Sorcier qu’elle était en train de lire, et fixa le feu de son regard vide. Voir son nom et celui de sa famille couchée dans cette feuille de chou ne la remplissait pas d’aise, fait normal, vu qu’on y parlait de la mort de son père et de la prise de pouvoir des mangemorts. Les mangemorts. Ah, là, franchement, ils avaient fait fort, en s’attaquant au symbole de la nation sorcière. Lily aurait du se sentir indignée, manifester cette indignation par des tracts incendiaires et de nouvelles revendications des Maraudeurs … Mais elle ne se sentait plus du tout concernée par la politique sorcière et les magouilles. Parce que le fameux symbole du peuple sorcier qui venait de mourir, ce symbole de liberté et d’indépendance, de lutte contre le mal et les mangemorts … Eh bien, il s’agissait ni plus ni moins de son père, le très célèbre Harry Potter. Lily n’avait plus de père. Elle qui passait son temps à se chamailler avec lui parce qu’il n’aimait pas trop la voir se transformer en Serpentard psychorigide, elle se sentait maintenant horriblement coupable de lui avoir fait du tort de son vivant, parce que maintenant il était mort et elle ne pouvait même plus s’excuser. Elle n’avait plus de père, son grand frère avait failli y passer, et en plus tout le monde semblait se liguer pour qu’elle ne rentre pas chez elle pour faire son deuil avec ses frère et sa maman. Sa maman qui était allée taper un violent scandale au ministère de la magie, scandale qui n’avait servi à rien, sinon à rehausser sa réputation de femme qui ne se laisse pas marcher dessus. Elle n’avait pas pu rentrer chez elle après ça, et restait toute seule. Elle lâcha un soupir désabusé, ramena ses jambes contre elle en mettant ses chaussures sur le canapé. Personne ne leva le regard vers elle, les gens semblaient prudemment l’éviter depuis quelques temps. Logique. Serpentard n’étant pas la salle commune des joyeux amis de la forêt, on se faisait une place par son nom ou par sa force, pas tout naturellement. Et si Lily n’avait pas de nom – celui de Potter étant relativement hostile dans le cœur des Serpentard – elle avait la force, et tout le monde savait qu’en un coup de poing elle pouvait envoyer une porte blindée à la casse. Les mangemorts avaient tué son père, les pro-mangemorts évitaient d’attiser son courroux. Car Serpentard n’était remplie que de ça, des pro-mangemorts à tous les carrefours. Entre les trois Bielova, Prewett boy, River et les autres, les pro-phénix n’avaient pas la belle vie. Lily, pro-phénix affirmée et assumée, avait du protéger ses camarades. Dominique, pas trop, la petite renarde étant assez perfide pour prendre exemple sur sa cousine et calmer les plus virulents. Mais Meghan, lâchée par sa famille, avait perdu la protection de son influent nom de famille, et Lily avait rapidement du se poser en protectrice avant que quelqu’un ne se venge sur elle parce qu’un Auror ou un membre de l’Ordre du Phénix a fait ci ou ça. Levant les yeux vers ses camarades vert et argent, elle nota que personne n’osait décemment croiser son regard, alors elle jeta son journal sur une table, se leva en attrapant son sac, pour sortir en silence, comme le zombie qu’elle était depuis une semaine.

Oh bien sûr, elle n’était pas si seule que ça. Les Weasley étaient légion à Poudlard, puis elle avait son parrain, Ted Lupin, ou encore Neville Londubat, sans parler de Grace Waldstein et Logan Cooper. Elle avait aussi sa petite amie, Alexia Waldstein … Mais ce n’était pas pareil. Lily avait besoin de sa famille, sa famille proche. Sa mère, ses deux frères, et le spectre de son père qui, loin de s’effacer, serait rangé à sa juste place dans l’esprit méthodique et ordonné de la vipère. Même entourée de la foule innombrable de ses cousins et cousines, Lily se sentait seule, seule mais entourée, et cet entourage ne lui convenait pas. Trop de bruit, trop de fausse compassion. Que pouvaient lui apporter tous ceux qui disaient qu’ils compatissaient à sa peine ? Ils ne comprenaient rien à rien, et voir les larmes perler dans leurs yeux lui donnait envie de frapper quelqu’un. Et, vu son état, il ne valait mieux pas. Mademoiselle est lycanthrope, maintenant ! Elle qui adorait titiller Derek sur son état et l’appeler mon gros poney pelucheux et baveux, voilà qu’elle en était une aussi. C’était loin de l’amuser, la petite vipère, d’être devenue une louve. Elle qui avait déjà suffisamment de forces pour briser une porte blindée d’un coup de poing – doux euphémisme pour la force un peu trop phénoménale de Lily – voilà maintenant qu’elle se retrouvait avec la force brute et animale des loups-garous. Cependant, vu qu’elle avait déjà une force physique du tonnerre, les gens ne se rendraient pas compte de sa soudaine augmentation de force. Elle restait aussi athlétique qu’un bâton de surimi … Capable de déraciner un arbre d’une pichenette, quand même. Bref, elle buvait soigneusement sa Tue-Loup avant et après la pleine lune, s’exilait très loin dans la forêt interdite pendant ses nuits de transformation, n’hésitant pas à s’enfermer dans la cabane hurlante, se vautrer sur le lit défoncé et poussiéreux pour finir sa nuit en forme de louve. Pour le moment elle n’avait rien dit à personne, préférant garder son secret pour elle. Elle savait bien qu’Alexia, très intimement proche d’elle, devait se douter de quelque chose, et attendre poliment qu’elle en parle. Tout comme elle se doutait qu’un soir de pleine lune, quand le désir de solitude de Lily se serait estompé, elle l’attendrait dans la forêt interdite, assise sur son derrière de husky sibérien dans l’humus et la mousse au sol, en brave petite animagi non déclarée. Mais pour le moment, elle avait envie d’être seule, pour réfléchir, et faire son deuil sans précipitation et brouhaha autour d’elle. Seule, elle l’était depuis une semaine, fuyant la compagnie des hommes, séchant même les cours pour ne pas sentir le regard des autres dans son dos, ne pas entendre les murmures, les ragots. En parlant de ragots … Bien qu’elle essaye d’y couper, elle ne pouvait s’empêcher d’entendre les autres discuter, et si la conversation attira son attention, c’est qu’on ne parlait pas de son père, pour une fois.

« Il paraît que les elfes de maison ont empoisonné la nourriture ! »
« Arrête, pourquoi ils auraient fait ça ? »
« Ils sont tellement dégoûtés qu’on ne prenne pas leurs revendications au sérieux qu’ils ont voulu empoisonner le repas de la directrice pour la priver temporairement de magie, mais ils en ont renversé dans tous les plats par la suite ! »
« Oh non, j’ai mangé un gâteau à la crème ce midi, ça veut dire que je n’ai plus de pouvoirs ?! »

Histoire de se rassurer, la gamine sortit sa baguette magique, l’agita, et soupira de soulagement en voyant des étincelles en sortir. Marrant, cette histoire d’empoisonnement alimentaire. Elle avait mangé, elle, à midi ? Hm, non. Ah si, un steak saignant. Si son esprit humain refusait de s’alimenter, son esprit animal refusait de ne pas s’alimenter et avait clairement fait comprendre que, soit on le nourrissait, soit il se nourrirait seul les nuits de pleine lune. De la viande saignante à chaque repas contentant le monstre en elle, Lily mangeait sa viande, faisait passer ça avec de l’eau, et ça s’arrête là. Bah, de toute manière ce n’était qu’une rumeur, pas la peine de flipper pour si peu, puis même sans magie elle était dangereuse. Continuant son chemin, elle ignora le regard des deux petites, oblique et craintif. Les Serpentard ayant mauvaise réputation, elles devaient certainement se demander à quelle sauce on allait les bouffer, si l’une allait prendre cher parce que sa mère était une moldue et si l’autre allait en prendre plein la gueule pour être son amie. Bah, ce n’est pas trop la politique de Lily ça, vous ne savez pas encore ? Aussi continua-t-elle son petit bonhomme de chemin, ne sortant les mains de ses poches que pour sortir son paquet de cigarettes, en allumer une et se la coincer dans la bouche. Elle n’eut pas un regard pour les deux jeunes et tourna à l’angle d’un couloir, s’effaçant de leur vue et de leur existence. Elle avait besoin de prendre l’air, aussi se dirigea-t-elle vers les portes de Poudlard, esquivant la cohue ambiante sans prendre la peine de cacher la clope qu’elle avait au bec. Une fois dehors, et après avoir traversé la cour extérieure, elle se dirigea droit vers le lac, avant de se rendre compte que c’était un mauvais plan. En Mars, avec le beau temps qui revenait, ils étaient nombreux à se griller la couenne au soleil, devant le lac de Poudlard, à bonne distance pour les plus jeunes qui craignaient le calmar géant … Sans savoir qu’il ne risquait pas de leur faire grand mal vu qu’il préférait les profondeurs. Tournant les talons, elle s’enfonça dans le parc, respirant négligemment l’odeur de sa nicotine, qui ne la soulageait pas du poids de sa peine. Plus jamais elle ne verrait son père, elle ne pourrait plus jamais le serrer dans ses bras … S’asseyant contre un arbre, elle ouvrit prudemment la Carte du Maraudeur, murmura la phrase-clé – « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ! » - et regarda avec émotion les mots qui s’inscrivaient, écrits par ceux qui avaient connu son papa, même un minimum.

Monsieur Lunard salue mademoiselle Potter et compatit à la mort de son père, tout en précisant que son fils serait heureux de la voir se tourner vers lui.
Monsieur Patmol salue avec chaleur mademoiselle Potter et espère qu’elle se remettra vite de la mort de son père.
Monsieur Queudver salue mademoiselle Potter et prie pour qu’elle ne fasse pas la même bêtise que lui.
Monsieur Cornedrue salue avec tendresse sa petite-fille et compatit pleinement à sa douleur, étant très triste de ne rien pouvoir faire de plus.


Les yeux de Lily s’embuèrent. Elle effaça les larmes d’un revers de main et fixa la Carte qui se dévoilait devant elle, lui montrant la position de tous les habitants du château. Ses proches, ceux dont elle fuyait la compagnie, étaient tous occupés, chacun dans sa salle commune, certainement en train de travailler. Elle fixa son propre nom avec lassitude, et plissa les yeux en voyant quatre, non, cinq autres noms s’approcher résolument vers elle. Après la phrase rituelle – « Méfait accompli ! » - elle roula la Carte du Maraudeur et la rangea dans son sac, attendant que viennent à elle ceux qui avaient des choses à lui reprocher. Elle les connaissait. Il y a quelques jours, il y a une éternité de cela pour elle, elle les avait envoyé bouler avec sécheresse. Avant, quand elle était normale, complète, entière. Quand son père était là, et qu’elle pouvait dire aux pro-mangemorts lui cherchant des crosses qu’elle enverrait les noms à son père, chef du bureau des Aurors. Maintenant qu’il n’était plus là, maintenant que les mangemorts avaient eu raison de lui, ils avaient toutes les raisons de lui renvoyer sa boîte. Leurrés par son attitude actuelle de morte-vivante, de zombie qui se traîne d’une pièce à l’autre, ils ne se méfieraient pas et en prendraient pour leur grade. Parce que parler de son père à Lily était une entreprise ardue, un terrain glissant, qui pourrait très vite dégénérer et tourner à la baston s’ils s’avisaient de dire du mal de lui. A la baston, que dis-je, au massacre ! Ils n’avaient aucune chance de la battre, aucune. Avant, peut-être, à cinq contre une, ils auraient pu l’avoir. Mais maintenant que la force bestiale des loups-garous courait dans ses veines et contractait ses muscles, ils n’avaient aucune chance. Et, alors qu’ils s’avançaient vers elle, goguenards, tandis qu’elle se rallumait négligemment une clope, ils l’ignoraient, ces imbéciles, ils ignoraient qu’ils risquaient pire que la mort s’ils l’énervaient. Ils arrivèrent rapidement à sa hauteur, et la toisèrent avec mépris.

« Alors Potter, tu fais moins la maligne maintenant, hein ? »

Lily ne répondit pas. Il n’y avait rien à répondre, sinon qu’elle n’avait jamais fait la maligne. Les paris qu’elle prenait, elle les tenait invariablement. Quand elle disait qu’elle enverrait des noms à son père, elle envoyait une lettre à sa famille le soir même. La majorité des Serpentard avaient compris qu’elle ne faisait pas la maligne et qu’elle ne se cachait pas derrière la réputation de sa famille, que ce soit celle de son père ou de sa mère. En première année, elle était la fille Potter, elle était vite devenue Lily Potter, la brute épaisse qui éclate la mâchoire des sales cons qui lui manquent de respect et qui refuse d’être traitée avec galanterie parce qu’elle n’est pas un être faible.

« Je te parle, Potter ! »
« Merci, Carter, mais j’avais compris, à ce que je sache, je suis la seule Potter de Poudlard, et t’es assez proche de moi pour que ton haleine de phoque mêlée à ton odeur naturelle de déchet toxique m’incommodent grandement. »

Elle n’avait même pas daigné lever les yeux, concentrée sur la cigarette qu’elle roulait avec une application méthodique. Ou plutôt avec une nonchalance des plus insultantes. Enfin, ça c’est ce que semblait clamer son attitude, Lily avait plutôt envie que le Poufsouffle se casse au lieu de briser le silence auquel elle aspirait tellement. Le Poufsouffle tiqua, alors qu’elle calait sa clope dans la bouche, sortant sa baguette pour en incendier le bout et allumer sa cigarette. Enfin, ça c’est ce qu’elle aurait aimé faire … Car rien ne se produisit. Lily fronça les sourcils, surprise, et tenta d’incendier une nouvelle fois sa baguette, sans plus de succès. Alors elle agita sa baguette, pensant voir les habituelles étincelles vertes en jaillir … Mais non. Ah bah ça, qu’est-ce qu’il se passe encore ? Ignorant son manège, le Poufsouffle lui lança une nouvelle vacherie, qu’elle n’entendit pas. L’esprit embrumé de tristesse de Lily peinait à admettre la dure réalité, elle n’avait plus de magie, sa baguette ne la reconnaissait plus comme sorcière. La panique et l’irritation n’eurent pas le temps de monter à son esprit, car elle se rappela d’un coup la conversation des deux petites de tout à l’heure, à propos de la bouffe empoisonnée et de la perte de magie temporaire. Bon, bah ça reviendrait. Elle glissa sa baguette dans sa manche et sortit son briquet pour allumer sa clope. Mais d’un coup, un des cinq bonhommes crut bon de lui rappeler leur présence, en lui chipant son paquet de clopes. SON PAQUET DE CLOPES A ELLE. Lily leva les yeux, incendiaire. Dangereuse.

« Rends-moi ça. »
« Non, aucune envie. Tu nous as menacés, on va te le faire payer, et ça tombe bien, je n’ai plus de clopes, alors je les garde. »
« Rends-moi ça, ou c’est dans ton sang que j’irais les chercher. »
« Arrête de faire ta grande gueule Potter, tu vaux rien maintenant que papa n’est plus là pour te sauver ! »

Il eut à peine le temps de finir sa phrase que Lily lui avait sauté à la gorge. Si elle fonctionnait désagréablement au ralenti, comme perdu dans une boîte de cotons noirs, elle réagissait toujours au quart de tour quand on abordait le point sensible, l’absence de son papa, sa mort, son assassinat. Le type ne comprit pas ce qu’il lui était arrivé, même pas quand le poing de Lily s’écrasa sur sa mâchoire, la brisant net, même pas quand sa tête heurta violemment le sol et qu’il tomba dans les pommes. Les quatre restants, après un temps de surprise, firent l’erreur de ne pas voir l’ombre qui passait dans ses yeux sombres, et ils passèrent à l’attaque. Vainement, naïvement, ils se jetèrent sur elle. Devenue louve dans sa tête, elle esquiva un coup de poing, en attrapa un autre pour se serrer franchement et réduire les phalanges de son agresseur en bouillie. Le coup de poing qu’elle reçut ne la fit pas broncher, mais le coup de poing qu’elle envoya brisa net l’épaule d’un des quatre larrons encore debout. L’avant-dernier capitula quand Lily lui brisa le nez d’un violent coup de tête arrière, et le dernier s’écroula quand elle crocheta ses jambes avant de lui envoyer un coup de pied dans le bas-ventre. Castré à jamais, pour le coup. Cinq types par terre, la fluette petite Lily au milieu, debout, voilà qui devait les faire réfléchir sur le sens de leurs menaces, et des siennes. Calmement, elle se pencha pour récupérer son paquet de cigarettes, et d’un sortilège, enleva le sang qui le maculait. Oh tiens, la magie est revenue finalement ? Comme si sa perte de magie et le rétamage violent des cinq bonhommes était on ne peut plus normal, Lily s’alluma une nouvelle cigarette, se pencha pour récupérer son sac, et se dirigea d’un pas absent vers le château. Il allait pleuvoir, et si sa nouvelle condition de louve avait complètement détruit sa peur de l’eau, elle préférait tout de même ne pas trop se mouiller, histoire de ne pas faire une crise …

3312 mots.

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