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 Brotherhood begins by the death :: Claire (10 Novembre ; 20h30)

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MessageSujet: Brotherhood begins by the death :: Claire (10 Novembre ; 20h30)   Dim 20 Nov - 12:48


Brotherhood begins by the death.

✎ Noms ◮ Clarence L. Almaric ; Nanaly Nightingale.
✎ Mois actuel ◮ Novembre.
✎ Contexte temporel ◮ Début Novembre, quelques jours après l'incident des catacombes, le soir de l'enterrement d'Elena Nightingale.
✎ Contexte spatial ◮ Salle commune des Griffondor.

Codage (c) Champifeuille et Shakespearette.






Vide… Elle passait doucement ses mains le long du bois sculpté qui constituait le traditionnel lit à baldaquin des dortoirs de la tour de Gryffondor, la colonne savamment torsadée supportant les lourdes tentures rouge et or depuis des temps immémoriaux semblait avoir étrangement perdu de sa superbe, devenant à ses yeux si terne et si froide. Oui… Le bois était froid sous ses doigts. Elle ne ressentait par les pulsations de l’objet centenaire que du regret et de la tristesse, il pleurait… Il pleurait ce matelas qui serait à présent vide. Irrémédiablement et à jamais vide… Jusqu’à ce qu’une nouvelle année ne s’approprie les lieux et qu’une nouvelle élève ne vienne consoler la peine de ce meuble abandonné. Fermant douloureusement les yeux elle caressa une dernière fois le vieux bois, maigre réconfort de la part d’une personne qui n’allait pas mieux que lui. Folie n’avait pas place ici, d’ailleurs ses camarades de chambrée ne disaient rien, respectant le don de leur amie, celui hérité de ces années d’études pour être baguettière. En fait un silence mortel résidait en maître dans la salle, toutes savaient, c’était la communion entre deux âmes en peine.

Nanaly Nightingale, car c’était bien elle, pleurait. Elle pleurait pour sa sœur décédée qui venait tout juste d’être enterrée. La situation était pourtant quelque peu étrange. Il flottait autour d’elle une brume de mystère que personne ne s’expliquait. Son arrivée avait été remarquée bien sûr, on avait murmuré, on s’était moqué ou bien on avait respecté en gardant le silence, mais elle… Elle n’avait rien fait. Son visage ne montrait ni peine ni douleur, juste une étrange douceur, un sourire, lasse mais bien présent, contrastant avec les larmes qu’elle ne retenait même pas. La jeune fille, malgré la situation, semblait sereine. Et personne n’osait briser cet instant.
Aucun n’avait osé lui présenter ses condoléances, tous ressentant qu’elle n’en avait pas besoin. Ce n’était certes pas du bonheur qui émanait d’elle, mais sa peine la transcendait, elle apparaissait comme intouchable. Et ce regard… Cela n’avait rien à voir avec son attitude passée. Les gens en avait prit conscience à ce moment, le clown était mort, il avait laissé place à une femme, une femme qui affichait sans complexe ses faiblesses. Larmes, douleur, cicatrice, bonté, amour… Mais pas de haine. Pas de colère. La griffonne paraissait si détacher de la réalité à ce moment…
On aurait pu s’attendre à une colère monstre, certains pensait qu’elle crierait vengeance à vrai dire, ce qui aurait été on ne peu plus normal compte tenu des circonstances de la mort d’Elena Nightingale, mais non… Encore enserrée dans ses vêtements noirs de deuil, elle s’était juste rendue dans la salle commune des rouge et or, et avait juste été s’asseoir sur le lit de son aînée. Elle n’avait prononcé un mot depuis son retour du cimetière des Nightingale, son aura parlant pour elle, intimant à la solitude.

La vérité était que Nanaly n’avait même pas été surprise de cette mort. Celle de Kenzo l’y avait en quelque sorte préparée. Et puis à quoi bon crier vengeance alors qu’elle avait déjà prévu depuis bien longtemps de le faire. Les criminels venaient juste d’ajouter un nom à la longue liste dont elle devait leur faire payer. D’autant plus qu’à présent elle avait bien plus de piste quant aux coupables. Car elle en était maintenant sûre, tous ces incidents étaient liés et une personne influente se cachait derrière tout ça. Une personne TRES influente, comme un ministre par exemple, quelqu’un qui ai le bras assez long pour former un groupuscule de fous furieux. Son sourire s’étendit, faisant frissonner une de ses amies. Elle sécha ses larmes avant de lui envoyer un regard qui se voulait rassurant. Non elle n’était pas devenue folle après avoir perdue l’une des personnes les plus chères à son cœur, bien sûr qu’elle ressentait la douleur que cette perte avait causée.
Au fond d’elle son âme était déchirée, Elena avait laissé un vide qui ne se comblerait pas à l’avenir, tout comme l’avait fait Kenzo avant elle. Il lui était impossible d’oublier le corps trempé et amorphe de son aînée, étendue sur le sol boueux du camp de fortune qu’avaient installé les secouristes. Elle revoyait encore ces deux yeux grands ouverts, ce visage tordu par la douleur. Elle ressentait encore la brulure de ses larmes sur ses joues, ses cordes vocales prêtes à se briser à tout moment sous ses cris de négation. Ce sentiment d’être inutile, d’avoir échoué, encore…
Mais Nanaly relativisait au mieux la situation, se contenter de pleurer la mort de sa sœur ne ferait pas avancer les choses, elle avait suffisamment fui jusqu’à présent. Elle était à Gryffondor ! Le courage, l’esprit combatif, c’était leur marque de conduite. Et elle comptait bien mettre à profit ces qualités qu’elle avait si peu exploitées ces dix-sept dernières années. Qui plus est, elle estimait honorer bien plus le décès de ses proches en leur rendant justice.

Elle amorça un mouvement pour descendre dans la salle commune avant de se stopper brutalement devant le miroir, incapable de croire que la personne en face d’elle n’était autre que son reflet. Ces yeux bouffis et rougis par les larmes qu’elle n’avait pu retenir possédaient à présent une sagesse qu’elle s’était ignorée… Elle se surprit même de paraître si… Mature ? Elle s’adressa un sourire à elle-même.

『 “Nous apprenons de nos épreuves” … Ou quelque chose comme ça… 』

Dans un mouvement de baguette elle changea ses vêtements morbides pour quelque chose de plus « joyeux », une simple robe en laine blanche s’arrêtant au dessus des genoux avec un capuche bordée de fourrure d’où s’échappait deux filins aux extrémités en pompon de cette même matière, manche courte, ses bras à peine caché par des mitaines et ses jambes se contentant de collant opaque couleur chaire. Ses cicatrices apparaissant clairement, de toutes façon elle ne les cachait plus depuis quelques temps... Se délectant à penser que son agresseur devait fulminer de la voir si épanouie malgré ce qu’il lui avait fait. Car oui, même si le soleil n’était pas au beau fixe, même si dire qu’elle ne souffrait pas de la mort de sa sœur serait un mensonge, elle était heureuse, elle avait à présent un père, un vrai, pas un pseudo paternel qui la gardait parce que ça faisait bien d’avoir des réductions sur les artéfacts des Die Nëherin, un petit ami plus si platonique que ça et des amis sur qui compter. Nanaly ne doutait pas que cela lui avait permit d’accepter aussi facilement la mort d’Elena, elle avait des épaules sur lesquelles s’appuyer et un but à trouver.
Pourtant, alors qu’elle s’asseyait sur un des fauteuils de la salle commune disposé aux côté d’un second vide, à l’écart des autres élèves de sa maison, qui d’ailleurs - comprenant son besoin de solitude - avaient presque tous désertés la dite salle, seul deux ou trois résistants ayant eu le cran de ne pas se déplacer, que le hibou grand duc des anciens de la famille Nightingale lui déposait une lettre avant de repartir sans plus de cérémonie, lettre qu’elle n’ouvrit pas, la rangeant dans sa poche, peu encline à se prendre la tête avec les problèmes familiaux qu’avait engendré le décès… Rien ne la préparait à ce que l’ombre qui l’approchait allait lui apprendre. Non absolument rien. Et le choc n’en serait que plus vif.
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MessageSujet: Re: Brotherhood begins by the death :: Claire (10 Novembre ; 20h30)   Ven 25 Nov - 13:15

Clarence ébouriffa ses tifs d’un air fataliste.

Il avait passé une super après-midi avec une demoiselle, avait tapé la discute avec la petite suédoise de Poufsouffle qui semblait trop contente de passer à la langue maternelle pendant quelques heures, avait foutu une mandale à un mec qui l’accusait de l’avoir cocufié – va engueuler ta copine, eh boulet – et alors qu’il rentrait tranquillement dans le château, il avait croisé la directrice, qui ne s’était pas privée pour lui secouer les puces avec beauté sous prétexte qu’il ne portait pas l’uniforme et qu’il puait la clope et qu’il avait du sang sur sa chemise. Oui bon, ça va hein, il s’est battu, on ne va pas en faire tout un graddöst. Il avait eu le malheur de lui répliquer qu’il était hors de question qu’elle passe sur lui sa frustration de perdre du pouvoir face à la prof de déviances et la remontée de l’Ordre du Phénix … Et pam, trois heures de colle dans le coquillard. Il avait donc passé trois heures dans le charmant bureau de la grande inquisitrice, à copier ses phrases à rallonge avec sa plume buveuse de sang. Ca c’est un truc que les Maraudeurs devraient demander, la disparition de cette bon Dieu d’plume. Il joua d’ailleurs au guerrier du froid, recopiant sans broncher la sempiternelle phrase, sans se plaindre du fait qu’on lui volait son sang, et sans se plaindre du froid. Début Novembre, il fait un pèle de sauvage en Angleterre, la directrice se couvre et met son manteau de fourrure rose – faudra d’ailleurs expliquer au Gryffondor de quel animal provient ladite fourrure XD – et lui, suédois viking surentraîné au froid, il ne disait rien, et n’avait même pas la chair de poule. Ah ça l’énervait l’inquisitrice, bien fait ! Au bout des trois heures, il avait enfin pu sortir de cette pièce rose bonbon pour se diriger tranquillement vers la grande salle, ignorant avec superbe les regards appuyés sur sa main ensanglantée. Oui bon ça va, c’est du sang, bah ses ancêtres le buvaient dans les crânes des vaincus, pas de quoi faire une montagne. Il s’était assis et avait commencé à manger en papotant plus ou moins avec ses voisins de table … Quand un putain de hibou se posa devant lui. Dis-donc, ça c’est de la bête. Il avait récupéré la lettre accrochée à la patte de l’animal et l’avait laissé picorer dans son assiette, et, curieux, il avait décacheté l’enveloppe pour lire et savoir qui prenait la peine de le contacter. Pas sa mère, vu qu’elle envoyait des lettres sur Londres où le service postal hibou prenait la relève. Il y aurait eu l’adresse de Londres et le cachet de la poste magique.

Et là, maintenant, il se grattait la tête d’un air fataliste. La lettre provenait des Nightingale, ces charmantes personnes qu’il avait rencontrées pendant ses vacances. La mamie, Svanhilde, était venu le chercher pour lui apprendre qu’il était un Nightingale de par leur coucheur de fils, et patati et patata. Et qu’Elena étant morte à Halloween, il était nommé héritier de la famille, ce qu’il avait accepté à la seule condition qu’on subvienne à tous les besoins de sa mère. Bref, ils lui envoyaient cette lettre pour lui faire comprendre que très cher héritier, t’as une demi-sœur au château, on te laisse lui expliquer qu’elle a un frère, signé Svanhilde Nightingale. Connasse, j’ai envie de dire XD. Ladite demi-sœur, donc Nanaly, une Gryffondor tout comme lui. Il la côtoyait rapidement, on va dire, ni plus ni moins. Sacrément mignonne, bien roulée, gentille, mais ça s’arrête là. Super proche d’Elena aussi, et anéantie par sa mort. Bon, bah ça allait être joyeux de lui apprendre qu’elle avait un grand demi-frère qui avait hérité à sa place. Surtout qu’aux dernières nouvelles, sa famille de gros bourges descendants de Merlin l’ont foutu à la porte parce qu’elle a détruit sa baguette pendant le Carnaval et qu’elle ne pouvait pas l’utiliser, de surcroît. Ah, il savait bien que ça puait la merde, d’accepter de devenir l’héritier de ces charlots, mais si ça pouvait assurer une bonne fin de vie à sa mère … Fallait qu’il se renseigne pour savoir s’il aurait toujours le sale boulot. Si oui, il allait leur péter un scandale, et vu son mètre quatre-vingt treize et son gabarit de lutteur, son message risquait d’être entendu. L’appétit coupé, il quitta la grande salle, non sans avoir récupéré de quoi bouffer pour sa nouvelle petite sœur. Il remonta tranquillement jusqu’à sa salle commune, prononça le mot de passe et rentra, ne sentant qu’à peine le changement de température. Deux personnes travaillaient dans un coin, couvertes comme des fous, et Nanaly était assise dans un canapé, les yeux dans le vague, à peine couverte. Ses bras couturés de cicatrices n’étaient pas cachés, et bizarrement, il sentit une pointe de compassion le traverser. Lui, ressentir de la compassion, alors qu’il a grandi à la dure ? Etrange. Il remonta tout d’abord à son dortoir, posant son sac sur son lit, récupérant la lettre, la bouffe, un gilet pour lui – on ne sait jamais, il pourrait ressentir quelques picotements si la température chutait autant qu’en Suède 8D – et un gilet bien chaud. Il redescendit avec le tout, et sans plus de cérémonies, alla s’asseoir devant Nanaly, prenant la peine de lui poser le gilet bien chaud sur les épaules. Gentleman.

« Tu me fais de la peine, comme ça. Si tu n’y prends pas garde, tu pourrais mourir de froid. Dans l’expectative où tu n’es pas morte de faim avant … T’as loupé l’heure du repas, heureusement que je pense à tout. »

Il posa toute la bouffe qu’il avait récupéré devant elle, et après un temps de silence où il se demandait comment diable il allait pouvoir lui expliquer qu’elle avait un nouveau frère, il soupira et sortit la lettre au sceau des Nightingale, la posant sur la table en se grattant la tête d’un air sincèrement gêné.

« Bon, euh … Ca va être assez dur à expliquer. Je tiens à te préciser que je ne l’aurais jamais su s’ils n’étaient pas venus me chercher pendant les vacances, et que je n’ai accepté que pour assurer un bon train de vie à ma mère. »

Il tourne un peu autour du pot, oh que oui.

« Fin bref, je suis ton frère. Demi-frère. Je n’en savais rien jusqu’à ce qu’on vienne me chercher, je n’ai pas la prétention de pouvoir remplacer Elena, et de toute manière c’est hors de question, hein. Et je suis désolé de t’annoncer ça comme ça, mais on nous met un peu devant le fait accompli, tous les deux, surtout que les Nightingale semblaient me connaître depuis un brin. »

Il sourit d’un air vaguement gêné, puis s’enfonça dans le canapé en lâchant un soupir fataliste, suivi d’un grognement lourd de sous-entendus.

« C’est une belle bande de connards, en fait. Ils connaissent mon existence, nous laissent vivre dans la merde, ma mère et moi, viennent me chercher car ils manquent brusquement d’héritier, et en plus de ça me laissent le soin de t’annoncer tout ça ! Et leur chef alors, cette Svanhilde, c’tout juste si elle ne me considérait pas comme une marchandise … »

Et patati et patata XD.
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